Hébrides Extérieures (septembre 2025)

14 Sep 2025 | 1 commentaire

Informations générales sur les Hébrides Extérieures

Informations sur les différentes îles et quelques informations pratiques

Programme

Jour 1: Suisse – Édimbourg – Glencoe

Jour 2: Glencoe – Arisaig

Jour 3: Arisaig – Mallaig – Daliburg

Jour 4: Daliburg

Jour 5: Daliburg – Liniclate

Jour 6: Liniclate

Jour 7: Liniclate – Tabert

Jour 8: Tabert

Jour 9: Tabert – Stornoway

Jour 10: Stornoway

Jour 11: Stornoway

Jour 12: Stornoway – Ullapool – Lochinver

Jour 13: Lochinver – Charlestown

Jour 14: Charlestown – Édimbourg – Suisse

Autres informations

généralités, histoire, que voir :

Transports :

Météo : https://www.metoffice.gov.uk/

Marées : https://www.bbc.com/weather/coast-and-sea/tide-tables/7

Midges : Il existe deux petits insectes qui, bien qu’ils ne constituent pas vraiment un danger pour la sécurité, peuvent néanmoins causer un inconfort important. Bien qu’ils ne soient pas aussi répandus que sur les îles voisines telles que Skye et Rùm, les moucherons peuvent parfois être des compagnons indésirables. Les pharmacies et les fournisseurs en ligne proposent désormais une large gamme de répulsifs aux parfums variés, mais en cas d’urgence, les vêtements à mailles fines sont probablement la seule protection vraiment efficace. Mieux vaut arriver préparé ! Le site smidgeup.com donne plein d’informations concernant ces petites bestioles, notamment une carte avec le « niveau » d’invasion par région !

Randonnées :

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Jour 1: Suisse – Édimbourg – Glencoe

A 12h30 nous atterrissons à Édimbourg. La récupération des bagages est assez longue. Tout comme celle de la voiture … Finalement nous prenons la route une heure après avoir posé le pied sur le sol écossais. Direction les Highlands …

Jusqu’à Stirling, le ciel est bleu, le soleil brille. Mais dès que nous quittons l’autoroute M9 pour emprunter la A84 le ciel devient noir et les premières gouttes de pluies se mettent à tomber. Jusqu’à Glencoe se sera une météo très changeante, entre averses intenses et rayons de soleil.

Nous faisons notre premier véritable arrêt au bord du loch Lubhnaig sur une des premières places de stationnement que nous rencontrons. Sur ces routes sinueuses et étroites, il est quasiment impossible (et c’est même interdit la plupart du temps !) de s’arrêter sur le bas-côté. C’est d’ailleurs amusant de voir les panneaux qui indiquent « interdiction de stationner sur 40 miles » !

La conjonction des deux événements « éclaircie » et « place de stationnement » est assez rare aujourd’hui. Nous profitons donc de chaque opportunité pour nous arrêter et prendre des photos.

A Tyndrum nous pénétrons vraiment dans les Highlands. La A82 est considérée comme une des plus belles routes d’Écosse. Nous ne le savons pas encore mais demain nous la parcourrons dans sa presque entièreté … La partie de cette route jusqu’à Glencoe est une incroyable immersion dans cette région d’Écosse. La route serpente entre des lochs, des sommets et des champs de bruyères déjà parées de leurs couleurs automnales. On en prend plein les yeux.

A une vingtaine de kilomètres de Glencoe nous quittons la route principale pour nous engager sur une petite route sans nom qui remonte le Glen Etive (Glen = vallée longue et relativement profonde d’origine glaciaire). La route du Glen Etive est une single track road – une route à peine plus large qu’une voiture, qui fait une dizaine de miles. Il y a des passing places tout le long, qui permettent de croiser d’autres véhicules en toute tranquillité. Cest notre première route de ce type pendant ce séjour. Les jours prochains, sur les Hébrides Extérieures, nous ne rouleront presque que sur ce type de routes. Sur ce genre de routes, la courtoisie est de mise : on se gare, on laisse passer la voiture, on fait un signe de la main. Cest dans cette vallée qu’ont été tournée certaines scènes du film Skyfall. C’est vert, toujours plus vert. La bruyère est en fleurs, et ça rajoute un peu de peps au paysage.

Après avoir roulé une quinzaine de minutes sur cette petite route nous entendons un bruit bizarre sur une des roues arrière, chaque fois que nous devons freiner … Nous continuons quand même un petit moment, puis revenons en arrière. Comme sur ce genre de route nous ne pouvons pas faire des excès de vitesse cela semble gérable. Mais le bruit devient de pire en pire à chaque freinage. Heureusement que nous presque arrivé à destination.

Une fois de retour sur la A82 nous téléphonons au service d’urgence de l’entreprise de location pour signaler le problème et leur demander de trouver une solution.

Tant bien que mal nous arrivons à Glencoe, à l’hôtel que nous avons réservé pour cette première nuit écossaise.

Vers 19 h un dépanneur vient vers nous pour voir se qui se passe sur la voiture. Visiblement il n’y a plus de plaquettes de freins sur la roue arrière droite. Il ne faut donc plus rouler avec cette voiture. Le séjour commence bien !!! Nous retéléphonons au service d’urgence pour leur demander de trouver une solution et leur signaler notre mécontentement. Vers 20 h nous recevons un appel nous disant qu’un camion va venir charger la voiture pour la ramener à l’aéroport de Glasgow où une nouvelle voiture nous attend. Glasgow est à deux heures de route en voiture ! Finalement le camion arrive vers 21h et le chauffeur nous dit qu’on ne pourra pas arriver avant la fermeture de l’entreprise de location ! Il reviendra donc demain matin vers 8 h 30 …

Cette première journée avait bien commencé mais se finit plutôt mal. On tente de relativiser en se disant que mieux vaut que cela arrive ici plutôt que sur les îles, loin de tout …

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Parc national du Loch Lomond et des Trossachs : Le plus grand parc national d’Écosse regorge de recoins intéressants à explorer. Passez des vastes paysages luxuriants de la partie sud aux vallons et aux pics rocheux du nord, et vous comprendrez pourquoi les géologues aiment tant cet endroit.  

La ligne de faille qui sépare les Highlands des Lowlands traverse le parc national du Loch Lomond et des Trossachs, ce qui en fait une région aux environnements multiples : collines accidentées, recoins boisés et lochs pittoresques.

Faites une croisière sur le Loch Lomond et admirez l’imposant Ben Lomond, le Munro le plus au sud de l’Écosse, ainsi que les crêtes aiguisées des Alpes d’Arrochar. Vous pouvez même visiter l’une des 30 îles de ce loch tant célébré par les poètes écossais.

Le Loch Lubnaig est une petite étendue d’eau douce, mais magnifiquement située, nichée entre deux imposantes montagnes : Ben Ledi et Benvane au sud-ouest et Ben Vorlich au nord-est. Une vue aérienne du loch (ou une carte) révèle l’origine de son nom, Lùbnaig signifiant tortueux en gaélique .

Loch Earn est un Loch d’eau douce à 17 km à l’ouest de Crieff à Loch Lomond et le parc national de Trossachs. Le Loch est la source de la rivière Earn qui rejoint finalement la rivière Tay près du village de Bridge of Earn dans le Perthshire.

Glen Etive, la route sans fin qui slalome dans la nature : Les paysages vous diront peut-être quelque chose : c’est là que certaines scènes du film Skyfall ont été tournées. C’est vert, toujours plus vert. La bruyère est en fleur, et ça rajoute un peu de peps au paysage.

La route du Glen Etive n’a pas de nom, c’est une single track road – une route à peine plus large qu’une voiture, qui fait une dizaine de miles. Il y a des passing places tout le long, qui permettent de croiser d’autres véhicules en toute tranquillité. Sur ce genre de routes, la courtoisie est de mise : on se gare, on laisse passer la voiture, on fait un signe de la main. Et avec le sourire, c’est important. J’aime ce genre de route, ça fait vraiment aventure. Mais surtout, on ne s’arrête pas sur les passing places : ce ne sont pas des parkings et s’y garer est dangereux pour la circulation.

Three Sisters : Bidean nam Bian: (« sommet des montagnes ») est le plus haut sommet d’un groupe de montagnes situé au sud de Glen Coe et au nord de Glen Etive. Culminant à 1150 mètres d’altitude, c’est un Munro (terme générique désignant un sommet de plus de 3000 pierds – environ 915 m) et le point culminant du comté d’Argyll. C’est une montagne complexe avec de nombreuses crêtes et sommets secondaires, dont l’un, Stob Coire Sgreamhach, est classé comme un Munro distinct.

Les caractéristiques les plus remarquables du massif de Bidean nam Bian sont les célèbres Three Sisters of Glen Coe, trois crêtes escarpées qui s’étendent vers le nord dans le Glen. Deux des sœurs, Gearr Aonach (« crête courte ») et Aonach Dubh (« crête noire ») convergent vers Stob Coire nan Lochan, un sommet secondaire de Bidean nam Bian culminant à 1 115 mètres (3 658 pieds) situé à environ 1 km au nord-est du sommet proprement dit. La dernière sœur, la plus à l’est, Beinn Fhada (« longue montagne »), rejoint le massif de Bidean nam Bian au sommet de Stob Coire Sgreamhach.

Beinn Fhada est séparée de Gearr Aonach par une vallée connue sous le nom de Coire Gabhail (« vallée de la capture »), souvent appelée « vallée cachée » ou « vallée perdue », car elle comporte une vaste zone plate dissimulée de Glen Coe par un glissement de terrain qui en a bloqué l’entrée et permis la formation d’un loch. La vallée était utilisée par le clan MacDonald pour cacher son bétail aux pillards ou pour dissimuler le bétail qu’il avait lui-même volé. Le sentier escarpé et accidenté qui monte depuis Glen Coe longe un ravin boisé et constitue une promenade courte très appréciée (environ 4 kilomètres au total), même s’il faut traverser une rivière et franchir quelques passages rocheux.

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Jour 2: Glencoe – Arisaig

La nuit n’a pas été géniale. Le problème de la voiture a tourné en boucle dans ma tête. On espère que le chauffeur du camion sera à l’heure et que nous passerons pas la journée à résoudre des problèmes administratifs.

Un peu avant 9 h le camion de dépannage est de retour. La voiture est chargée et nous nous mettons en route. Ce camion va nous amener jusqu’à Tyndrum. Là, la voiture sera prise en charge par un autre transporteur qui nous conduira jusqu’à l’aéroport de Glasgow.

C’est finalement vers 12h que nous arrivons enfin à destination. La nouvelle voiture est déjà prête. Nous transbordons les bagages et reprenons la direction de Glencoe …

Hier nous avions hésité à longer le loch Lomond pour rejoindre Glencoe en parcourant la A82. Nous en profitons donc de la situation pour le faire aujourd’hui. La météo n’est pas top mais au moins il ne pleut pas … encore. Un arrêt à Luss nous permet de découvrir un joli village au bord du lac et de nous dégourdir les jambes. Depuis ce matin nous avons pas eu vraiment de pause. Entre le trajet en camion de dépannage et la remontée vers le nord c’est notre premier véritable arrêt.

C’est finalement vers 15 h 30 que nous retrouvons Glencoe ! Nous commençons notre journée avec presque 7 heures de retard ! Mais au moins nous pouvons continuer notre périple l’esprit plus serein. La nouvelle voiture est presque neuve et nettement plus confortable que la première.

Nous avions prévu aujourd’hui de ne pas passer par Fort William en continuant sur la A82 mais de prendre un petit ferry à Corran pour traverser le Loch Linnhe, de suivre la A861 pour explorer la région d’Ardgour (Àird Ghobhar, signifiant « Hauteur des chèvres ») et de revenir un petit peu en direction de Fort William (sur la A830) pour aller voir le fameux viaduc de Glenfinnan. Tout ce beau planning est bien sûr tombé à l’eau et nous avons dû prendre le chemin le plus direct pour rejoindre Arisaig. Nous avions quand même l’espoir de pouvoir visiter Glenfinnan, mais les trombes d’eau qui se sont abattues sur la région à notre passage ont eu raison de notre bonne volonté. Quand ça ne veut pas ça ne veut vraiment pas !

Au moins quand nous arrivons à Arisaig le ciel s’est bien dégagé et nous avons pu prendre possession de notre « pod » (sorte de cabane en bois qui ressemble à un énorme demi tonneau). Nous sommes complètement seul sur le site. Notre pod et sa terrasse domine une petite plage de sable blanc. Enfin une bonne nouvelle aujourd’hui.

Pour le repas du soir nous roulons jusqu’à Mallaig pour trouver un restaurant qui peut nous accueillir pour le repas du soir. Mais les deux que nous essayons sont déjà complets. Pourtant il n’est que 18h. Visiblement ici les gens mangent tôt et les restaurants sont petits. Il faudra que ces prochains jours nous réservions si nous voulons éviter de pique-niquer dans nos hébergements !

Nous nous rabattons sur un « Fish & Chips » que nous prenons à l’emporter pour le manger sur notre petite terrasse, assis face à la mer avec le soleil en train de se coucher. Y a pire comme situation !

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Parc national du Loch Lomond et des Trossach : Le plus grand parc national d’Écosse regorge de recoins intéressants à explorer. Passez des vastes paysages luxuriants de la partie sud aux vallons et aux pics rocheux du nord, et vous comprendrez pourquoi les géologues aiment tant cet endroit. La ligne de faille qui sépare les Highlands des Lowlands traverse le parc national du Loch Lomond et des Trossachs, ce qui en fait une région aux environnements multiples : collines accidentées, recoins boisés et lochs pittoresques.
Faites une croisière sur le Loch Lomond et admirez l’imposant Ben Lomond, le Munro le plus au sud de l’Écosse, ainsi que les crêtes aiguisées des Alpes d’Arrochar. Vous pouvez même visiter l’une des 30 îles de ce loch tant célébré par les poètes écossais.

Luss : Le joli village préservé de Luss est situé à environ 16 km au sud de Tarbet, sur la rive ouest du Loch Lomond.

Une colonie existe à cet endroit depuis le Moyen Âge, mais la majeure partie du village actuel date des XVIIIe et XIXe siècles, ayant été développée pour loger les ouvriers des carrières d’ardoise voisines.

Avec ses cottages en grès et en ardoise, tous identiques et ornés de rosiers grimpants, et sa plage étroite de sable et de galets, le village a servi de décor à la série télévisée à succès High Road, qui a sans aucun doute contribué à sa popularité dans les années 1980 et 1990. Pour ceux qui souhaitent échapper à la foule, l’église paroissiale du XIXe siècle offre un havre de paix et possède un magnifique plafond fait de poutres en pin sylvestre et de superbes vitraux victoriens.

Fort William : Fort William est une ville de l’ouest des Highlands écossais située au bord du Loch Linnhe. Elle est connue pour être une porte d’entrée vers le Ben Nevis, le plus haut sommet du Royaume-Uni, et vers la vallée du Glen Nevis, qui abrite la chute d’eau Steall Falls. Le domaine skiable de Nevis Range, qui se trouve à proximité, comporte des pistes de ski et des sentiers forestiers. Dans le centre-ville, le West Highland Museum est dédié à la vie et l’histoire régionales. Au nord-est, la distillerie Ben Nevis produit du whisky.

Arisaig : Situé sur la rive abritée du Loch nan Ceall, sur la côte ouest, Arisaig est un joli village qui bénéficie d’un paysage superbe.

Cet ensemble charmant de bâtiments principalement peints en blanc, disséminés entre le port et la route menant à Morar, est situé dans une crique de la péninsule de Morar, à l’extrémité ouest de la légendaire Route des Îles.

Le paysage se caractérise par une côte rocheuse, une mer bleue et un sable particulièrement blanc, qui font de ce village un point de départ idéal pour explorer la campagne environnante, incroyablement pittoresque. La vue sur les îles de Rum et Eigg est à couper le souffle, surtout au coucher du soleil.

Mallaig : Le port animé et prospère de Mallaig est situé sur la côte nord-ouest, le long de la célèbre Route des Îles.

La ville est un endroit fascinant où les visiteurs peuvent s’imprégner de l’atmosphère d’un port de pêche en activité. Grâce à son emplacement stratégique, Mallaig est un excellent point de départ pour explorer les environs et constitue une porte d’entrée idéale vers l’île de Skye. Des services réguliers reliant Mallaig à l’île sont assurés par le ferry Caledonian MacBrayne et fonctionnent toute l’année.

Le célèbre train à vapeur Jacobite (qui apparaît dans les films Harry Potter) suit la célèbre Route des Îles et circule pendant les mois d’été entre Fort William et Mallaig, avec un arrêt à la gare de Glenfinnan où les visiteurs peuvent visiter le musée, prendre un repas dans l’une des anciennes voitures-restaurants et même séjourner dans l’un des wagons restaurés.

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Étape 3: Arisaig – Daliburg

Une nuit parfaite dans un silence quasi absolu. Seuls les cris des oiseaux marins sont venus le perturber un petit peu.

Quand j’ouvre ma messagerie je constate que nous avons reçu un mail de « Caledonian MacBrayne » la compagnie de ferrys qui propose les traversées vers les Hébrides et entre les îles de la façade ouest de l’Écosse. On nous annonce que le ferry qui doit nous transporter de Mallaig à Lochboisdale (sur l’île de South Uist dans les Hébrides Extérieures) a subit une avarie qui n’a pu être réparée et que par conséquent nous devons nous rendre à Oban pour faire la traversée. Au lieu de partir de Mallaig à 14 h et d’arriver vers 17h à Lochboisdale, nous partirons d’Oban à 16h30 et arriverons à Lochboisdale vers 22 h.

En fait ce n’est pas vraiment une mauvaise nouvelle puisque, comme nous devons reprendre, en sens inverse, la même route empruntée hier en fin d’après-midi, nous pourrons aller voir le viaduc de Glenfinnan ! Le trajet entre Mallaig et Oban (140 km) prend un petit peu moins de deux heures trente.

Sous un ciel bien dégagé nous entamons notre balade sur les plages de sable blanc de cette région. Pendant les dix prochains jours nous en explorerons tous les jours. La région regorgent de plages plus belles unes que les autres.

Pendant deux heures nous profitons de belles conditions météos pour nous balader en bord de mer. Puis nous nous mettons en route pour rejoindre Glenfinnan. Plus nous nous enfonçons dans les terres plus le ciel devient menançant. En fait comme hier les perturbations semblent prisonnières des montagnes des Highlands.

Un petit peu avant d’arriver à un des endroits les plus touristiques d’Écosse nous faisons un petit arrêt au bord du Loch Eilt. Ce lac, très joli au demeurant, ne doit sa renommée qu’au fait qu’il a servi de décor à plusieurs films de la série Harry Potter. C’est sur une petite île que se trouve la tombe d’Albus Dumbeldore. En fait c’est plus l’île qui est connue que le lac, puisque la postproduction l’a placée numériquement sur un autre Loch !

A Glenfinnan, comme nous le pensions, il y a pas mal de monde. Moins qu’imaginé, mais quand même. C’est peut-être dû au fait que le « Jacobite Train » ne circule pas cette semaine et qu’ainsi le pont perd de sa valeur instagrammable …

Pendant plus d’une heure nous déambulons sur les sentiers qui passent sous le pont, qui montent vers les points de vue où on peut voir le pont dans son entièreté. Malgré une petite pluie fine nous prenons du plaisir à être ici. Cela aurait été dommage de ne pas profiter de ce bel ouvrage plus que centenaire.

Il est 13h30 passée quand nous quittons les lieux. Il est grand temps de se mettre en route pour Oban. Nous devons y être absolument dans 2 heures, le check-in ferme à 15h45. Et nous devons encore faire quelques courses pour avoir de quoi manger sur le ferry au cas où il n’y a rien de consistant proposé sur le bateau.

A 15h35 nous nous mettons dans la file pour embarquer sur le ferry. Comme tout le monde nous attendons le moment d’embarquer. Après 30 minutes d’attente nous roulons enfin dans les entrailles du bateau. Comme une chorégraphie bien réglée, les employés dirigent les véhicules aux bons endroits laissant ainsi un minimum de place perdue.

A l’heure annoncée le bateau de met en route. Nous voilà partis pour presque six heures de traversée.

Pendant plus de deux heures nous restons sur le pont supérieur à admirer le paysage. A notre gauche défile la côté de l’île de Mull et à notre droite la région d’Ardnamurchan. Quand le bateau, après avoir quitter le Sound of Mull laisse à sa gauche l’île de Coll, nous descendons au pont inférieur pour manger quelque chose et nous mettre un petit peu à l’abri parce qu’une petite bruine s’est mise à tomber et l’air s’est considérablement rafraîchi. Il n’est que 19h. On n’a pas encore fait la moitié de la traversée …

Vers 22h, par haut-parleurs, les passagers et les conducteurs des véhicules sont priés de rejoindre leur véhicule. A 22h10 nous débarquons enfin sur les Hébrides Extérieures. En 5 minutes nous arrivons à notre guesthouse où nous sommes attendus. Nous avions pris le soin de contacter le responsable du logement pour l’avertir de notre heure d’arrivée. Nous n’avions pas envie de trouver porte close…

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Traigh Beach

Camusdarach Beach : arc de sable blanc et brillant et d’eau claire juste au sud de l’estuaire de la rivière Morar. Avec une vue spectaculaire de la crête dentelée de Cuillin sur l’île de Skye, les sommets bleus accidentés du rhum et la falaise escarpée d’Eigg, Camusdarach est à couper le souffle. Avec de nombreuses possibilités de natation, de regroupement de roche et de marche, la plage est un endroit idéal pour passer une journée. Camusdarach est la plage présentée dans le film Local Hero et est un endroit populaire dans les visites de lieux de cinéma. 

Silver Sands of Morar : Les Silver Sands of Morar sont des plages magiques situées près de la petite ville de Morar, dans la partie nord-ouest de la région de Lochaber, à seulement une heure de route de Fort William. Il existe une certaine confusion quant au nom de ces plages. Généralement, Silver Sands of Morar désigne toutes les plages situées entre Morar et Arisaig, mais selon Google, il s’agit principalement des plages autour de Morar Bay. Mais même dans cette zone restreinte, il existe plusieurs plages distinctes, chacune avec son nom unique : au sud de la rivière Morar se trouvent Morar Beach (la plus célèbre et généralement associée au nom Silver Sands) et Tougal Beach, tandis qu’au nord se trouvent Bourblach Beach et Sgeir Dubh (Black Rock) Beach. Ce qui distingue ces quatre plages des autres plages de la région, c’est qu’elles ne sont pas situées directement sur le littoral, mais sur les rives de la rivière Morar et de la baie de Morar. En revanche, elles partagent des caractéristiques similaires à toutes les autres plages de cette région : un sable blanc argenté d’une qualité exceptionnelle, une eau aux couleurs magiques et une vue imprenable sur l’île de Skye, l’île d’Eigg et Rum. L’eau de la plupart de ces plages est assez peu profonde, à l’exception du lit de la rivière, où elle devient rapidement très profonde.

Loch Eilt : Le loch Eilt marque la limite entre les districts traditionnels de Morar au nord et de Moidart au sud. Il comporte de nombreux îlots dont Eilean Mòr, Eilean an Tighe, Eilean Gaineamhach, Eilean nan Corra-ghriodhach et Eilean na Mòine.

Eilean na Mòine : Le loch Eilt sert de décor dans plusieurs films dont Local Hero, Harry Potter et la Chambre des secrets, Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban, Harry Potter et la Coupe de feu Harry Potter et le Prince de sang-mêlé et Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 1. Dans l’univers cinématographique de Harry Potter, Eilean na Mòine sert de cadre à la tombe d’Albus Dumbledore ; cependant, si l’île filmée est bien Eilean na Mòine du loch Eilt, elle est ensuite placée numériquement dans le loch Arkaig en postproduction.

Glenfinnan (Gleann Fhionnainn en gaélique écossais) est un village du district de Lochaber dans les Highlands écossais. Il est situé à l’extrémité nord du Loch Shiel, au pied du Glen Finnan.

Viaduc de Glenfinnan

À certains moments de la saison, il y a 2 trains à vapeur par jour – veuillez consulter le site Web de West Coast Railway pour plus de détails à www.westcoastrailways.co.uk et veuillez noter que le train à vapeur ne circule pas le week-end pendant toute la saison. Il est strictement interdit de pénétrer sur toute partie de la voie ferrée.

Le viaduc de Glenfinnan, situé à Glenfinnan en Écosse, fait partie de la West Highland Line, une ligne ferroviaire historique. Construit entre 1897 et 1901, il s’étend élégamment à l’extrémité nord du Loch Shiel. Son architecture en courbe et son cadre naturel lui ont valu une renommée mondiale,

The Jacobite Train

Oban (An t-Oban en gaélique écossais) est un port de la côte ouest écossaise, dépendant du conseil d’Argyll et Bute. Il compte un peu plus de 8000 habitants. La ville est un centre touristique qui bénéficie de liaisons maritimes vers les îles Hébrides. C’est aussi un port de pêche et le siège d’une distillerie de whisky.

Oban à la fin du 19ème s.

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Étape 4: Daliburg

Après un début de voyage assez mouvementé nous voici enfin dans les Hébrides Extérieures. Ces prochains jours nous allons remonter progressivement vers le Nord pour parcourir toutes les principales îles de cet archipel. Idéalement nous aurions voulu débuter notre séjour ici un peu plus au sud (sur l’île de Barra) mais la logistique était assez compliquée. Pas très important puisque nous irons là-bas demain. Sur les Hébrides Extérieures la plupart des routes sont ici des « single track » avec des « passing place » tous les 100 et 200 mètres. A chaque fois que nous devons croiser un véhicule il faut anticiper les arrêts. La courtoisie est de mise et quasiment personne ne force le passage. Très agréable …

La journée commence sous un ciel bien gris et sous une petite bruine. Quand nous sortons du guesthouse nous sommes assaillis par les midges (moustiques des Highlands). Nous nous précipitons dans la voiture et nous mettons rapidement en route. Un léger déplacement d’air les « met en fuite ». Nous en tuons une bonne dizaine dans l’habitacle ! Heureusement, se sera notre seule expérience avec ces bestioles qui peuvent pourrir la vie …

Nous allons consacrer notre journée à parcourir South Uist. Dans sa plus grande longueur (axe Nord-Sud) l’île fait une quarantenaire de kilomètres. Ce n’est donc pas très grand. Pour bien commencer la journée et pour laisser le temps au ciel de se dégager, nous allons prendre un petit déjeuner typiquement écossais au Kilbride Cafe au sud de l’île. C’est là que nous mangeons pour la première fois le célèbre et fameux Black Pudding de Stornoway (marag dubh en gaélique). Qu’il se mange au petit déjeuner coupé en tranche et revenu dans une poêle ou qu’il accompagne les coquilles Saint-Jacques, le boudin noir de Stornoway est de plus en plus considéré comme LE boudin noir par excellence en termes de qualité et de goût.

Après ce bon petit déjeuner nous continuons vers le sud pour aller sur la petite île d’Eriskay. Le « causeway » (route située au sommet d’un remblai traversant un plan d’eau) permet d’atteindre facilement l’île. La petite route passe un petit peu au-dessus de la plaine côtière où est construit le village. Nous allons jusqu’au terminal du ferry pour Barra. C’est aussi le terminus de la route. Nous laissons la voiture sur le parking et descendons sur la plage de Prince’s Chales Bay. L’eau est transparente et paraît vert turquoise depuis en haut.

C’est en fait une des caractéristiques principales les plages des côtes écossaises. La clarté de l’eau s’explique par l’absence d’algues microscopiques, de plancton et de particules en suspension qui troublent normalement l’eau dans d’autres régions, mais aussi par fond marin clair, souvent composé de calcaire ou de sable blanc, qui réfléchit la lumière du soleil. La couleur turquoise s’explique par la physique : la lumière du soleil, qui est blanche, pénètre dans l’eau. Les molécules d’eau absorbent les longueurs d’onde rouges, oranges et jaunes, mais réfléchissent les longueurs d’onde bleues et vertes. De plus, sur un fond clair, la lumière bleue et verte est principalement réfléchie, accentuant ainsi les teintes turquoise et bleu azur, en particulier dans les eaux peu profondes. 

Quand nous referons notre classement des plus belles plages vues pendant notre séjour, celle-ci ne sera pas dans le haut du classement mais c’est la première sur laquelle nous déambulons. Nous la trouvons donc belle et très photogénique.

En quittant Eriskay, juste à la fin du causeway, nous laissons la voiture sur une petite aire de stationnement pour nous approcher du bord de l’eau. ll paraît qu’ici on peut parfois voir des loutres. Bien sûr nous n’en voyons pas mais nous profitons pour faire une photo du panneau signalant la présence de loutres !!

Nous allons passer la fin de la matinée et le début d’après midi à remonter vers le Nord en suivant d’abord la B888 puis la A865. Pendant cette remontée nous faisons souvent des petits détours sur de toutes petites routes pour aller voir soit des plages, soit des sites mégalithiques, soit encore des sites chrétiens plus récents. Il n’y a rien d’exceptionnel mais c’est plutôt le cadre de la région qui fait l’attrait de cette île. L’ouest de l’île est surtout formé de machair (bords de mer fertiles et de faible altitude), avec une plage continue de sable, alors que la côte est est montagneuse avec les pics de Beinn Mhor (620 m) et Hecla (606 m).

Pour notre pique nique de midi (ou plutôt de 14 h avec le déjeuner copieux que nous avons ingurgité ce matin) nous décidons de nous poser sur une dune sablonneuse dominant la plage de Kilaulay. C’est la marée basse et il n’y a personne en vue. Par contre il y a six phoques qui se prélassent au soleil sur un rocher à une cinquantenaire de mètres du bord. Nous décalons notre repas et tentons de nous approcher pour les voir d’un peu plus près. Ils ne bougent pas. Nous pouvons bien les photographier. C’est cool.

Nous sommes restés longtemps sur cette plage mais cela en valait vraiment la peine. Plus au nord nous passons près d’Ormacleit Castle, faisons un petit arrêt au cimetière d’Ardmichael (situé au bord de la mer) et faisons encore le détour par Howmore. Nous sommes presque arrivés au point le plus au nord de l’île. Il nous reste à contourner le Loch Bi et nous y arrivons. Pour contourner ce loch, nous voulions le faire dans le sens des aiguilles d’une montre. Mais pour ça nous devions traverser une zone militaire. La route est ouverte donc on s’est engagés. Au bord de la route, nous voyons plein de lapins qui courent partout. Il y a aussi plein de vanneaux huppés. Amusant ! A un moment nous tombons sur un cul de sac et nous ne trouvons pas la route pour continuer. Nous revenons en arrière et reprenons la route principale pour aller au Nord du lac.

En revenant à Daliburg, nous profitons de la fin d’après-midi pour faire un petit détour par le Loch Eynort. La lumière de la fin d’après-midi rend tout presque doré. C’est magnifique … C’est aussi notre seule « incursion dans la partie « montagneuse » de l’île. Cela donne envie d’aller randonner sur ces petits sommets !

Une belle première journée dans les Hébrides Extérieures. Ce qui est agréable c’est de pouvoir passer pas mal de temps aux endroits intéressants sans trop se préoccuper du temps de route. Ici les distances entre chaque endroits sont vraiment faibles. C’est vrai aussi que l’on ne peut pas rouler très vite sur ces routes à voie unique mais ça rajoute au charme des lieux.

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South Uist : Du nord au sud, l’île s’étend sur 40 km et, à son point le plus large sur son axe est-ouest, elle mesure 14 km. Des lochs marins semblables à des fjords s’enfoncent profondément dans ce paysage rocheux et tourbeux, avec ses landes d’une beauté austère qui offrent de magnifiques levers et couchers de soleil. En plein été, une pénombre règne la nuit, repoussant presque l’obscurité avant le retour de l’aube. Les nombreux lochs d’eau douce, les mers peu profondes et l’absence de pollution lumineuse contribuent à créer une lumière liquide et un air cristallin qui semblent rebondir vers le ciel avant de redescendre, amplifiant les plis et les creux des montagnes qui surplombent le paysage.

Les montagnes s’étendent sur toute la longueur de la côte est, entrecoupées par quatre grands lochs. Mais c’est aussi une terre de plaines ondulées, comme si des tourbillons invisibles mais doux roulaient juste sous le machair, faisant surgir les champs comme des crêtes de vagues, cachant l’océan Atlantique jusqu’à ce que vous y soyez presque. Lorsque vous atteignez la côte, vous vous trouvez sur un littoral plus ou moins continu de 32 km de plages d’un blanc éclatant.

Smerleit Beach

Eriskay : Les gens ont souvent l’intention de traverser rapidement Eriskay pour se rendre à Barra ou en revenir, mais ils se retrouvent souvent captivés par le charme et la beauté de l’île. Longue de seulement 5 km du nord au sud et de 3 km d’est en ouest, Eriskay est sans doute mieux connue pour l’histoire de Whisky Galore et la comédie d’Ealing qui s’en est inspirée, basée sur les véritables tribulations d’insulaires opportunistes qui ont tenté de mettre la main sur le butin d’un naufrage. L’île a également une résonance particulière pour ceux qui s’intéressent au périple du prince charmant Bonnie Prince Charlie. La population, qui compte moins de 200 habitants, est dispersée dans le nord et l’ouest de l’île, sans véritable centre, à l’exception d’un bon magasin et d’un pub. Malgré ses dimensions et sa démographie modestes, Eriskay ne donne pas l’impression d’être une communauté fragile au bord du dépeuplement, et la prospérité y est évidente, plus encore que dans la majeure partie du sud de l’île de Uist.

Nommée d’après le vieux norrois signifiant « île d’Eric », l’histoire de l’île recoupe en grande partie celle de South Uist, Barra et Benbecula. Les quatre îles ont été achetées par le général Gordon de Cluny en 1838, dans le but de les transformer en élevages ovins. Eriskay, cependant, n’était pas adaptée au pâturage et, ironiquement, de nombreux petits fermiers des autres îles, lorsqu’ils ont été chassés de leurs terres, ont choisi, du moins au début, de s’installer sur les terres marginales d’Eriskay (dont Cluny ne voulait pas) plutôt que d’émigrer. Les poneys, qui sont si associés à l’île, sont tout à fait habitués à la présence humaine et font la joie des enfants en visite. On pense qu’ils sont les descendants purs des animaux originels de l’île, contrairement aux poneys Highland croisés que l’on trouve sur le continent. Leur présence historique était loin d’être purement décorative : ils étaient utilisés pour transporter la tourbe, les algues et pour le labour. Avec le développement des véhicules agricoles au XXe siècle, leur nombre a fortement diminué et il a fallu attendre les années 1970 pour que la Société pour la préservation et le développement du poney d’Eriskay soit créée. Celle-ci a réussi à faire croître la population, qui était alors réduite à seulement 20 femelles et un étalon. De mai à septembre, les poneys sont confinés dans les collines afin de permettre aux fleurs du machair de s’épanouir. La chaussée reliant Eriskay à South Uist est relativement récente et permet aux pêcheurs de la région de South Uist, qui exploitent environ 45 bateaux, d’accéder à l’excellent mouillage d’Acarsaid, au sud d’Eriskay. Le terrain de football de l’île a également eu son heure de gloire, puisque la FIFA l’a désigné comme l’un des huit endroits les plus remarquables au monde pour jouer au football. Il bénéficie d’un emplacement pittoresque sur la côte ouest de l’île, surplombant le détroit de Barra, et occupe, ce qui est peut-être tout aussi remarquable, l’une des rares zones de terrain plat de l’île. La musique a également toujours occupé une place importante, et l’« Eriskay Lilt », une chanson d’amour de l’île, est devenue populaire au début du XXe siècle grâce à un recueil de chansons gaéliques de Marjory Kennedy-Fraser. Lors du dernier recensement, Eriskay comptait le plus fort pourcentage d’habitants se déclarant de religion catholique romaine parmi toutes les îles des Hébrides extérieures, avec 82 %.

La chaussée d’Eriskay : Achevée en 2001, la chaussée d’Eriskay a marqué un tournant dans l’histoire de l’île, reliant pour la première fois Eriskay directement à South Uist par la route. Ce projet d’infrastructure vital a transformé la vie quotidienne, ouvrant de nouvelles perspectives aux résidents et aux visiteurs.

Avant la chaussée, Eriskay n’était accessible que par ferry, un service dépendant des marées qui pouvait prendre entre 10 et 30 minutes, selon les conditions. Les voyages étaient souvent perturbés par des conditions météorologiques et des marées imprévisibles, ce qui renforçait l’isolement de l’île. L’un des ferries de passagers, appartenant à Neil Campbell (Niall Mòr) de Ludag, était connu sous le nom de Very Likely. Ce nom est devenu symbolique de l’incertitude à laquelle étaient confrontés les insulaires, les passagers demandant souvent « Le ferry navigue-t-il aujourd’hui ? » et recevant la réponse « Très probablement ».

​Lorsque la marée était basse, les ferries ne pouvaient pas fonctionner pendant plusieurs heures, parfois même plusieurs jours si le temps était vraiment mauvais, et les insulaires se fiaient à un horaire mensuel conservé dans chaque foyer. À la fin des années 1970, Eriskay a reçu son premier car-ferry, l’Eilean na h-Òige, qui a amélioré les transports mais restait dépendant des marées.

Les déplacements étaient souvent imprévisibles, ce qui rendait difficile l’accès des habitants au travail, à l’éducation et aux services sur le continent, contribuant ainsi au sentiment d’isolement de l’île. L’incertitude des horaires des ferries signifiait que les tâches quotidiennes, telles que se rendre à l’école ou accéder aux soins de santé, exigeaient un niveau de planification et de patience que les insulaires devaient supporter.

Le contrat de construction a été attribué à R.J. MacLeod, et la chaussée a été officiellement inaugurée par le comte et la comtesse de Wessex en 2002. ​ La même année, Ceann a’ Ghàraidh est devenu le terminal ferry de la nouvelle ligne entre South Uist et Barra. Aujourd’hui, Caledonian MacBrayne exploite un ferry pour véhicules entre Eriskay et Ardmore à Barra, avec une traversée d’environ 40 minutes.

L’ouverture de la chaussée a entraîné une vague de changements à Eriskay. Les habitants pouvaient désormais se rendre facilement à Uist et au-delà pour trouver un emploi, et les élèves du secondaire n’avaient plus à dépendre des horaires imprévisibles des ferries pour se rendre à l’école. L’accès à l’hôpital de Benbecula et à d’autres services essentiels est devenu beaucoup plus fiable. L’amélioration des liaisons de transport a également permis aux habitants de participer plus facilement à des activités culturelles, sociales et commerciales.

Les visiteurs ont commencé à affluer plus régulièrement, soutenant les commerces locaux tels que les magasins, les églises et les pubs. Des familles sont revenues s’installer sur l’île, de nouvelles maisons ont été construites et des gîtes ont été créés pour accueillir les touristes désireux de découvrir la culture et les paysages uniques d’Eriskay.

La chaussée d’Eriskay fait partie d’un réseau plus large de projets de transport qui ont remodelé les Hébrides extérieures :

  • À partir de 1942 : des chaussées et des ponts ont commencé à relier les îles.
  • Années 1990 : construction de chaussées entre Vatersay et Barra, et entre Berneray et North Uist.
  • Construction du pont de Scalpay.
  • Nouveau car-ferry reliant Harris et North Uist, faisant partie de l’axe routier principal.

Ces développements ont réduit l’isolement, favorisé la croissance économique et créé de nouvelles opportunités à travers les îles. La chaussée d’Eriskay est un exemple frappant de la manière dont les infrastructures peuvent transformer les communautés, tant sur le plan pratique que social et culturel.

Si la chaussée d’Eriskay a apporté de nombreux avantages, elle a également entraîné des changements importants dans la vie des îles. L’accès à South Uist étant désormais plus facile, l’école primaire d’Eriskay a fini par fermer, les élèves pouvant désormais fréquenter l’école primaire de Daliburgh, située à seulement 16 km, sans dépendre des horaires des ferries.

Prince Charlie’s Bay : (en gaélique : Coilleag a’ Phrionnsa) est une plage de sable située sur la côte ouest d’Eriskay. La plage du Prince est située au nord de l’isthme qui forme la baie Acairseid Mhor, qui s’étend dans l’île depuis l’est et mesure environ 1,5 km au sud de la colonie de Haun sur la côte nord de l’île. La plage s’étend sur environ 600 m le long de l’océan Atlantique.

Le 23 juillet 1745, le prince britannique Charles Edward Stuart (Bonnie Prince Charlie) arrive pour la première fois sur le sol écossais à Prince’s Beach, en provenance de France. De là, il continua son voyage jusqu’à Glenfinnan dans les Highlands pour diriger le deuxième soulèvement jacobite. On dit que le prince lui-même a planté les rares gloires du matin roses que l’on trouve sur la plage. Un petit mémorial au large de la plage commémore le débarquement du Prince.

Kildonan Beach : La plage est recouverte de sable blanc, composé de coquillages broyés. Le machair s’étend parallèlement à la plage et est idéal pour la marche. C’est un refuge pour la faune sauvage, comme le rare râle des genêts, et pendant les mois d’été, le machair se pare d’une grande variété de fleurs sauvages, dont des orchidées rares.

Kilaulay Beach

Cladh Hallan Roundhouses : Cladh Hallan, un site datant de l’âge du bronze situé à South Uist, est le premier site en réalité augmentée de l’application. Vous le trouverez en vous rendant à l’une des magnifiques plages d’Uist : suivez la longue piste sablonneuse depuis le cimetière de Hallan, qui vous mènera directement aux maisons rondes. Scannez le code QR sur le poteau surplombant le site à l’aide de l’application Uist Unearthed, et entrez dans ces maisons rondes datant de l’âge du bronze, construites il y a plus de 3 500 ans. Alors que la reconstruction prend vie sur votre mobile, observez la fumée s’élever de la maison nord et écoutez le crépitement du feu. Entrez pour découvrir les secrets du site, racontés à travers des modélisations 3D et des illustrations : de la poterie aux meules en passant par les bagues en or. Découvrez encore plus de contenu dans l’application : écoutez l’histoire des Sluagh, qui, selon la rumeur, emmènent les gens au cimetière, racontée par un gardien de la tradition en gaélique et en anglais.

Ormacleit Castle : Le château d’Ormiclate a été construit par Allan Macdonald, chef du clan Clanranald, et occupé à partir de 1707. Macdonald a été tué lors de la bataille de Sheriffmuir en 1715, et le château d’Ormiclate aurait brûlé le même jour. Le bâtiment est dangereux et inaccessible. Après l’incendie, la maison ancestrale fut transférée à Nunton, dans le Benbecula, et le château fut laissé à l’abandon après moins de 10 ans d’occupation.

Ardmichael Cemetery

Howmore : Les monastères inspirés des modèles irlandais se sont répandus dans l’ouest de l’Écosse à partir du VIe siècle. Vers la fin de la période nordique (IXe-XIIIe siècles), un système paroissial a été mis en place dans les îles, et à partir de 1200, les églises paroissiales se sont multipliées. Beaucoup d’entre elles sont tombées en désuétude après le XVIe siècle. Nous ne savons pas quand la première chapelle a été construite à Tobha Mòr, mais une dalle de pierre gravée d’une croix suggère une présence chrétienne avant le IXe siècle. Plus tard, une série de chapelles et d’églises paroissiales ont été construites, dont quatre sont encore visibles aujourd’hui. Les plus anciennes ne datent probablement pas d’avant 1200 après J.-C., mais leur caractère rappelle les premiers sites monastiques celtiques irlandais. Le nom Tobha vient d’un mot vieux norrois qui signifie « monticule » et peut faire référence au monticule artificiel situé sous Caibeal Chlann ‘ic Ailein. Les vestiges de quatre ou cinq églises et chapelles subsistent à Tobha Mòr :

  • Caibeal Dubhail (chapelle de Dugall). Une charmante petite chapelle de type irlandais, avec un toit en pierre à forte pente et une porte à jambages inclinés, inhabituellement située dans le mur est.
  • Église Sainte-Marie (Teampall Mòr). Il s’agissait de l’église paroissiale de South Uist, probablement construite à la fin du XIIIe siècle.
  • Caibeal Dhiarmaid (chapelle St Dermot). Cette église est antérieure à Teampall Mòr, datant probablement du début du XIIIe siècle, et semble avoir été considérablement modifiée au cours de son utilisation.
  • Caibeal Chlann ‘ic Ailein (chapelle du clan Ranald). Elle occupe le terrain le plus élevé (et le plus ancien). À l’origine, il s’agissait d’une chapelle avec une porte orientale similaire à celle de Caibeal Dubhail, mais une nef a ensuite été ajoutée (aujourd’hui disparue) avec un arc mouluré datant du XIIe ou du début du XIIIe siècle. John of Moidart (Eoin Muidearach) a laissé des fonds pour reconstruire la chapelle, dans laquelle il a été enterré en 1574, en y incorporant le magnifique panneau héraldique qui se trouve aujourd’hui au musée de Kildonan.
  • Une autre chapelle, Caibeal Colla, a été démolie peu avant 1866 et est aujourd’hui occupée par le cimetière Cabeal na Sagairt. Un autre cimetière, Cabeal na Mhinister, a été construit vers 1700 pour le grand-père de Flora Macdonald.

Loch Eynort

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Étape 5: Daliburg – Liniclate

Aujourd’hui nous partons sur les îles de Barra et Vatersay. Nous devons être au terminal du ferry à Eriskay à 7h40 pour le check-in. Quand nous y arrivons le bateau en provenance de Ardmhòr (sur Barra) entre dans le port. L’embarquement est rapide et à 8h10 le bateau part pour l’île du sud.

Après une heure de traversée nous débarquons sur Barra. Avant de partir pour Castelbay, de l’autre côté de l’île, nous faisons une petite reconnaissance du côté de l’aéroport de l’île. Nous avons absolument envie d’assister à l’aterrissage d’un avion sur la plage à marée basse. Aujourd’hui il y deux rotations, une vers 11h et l’autre vers 14h. Si nous voulons voir l’avion de cette fin de matinée nous n’avons pas le temps d’aller explorer une autre partie de l’île. Nous reviendrons donc pour 14 h.

Pour rejoindre le sud de Barra nous prenons la route qui fait le tour de l’île dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Pour se rendre à quel point Barra est une petite, le tour de l’île prend, en voiture, trois quarts d’heure. Donc nous avons bien le temps de profiter. Barra est montagneuse. Seule une petite bande côtière est habitée.

Le ciel, un peu chargé en nuages plus tôt dans la matinée, s’est bien dégagé. Mais ici, à tout moment cela peut changer. En nous dirigeant vers le sud de l’île nous faisons un arrêt à Allasdale Bay, la seule plage sur la façade ouest de l’île.

Un. peu avant Castlebay, nous prenons la direction de l’île de Vatersay reliée à Barra là aussi par un causeway. Là se trouve un petit village et trois plages magnifiques. Certains disent que se sont les plus belles plages des Hébrides … Les plages situées de part et d’autre d’une sorte d’isthme qui sépare l’île de Vatersay en deux, sont particulièrement belles. Traigh a Bhaigh (celle à l’est) et Traigh Shiar (celle à l’ouest) méritent franchement le détour. C’est aussi à l’extrémité de Traigh a Bhaigh que se trouve le départ de l’Hebridean Way la longue randonnée qui remonte tout l’archipel.

Ensuite nous laissons la voiture dans le « village » de Vatersay et marchons vers la troisième plage de l’île, Bagh A’Deas. La marche dans le machair n’est pas longue mais il y a plusieurs clôtures à franchir. Ces dernières sont sensées empêcher le bétail d’aller sur la plage … Mais ce n’est pas très efficace parce que, quand nous y arrivons, il y a une vache qui se promène librement au bordc de l’eau.

Toute notre première partie de visite sur l’île s’est fait sous un soleil radieux. Maintenant le ciel redevient menaçant et quelques gouttes se mettent à tomber. Mais comme le vent souffle assez fort nous savons que dans un moment le soleil repointera le bout de son nez. Ces changements constants de météo sont une constante dans cette région.

Juste après midi nous reprenons la route vers Castlebay. Un petit arrêt au petit supermarché pour l’achat d’un pique-nique et nous poursuivons le tour de Barra que nous avions interrompu pour aller à Vatersay. La côté est est plus sauvage et torturée. La route ne fait que monter et descendre, que tourner à gauche et à droite.

Vers 13h30 nous sommes en place à l’aéroport de Barra pour assister à l’atterrissage. Nous avons le temps de pique-niquer au bord de la plage. Un peu avant l’horaire prévu l’avion se présente pour l’atterrissage. Amusant mais pas vraiment spectaculaire. Cela doit être nettement plus impresionnant quand on est dans l’avion …

En attendant que l’avion redécolle nous continuons une petit peu sur la route qui va vers Eoligarry. Nous laissons la voiture au port du petit village et allons admirer les couleurs de l’eau sur la plage. Nous sommes subjugués par la beauté du lieu. Si bien que, plutôt que de revenir voir l’avion décoller, nous nous mettons en route pour une longue balade sur la plage. Nous marchons ainsi pendant plus d’une heure. Et encore nous nous sommes retenus de ne pas aller plus loin. La plage paraît sans fin ! Ici il y a quelques personnes qui se promènent et une ou deux qui se baignent. Si nous avions eu nos affaires de bain nous aurions certainement tenté le coup.

Finalement nous avons vu l’avion nous passer au-dessus de la tête. Mais ce n’est pas grave.

Il est 15h quand nous reprenons la voiture. Le ferry est à 17h30. Nous avons donc amplement le temps de retourner visiter Castelbay que nous avons un peu « délaissé » plus tôt dans la journée. Nous voilà donc reparti pour le sud de l’île de Barra. Cette nous faisons le tour dans le sens des aiguilles d’une montre.

La visite de Castlebay est assez rapide. Nous montons vers l’église, marchons dans le port. Il n’y a pas grand chose d’autre à faire. Le château médiéval de Kisimul ne se visite pas ces jours …

Vers 17h nous sommes de retour au débarcadère pour attendre le ferry. A l’heure prévue nous embarquons et le bateau prend la direction d’Eriskay.

Une fois débarqués, il nous reste encore une petite heure de route pour rejoindre Linaclate (sur l’île de Benbecula) oùi nous passerons les deux prochaines nuits.

Une journée incroyable dans un petit paradis !!!

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ferry Eriskay – Ardmohr (Barra)

le ferry (description, histoire, …)

Barra : Les brochures touristiques ont bien raison de dire que Barra est une version miniature des Hébrides extérieures. Large d’à peine 11 km et longue de 13 km, l’île possède un château, de nombreuses plages, une colline agréable à gravir et un port pittoresque qui semble tout droit sorti d’un décor de jouets. Comme c’est le cas sur les îles plus au nord, la côte est est rocheuse et dominée par la tourbe, tandis que l’ouest se caractérise par une étroite bande de sol fertile appelé machair.

Entre elles, Barra et Vatersay, les deux îles habitées les plus au sud des Hébrides extérieures, offrent plus de 16 km de plages de sable, dont beaucoup vous seront certainement réservées. Même selon les normes des Hébrides extérieures, ces îles sont calmes. La plus grande communauté se trouve dans le village de Castle Bay, au sud-ouest de l’île ; ailleurs, vous trouverez une série de hameaux et de maisons isolés éparpillés le long de la côte. Le nord de l’île est dominé par les vastes sables de Traigh Mhor et le hameau d’Eoligarry, où Compton Mackenzie, auteur de Whisky Galore, a vécu et est aujourd’hui enterré. Bien que petite, Barra est robuste et vallonnée, son point culminant étant Heaval (Heabhal) à 383 m, et son relief accidenté a créé des recoins boisés petits mais étonnamment luxuriants, en particulier autour de North Bay, sur la côte est.

Distellerie de Barra : Le plan des fondateurs Michael et Katie Morrison, a toujours été de ramener la distillation sur l’île de Barra. La distillation est à l’origine réalisée en dehors de l’Écosse à l’aide d’algues carraghénanes récoltées sur l’île. Le rêve d’établir la première distillerie légale de l’île est devenu réalité en mai 2019 lorsque l’entreprise obtient une licence de distillation complète et des installations d’entreposage sous douane. Fière de l’île, de son histoire et de son patrimoine, la distillerie Isle of Barra Distillers Company ambitionne de créer un nouvel héritage pour l’île. Le dépeuplement est une menace constante pour la plupart des communautés insulaires d’Écosse, mais l’équipe espère que son esprit insulaire intrépide et sa nouvelle distillerie permettront de nouveaux emplois pour les habitants de l’île. Le Gin Barra Atlantic Gin produit par la société est distillé à l’aide d’un alambic nommé Ada, à partir de 17 botaniques, dont des carraghénanes, un type d’algue rouge qui pousse sur les rivages et dans les eaux peu profondes de l’île. Cela donne un profil de saveur qui est destiné à rappeler le puissant déferlement de l’océan Atlantique sur les côtes de Barra. Un équilibre de notes florales et herbacées avec du genièvre, des agrumes et un peu de sel crée une saveur rafraîchissante avec des notes épicées en fin de bouche. La distillerie propose également un autre spiritueux, Barra Atlantic Gin Rhubarb & Heather Gin Liqueur, composé de rhubarbe cultivée localement et de la bruyère sauvage qui pousse en abondance sur l’île. Son emballage sur-mesure est entièrement recyclable, avec des étiquettes biodégradables, reflétant une approche durable.

Vatersay : (Pendant des décennies, Vatersay a détenu le titre d’île habitée la plus méridionale des Hébrides extérieures, et on a parfois l’impression que ceux qui y sont restés ne s’y accrochent que de justesse. Après les expulsions du XIXe siècle, la population de l’île a chuté à 13 habitants en 1901, mais dix ans plus tard, l’immigration en provenance de Barra et de Mingulay l’a fait passer à 288. En 1971, la population était à nouveau en baisse, avec 77 habitants. Aujourd’hui, la petite communauté est regroupée dans le sud de l’île, où les maisons en bois à un étage ont un cachet nordique très marqué. La population est principalement bilingue (gaélique et anglais) et de religion catholique romaine. Les travaux de construction de la chaussée reliant Vatersay et Barra, d’un coût de 3,7 millions de livres sterling, ont commencé en 1989. Le fossé de 250 mètres de large et 37 mètres de profondeur représentait un défi technique redoutable, car il reliait l’océan Atlantique d’un côté et la mer des Hébrides de l’autre. Son emplacement, à 75 miles du continent, était soumis à de violents courants de marée. Au total, 220 000 tonnes de roches ont été nécessaires et, peut-être en reconnaissance des exigences techniques épuisantes, la chaussée n’a jamais été officiellement inaugurée. Cette liaison a considérablement facilité la vie des agriculteurs qui, jusqu’alors, devaient faire traverser leurs troupeaux à la nage pour rejoindre Barra.

Aéroport de Barra : L’aéroport de Barra (code IATA : BRR • code OACI : EGPR) est situé dans la baie peu profonde de Traigh Mhor, au nord de l’île de Barra. Il s’agit du seul aéroport au monde où des services réguliers atterrissent sur une plage. L’aérodrome a été ouvert en 1936. Trois pistes sont établies sur la plage, délimitées par des poteaux de bois à leurs extrémités. Elles permettent aux DHC-6 qui desservent l’aéroport d’atterrir presque toujours face au vent. À marée haute, ces pistes sont recouvertes par la mer : les horaires des vols dépendent donc de la marée. Pour les vols nocturnes d’urgence, des véhicules éclairent la ligne centrale de la piste et des bandes réfléchissantes sont placées sur la plage.

Traigh Mhòr : Le Tràigh Mhòr, en français « Grande Plage », est une vaste étendue de sable formant une magnifique plage blanche à l’extrémité nord de l’île de Barra, dans le village d’Ardmhor, qui s’étend jusqu’au village d’Eoligarry. La plage est composée de sable dur et compact. L’îlot tidale d’Orosay se trouve à l’extrémité nord de la plage.

Allasdale Beach

Traigh a Bhaigh : La plage orientée à l’est qui surplombe la baie de Vatersay (Bagh Bhatarsaigh) est aussi belle que toutes celles que vous trouverez dans les Hébrides extérieures. Généralement à l’abri du vent, son sable fin s’étend sur 600 mètres et se fond dans des eaux peu profondes qui, les jours ensoleillés, prennent une teinte aquamarine translucide. Montrez une photo de cette plage à vos proches et demandez-leur de deviner quelle île des Caraïbes vous visitez.

Traigh Shiar : plage sur Vatersay. Cette plage orientée à l’ouest est plus caillouteuse, mais tout aussi gracieuse.

Bagh A’Deas : Cachée au sud de Vatersay se trouve la magnifique South Bay (Bagh a Deas), une plage dorée qui donne sur Sandray. L’accès à cette plage peut s’avérer étonnamment compliqué, car elle est séparée des deux plages adjacentes par le village de Vatersay, des barrières, des clôtures et 600 mètres de machair. Le chemin le plus facile consiste à enjamber l’échalier à l’extrémité sud de la plage est, à longer les larges sentiers herbeux entre les dunes et à trouver une barrière donnant accès à la plage. Les clôtures peuvent être frustrantes pour les promeneurs, mais elles empêchent le bétail de s’égarer sur la plage.

Eolaigearraidh Beach (Eoligarry) : incroyable plage située au nord de l’île de Barra.

Castlebay : Tout est accessible à pied à Castle Bay. La rue principale, bordée de cafés, de stations-service, d’une banque et d’une épicerie, descend vers le port. Surplombant la baie, se dresse l’église du village, Notre-Dame-de-l’Étoile-de-Mer, qui a ouvert ses portes à Noël 1888 avec, selon les rapports, l’ensemble de ses 800 places occupées. De chaque côté de l’église se dressent deux hôtels majestueux qui ont conservé toute leur splendeur d’antan.

Le château médiéval de Kisimul est la principale attraction de Castlebay. Imprégné d’histoire, il mérite une visite. Isolé sur un îlot rocheux au milieu de la baie, c’est l’ancien siège du clan Macneil. Les origines du château sont perdues dans la nuit des temps, mais selon les sources, elles pourraient remonter entre 1030 et 1450.

À marée haute, le château semble presque flotter, avec sa tour de trois étages accompagnée d’un mur-rideau qui épouse parfaitement la forme du rocher sur lequel il se dresse. Le bateau qui part de la jetée (inclus dans le prix d’entrée) part toutes les demi-heures et le trajet dure quelques minutes. Une fois à l’intérieur, plusieurs endroits peuvent être explorés à travers des tunnels aux plafonds bas et des escaliers irréguliers. La grande salle était en cours de restauration au moment de la rédaction de cet article, mais il y a beaucoup d’autres choses à découvrir. La chambre Macneil, à l’étage, comprend une baignoire du XXe siècle, qui rappelle que ce lieu est resté une résidence jusqu’à l’époque moderne, et les murs de la salle à manger sont ornés de Brown Bessies et de hallebardes à l’aspect inquiétant, récupérées sur les champs de bataille de Culloden.

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Étape 6: Liniclate

Le début de cette troisième journée débute sous un beau soleil. On sait que cela ne durera pas. De la pluie est annoncée à partir du milieu de l’après-midi. Nous nous mettons rapidement en route. Entre aujourd’hui et demain nous allons silloner les routes des deux îles de North Uist et Benbecula. La configuarion de ces deux îles est assez semblable à celle de South Uist : une côté ouest assez plate, habitée et cultivée et la côté est montagneuse.

Ce matin nous nous sommes décidés pour tenter de rejoindre l’île tidale (accessible à pied à marée basse) de Vallay. Mais il ne faut pas arriver trop tôt tout de même parce que la marée basse est pour la fin de la matinée. Nous prenons donc la route (B892) qui longe la côte ouest de Benbecula puis, après avoir franchi le causeway la reliant avec North Uist nous continuons vers le Nord. Un peu avant Ardheisker nous bifurquons sur la Committee Road qui coupe à travers North Uist. Elle débouche sur le nord de l’île presque en face de Vallay.

En voyant le ciel qui est déjà en train de se couvrir et la baie qui n’est pas encore libre d’eau nous ne sommes pas optimiste pour notre petite expédition. Nous nous rendons au départ de la randonnée. C’est vraiment boueux mais pourrait être réalisable si nous avions des bottes ! Nous renonçons donc.

On décide alors de s’approcher tout de même de cette petite île en passant par la longue plage de Traigh Iar, juste au nord de Malacleit, sur la péninsule de Solas. Après avoir franchi deux portails nous laissons la voiture sur une sorte d’emplacement de camping au bord de la plage, à la limite du machair.

Nous voilà partis pour une longue randonnée sur la plage déserte. Le vent souffle assez fort et soulève un peu le sable mais si nous attendions des conditions idéales nous ne ferions pas grand-chose. Nous tentons de nous approcher au maximum de Vallay, mais même à marée basse on ne pourrait pas l’atteindre par là. Il y a une sorte de chenal profond qui borde la côte de l’île à cet endroit. Le seul moyen de l’atteindre est donc bien de traverser la baie Traigh Bhàlaigh.

Nous marchons une bonne heure sur la plage et dans le machair avant de récupérer la voiture. Direction maintenant la plage de Balranald oû nous avons repérer un petit restaurant takeaway qui propose des trucs sympas. Notamment des petits pains chauds fourrés aux black pudding et coquilles Saint-Jacques ou encore au bacon et aux oeufs.

Surprenant, mais absolument délicieux …

En quittant la plage et le ventre bien rempli, nous prenons un peu de hauteur en montant au « St Kilda viewing point ». Le ciel est un peu bouché est nous ne pouvons pas voir l’île de St-Kilda. Mais sur les flancs de cette colline nous avons un bon point de vue sur une grande partie de North Uist.

De retour sur la plaine côtière nous reprenons la direction du sud. Le ciel devient menaçant. Une petite bruine commence à tomber. Mais cela ne nous empêche pas de faire un petit détour pour aller voir un cercle de pierres dressées sur le versant sud du Ben Langass : Pobull Fhinn. Les pierres dressées ne sont pas impressionnantes et ne paient pas de mine. Par contre le cadre est vraiment sympa. Les pierres sont perdues au milieu de la bruyère en fleurs et des fougères.

La pluie se met à tomber dru … Nous quittons les lieux et, en attendant l’éclaircie promise par le site de la météo, nous allons faire une petite dégustation de gins à la distillerie de North Uist. Cette distillerie produit une gamme de gin appelée Downpour (qui veut dire inondation). La concentration de plantes est deux fois supérieure à la moyenne du secteur, ce qui permet de conserver l’aromaticité du gin beaucoup plus longtemps. Ils utilisent exclusivement de la bruyère provenant de leurs propres terres, en mettant en place un système d’échange selon lequel les cultivateurs qui leur apportent des fleurs de bruyère reçoivent en retour un approvisionnement de leur gin. Si nous avions pu, nous aurions acheté une bouteille de chaque, mais les contraintes d’exportation nous ont limités à un petit set de dégustation. Heureusement qu’on le trouve en Suisse …

Quand nous ressortons de la distillerie, il a arrêté de pleuvoir et le ciel s’est en partie dégagé. Nous en profitons pour faire une dernière « exploration ». Nous prenons la B891 qui va vers Peters Port. Là-bas il n’y a rien, mais la route pour y aller et magnifique.

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Benbecula : Benbecula est l’un de ces noms évocateurs qui incarnent à eux seuls les confins du Royaume-Uni. Petite île coincée entre North Uist et South Uist, avec une population de seulement 1 283 habitants, Benbecula mesure environ 13 km de long sur 13 km de large et peut être traversée en moins de 10 minutes. Beaucoup de visiteurs commettent l’erreur de la considérer comme une simple zone de transit vers Barra, mais cette île a beaucoup à offrir à ceux qui ont le temps et l’envie de s’y attarder : elle est bordée sur trois côtés par de magnifiques plages et dunes, la faune y est étonnamment riche pour un si petit bout de terre, et on y ressent une fascinante transition entre le nord presbytérien et le sud catholique des îles.

Benbecula (l’accent tonique est sur la deuxième syllabe, « ben-BECK-you-luh ») est également souvent décrite comme une terre d’une platitude presque implacable, même si cette description peut être un peu exagérée. L’indice se trouve dans le nom gaélique de l’île, Beinn Na Faoghla, qui signifie « la montagne des gués ». La seule « montagne » en question est Rueval (Ruabhal), qui s’élève à une hauteur peu impressionnante de 124 m au-dessus du niveau de la mer, au milieu des terres basses environnantes. À part cela, Benbecula est un véritable monde aquatique, un endroit que l’on pourrait décrire comme plus lacustre que rocheux. Beaucoup de ceux qui s’y arrêtent trouvent l’île d’une beauté saisissante et mélancolique.

North Uist : Sur une carte, North Uist ressemble à une île à moitié achevée, un monde aquatique dont la côte et l’arrière-pays sont ponctués de vastes plages de sable blanc, de centaines de petits lochs, de quelques grandes collines et de landes de tourbe vides. Le plus grand loch, Loch Euphort, coupe presque l’île en deux. Surnommée de manière romantique Tir an Eorna (« la terre de l’orge »), North Uist est à bien des égards l’île la plus facile à explorer et à découvrir : elle n’est pas trop grande pour que vous manquiez les sites incontournables, mais pas trop petite pour que vous puissiez la parcourir rapidement.

Si la population actuelle n’est que de 1 619 habitants, l’île peut sembler beaucoup plus animée en saison, lorsque les visiteurs se rassemblent dans les principaux lieux d’intérêt. Les habitants sont fortement protestants et, bien que le respect du dimanche ne soit pas aussi universel que sur Lewis et Harris, l’île est, sur le plan religieux, plus proche de ses voisins du nord que de ceux du sud. Il faut toutefois prévoir à l’avance : vous ne pourrez pas acheter d’essence ni de provisions le jour du sabbat (vous devrez vous rendre à Benbecula en empruntant les chaussées).

Balranald Beach : La plage de Balranald (également appelée Tràigh nam Faoghailean) est souvent visitée en complément de la réserve naturelle RSPB Balranald. En réalité, pour le visiteur moyen, la plage a beaucoup plus à offrir que la partie intérieure de la réserve naturelle. Profitez du sable, de la mer et du soleil (peut-être) tout en écoutant les râles des genêts en arrière-plan.

Malacleit Beach : La plage de Malacleit, située à Sollas sur l’île de North Uist, en Écosse, est réputée pour son sable blanc immaculé, ses dunes spectaculaires et ses eaux turquoise cristallines qui évoquent un paradis tropical malgré son emplacement isolé. Ce joyau caché est entouré de paysages côtiers accidentés, offrant un sentiment de tranquillité et d’isolement que l’on trouve rarement sur les côtes plus fréquentées. Les visiteurs remarquent souvent la beauté naturelle à couper le souffle, le bruit apaisant des vagues de l’Atlantique et la lumière en constante évolution, un cadre idéal pour les photographes, les amoureux de la nature et ceux qui recherchent un havre de paix. Malgré son emplacement isolé, la plage de Malacleit dégage un charme sauvage et indompté, sans aucun développement commercial en vue. La plage est réputée pour ses paysages préservés, ce qui en fait un choix de premier ordre pour les promeneurs, les propriétaires de chiens et les familles qui cherchent à échapper à l’agitation de la vie quotidienne. Son sable étendu et ses dunes recouvertes d’herbe douce constituent le cadre idéal pour les pique-niques, les promenades au lever du soleil et l’observation des oiseaux, avec des observations fréquentes d’oiseaux marins locaux et parfois de phoques au large.

Île de Vallay : île liée à l’île de North Uist, lors des marées basses, par une plage.Vallay possède de superbes plages, des terres machair et un site exceptionnel pour observer la faune sauvage. Vallay est déserté depuis 1945, date à laquelle George Beveridge, alors propriétaire, a trouvé la mort dans un accident de bateau. Beveridge était propriétaire de la société Erskine Beveridge and Co. Ltd., un fabricant de linge de maison situé à Dunfermline. Passionné d’histoire et de photographie, il a publié plusieurs ouvrages.

Scolpaig Tower : Cette folie a été construite sur le site d’un broch datant de l’âge de fer par le Dr Alexander Macleod dans les années 1830 afin de fournir du travail pendant une période de famine. Aujourd’hui exposée aux éléments, elle sert de lieu de nidification pour les oiseaux.

Pobull Fhinn : le plus important des nombreux cercles de pierres d’Uist, situé sur le versant sud du Ben Langass. Datant probablement du deuxième millénaire avant J.-C., il forme un ovale d’environ 37 mètres sur 28 mètres. Il reste environ deux douzaines de menhirs, avec une seule pierre haute à l’extrémité est et deux dalles tombées à l’ouest. Bien que certaines zones soient désormais dénudées, l’échelle et le cadre du site sont impressionnants. Il se trouve sur un plateau naturel et est facilement accessible par un sentier pédestre près du Langass Lodge. Le nom est gaélique et peut être traduit par « le peuple de Fionn », « le peuple blanc/beau » ou « la tente de Finn ». On pense que les pierres tirent leur nom du légendaire guerrier irlandais Fionn mac Cumhaill, connu en anglais sous le nom de Finn ou Fingal.

Nunton Chruch : L’un des sites ecclésiastiques les plus importants des îles du sud, la chapelle de Nunton se trouve dans le cimetière près du centre culturel Nunton Steadings, juste au sud de Balivanich. C’est le seul site paléochrétien de Benbecula encore en usage. Une légende persistante suggère qu’il y avait ici une présence paléochrétienne associée au monastère celtique fondé par Saint Columba à Iona. Au début du XIXe siècle, une cloche à main, peut-être utilisée dans une chapelle primitive, a été trouvée à Nunton, mais elle a depuis disparu.

Au Moyen Âge, il y avait ici un établissement monastique, que les habitants de la région pensaient être un couvent associé à Iona. Le seul vestige de ce couvent, s’il en était un, est la chapelle sans toit qui se trouve aujourd’hui dans le cimetière. Cette chapelle mesure environ 7,6 x 4,9 mètres à l’extérieur et contient un enchevêtrement de gravats et de fragments de monuments commémoratifs.

Une étude victorienne a fait état d’une vieille croix se trouvant à l’intérieur de la chapelle, mais il n’en reste aujourd’hui aucune trace. Le cimetière lui-même a été pendant de nombreuses années le lieu de sépulture des chefs du clan Clanranald.

Nous entrons maintenant dans le domaine dangereux des conjectures et des mythes ; selon la légende locale, la fin des religieuses est survenue en 1560, lorsque des réformateurs religieux zélés les ont chassées et ont démantelé les bâtiments du couvent pour utiliser les pierres afin de construire la maison Clanranald, située à quelques pas, en face de Nunton Steadings.

C’est dans cette maison que Flora MacDonald rencontra Bonnie Prince Charlie et fut persuadée de le déguiser en servante, avant de le conduire « de l’autre côté de la mer, à Skye », où il retrouva finalement la liberté.

Quant aux religieuses, elles furent traitées cruellement ; certaines furent attachées à un gros rocher sur le rivage de Cula Bay, où elles se noyèrent avec la marée. L’une d’elles aurait maudit Benbecula, jurant qu’aucun prêtre n’y naîtrait jamais. Avec un peu d’imagination, on peut distinguer la forme de mains humaines agrippées au rocher, comme si les religieuses tentaient encore en vain de s’accrocher à la vie. Comme je l’ai dit, il faut un peu d’imagination !

North Uist Distillery : Actuellement seul du gin est commercialisé: le fameux Downpour. Les premers whiskys ont été mis en fût mais ne sont pas encore commercialisé : « Notre gamme de whiskies mettra à l’honneur l’utilisation de l’orge bere, une céréale historique cultivée pour la première fois à l’époque néolithique. Utilisée pour les premiers whiskies jamais distillés en Écosse, elle a malheureusement perdu de sa popularité, remplacée par d’autres céréales plus rapides à cultiver et moins chères à l’achat. Heureusement pour nous, le bere est cultivé et récolté ici même, sur l’île, et nous sommes fiers que notre gamme de whiskies tire pleinement parti de cette céréale de qualité supérieure, car nous souhaitons soutenir une nouvelle génération de petits exploitants agricoles tout en produisant certains des meilleurs single malts d’Écosse pour offrir un véritable goût de la vie insulaire. »

Benbecula Distillery : Environ 350 000 litres de whisky seront produits chaque année à la distillerie Benbecula, avec des fûts de bourbon et de sherry utilisés pour la maturation. Le spiritueux produit à la distillerie Benbecula aura un style marin classique, fumé au nez avec des notes salées et tourbés sucrées. Ce résultat sera obtenu en utilisant de l’orge malté légèrement à moyennement tourbé, afin que la fumée ne domine pas et permette aux notes fruitées et florales de s’exprimer pleinement. Chaque année, un lot spécial d’orge bere tourbé à la bruyère sera produit, selon un processus à la fois innovant et inspiré des traditions de l’île. Le processus de maltage unique de Benbecula a été remarqué pour la première fois par le célèbre historien du whisky du XIXe siècle Alfred Barnard lors de sa visite des distilleries écossaises en 1885.

Peters Port

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Étape 7: Liniclate – Tabert

Ce matin le vent souffle fort. Le ciel est déjà bien couvert et des pluies importantes sont annoncées pour aujourd’hui. Une dépression s’est installée au-dessus des Hébrides Extérieures. Cela devrait encore être le cas demain …

Nous quittons notre guesthouse vers 9 h. Avant de prendre la route pour le nord, nous nous arrêtons au supermarché pour faire des provisions. Il nous faut un pique-nique pour ces deux prochains jours. En effet, demain c’est dimanche et, sur l’île de Harris (où nous seront les deux prochains jours), tout tourne au ralenti. Presque tout est fermé. Notamment les magasins …

En quittant Linaclate nous prenons la route la plus directe vers le nord (A865). Nous passons le North Ford Causeway puis, plutôt que de continuer tout droit nous faisons le petit détour par l’île de Grimsay (coincée entre Benbecula et North Uist). Cette petite île n’a rien de vraiment spécial (hormis peut-être une ou deux petites ruines mégalithiques) mais la petite route qui en fait le tour est vraiment jolie et agréable à parcourir. Après une dizaine de kilomètres nous sommes de retour sur la A865 (à 500 m de l’endroit où nous avons bifurqué tout à l’heure !).

En arrivant sur North Uist nous marchons une dizaine de minutes pour aller voir Trinity Temple Carinis (« Teampull na Trionaid »), un couvent augustinien en ruines datant du XIIIe siècle, qui aurait été une fondation filiale du couvent d’Iona, situé à Carinish.

Pour rejoindre l’île de Berneray au nord de North Uist nous empruntons par la A867 qui passe par Lochmaddy. Hier, quand nous sommes revenu de notre petite « expédition » du côté de Vallay nous avions pris la A865. Cela aurait été dommage de reprendre la même route. Mais juste avant de bifurquer à gauche nous nous nous arrêtons à « l’Hebridean Smokehouse » pourv acheter du saumon fumé (à froid et à chaud) et aussi (petite folie) des noix de St-Jacques fumées.

Avant Lochmaddy nous allons voir un cairn néolithique à chambres funéraires (Barpa Langais). Il est presque au bord de la route. Donc le détour n’est pas important. De loin ça ressemble plutôt à un tas de cailloux. Et en fait, de près aussi … Il y a quelques temps on pouvait au moins y entrer et en voir l’intérieur mais maintenant c’est fermé.

Lochmaddy est la « ville » principale et le port de pêche de North Uist et compte une population d’ environ 300 personnes. Nous y passons rapidement et continuons notre route vers Berneray. Le ciel est de plus en plus noir et il se met à pleuvoir. Les prévisions météo s’avèrent correctes.

C’est sous une pluie battante et un vent fort que nous approchons du Berneray Causeway. L’application météo annonce une acalmie dans un petit moment. Nous nous arrêtons au bord de la route pour admirer le paysage. La baie de Newtonferry devant nous et au loin l’île de Berneray.

Après une attente d’une dizaine de minutes nous pouvons sortir de la voiture. La pluie a cessé. Mais pas le vent … Mais ça c’est pas grave. En contrebas de la route, nageant dans l’eau nous apercevons des loutres. Incroyable ! Ni une ni deux je sors mon téléobjectif et essaie de suivre les 4 loutres qui jouent dans l’eau. Le vent est fort et c’est difficle d’assurer une bonne stabilité de l’appareil.

Lieu totalement improblable pour voir ces animaux, mais c’est souvent quand on s’y attend le moins que les choses se passent. Après les phoques voilà donc une deuxième case cochée dans la « liste des animaux à voir ». Il reste encore les mammifères marins et les aigles. On verra ce que la suite du voyage nous réserve.

Nous passons le Berneray Causeway et nous dirigeons vers une des deux plages à voir de l’île, la plage de l’Est. Comme il pleut de nouveau nous parquons la voiture face à la plage et attendons une accalmie en pique-niquant.

L’accalmie ne vient pas ou alors il semble qu’il faut attendre encore une petite heure. Trop long. Nous voulons encore aller voir l’autre plage (celle de l’Ouest) et nous devons être vers 15 h 30 pour le check-in pour le ferry direction Leverburgh, sur lîle de Harris.

A 14 h nous laissons la voiture et, sous un vent violent, marchons en direction de la plage de l’Ouest. Pour l’atteindre il faut passer un petit cordon de dunes. Il n’est pas facile de rester en équilibre au sommet de celles-ci tant le vent, irrégulier, souffle fort.

Les nuages noirs et le sable blanc font ressortir la couleur de l’eau. Nous marchons un moment sur la plage, mais le sable qui vole nous pique le visage. C’est au sommet de la dune côtière que nous sommes finalement le mieux. Entre le vent qui nous déséquilibre et le sable qui rentre dans les yeux le choix est vite fait. Et en plus c’est d’en haut que la plage est la plus belle.

Avec un peu d’avance nous nous présentons au ponton d’embarquement, personne ne contrôle notre billet. Finalement un tout petit peu avant l’heure annoncée, nous quittons le port. La mer est pas mal agitée et le bateau tangue un peu. Rien de bien méchant mais mieux vaut se tenir à la balustrade si l’on ne veut pas risquer de tomber ou en tout cas d’être déséquilibrer.

Une fois débarquer à Leverburgh nous prenons la route de Tarbert. Nous avons peu de temps pour nous arrêter au bord des belles plages qui bordent la route car nous sommes attendu vers 18 h au guesthouse. On ne peut quand même pas s’empêcher de faire un ou deux petits arrêts. La frustration est présente, mais on sait que après-demain on repassera par là et on pourra profiter un maximum des plages emblématiques de l’île de Harris.

Le guesthouse est un peu perdu dans la nature. Parfait on aime ça. L’accueil est incroyable. Le propriétaire nous prend en charge et nous explique tout plein de chose, notamment sur le fonctionnement du petit-déjeuner. On doit remplir une fiche avec ce qu’on a envie de manger Le choix est grand et tout (ou presque) est fait maison. Il propose même un bircher maison ! Il y a aussi une petite carafe de whisky de bienvenue. Ça c’est de l’accueil !

Le soir nous reprenons la voiture pour aller manger dans un restaurant à Tarbert. Nous y faisons un petit festin de fruits de mer locaux : moules marinières de l’île de Lewis en entrée et des langoustines de l’île de Uist.

Journée passablement maussade mais qui s’achève par un bon repas. Nous voilà prêts à aborder notre deuxième semaine de voyage.

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ferry Berneray – Leverburg (Harris)

le ferry (description, histoire, …)

Teampull na Trionaid (Trinity Temple Carinish). : Teampall na Trianaid est un élément omniprésent dans la tradition de North Uist. On raconte qu’il a été fondé par Amy MacRuairi (une erreur, bien que la tradition ait peut-être simplement confondu Amy avec Christina MacRuairi) ; que la chaux utilisée dans sa construction a été humidifiée avec des œufs pour la rendre plus durable ; et qu’un trésor se trouve sur son côté nord-ouest. Une tradition apporte un éclairage sur la curieuse structure connue sous le nom de Teampall Clann a’Phiocair, que l’inventaire de 1928 caractérise comme une « maison », manifestement postérieure (probablement de la fin du XVIe siècle) à Teampall na Trianaid, à laquelle elle est reliée par un passage. Le fondateur de la famille MacVicars de North Uist serait Domhnall, Am Piocair Mor (« le grand vicaire »), qui aurait vécu à l’époque de la Réforme. Lui et ses quatre fils détenaient la majeure partie des terres ecclésiastiques de North Uist, y compris Carinish. Les quatre fils ont été tués à l’instigation d’Uisdean MacGhilleasbuig Chleirich, membre de la famille régnante MacDonald, la cause du conflit résidant sans doute dans la lutte pour les terres ecclésiastiques qui a eu lieu dans toute l’Écosse à la suite de la Réforme. Une chanson composée par une sœur des frères pour pleurer leur mort a survécu pour confirmer la tradition. Il semble très probable que c’est de cette famille que Teampall Clann a’Phiocair tire son nom. Certains de leurs descendants ont certainement utilisé le site comme lieu de sépulture.

La bataille de Carinish : Un événement encore plus célèbre auquel Teampall na Trianaid est associé est Blàr Chairinis (la bataille de Carinish) de mai 1601, au cours de laquelle un groupe de pillards MacLeods a été vaincu par une force MacDonald beaucoup plus petite, menée par le célèbre guerrier Dòmhnall Mac lain ‘Ic Sheumais. Cet événement a laissé une empreinte indélébile dans la tradition, notamment dans les noms de lieux (tels que Oitir Mhic Dhomhnaill Ghlais – le banc de sable du fils de Grey Donald – qui commémore l’endroit où le chef des Macleod a été tué, et Feithe na Fala – le fossé de sang – bien que d’autres explications soient possibles pour ce nom ] et les chansons, et il y a encore des gens qui vivent aujourd’hui et qui peuvent retracer leurs ancêtres jusqu’aux participants à la bataille. Les archives gouvernementales et autres, y compris l’ouvrage contemporain de Sir Robert Gordon, « History of Sutherland », confirment cette tradition. C’est à Teampalll na Trianaid que les MacLeod auraient passé la nuit précédant la bataille, qui eut lieu dans les environs immédiats.

Centre d’apprentissage : La tradition la plus persistante est peut-être celle qui soutient que Teampall na Trianaid était un centre d’apprentissage et d’enseignement important. On prétend, par exemple, que le célèbre philosophe Duns Scotus (vers 1265-1309) y a reçu son éducation, et que le centre a continué à jouer ce rôle jusqu’au XVIIIe siècle, son dernier érudit étant Dòmhnall Ruadh MacDonald, qui avait un peu plus de 20 ans lorsqu’il s’est engagé dans la rébellion jacobite de 1245. Bien que cette tradition ne puisse être prouvée avec certitude, il ne fait aucun doute que les centres ecclésiastiques médiévaux étaient également des centres d’apprentissage, et cela est certainement vrai pour ceux situés en Écosse gaélique. Pourtant, la tradition considère clairement que Teampall na Trianaid jouait un rôle plus important que cela, et des recherches récentes ont souvent démontré que la tradition gaélique doit être considérée comme une source historique légitime que les historiens ignorent à leurs risques et périls.

Noms de lieux : Les terres accordées avec le Teampall en 1389 comprenaient l’ensemble des terres de Karynch (Carinish) et les quatre pennylands de Yiera, entre Husaboste et Kanvsorrarath. Il s’agit là d’une preuve onomastique importante. D’autres noms de lieux liés au Teampall ont survécu en commémoration du fait que, comme certaines autres églises, il jouissait autrefois du privilège de sanctuaire dans un rayon défini. Le nom de lieu Fadhail na Combraig (Sanctuary Ford) est utilisé pour désigner le gué entre Carinish et Benbecula, au sud du Teampall et dans l’enceinte de Combraig na Trianaid. Il est possible qu’à Cnoc na Croise Mor (la butte de la grande croix) et Cnocan na Croise Beaga (la butte de la petite croix), à proximité du Teampall, se trouvaient des croix qui marquaient les limites du sanctuaire, bien qu’aucune preuve physique n’ait survécu jusqu’à aujourd’hui. Les vestiges d’un cairn sont encore visibles à Cnoc nan Aingeal (la butte des anges), à 300 mètres au nord-est du temple, et il y avait peut-être une croix.

Barpa Langais : Barpa Langais est le cairn néolithique à chambres funéraires le mieux conservé des Hébrides extérieures. Il est typique des tombes construites partout dans les îles par les communautés agricoles néolithiques. Dans ce cas précis, il mesure environ 25 mètres de diamètre et contient une grande quantité de pierres qui devaient dominer le paysage environnant, avec une chambre funéraire relativement petite à l’intérieur. Il servait probablement de lieu de repos communautaire pour la tribu, et non pas seulement pour un seul chef. Beaucoup de ces tombes ont des passages qui font face au lever ou au coucher du soleil en plein hiver, mais l’entrée de Langais est orientée juste au sud-est.

Barpa Langais n’a jamais été étudié par les archéologues modernes, mais il y a plus d’un siècle, des poteries, du charbon de bois et des ossements humains incinérés ont été trouvés éparpillés sur le sol ; des fragments de poteries Beaker ont indiqué que la tombe avait peut-être été utilisée pendant un millénaire. Pendant cette période, le cairn de Barpa Langais a dû rester un lieu rituel et cérémoniel pour la communauté locale. Celle-ci vivait de l’élevage de bovins et de moutons et de la culture de formes primitives de blé et d’orge, de sorte que la fertilité du sol et la clémence du climat revêtaient une importance fondamentale pour elle. Le monde physique dans lequel ils vivaient, avec ses vastes forêts avant que le paysage ne change avec l’expansion de la tourbe, était très différent des îles d’aujourd’hui, mais leur monde spirituel l’était tout autant, et les grands monuments comme Barpa Langais, lieu de repos des ancêtres tribaux, devaient revêtir une importance capitale à leurs yeux.

En 2006, des travaux archéologiques réalisés avant l’élargissement d’une route ont permis de découvrir des traces d’occupation antérieure, parmi les plus anciennes preuves d’activité humaine dans les Hébrides extérieures à ce jour. Au Mésolithique, un petit groupe de chasseurs-cueilleurs établissait ici un campement saisonnier sur les pentes de Langais. Ils ont construit des abris qui ont laissé des traces de petits trous dans le sol, et allumé des feux dont les cendres ont survécu jusqu’à aujourd’hui sous la tourbe qui les recouvre. De petits éclats de quartz et d’autres types de pierres ont montré que des outils étaient fabriqués sur le site : l’une des pierres « enclumes » utilisées a été retrouvée à sa place après 6 000 ans.

Avec le temps, ces cueilleurs des ressources sauvages de l’île ont commencé à faire leurs premiers pas vers l’agriculture. L’adoption d’un mode de vie plus sédentaire a permis l’apparition de nouveaux luxes tels que la poterie, et la découverte d’un petit récipient décoré sur le site témoigne de la transition vers une culture néolithique.

Lochmaddy : (Loch nam Madadh en écossais) est le centre administratif de l’île de North Uist.

Berneray : Entre Harris et North Uist se trouve l’île de Berneray, un maillon important de la chaîne d’îles des Hébrides, entourée par les eaux du détroit de Harris. Avec un nouveau terminal ferry construit en 1990 facilitant les liaisons régulières vers et depuis Leverburgh, et une chaussée (causeway) de 900 mètres de long vers North Uist inaugurée officiellement par le prince Charles à la veille du millénaire, Berneray est plus accessible que jamais. La population de Berneray vit dans quelques fermettes et cottages disséminés le long de la côte est de l’île, la plupart autour de Bays Loch

Comme beaucoup de ses voisines des Hébrides, Berneray est une île qui combine des paysages époustouflants et un riche patrimoine historique. Vous trouverez des informations sur ces deux aspects au centre d’accueil Nurses Cottage, situé à quelques pas du port. Le centre propose des expositions sur le patrimoine de l’île et la généalogie des Hébrides. C’est l’endroit idéal pour demander conseil à des bénévoles locaux bien informés sur votre itinéraire sur l’île.

Le menhir de Cladh Maolrithe, enfoui à deux mètres cinquante de profondeur et s’élevant à la même hauteur au-dessus du sol, offre une vue imprenable sur la plage et les eaux cristallines de l’Atlantique. Vous pouvez également visiter le site du rare cairn funéraire carré picte d’Ardmaree, découvert seulement en 1998 lors du début des travaux de construction de la nouvelle chaussée.

East Beach (Bearsdaire) : . Au nord du village, au bout de la route, se trouve la magnifique plage de sable de Beasdaire.

West Beach : plage longue de cinq kilomètres, bordée de magnifique sable blanc, qui a été élue en 2021 n° 3 dans le classement des 20 meilleures plages d’Europe du Lonely Planet !

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Étape 8: Tabert

Journée nuageuse et potentiellement pluvieuse … Par contre demain il va faire beau … Nous avions prévu de faire aujourd’hui le sud de l’île de Harris avec notamment la Golden Road et surtout les plages de l’île et de faire demain le nord de Harris avant de filer sur Stornoway sur l’île de Lewis. En terme de trajet en voiture s’était le plus rationnel. Mais la journée sur le sud de l’île est certainement le point fort de notre séjour ici. Nous voulons donc nous donner les meilleures chances de faire cette visite sous un beau soleil. Nous intervertissons donc les deux journées de notre programme.

C’est donc sous un ciel bas que nous nous mettons en route pour la péninsule de Hushinish. Cette derrnière s’étend sur 22 km le long de la route à voie unique B887. La route qui se termine à la plage, serpente et monte en même temps, suivant étroitement les contours du terrain qui longe West Loch Tarbert (Loch a’ Siar). On a l’impression d’être sur une route menant au bout du monde.

À environ un kilomètre et demi, on passe devant l’ancienne station baleinière norvégienne de Bunavoneadar (Bun Abhainn Eadarra), construite en 1912. La station a fonctionné jusqu’au début de la Première Guerre mondiale, puis de 1918 à 1922. C’est alors que Lord Leverhulme est intervenu et a racheté la station avec l’intention louable de créer des emplois. Bien que les machines aient été révisées en 1923 et que trois nouveaux navires aient été achetés pour chasser la baleine dans l’Atlantique, le projet s’est soldé par un échec financier cuisant. Cela était dû au plan commercial inhabituel de Leverhulme : il avait l’intention de produire de l’huile, mais, s’intéressant aux fumoirs traditionnels des îles, il s’est demandé si la viande de baleine fumée et les saucisses de baleine pouvaient être exportées vers l’intérieur de l’Afrique. Sans surprise, Leverhulme a rapidement changé d’avis et la station a fermé ses portes. Le souvenir le plus marquant de cette étrange aventure est l’élégante cheminée carrée en briques de terre cuite.

Tout aussi inattendu qu’une station baleinière, le court de tennis de Bunavoneadar se trouve à environ un kilomètre et demi plus à l’ouest. Il offre l’occasion improbable de jouer sur ce qui est considéré comme le court de tennis le plus isolé au monde.

Plus loin, la petite route traverse une propriété privée : le château d’Amhuinnsuidhe . Grande maison de campagne privée du XIXe siècle. C’est aujourd’hui un hôtel et un domaine de chasse.

Un peu avant d’arriver à Hushinish nous devons nous arrêter parce qu’au milieu de la route il y a quelques vaches des Highlands. Elles sont vraiment trop mignonnes avec leurs longs poils qui leur tombent dans les yeux.

A Hushinish nous allons marcher un petit moment sur la plage puis reprenons la route en sens inverse. Comme le temps est toujours menaçant mais qu’il semble qu’il ne va quand même pas pleuvoir avant le début d’après-midi nous laissons la voiture au parking du North Harris Eagle Observatory et marchons en direction de l’observatoire. Nous espérons secrètement voir des aigles mais avec un vent aussi fort il est peu problable que notre voeu soit exaucé. Quoi qu’il en soit la balade est sympa. Nous marchons sur un bon sentier qui remonte le glen vers le nord en suivant la rivière Mhiabhaig jusqu’à l’observatoire des aigles de North Harris.

Nous ne verrons pas d’aigles mais la balade nous a vraiment fait du bien. Marcher dans autre chose que du sable au bord de la mer c’est cool. Cela donne envie de revenir tenter quelques petits sommets ici ou quelque part dans les Highlands. Le paysage et la nature du terrain sont complètement différents de ce que nous avons l’habltude. A perte de vue il y a de la bruyère, des fougères et des rochers. De temps en temps un petit cours d’eau et une tourbière.

Nous repassons par Tarbert puis continuons vers l’île de Sclapay. Cette fois pas de causeway mais un vrai pont. Ça change. L’île n’a rien de spectaculaire à proposer. Nous marchons un petit peu sur le port et allons ensuite le plus loin possible en direction de Kennavay. Mais il n’existe pas de route qui fait le tour de l’île. Nous revenons donc en arrière et reprenons la direction de Tarbert.

Il est un peu plus de 15 h et la grosse pluie annoncée tarde à venir. On ne se plaint pas mais ça devrait être pour bientôt.

Si la distillerie était ouverte ce dimanche nous en aurions profiter pour aller faire une petite dégustation et acheter du whisky et du gin mais malheureusement tout est fermé aujourd’hui. Dommage. Nous décidons de tenter de remonter un petit peu vers le nord pour aller à Rèinigeadal, petit village situé sur la côte est de Harris à l’ouest de l’entrée du Loch Seaforth. Jusqu’en 1990 ce village n’était accessible que par un chemin de montagne ou par bateau. Maintenant il est relié à la A859 par une petite route sinueuse à souhait avec par endroit de forts pourcentages.

Quand nous engageons sur la petite route qui descend vers le Loch Seaforth les premières gouttes se mettent à tomber. Nous continuons tout de même. Nous y sommes presque. Arrivés au bout de la route c’est le déluge. Pas moyen de sortir de la voiture sans être immédiatement trempés. Nous nous avouons vaincus. Nous rentrons au guesthouse. Cela nous fera du bien d’être un moment tranquille avant de ressortir pour manger. Ces derniers jours ont été intenses avec peu de moments de calme pour se reposer. C’est en partie notre choix mais c’est aussi dû aux horaires des ferrys qui nous obligent à arriver assez tard à nos hébergements.

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Harris : Son nom vient du vieux norrois et signifie « haute terre ». Harris ressemble à une île ancienne et possède certains des terrains les plus isolés et accidentés d’Écosse. Son paysage est constitué de collines et de pics imposants, formés à partir de certaines des roches les plus anciennes de la planète. Si vous venez de Lewis, Harris vous semblera immédiatement déserte ; si vous arrivez par le nord depuis les Uists, Harris vous surprendra par son relief abrupt.

Un coup d’œil à la carte révèle que Harris n’est pas une île, mais fait partie de la même masse continentale que Lewis. La frontière entre les deux s’étend d’ouest en est, du Loch Rèasort à Aline, sur la rive du Loch Seaforth (Loch Shiophoirt), au pied des North Harris Hills. En réalité, la frontière est parfois floue, et les terres situées autour du point de séparation entre les deux îles sont visuellement indiscernables. Les collines du nord de Harris ne sont peut-être pas des Munros (terme écossais désignant une colline de plus de 914 m d’altitude), mais elles forment néanmoins une barrière importante, représentant non seulement le côté Harris de la frontière, mais aussi une ligne de partage des eaux et une girouette, qui maintient souvent une partie de Harris humide tandis qu’une autre est baignée de soleil.

Harris est divisée en deux parties, Harris Nord et Harris Sud. La moitié nord est accidentée, montagneuse et peuplée d’une poignée de villages minuscules et dispersés. Le sud est presque aussi vallonné, mais possède, autour de Luskentyre, une série de plages magnifiques. Le nord et le sud sont reliés par une membrane géologique très fine, un isthme étroit, au niveau du petit port de Tarbert (An Tairbeart).

Bunavoneader Whaling Station : Créée au début des années 1900, la station était gérée par une société norvégienne. Au début des années 1920, elle a été rachetée par Lord Leverhulme jusqu’à sa fermeture en 1929. Elle a rouvert brièvement dans les années 1950. La cheminée carrée en briques, qui était à l’origine l’une des trois cheminées, est la plus visible. Elle est entourée d’une multitude de plates-formes en béton qui marquent l’emplacement des bâtiments, des hangars et des planchers de travail qui ont été utilisés pendant les 60 ans d’histoire du site, depuis sa création avant 1907. Le long du rivage se trouvent les vestiges d’un quai, contre lequel les baleiniers accostaient pendant que les prises étaient hissées sur la cale. Bien que la chasse à la baleine ait été pratiquée dans tout l’Atlantique Nord, il s’agit aujourd’hui de l’exemple le plus intact d’une station baleinière dans l’hémisphère nord. La station baleinière est un monument classé d’importance nationale, car c’est l’exemple le mieux préservé en Écosse d’une station baleinière côtière. À ce titre, son accès est restreint, et c’est depuis l’autre côté de la baie que l’on a la meilleure vue sur le site.

Hushinish Beach : La péninsule de Hushinish s’étend sur 22 km le long de la route à voie unique B887. Le voyage se termine à la plage et dans la petite communauté du même nom. La route serpente et monte en même temps, suivant étroitement les contours du terrain qui longe West Loch Tarbert (Loch a’ Siar). On a l’impression d’être sur une route menant au bout du monde.

Nort Harris Eagle Observatory : Avec l’une des plus fortes densités d’aigles royaux nicheurs de toute l’Europe, North Harris offre l’une des meilleures occasions en Écosse d’observer cette espèce emblématique. L’observatoire des aigles de North Harris est situé en plein cœur du territoire d’un couple d’aigles royaux, ce qui est idéal pour observer leurs activités quotidiennes.

L’observatoire est un abri en bois attrayant doté de grandes fenêtres offrant une vue spectaculaire sur Glen Meavaig. Il comporte des panneaux d’information à l’intérieur et, parfois, le garde forestier de North Harris est présent pour répondre aux questions et aider à localiser ces magnifiques oiseaux. Les aigles royaux sont plus actifs par temps clair et venteux, et on les aperçoit généralement en vol au-dessus de la ligne d’horizon. Le meilleur moyen de les localiser est de scruter fréquemment l’horizon avec des jumelles.

L’observatoire est accessible après une promenade facile de 2 km le long du sentier qui monte vers Glen Meavaig, dans le nord de Harris. Vous pouvez vous garer sur la route (B887) au fond du vallon (NB 101 063). Il est ouvert au public toute l’année.

Île de Scalpay : a environ 4 km de long pour une superficie de 6,5 km2. Son point culminant situé à Beinn Scorabhaig ne s’élève qu’à 104 m.

L’île est parsemée de petits lochs dont le plus important est le Duin Loch d’où émerge une petite île avec les restes d’un fort encore visibles. Eilean Glas, une petite péninsule sur la rive orientale l’île abrite le premier phare à avoir été construit dans les Hébrides extérieures.

Tarbert : rincipale ville de Harris et principal port de l’île, Tarbert est située sur l’étroit isthme qui relie le nord et le sud de Harris (« Tairbeart » signifie « isthme » en gaélique). Son emplacement entre l’ouest et l’est du Loch Tarbert est saisissant, la route principale descendant en serpentant entre de hautes collines jusqu’au bord de l’eau. Tarbert est très petite, avec seulement deux routes formant un « T » : Main Street qui traverse le haut du village et Pier Road qui descend vers le quai. Cependant, son système à sens unique, conçu pour faciliter la circulation des ferries, peut donner l’impression que la ville est plus grande qu’elle ne l’est en réalité. Néanmoins, on a facilement l’impression que Tarbert n’est qu’un lieu de passage pour les visiteurs avant de se disperser dans l’arrière-pays de Harris. Ce sentiment est renforcé par l’atmosphère résolument locale de nombreux magasins, qui montre clairement que, contrairement aux ports des Hébrides intérieures tels que Portree sur Skye ou Tobermory sur Mull, les touristes ne sont pas encore les principaux acteurs. À Tarbert, on trouve aussi facilement des seaux galvanisés et du produit pour tremper les moutons que des cartes postales et des parts de gâteau. Cela nous rappelle gentiment que les Hébrides extérieures ont conservé des communautés locales qui ne se sont pas encore prosternées devant l’argent du tourisme.

Rèinigeadal : Rèinigeadal (ou Rhenigidale) est un petit village situé à Harris, dans les îles occidentales de l’Écosse. Il se trouve sur la côte est de Harris, à 8 kilomètres à l’est de Tarbert, à l’ouest de l’entrée du Loch Seaforth. Rèinigeadal se trouve dans la paroisse de Harris. Rèinigeadal n’était pas accessible par la route avant 1990 ; le seul moyen d’y accéder était d’emprunter un chemin de montagne de 5 kilomètres (3 miles) ou de prendre le bateau. La route est désormais reliée à l’A859.

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Étape 9: Tabert – Stornoway

Le ciel est radieux ce matin quand nous nous réveillons. La météo annoncée pour aujourd’hui confime notre décision de hier d’intervertir nos deux jours de visites de Harris. Aujourd’hui il fera globalement beau mais parfois il y aura quelques petites averses. Comme le vent souffle fort les nuages de pluie ne resteront pas longtemps au-dessus de nos têtes.

Nous prenons tôt notre petit-déjeuner et quittons le guesthouse vers 8 h 30. Le programme de la journée est assez chargé. Nous explorer la partie sud de l’île de Harris : la Golden Road et les immenses plages. Nous voulons aussi passer à la distillerie de Tarbert pour déguster et acheter du whisky. Elle ferme à 17h. Il nous faudra donc faire attention à l’heure et ne pas nous laisser enporter par notre enthousiasme et marcher toujours plus loin sur les plages …

Quelques kilomètres après Tarbert (en direction de Leverburgh sur la A859) nous bifurquons à gauche sur la fameuse Golden Road. On raconte qu’elle tient son nom de son prix. Au moment de sa construction dans les années 1940, elle était perçue comme très chère. La blague consistait alors à dire que ça serait plus simple de la faire en or. Je ne sais pas si l’anecdote est vraie, mais c’est effectivement une route en or. Le trajet est magnifique ! La route commence au sud de Tarbert, dans le lieu-dit de Kendebig. La Golden Road originale s’arrête ensuite à Geocrab, 10 km plus loin. Mais en fait, cette route continue jusqu’à Rodel, à la pointe sud-est de l’île. En tout, on peut longer la côte sur une trentaine km. Pour faire ce parcours, on a mis plus de deux heures. Impossible d’aller vite sur cette route étroite et sinueuse. Mais le spectacle est au rendez-vous et donc les arrêts plus que fréquents ! On a envie de s’arrêter presque tout le temps tant cet endroit est beau. La lumière matinale donne un aspect doré à la nature. On a longé des lochs, des fjords et des petites maisons blanches. Magique ! Près de Finsbay nous pouvons même observer une petite colonie de phoques posés sur des rochers dans le port.

A Rodel nous retrouvons un peu de monde. Il y a même un car. Heureusement il est en train de partir. Nous commençons par faire le tour de l’église puis pénétrons à l’intérieur. L’église St-Clement a été qualifiée de « plus grand édifice médiéval des îles occidentales », et on comprend aisément pourquoi. Il s’agit de l’un des édifices médiévaux les plus ambitieux des îles occidentales, dont la forme doit beaucoup à ses liens avec l’Irlande. L’église a été fondée par Alasdair « Crotach » MacLeod de Dunvegan et Harris, 8e chef du clan MacLeod. Il est décédé en 1547 et son tombeau remarquable est toujours visible dans la niche de l’église.

La petite route se poursuit ensuite vers Leverburgh. Là nous retrouvons la A859 que nous avons empruntée il y a deux jours quand, après être sortis du ferry, nous avons pris la route de Tarbert. Un après Leverburgh nous quittons la route principale pour traverser le village de Northton pour aller sur la plage de Traigh na Cleavag. Première plage de la journée. Déjà très belle mais les plus belles sont encore à venir.

La pluie nous chasse de là. La voiture, qu’on avait laissée quasiment sur la plage est couverte de sel et de sable. Le tout bien collé avec la pluie.

De retour sur la route principale nous roulons 5 minutes et nous nous arrêtons de nouveau. Cette fois nous devons marcher un petit peu pour aller sur la plage de Sgarasta Mhòr. Ce qui nous frappe ici c’est la couleur du sable. Par endroit il paraît presque jaune. La plage est immense. Elle doit bien faire 3 kilomètres de long. Nous devons nous forcer à la quitter parce que la plus impressionnante et la plus connue des plages de Harris est encore à quelques minutes de route.

Nous laissons passer un petit front de pluie (près de Nisabost Beach) en pique-niquant dans a la voiture, puis nous nous approchons enfin des joyaux de Harris : le plages de Seilebost et Luskentyre. A marée basse elles sont reliées entre elles, puisque presque toute la baie s’est vidée de son eau. Au bord de la route il y a un superbe point de vue. Là on domine presque toute las baie de Luskentyre avec ses multiples plages qui semblent n’en faire qu’une. Nous restons ici un long moment. Avec les nuages qui passent la lumière sur la plage change continuellement.

Ensuite nous reprenons la voiture pour aller de l’autre côté de la baie. Il est déjà 15 h ! Nous pouvons nous permettre de passer une bonne heure à marcher sur la plage. Le vent souffle fort et un front de pluie va bientôt nous passer dessus. Ça ne manque pas, à peine avons nous marcher 10 minutes que des trombes d’eau s’abattent sur nous. Ça ne dure pas longtemps mais nous sommes bien trempés sur une face seulement. Le vent fort a fait qu’il pleuvait à l’horizontale. Ce même vent fort nous a aussi séché rapidement. Nous marchons jusqu’à l’entrée de la baie puis revenons en arrière chercher la voiture.

Maintenant nous quittons ce petit paradis et roulons vers Tarbert. Nous y arrivons vers 16h30. Nous avons donc bien le temps pour une petite dégustation des whiskys et gins distillés ici. 3 whiskys (The Hearach) sont proposés : le classique, un maturé dans un tonneau de xérès et un single cask qui titre à 57% ! On prend le classique et le single cask. On prend aussi une petite bouteille de gin.

Comme nous sommes dans notre « trip achat » nous passons dans le magasin de « Harris Tweed » qui se trouve juste à côté de la distillerie pour acheter quelques cadeaux.

Nous quittons l’île de Harris pour rejoindre celle de Lewis. Ici ni pont ni causeway. Ces deux parties ne forment qu’une seule île, mais sont considérées par les Écossais comme deux îles distinctes, « île de Lewis » et « île de Harris ». Lewis est la partie la moins élevée de cette île, Harris étant plus montagneuse.

Nous reprenons la route que nous avions empruntée hier pour aller à Rèinigeadal. Mais comme hier la traversée de la partie montagneuse de Harris (au nord de Tarbert) se fait dans une sorte de brouillard avec de nombreux nuages accrochés sur les sommets. Mais dès que nous passons de l’autre côté, ce qui correspond à l’entrée sur Lewis, le ciel se dégage. Donc plutôt que de partir directement sur Stornoway nous faisons un petit détour par la régions des « North Lochs ». Nous allons jusqu’à Crosbost puis reprenons la direction de Stornoway.

Quand nous arrivons dans la capitale des Hébrides nous sommes confrontés à une circulation assez dense et à des feux de circulation. C’est vrai qu’après avoir passé une semaine dans des endroits très peu peuplés cela nous fait tout bizarre d’arriver dans une ville de 8000 habitants …

Avant d’aller dans la Péninsule de l’Oeil (Point) où nous avons notre petit hébergement pour les trois prochaines nuits, nous passons nous acheter un Fish & Chips au Camerons Chip Shop.

Encore une longue et belle journée. Des paysages et des plages incroyables.

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Une vidéo sur la plage de Luskentyre (avant la pluie !)

Golden Road : Même si elle est recouverte d’une couche lisse de goudron, les virages extrêmes de la Golden Road de Harris ont tendance à limiter la circulation sur cette route sinueuse à voie unique qui traverse une partie de la côte est rocheuse de Harris. La route commence à Meabhag nam Bhaigh, Plocreapool, Scadabay, Grosebay et Kyles Stockinish, avant de rejoindre la route principale de la côte est à Leacali. On suppose généralement que son nom vient de son coût de construction : si elle a coûté autant, c’est qu’elle doit être en or ! Mais comme beaucoup de légendes insulaires, cela reste controversé. L’historien local Bill Lawson affirme que le nom fait officiellement référence à la première route goudronnée de Harris, construite après la Seconde Guerre mondiale, comme mesure de sécurité après de nombreux accidents survenus lorsque les habitants traversaient les rivières à gué pour rentrer chez eux. Ce qui lui manque en termes de trafic, elle le compense par ses paysages et sa faune. On peut y observer une grande variété d’oiseaux, et même des phoques se prélassant sur les rochers de la côte. On dit que la vue est meilleure depuis le sud (ce qui divise également les opinions). Le Loch Harmasaig est l’un des nombreux lochs pittoresques que l’on peut voir sur cette route. Il est entouré d’anciens gneiss, une pierre de couleur grise avec des bandes de minéraux blancs et foncés déformés par la pression terrestre, qui constituent le socle rocheux d’une grande partie des îles, mais qui sont particulièrement visibles dans cette région.

Rodel : St Clement’s Church :

Les chefs du clan Macleod de Dunvegan et Harris ont construit cette magnifique église pour en faire leur lieu de sépulture vers 1520. Bien que de nombreuses pierres tombales aient été conservées, l’emplacement exact des tombes des MacLeod reste incertain. St Clement’s tomba en ruine après la Réforme protestante de 1560. Elle fut reconstruite un peu plus de deux siècles plus tard par le capitaine Alexander Macleod, mais trois ans plus tard, d’importantes réparations furent nécessaires après que l’église eut été endommagée par un incendie. En 1873, le bâtiment fut restauré par la comtesse de Dunmore. Dans l’église, on trouve quatre pierres ornées de gravures représentant des épées, datant des années 1400 et 1500. Elles marquaient autrefois les lieux de sépulture des membres du clan MacLeod, ici ou dans le cimetière. Ces magnifiques gravures illustrent le statut élevé de la famille et son importance sur l’île. Les épées représentent leur force et leur puissance.

Tràigh na Cleavag

Sgarasta Mhòr Beach

Borve Beach

Nisabost Beach

Seilebost Beach

Luskentyre Beach

Isle of Harris Distillery : Le Hearach est le premier whisky single malt historique issu de notre distillerie insulaire et de l’île de Harris. À l’instar du célèbre tissu Harris Tweed, fabriqué ici depuis des générations, notre whisky est le fruit du travail des habitants de l’île et de notre terre natale, intimement liés pour produire un spiritueux élégant, complexe et plein de caractère. Ce lien particulier entre les hommes et leur terre perdure encore aujourd’hui, chaque goutte étant produite par les mains des habitants de l’île de Harris, ici, dans les Hébrides extérieures. Notre recette utilise des spiritueux vieillis dans d’anciens fûts de bourbon, d’oloroso et de fino.

Harris Tweed Isle Of Harris Shop : Harris Tweed Isle of Harris est une entreprise familiale spécialisée dans le tissu mondialement connu sous le nom de Harris Tweed®. La famille possède un riche héritage de tisserands qui remonte à plusieurs générations et est fière de pouvoir perpétuer la tradition familiale en combinant son savoir-faire ancestral avec des influences modernes et contemporaines. À l’origine, l’entreprise familiale tissait et vendait des coupons de tweed. Aujourd’hui, elle propose une large gamme de produits Harris Tweed®, tels que des vestes, des sacs à main, des porte-monnaie, des articles d’ameublement et de nombreux autres accessoires.

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Étape 10: Stronoway

Nous voilà parti pour la découverte de la partier sud de la côte ouest de l’île de Lewis. Pour rejoindre cette partie de l’île, il faut d’abord en traverser la partie centrale qui est quasiment désertique. De la bruyère et de la tourbe à perte de vue.

La A858 nous conduit à Calanais (ou Callanish). Les menhirs de Callanish constituent l’un des complexes mégalithiques les plus importants et les plus significatifs d’Europe. Le groupe de pierres le plus impressionnant, appelé Callanish 1, est clairement visible depuis la route principale (A858). Il se compose de rangées de gros blocs de gneiss lewisien disposés en forme de croix. Au centre de la croix se trouvent un monolithe et un petit cairn à chambres. Deux autres cercles de pierres importants se trouvent dans la même zone (Callanish 2 et 3).

Nous commençons par Callanish 1. Il est composé d’une cinquantaine de pierres. Comme nous sommes tôt, les bus de touristes ne sont pas encore arrivés. Quand nous nous approchons des pierres dressées, une « folle » court pour nous dépasser et va se coller au menhir central qu’elle semble embrasser. Elle restera comme ça un bon quart d’heure malgré nos remarques et celles d’autre visiteurs ! J’espère que ses chakras se seront bien ouverts et qu’elle aura emmagasiné beaucoup d’énergie. Sur un site pareil c’est normal qu’il y ait du monde (bien qu’ici cela soit tout relatif). Que certaines personnes se prennent ou se font prendre en photo devant les pierres c’est devenu presque la norme, mais qu’une seule personne puisse « s’accaparer » le site est insupportable et irrespectueux ! Finalement, quand le soleil vient éclairer les pierres la « folle » repart vers son camping car. Elle n’a même pas regarder les autres pierres !

Après Callanish 1 nous partons pour Callanish 2 et 3. Ces deux cercles de pierres sont nettement moins impressionnants, mais valent le détour. Callanish 2 est composé de 5 pierres alors que Callanish 3 en comprend 17. L’accès à ces deux sites nécessitent un tout petit peu de marche mais rien de très difficile. Il faut juste faire attention où on met les pieds, le terrain étant passablement humide.

Après la visite de ces trois sites mégalithiques nous poursuivons notre virée vers le sud. Notre prochaine étape est Bernera, petite île reliée à Lewis par un pont (qui porte le nom pompeux de « Pont sur l’Atlantique ») sur la B8059. Nous allons jusqu’à l’extrémité de l’île à Bostadh. Là se trouve une belle plage et une maison de l’âge du fer reconstituée. Comme à notre habitude nous marchons sur la plage pendant un petit moment. Dans le machair surplombant la plage, paissent des moutons aux cornes étrangement enroulées en une sorte de spirale. Amusant !

Juste avant de repasser le pont sur l’Atlantique pour revenir sur Lewis, nous nous arrêtons un tout petit moment au site de Callanish 8. Il n’est pas exceptionnel et ne vaut le détour mais comme nous passons littéralement à côté nous allons voir les trois ou quatre pierres qui se dressent parmi la bruyère.

La B8011 nous amène ensuite du côté de Uig. Niché au sud-ouest de Lewis, Uig est l’un des secrets les mieux gardés de l’île. Des paysages déserts de landes et de lochs s’étendent à perte de vue lorsque la B8011 passe le croisement pour Great Bernera et contourne le domaine de Scaliscro. La route traverse un intérieur austère et inhospitalier, marqué uniquement par quelques cabanes en forme de ruches, des lochs d’une beauté sombre et, en toile de fond, des collines glaciaires et des escarpements battus par les intempéries. La B8011 décrit ensuite un virage en épingle à cheveux à la source du Loch Rog Beag et longe quelques petits villages, dont Giosla et Einacleite. Elle rejoint ensuite la petite communauté de Miabhaig (dont le nom signifie « baie étroite » en norrois). Le quai abrité et le port naturel ont joué un rôle important pour le déchargement des cargos à vapeur jusqu’au XXe siècle. La descente à travers Glen Valtos (Gleann Bhaltois) jusqu’à Timsgarry est spéciale. On se dirait sans un petit canyon.

A Timsgarry nous poursuivons vers le sud et laissons à notre droite la baie d’Uig (Uig Sands) l’endroit où les pièces d’échecs de Lewis auraient été découvertes. Comme la marée n’est pas encore basse la « plage » n’est pas encore impressionnante. Si les conditions météo le permettent nous nous arrêterons au retour. La pluie est annoncée pour le début de l’après-midi. Nous ne sommes donc pas très optimistes mais on verra bien.

La route continue vers le sud vers Mangersta. La B8011 grimpe sur les contreforts nord des collines d’Uig avant de s’ouvrir soudainement sur une vue imprenable sur l’Atlantique. Au sud on aperçoit même les collines de Harris. Vers la fin de la route, même les aires de dépassement disparaissent et les conducteurs doivent se garer sur le machair pour laisser passer les véhicules qui arrivent en sens inverse…

Un peu après Mangersta nous laissons la voiture au bord de la route et marchons vers le bord de la falaise pour aller voir les Mangersta Sea Stacks. Ce sont des formations géologiques consistant en plusieurs colonnes rocheuses abruptes et verticales dans la mer, formées par l’érosion des vagues. Nous ne nous approchons pas trop près du bord car le vent est de plus en plus fort, l’herbe est humide et , en plus, le ciel commence à lâcher quelques gouttes de pluie. On prend l’habitude de ces conditions météo. Pendant tous les premiers jours de notre séjour nous avons eu droit à une ou plusieurs averses de pluie. Et ça sera comme ça jusqu’à la fin … Mais on est en Ecosse et pas dans les Caraïbes …

Vers 15 h nous entamons le retour vers Stornoway. Mais, comme nous sommes incorrigibles, nous ne pouvons pas passer à côté de la plage de Mangersta sans nous arrêter. Malhereusement pour nous il reste une petite place sur la parking … Finalement nous ne regrettons pas notre arrêt. Cette plage est différente des autres que nous avons vues ces derniers jours. Elle se trouve au fond d’une petite crique entourée de rochers.

Avant de rentrer vers notre « pod » près de Stornoway, nous voulons encore voir la plage de Uig et acheter du saumon fumé à la « Uig Lodge« . Malhereusement celle-ci est fermée mais un petit panneau indique qu’il est possible de trouver le saumon produit ici au « Uig Community Shop » qui se trouve un peu plus loin.

La pluie s’est mise à tomber fort. Nous regardons la plage de Uig de loin puis continuons la route vers Stornoway.

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Lewis : la plus grande des îles Hébrides extérieures et de loin la plus peuplée, ce qui peut sembler improbable au vu des landes désertes qui dominent une grande partie de l’île. Son nom vient du mot gaélique « leogach », qui signifie « marécageux », et c’est certainement l’un des adjectifs qui vient à l’esprit lorsque l’on contemple l’intérieur incroyablement austère de cette île. Pourtant, ce paysage est loin d’être monotone et désert : le littoral est spectaculaire, avec des falaises qui s’effondrent dans des baies le long des flancs ouest et est. C’est également sur la côte que se trouve la grande majorité de la population, principalement dans le port de Stornoway (Steòrnabhagh), le reste étant réparti dans les nombreux villages qui dessinent les contours côtiers de l’île. Le reste de Lewis est principalement constitué de landes atmosphériques, parsemées de lochans d’eau douce scintillants et de marais désolés qui semblent s’étendre à l’infini. Les couleurs dominantes de ce paysage de tourbe sont des nuances de gris-vert et de brun roux, parfois parsemées de touffes de coton blanc ondulé. Les monticules, les cairns et les longs murs d’enceinte qui délimitent les anciens pâturages semblent s’étendre à l’infini dans les marais au loin.

Cercle de pierres de Callanish : (voir aussi Calanais – Callanish) L’île de Lewis compte de nombreux exemples remarquables de cercles de pierres, de menhirs, de monolithes et de constructions datant de l’âge du fer. La série de pierres la plus importante se trouve dans la région de Callanish. Les menhirs de Callanish constituent l’un des complexes mégalithiques les plus significatifs et les plus importants d’Europe. Le groupe de pierres le plus impressionnant s’appelle Callanish 1 et le cercle est clairement visible depuis la route principale (A858). Il se compose de rangées de gros morceaux de gneiss lewisien disposés en forme de croix. Au centre de la croix se trouvent un monolithe et un petit cairn à chambres. Deux autres cercles de pierres importants se trouvent dans la même région (Callanish 2 et 3). Le site lui-même peut être visité à tout moment, car il s’agit d’un site « ouvert ».

Cercle de pierre Callanish I

Cercle de pierre Callanish II

Cercle de pierre Callanish III

Cercle de pierre Callanish VIII

Bernera est une petite île reliée à Lewis par un pont sur la B8059. A Bosta, au nord-ouest, l’île possède une magnifique plage et un village datant de l’âge du fer. L’une des maisons de l’âge du fer, fouillée en 1996, a été superbement reconstruite et peut être visitée pendant l’été. La maison et le village de l’âge du fer ont été découverts après qu’une forte tempête en 1993 ait emporté une partie des dunes, révélant des pierres disposées de manière organisée.

Faisant écho à la découverte de Skara Brae un siècle et demi plus tôt, une tempête en 1993 a emporté les dunes situées à l’est de la plage de Bostadh, à l’extrémité nord de l’île de Great Bernera. À la suite de cette tempête, une série de structures en pierre ont été découvertes, dépassant de la nouvelle surface des dunes. Les archéologues ont passé au total 13 semaines à Bostadh en 1996. Ils ont trouvé des traces d’une colonie nordique, mais sous les couches nordiques, ils ont découvert une série de cinq maisons pictes en forme de bonbon ou de huit, remarquablement bien conservées. Leurs noms viennent de leur forme, qui ressemble à une tache vaguement circulaire, avec une autre tache vaguement circulaire plus petite attachée à l’une de ses extrémités, reliée par une porte intérieure. Les maisons avaient été construites en creusant un sol bien en dessous du sable environnant et en érigeant une double couche de murs en pierres sèches, les espaces entre les murs étant comblés de gazon, d’argile, de sable et de déchets. Les murs étaient tous intacts et les dépôts au sol étaient restés intacts dans les maisons, sous le remblai de sable qui les avait préservés. On pense que ces maisons datent de la seconde moitié du premier millénaire, c’est-à-dire des siècles après 500 après J.-C. Aujourd’hui, le site du village est signalé par un panneau explicatif à l’endroit où les visiteurs débouchent sur les dunes surplombant la plage de Bostadh depuis l’est. Les maisons excavées ont été remblayées avec du sable afin de les préserver et, bien que trois d’entre elles soient encore visibles aujourd’hui, il est facile de ne pas remarquer leur existence lorsque l’on se promène dans la région. La principale attraction pour les visiteurs du site est une maison reconstituée. Elle a été placée à l’extrémité sud de la baie, dans un endroit dépourvu de vestiges archéologiques. On y accède par un chemin qui traverse les dunes et passe par un pont en bois. La maison reconstruite a été érigée en 1998/9. Comme les originales, son sol est bien en dessous du niveau du sol. On y entre par une série de marches incurvées à l’extrémité sud, conçues pour empêcher autant que possible le vent de pénétrer, et par une porte en bois. Le style de construction de base n’est pas très différent de celui utilisé dans les maisons noires encore construites à Lewis à la fin des années 1800, comme celles que l’on peut voir au Blackhouse Museum à Arnol et à Gearrannan. L’espace entre les murs intérieurs et extérieurs en pierre était peut-être plus grand qu’il ne l’est devenu par la suite, mais les principes fondamentaux sont restés les mêmes. Les fouilles menées en 1996 n’ont rien révélé sur le style de toiture utilisé pour ces maisons. Une double approche conique a été envisagée pour la reconstruction (reflétant la forme en huit), mais on a estimé que cela provoquerait des infiltrations d’eau à la jonction des deux cônes partiels. Une structure simple à double paroi a donc été utilisée à la place. L’objectif initial était de recouvrir la surface extérieure de gazon, mais l’été 1998 a été exceptionnellement pluvieux et une grande partie du gazon coupé à cet effet a pourri avant d’avoir séché. Le toit a donc été recouvert de chaume.

Texte sur les panneaux devant la réplique de la maison de l’âge de fer :

Une fois les fouilles du village de l’âge du fer sur la plage de Bosta terminées, le site a été recouvert afin d’être préservé pour de futures études. Aujourd’hui, il ne reste que très peu de choses à voir sur le site. En raison du caractère unique de ce site archéologique, la communauté locale souhaitait créer quelque chose pour célébrer l’histoire locale de l’âge du fer pictish et montrer aux visiteurs ce qui avait été découvert ici.

Au cours des fouilles, les archéologues ont réalisé des plans détaillés des maisons et il a donc été décidé de construire une réplique exacte de l’une d’entre elles sur la base de ces plans. La maison est inspirée de la maison n° 3 du village.

Ce site est particulier non seulement en raison de son emplacement, mais aussi parce que les maisons qui y ont été découvertes présentent plusieurs caractéristiques uniques.

Tout d’abord, leur âge, daté de 700 après J.-C. +/- 100 ans, ce qui est très tard dans l’âge du fer et correspond en fait à la fin de l’âge du fer écossais ou picte. Ensuite, la forme des maisons est très inhabituelle, car elles sont oblongues et comportent deux pièces, contrairement aux maisons rondes à une seule pièce habituelles de l’âge du fer. Troisièmement, le fait qu’elles soient construites en pierre est également inhabituel et, comme elles sont en grande partie souterraines et ont été rapidement ensevelies lorsqu’elles ont été abandonnées, leur état de conservation est exceptionnel.

La forme unique de ces maisons a incité les archéologues à les appeler « maisons Jelly Baby » (maisons en forme de bonbons). Celle-ci a été reconstruite à l’aide des techniques disponibles à l’âge du fer. La majeure partie de la maison est construite sous le niveau du sol et des pierres locales ont été utilisées pour construire les murs intérieurs et extérieurs, avec un remplissage de sable et de gravier pour faciliter le drainage et l’isolation.

Comme la plupart des pierres d’origine ont été conservées et répertoriées, nous avons pu reconstruire la maison avec précision, tant en termes de taille que de caractéristiques principales. Le toit étant probablement constitué de bois et de gazon ou de chaume, il ne restait que peu de traces physiques permettant de déterminer son aspect. Cependant, des trous de poteaux ont été trouvés dans le remplissage du mur, ce qui a permis de déterminer l’angle des chevrons et, à partir de là, de reconstituer le toit actuel.

Les marches d’entrée incurvées et le passage d’entrée bas ont probablement été conçus pour réduire l’impact des vents violents du nord et assurer une certaine ventilation à l’intérieur de la maison.

Les deux pièces de l’habitation sont séparées par un mur de pierre jusqu’au niveau du linteau, et elles se trouvent à des niveaux différents, le sol de la petite pièce nord étant environ 40 cm plus bas que celui de la pièce principale.

Il y a un grand espace sous le toit et, d’après plusieurs trous de poteaux trouvés dans le sol de la pièce principale, on pense qu’il existait une sorte d’étage supérieur. Initialement considéré comme un espace de couchage, nous avons depuis décidé qu’en raison du feu central ouvert et de la combustion de la tourbe, il n’aurait pas été adapté à cet usage et aurait donc probablement été utilisé comme espace de stockage.

De même, la petite pièce nord était initialement considérée comme un atelier pour les femmes. Cependant, après des expériences menées dans cette pièce et compte tenu de la présence d’étagères murales internes, on pense que cette pièce servait de réserve alimentaire, car le mur séparant les deux pièces devait atteindre le toit et cette pièce est toujours plus fraîche. On pense que la maison abritait une famille d’environ 12 personnes sur trois générations, ce qui nécessitait le stockage d’une grande quantité de nourriture, en particulier pour l’hiver. Lors des fouilles, des os d’animaux et de poissons ainsi que des céréales ont été trouvés, ce qui indique que les habitants avaient une alimentation variée.

Ouverte chaque été depuis 1999, nous avons beaucoup appris en menant des expériences archéologiques sur le fonctionnement de la maison et en reproduisant des objets.

Lorsque la maison est ouverte, généralement du lundi au vendredi après-midi de mai à septembre, un guide est présent à l’intérieur pour vous expliquer plus en détail la maison et la façon dont ses occupants vivaient. Veuillez noter que l’entrée à la maison est payante, les frais étant destinés à son fonctionnement et à son entretien. Veuillez consulter le site web du musée Bernera pour plus de détails.

Certains des meilleurs artefacts issus des fouilles sont exposés au musée Bernera, situé dans le centre communautaire de Breaclete, qui est généralement ouvert aux mêmes horaires que la maison de l’âge du fer.

Veuillez noter que l’entrée est inégale et que le passage est bas, ce qui peut rendre l’accès difficile pour certaines personnes. De plus, comme il n’y a pas d’électricité sur ce site, l’éclairage à l’intérieur est faible et il faut quelques minutes pour que les yeux s’adaptent, mais cela en vaut la peine.

Traigh Bhostadh (Bosta Beach)

Uig Bay : Uig (gaélique écossais : Ùig [uːkʲ]), également connu sous le nom de Sgìr’ Ùig, est une paroisse civile et une communauté située à l’ouest de l’île de Lewis, dans les Hébrides extérieures, en Écosse. La paroisse d’Uig est l’une des quatre paroisses civiles de l’île de Lewis. Elle comprend les districts de Carloway, East Uig, Bernera et West Uig (communément appelés district d’Uig ou Uig Lewis). Son nom vient du mot nordique Vik qui signifie « baie ». La plage d’Uig (en gaélique écossais : Camas Ùig) est surtout connue pour être le lieu où ont été découvertes les pièces d’échecs de Lewis (en gaélique écossais : Tàileasg Ùig). Avant 1831, un petit fermier local a découvert un trésor enfoui de pièces d’échecs, mis au jour par une tempête. Les pièces d’échecs se trouvent aujourd’hui au Musée de l’Écosse, à Édimbourg, avec une exposition à l’étranger [clarification nécessaire] au British Museum de Londres, et des répliques au Centre du patrimoine d’Uig à Tuimisgearraidh. Elles sont pour la plupart sculptées dans des défenses de morse et proviennent probablement de Norvège au XIIe siècle, bien que l’on ignore quand et comment elles sont arrivées à Uig. Camas Ùig est entouré par les villages de Cradhlasta (Crowlista), Tuimisgearraidh (Timsgarry), Eadar Dhà Fhadhail (Ardroil) et Càrnais (Carnish).

Traigh Mhangurstadh (Mangerstra Beach)

Mangersta Sea Stacks : formation rocheuse située à l’extrémité ouest de l’île de Lewis. Elles se trouvent à environ un kilomètre à l’ouest de la plage de Mangersta et comprennent plusieurs stacks de tailles diverses (Stack ou Sea Stack : formation géologique consistant en une ou plusieurs colonnes rocheuses abruptes et souvent verticales dans la mer près d’une côte, formées par l’érosion des vagues).

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Étape 11: Stornoway

Dernier jour dans les Hébrides Extérieures. Le soleil est radieux ce matin, Mais cela ne devrait pas durer toute la journée. Par contre, et c’est une constante ces derniers jours, le event st fort. Et ça ira encore en s’accentuant au cours de la journée.

Nous retraversons l’île de Lewis pour aller sur la côté ouest. Mais cette fois sur la deuxième route qui traverse l’île : la A857. Cette route va en fait jusqu’à l’extrémité nord de Lewis. On la suit jusqu’à Port of Ness où nous faisons notre premier arrêt. Nous marchons un petit peu dans le port et du côté de la plage. La mer est très agitée. Nous voyons aussi beaucoup de Fous de Bassans qui plongent dans l’eau à la recherche de poissons. Ces oiseaux sont des plongeurs incroyables. Juste avant de pénétrer dans l’eau on les voit rabattre les ailes le long de leur corps et fendre la surface de l’eau. La plupart ressortent avec un poissons dans le bec.

Un peu plus loin nous atteignons le point le plus au Nord des Hébrides Extérieures, le phare du Butt of Lewis. Construit en 1862 par David Stevenson, il fait 37 mètres de haut est c’est l’un des rares phares d’Écosse en brique rouge non peinte. Il est aujourd’hui automatisé mais son feu guide encore aujourd’hui les navires. Ce phare marque la fin de l’île et offre une vue dégagée sur l’océan. Le Guinness des records classe ce site parmi les plus venteux du Royaume-Uni. Les tempêtes y sont fréquentes…

Nous nous promenons un bon moment sur les falaises et continuons à observer les Fous de Bassans. Il y a une colonie sur les petits îlots un petit peu au large.

Puis, avant de retourner prendre la A857 pour retourner vers le Sud, nous nous arrêtons sur la plage de sable doré d’Eoropie. Nous en faisons un peu le tour et continuons notre route. Quelques kilomètres plus loin nous faisons le détour pour aller voir une pierre dressée : Baile an Truiseil. Rien à voir avec les grands ensembles de Callanish où le nombre est et la disposition rend la chose intéressante. Ici c’est une pierre unique mais elle mesure pas loin de 6 mètres de haut (auxquels s’ajoutent 2 mètres supplémentaires sous terre). Selon la tradition locale, ce menhir marque le site d’une bataille entre les clans Macaulay et Morrison, ou encore la tombe d’un guerrier nordique tué au combat. Une autre théorie suggère qu’il s’agissait d’un repère pour les marins.

Vers 12h30 nous arrivons, après avoir bifurqué sur la A858 un petit peu après Barvas, à Arnol. Nous allons visiter une blackhouse. Une black house, ou blackhouse, taigh dubh en gaélique écossais, anciennement tigh, est un type ancien d’habitation à pièce unique et à toit de chaume, à cohabitation de l’homme et de la vache, très commune autrefois Les personnes en occupaient un bout et les bêtes l’autre, une cloison séparant les deux. Celle d’Arnol était encore habitée en 1965. Mais tout le monde ne vivait pas dans ce genre de demeure. Au début du siècle précédent, le « maison blanche », dans lesquelles un mur séparait l’étable et l’habitation, ont gentiment commencé à les remplacer.

La visite d’Arnol est très sympa. On peut bien visiter l’intérieur et voir comment ces maisons étaient agencées. Ce qui frappe quand on y pénètre c’est l’odeur de tourbe brûlée. Nous ne passerons pas beaucoup de temps à l’intérieur de la blackhouse, mais nos habits auront bien le temps de s’imprégner de ce délicieux fumet.

A Arnol on peut églament visiter une whitehouse. C’était nettement plus agréable à vivre, mais par contre l’isolation laissait fortement à désirer. Donc pendant les hivers rigoureux la vie devait être plus facile dans les blackhouse aux murs très épais et aux toutes petite fenêtres.

Nous allons encore voir d’autres blackhouses tout à l’heure, mais avant, sur le chemin nous nous arrêtons au Norse Mill and Kiln (au moulin et séchoir norrois) près de Shawbost. À l’époque, un canal amenait l’eau qui actionnait la meule. Pour que cela fonctionne parfaitement, le grain devait être sec comme de la paille. C’est à cela que servait l’autre bâtiment, le séchoir, appelé « kiln ». Un feu de tourbe brûlait dans le grand creux au milieu de la pièce, tandis que le grain était stocké dans la partie surélevée afin de sécher plus rapidement grâce à la chaleur.

Près de Carloway nous trouvons le Gearrannan Blackhouse Village. Depuis 1989, le trust communautaire local Urras nan Gearrannan (le Garenin Trust) a minutieusement restauré les propriétés et les terres agricoles autrefois abandonnées pour recréer un village authentique. Des méthodes traditionnelles ont été utilisées pour recréer la maçonnerie en pierre sèche et le toit de chaume des maisons d’origine. Une seule peut vraiment se visiter. Dans celle-ci on y voit même un métier à tisser le Harris Tweed. Normalement il fonctionne mais, depuis quelques jours, une des pièces s’est cassées. Dommage. Nous passons un bon moment à déambuler entre les maisons, à bien regarder la manière dont elles ont été construites. Le seul petit regret de cette visite c’est qu’une partie d’une maison peut être visitée. Heureusement que nous avons passer à Arnol avant.

Avant de rentrer sur Stornoway nous allons encore voir le Dùn Charlabhaigh (ou Dùn de Carloway). Probablement construit à la fin de l’âge du fer, il a peut-être été occupé jusqu’au XIVe siècle. Il s’agit d’une fortification circulaire de 14 à 15 mètres de diamètre et dont la façade atteint 9 mètres de hauteur. Les murs creux de 3 mètres d’épaisseur sont construits sans mortier. Des trous dans les murs attestent de la présence probable de planchers en bois sur plusieurs niveaux. Maintenant c’est bien entendu en ruine mais on peut quand même aller dedans et se rendre compte de l’aménagement.

La pluie s’est mise à tomber. Nous reprenons le chemin de Stornoway. En empruntant une toute petite route, la Pentland Road, qui traverse le « désert » centrale de l’île. C’est la dernière fois que nous prenons une single track road dans les Hébrides Extérieures.

A Stornoway nous passons au château de Lews pour visiter le musée. Mais celui-ci ferme dans 10 minutes. Cela ne vaut donc pas la peine d’y aller. Dommage parce qu’on aurait pu voir quelques unes des fameuses pièces d’échec découvertes sur l’île (les Lewis Chessmen). On se rattrapera en faisant un saut au musée national d’Ecosse à Edimbourg.

On se promène un moment dans le parc puis nous allons faire nos derniers achats de produits locaux. Encore un peu de saumon fumé et surtout du boudin noir de Stornoway de Charles McLeod.

Pendant notre dernier repas sur l’archipel, je reçois cette alerte ! Le ferry que nous devons prendre demain matin pour retourner du côté d’Ullapool pourrait être annuler au vu des conditions prévues pour demain. C’est vrai que des rafales à presque 100 km/h sont annoncées …

C’est un peu tendus que, de retour à notre « pod », nous faisons nos valises. Le vent souffle de en plus fort …

A tout hasard je consulte les horaires des ferry les jours suivants. Le premier que nous pourrions prendre et sur lequel il y a de la place pour embarquer la voiture, est le dimanche 14. Nous décollons le 13 … On croise vraiment les doigts …

Toutes les photos ici

Arnol Blackhouse : Le n° 42 Arnol est un vestige unique et précieux. Autrefois domicile d’une famille de petits fermiers des Hébrides et de leurs animaux, cette maison au toit de chaume est conservée presque telle que la famille l’a laissée lorsqu’elle a déménagé en 1965. Cette maison traditionnelle au toit de chaume, entièrement meublée, abritait autrefois une famille et ses animaux sous le même toit. On peut également voir la ruine de la maison noire au n° 39, ainsi que la « maison blanche » des années 1920 qui l’a remplacée. Les maisons blanches, dans lesquelles un mur séparait l’étable et l’habitation, ont remplacé de nombreuses maisons noires à cette époque. Sentez l’odeur de la fumée de tourbe : même aujourd’hui, le feu au cœur de la maison noire ne doit jamais s’éteindre. Jetez un œil à l’intérieur des lits-caisses confortables de la chambre, qui ont conservé leurs tissus et leur mobilier d’origine. Découvrez l’étable telle qu’elle était en 1966, sans les vaches. Imaginez à quoi ressemblait la vie dans la maison blanche par rapport à celle dans la maison noire.

Norse Mill and Kiln : Le chemin qui mène de la route au moulin est bientôt rejoint par un canal bordé de pierres. À l’époque, celui-ci amenait l’eau qui actionnait la meule. Le canal disparaît à l’arrière des deux bâtiments, car c’est là que se trouvait le moulin proprement dit. En y entrant, le visiteur découvre que la construction est toujours là. D’un seul coup d’œil, on comprend comment elle fonctionnait : l’eau s’écoulait par une rigole dans le sol le long d’une roue à aubes qui faisait tourner la meule au-dessus. Le grain était versé dans le grand entonnoir en bois, puis broyé en farine par la meule. Pour que cela fonctionne parfaitement, le grain devait être sec comme de la paille. C’est à cela que servait l’autre bâtiment, le séchoir, appelé « kiln ». Un feu de tourbe brûlait dans le grand creux au milieu de la pièce, tandis que le grain était stocké dans la partie surélevée afin de sécher plus rapidement grâce à la chaleur.

Gearrannan Blackhouse Village : Les « blackhouses » (maisons noires) ne tirent pas leur nom du fait qu’elles étaient autrefois enfumées et dotées de petites fenêtres, mais parce qu’elles étaient comparées aux nouvelles maisons construites à la fin du XIXe siècle, appelées « white houses » (maisons blanches). Les nouvelles « maisons blanches » étaient conçues pour séparer les humains de leur bétail et de leurs animaux. La conception des blackhouses remonte à plusieurs milliers d’années, tout comme leur méthode de construction. Le bâtiment se compose de deux murs concentriques en pierres sèches, avec un espace entre les deux rempli de terre ou de tourbe. Le toit était soit en chaume, soit en gazon, et construit sur une charpente en bois. La charpente était soutenue par le mur intérieur, ce qui donnait l’aspect caractéristique d’une étagère autour de l’extérieur du bâtiment. Comme le matériau de couverture devait parfois résister à des conditions météorologiques assez extrêmes, il était souvent fixé à l’aide d’un filet auquel étaient attachées de grosses pierres aux extrémités. Incroyablement, certaines blackhouses étaient encore habitées jusqu’au milieu des années 1970, même s’il faut préciser que certaines d’entre elles étaient équipées de cheminées, contrairement à la construction traditionnelle sans cheminée.

The Shieling Barvas and Brue : Un shieling est une petite cabane ou un petit chalet situé dans les landes, utilisé en été par les femmes et les enfants qui emmenaient les animaux paître. Aujourd’hui, certains shielings sont utilisés comme résidences d’été.

texte informatif à disposition dans l’Ecomusée :

Ce village vous faire entrevoir la vie traditionnelle des Hébrides. Il n’y a que trois habitants âgés en 1974 et ils ont déménagé aux nouvelles bâties maisons sociales et le village est abandonné depuis ce temps. Les maisons abandonnées commencèrent à se détériorer rapidement, mais leur intérêt fut reconnu, et la formation d’une association pour la préservation des chaumières en 1989 (le Gearrannan Trust) permit la remise en état du village et des « crofts » (parcelle de terre arable délimitée par une haie ou une barrière, généralement de petite taille).

Il y a 9 maisons dans le village de chaumières de Gearranan. L’une d’entre elles est une auberge de jeunesse, 4 sont des gites. Les autres ont été aménagées l’une en salle d’information/documentation, une autre en écomusée. Il y a également une cafétéria-boutique, et des toilettes.

Les gîtes ont l’aspect rude des chaumières d’autrefois, mais offrent à l’intérieur tout le confort moderne. Tous les gîtes ont une cuisine équipée, le chauffage central, une pièce à vivre confortable, douche électrique, une cuisinière à charbon ou à tourbe, et des chambres confortables.

Dans la chaumière Taigh Mor (la grande maison en gaélique), une exposition présente une brève histoire du village, ainsi que des vidéos sur le travail de la tourbe et le tissage du tweed. Cette maison abrite également le centre administratif du village.

Remontez le temps jusqu’en 1955 et vivez la vie d’une véritable blackhouse, dans laquelle la chaleur et l’odeur d’un feu de tourbe ajoutent à l’ambiance, et où vous pourrez voir une démonstration de la fabrication du fameux tweed de l’île de Harris.

Dans Taigh an Chocair, relaxez-vous et profitez d’un petit « strupag » – une tasse de thé ou de café avec une pâtisserie maison. Nous avons également des soupes maison ou des sandwiches.

Si vous avez du temps devant vous et que vous aimez la marche, vous avez le choix entre deux chemins côtiers au départ du village de Gearrannan. Le sentier balisé vers les magnifiques plages de Dalbeg et Dalmore part du village en direction du nord. Dans la direction opposée, la balade mène au phare de Laimishader, sur une langue de terre à la sortie du loch de Carloway. Ce deuxième sentier n’est pas balisé. Chacun des deux itinéraires peut prendre de deux à trois heures sur un terrain un peu rude, mais spectaculaire.

Taigh Thormoid Anna, l’écomusée, est aménagée comme elle était en 1955, après que l’électricité ait été amenée jusqu’au village et lorsque l’aménagement intérieur des chaumières commençait à se rapprocher de celui des maisons plus modernes avec leur confort (qu’on appelait alors « white houses» par opposition à « blackhouses», « maisons noires » du fait qu’elles n’avaient pas de cheminée et que la fumée du feu de tourbe central ne pouvait pas s’échapper, noircissant ainsi les murs et le plafond – cette origine du mot est néanmoins contestée).

Ce qui suit vous donnera un aperçu du village dans la période d’après-guerre.

Après la seconde guerre, beaucoup de ceux qui avaient servi dans l’armée ont compris que l’Ecosse des grandes villes, l’étranger, ou la mer offrait davantage de débouchés professionnels que les îles. Des professions comme la marine marchande, la chasse à la baleine, les emplois hôteliers ou de maison ont fait partir beaucoup de gens de Gearrannan, et même de l’ile. D’autres ont quitté l’ile pour aller au lycée ou à l’université, et peu y sont revenus par la suite. Le village manquait cruellement de jeunes, mais ceux-ci revenaient avec bonheur dans leur village pour les vacances.

Baile an Truiseil (Clach an Truisheal) : Cette pierre dressée monstrueuse est la plus grande d’Écosse, avec près de six mètres de haut. Elle mesure 2 mètres de large et moins d’un mètre d’épaisseur. Elle penche désormais légèrement vers le sud, alors placez-vous du côté nord ! Selon la légende locale, cette pierre marque le site d’une bataille, bien que les archéologues la considèrent comme une véritable pierre préhistorique. Une couche de tourbe très épaisse, retirée au XIXe siècle, atteste de l’âge de la pierre. Les faces les plus longues de la pierre sont légèrement convexes et la pierre est orientée du nord-est au sud-ouest. La bande d’horizon indiquée dans les deux directions a été mesurée indépendamment, car on pensait que le simple fait d’inverser un ensemble de lignes pourrait être trompeur. Il s’est avéré que les résultats étaient très proches. La bande horizontale couverte par l’épaisseur de la pierre pour un observateur se trouvant à quelques mètres de distance est de 17-18°, et on pourrait soutenir qu’une zone aussi large du ciel est forcément susceptible de contenir une cible solaire ou lunaire. En fait, si l’on exclut les positions calendaires intermédiaires pratiques comme étant incapables d’être marquées par une telle pierre, Clach an Truisheal ne couvre aucune ligne solaire ou lunaire significative dans aucune des deux directions. De plus, les horizons bas environnants semblent indiquer qu’aucun groupe d’étoiles n’aurait été visible à l’est ou à l’ouest. Les orientations occidentales indiquées par la pierre se situent entre 249° et 266°, et les altitudes entre 1° et 0,6°. La constellation d’Orion, qui comprend plusieurs étoiles brillantes, aurait disparu ou s’estompé derrière la pierre à l’époque préhistorique. Vers 2500 avant J.-C., Bellatrix et Bételgeuse se seraient couchées derrière la pierre, et vers 2000 avant J.-C., toute la moitié supérieure d’Orion aurait fait de même. Aujourd’hui, la moitié inférieure d’Orion se couche derrière la pierre, tandis que la partie supérieure, y compris Bellatrix et Bételgeuse, se couche à droite. Mais ces idées ne sont que des spéculations, et une visite à cette pierre vaut la peine, ne serait-ce que pour apprécier ce que nos ancêtres préhistoriques pouvaient accomplir en tant qu’ingénieurs et ouvriers lorsqu’ils s’y employaient vraiment.

Le broch de Carloway (Dùn Charlabhaigh) est situé au-dessus du Loch an Duin, sur une colline rocheuse offrant une bonne position défensive. Un broch est une structure datant de l’âge de fer, conçue pour impressionner et défendre, et qui servait probablement de demeure aux chefs tribaux et aux membres importants de la communauté. Il est construit avec deux murs concentriques en pierre, avec un escalier ou une galerie à l’intérieur des murs menant aux étages supérieurs. Le broch de Carloway est l’un des mieux conservés des Hébrides et remonte à plus de 2000 ans. Il mesure environ 9 mètres de haut et 15 mètres de diamètre. Un broch est une structure très résistante qui était souvent utilisée à des fins défensives.

Dun Carloway Broch doit figurer sur votre liste des choses à faire lorsque vous visitez Lewis. Datant de l’âge du fer, les brochs sont présents dans toute l’Écosse et servaient de refuges défensifs où les habitants pouvaient se réfugier lorsqu’ils étaient attaqués par des forces maraudeuses. Qu’il s’agisse d’attaques vikings ou de clans rivaux.

Dun Carloway, comme d’autres brochs, témoigne de techniques de construction très raffinées et les pierres soigneusement alignées suggèrent sans aucun doute que leur construction est le fruit du travail d’artisans qualifiés. La meilleure caractéristique de Dun Carloway est son escalier bien conservé entre les murs circulaires intérieurs et extérieurs. Si vous êtes prêt à vous accroupir, vous pouvez vous faufiler par une porte basse qui vous donne accès à un « escalier » qui monte à 3-4 mètres au-dessus du « rez-de-chaussée » avant de s’arrêter. Dun Carloway est l’un des exemples les mieux conservés de broch et certaines sections du mur extérieur mesurent environ 9 mètres de haut, ce qui leur a permis de rester presque intactes. L’une des autres caractéristiques qui a survécu est la « cellule », à droite de l’entrée principale, où des chiens auraient été gardés pour éloigner les intrus. Vous pouvez également distinguer les corniches qui auraient soutenu le sol intérieur.

Tràigh Shanndaigh (Eoropie Beach)

Port of Ness Beach : Nis, ou Ness, est la paroisse la plus septentrionale de Lewis. Elle compte la plus forte proportion de locuteurs gaéliques en Écosse, avec plus de 90 %. Elle a été colonisée par les Vikings et son histoire est depuis lors étroitement liée à la navigation et à la mer. Port Nis, ou Port of Ness, est le point d’arrivée de la route A857 qui remonte le côté nord-ouest de Lewis. Vous y trouverez un petit port dont l’entrée se fait par un passage entre une falaise et un grand îlot rocheux. Une extrémité du port se fond dans une plage extrêmement attrayante orientée vers l’est. Les habitations à Nis sont très dispersées, et vous pouvez considérer Port Nis comme étant à l’extrémité d’un seul et même village linéaire qui s’étend sur plus de trois miles le long de la route principale menant à Swainbost, Cros et au-delà. Il s’étend également au sud de la route principale et, au nord, jusqu’à Europie ou Eoropaidh. Vous y trouverez l’église St Moluag, magnifiquement restaurée, sur un site qui aurait été consacré depuis l’arrivée de St Moluag dans les années 560. Au nord d’Europie, une petite route mène au phare de Butt of Lewis, situé à un kilomètre et demi. Cette tour de 37 mètres a été conçue par David Stevenson et s’est allumée pour la première fois en 1862. Elle est construite en briques apparentes, ce qui lui donne un aspect étrangement inachevé, mais qui lui a bien servi pendant plus de 140 ans. Cros, ou Cross, est peut-être le village le plus caractéristique de la route principale au sud de Port Nis. Vous y trouverez une auberge construite dans un style attrayant qui semble légèrement déplacé dans le nord de Lewis, ainsi que l’un des bureaux de poste les plus lumineux et les plus joyeux que vous puissiez trouver. Sur la côte est, au sud de Port Nis, se trouve le port plus petit et moins connu de Port Sgiosgarstaig. Peut-être en raison de leurs origines nordiques, les habitants de Nis ont depuis longtemps la réputation d’être des marins intrépides et, plus récemment, d’être de grands voyageurs. Beaucoup ont travaillé sur des projets hydroélectriques dans les Highlands dans les années 1950 et 1960, tandis que d’autres ont trouvé un emploi au chantier naval de Loch Kishorn, qui a pendant un certain temps fourni du travail à Applecross. Plus récemment, les hommes d’ici sont partis plusieurs semaines d’affilée au terminal pétrolier de Sullom Voe, dans les Shetland. Et chaque automne, les hommes de Nis font toujours leur voyage traditionnel vers la petite île de Sula Sgeir, à 40 miles au nord du Butt of Lewis. Là, ils capturent de jeunes fous de Bassan pour compléter leur garde-manger pendant l’hiver suivant.

Phare de Butt of Lewis : Au Butt of Lewis, la pointe nord des Hébrides extérieures, la tempête et la mer fouettent les falaises avec une telle violence que le phare qui s’y trouve doit être construit dans un matériau spécial. Il semble être le dernier avant-poste des Écossais – après, il n’y a plus que la mer, avec toutes ses conséquences effrayantes. On devine immédiatement à quel point ces conséquences peuvent être graves ; ici, à l’extrémité de l’île de Lewis, dans les Hébrides, le vent souffle si fort que l’endroit a déjà été inscrit dans le Livre Guinness des records comme la région la plus venteuse de Grande-Bretagne. Le phare du Butt of Lewis est en réalité le dernier lien pour tous ceux qui s’aventurent encore plus loin dans l’Atlantique impitoyable. Et oui, ces gens-là existent. Par exemple, les chasseurs de gougas, qui se rendent sur le rocher de Sula Sgeir pour y abattre pendant plusieurs jours de jeunes fous de Bassan. Sula Sgeir se trouve à 70 kilomètres au nord du Butt et est une petite île perdue au milieu de nulle part. Si l’on continue vers le nord, on ne trouve plus que l’Arctique. Autrefois, il existait un autre endroit isolé avec lequel le phare était en contact par radio : les petites îles Flannan, à environ 30 kilomètres à l’ouest. On y trouve un autre phare, en quelque sorte un petit frère, qui a été exploité jusqu’en 1971 par un ou plusieurs gardiens. Mais cet endroit est maudit ! En 1900, l’équipage a disparu dans des circonstances qui restent inexpliquées à ce jour. Les trois hommes ont probablement été emportés par l’Atlantique, mais les elfes ont-ils encore joué un rôle dans cette disparition ? Aujourd’hui encore, des légendes entourent cet incident. Et en 2017, le mystère des îles Flannan a même été adapté au cinéma avec Gerard Butler dans « Keepers ». Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’établir une liaison radio avec les Flannans, le phare fonctionne automatiquement et une équipe de maintenance s’y rend une fois par an seulement. En anglais, « butt » signifie effectivement « extrémité épaisse », mais en américain, ce mot est aussi souvent utilisé pour désigner les fesses humaines. En gaélique, le Butt of Lewis porte toutefois un nom un peu plus sympathique : Rubha Robhanais, le « cap du trou ». Ce nom fait référence à un rocher avec une ouverture circulaire situé tout près.

Château de Lews : Le château de Lews, en anglais Lews Castle, en gaélique écossais Caisteal Leòdhais, est un château écossais de l’époque victorienne situé à l’ouest de Stornoway, sur l’île de Lewis. Il est construit entre 1847 et 1857 comme maison de campagne de James Matheson, propriétaire de l’île entière.

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Étape 12: Stornoway – Ullapool – Lochinver

Il est 5 h 30 quand nous nous réveillons. Nous devons être à 6 h 15 pour le check-in du ferry. Je regarde mon téléphone. Pas d’information nous annonçant que le ferry est annulé. Sur le site c’est toujours le même message que hier soir. On charge la voiture et prenons la route pour Stornoway.

En regardant les prévisions du vent pour la journée, ici à Stornoway, c’est en effet assez brutal. Des ponts à plus de 90 km/h sont annoncées vers 13 h. Maintenant ce n’est que 70 km/h …

Nous arrivons un peu après 6 h au débarcadère. Nous ne sommes pas seuls. Ouf ! Nous passons le check-in et nous nous mettons dans une file pour attendre. Visiblement le bateau va partir. Nous sommes soulagés.

A 7 h, comme prévu, nous quittons Stornoway. Cette fois il n’est pas question de se mettre sur le pont pour la traversée. Nous trouvons des places assises dans des fauteuils au niveau supérieur. A travers les vitres nous avons un vue de ce qui nous attend : une mer très houleuse ! En quittant le port le bateau tangue déjà un peu. Et nous sommes dans une zone encore assez protégée. La suite risque d’être plus mouvementée.

Et en effet se sera le cas. Une fois dans le Minch (bras de mer entre les Hébrides Extérieures et les Highlands) les vagues se font de en plus grosses et le bateau est de plus en plus secoué. on ne fait pas les fiers. Le mal de mer s’installe rapidement.

Parfois, on a l’impression que la proue du bateau s’enfonce dans l’eau. A ce moment l’eau vient recouvrir l’avant du bateau et « asperger » les vitres juste devant nous. On a beau se dire que le bateau est gros et qu’on ne risque rien, on est quand même un peu tendu et inquiet.

Pendant la traversée nous recevons ce message de la part de la compagnie de ferry. Le bateau de 7 h sera le seul à effectuer la traversée. Celui de l’après-midi est annulé ! On a vraiment eu de la chance !

Après deux heures pénibles, la houle se calme quand nous passons entre les îles à l’entrée du Loch Broom, là où se trouve Ullapool. On respire mieux.

C’est finalement avec un peu de retard sur l’horaire prévu que le ferry accoste à Ullapool. Nous sortons du ferry et tentons de trouver une petite place pour garer la voiture. Nous voulons marcher un petit moment dans le village avant de reprendre la route pour prendre l’air frais et récupérer de cette traversée.

Le village d’Ullapool n’est pas vraiment joli. Seule la rue qui longe le bord de mer vaut la peine d’être vue.

Vers 11h nous nous laissons le port pour aller dans l’Assynt, une région au Nord d’Ullapool. Nous commençons par prendre la A835 qui remonte vers le Nord. Après une quinzaine de kilomètres sur cette « grande » route nous bifurquons à gauche sur une petite route (une single track) sans nom. Elle commence par longer le Loch Lurgainn au pied du fameux Stac Pollaidh. Puis continue vers l’Est. Au lieu dit Badnagyle nous continuons tout droit vers Achnahaird Beach. Là nous trouvons un joli endroit calme pour pique-niquer. Il y a une belle éclaircie donc nous en profitons pour sortir de la voiture pour nous dégourdir les jambes. Par contre le vent s’est encore renforcé depuis ce matin. Les prévisions annonçaient bien une intensification de la vitesse du vent au cours de la journée. Elles ne se sont pas trompées.

Nous revenons sur nos par jusqu’à Badnagyle. Là nous montons, toujours sur la petite route, vers le Nord en direction de Lochinver. Cette petite route est vraiment incroyable. Il n’y a pas un mètre de plat. Elle ne fait que de monter et descendre. Il n’y a quasiment pas de bout droit non plus. Les paysages traversés sont sublimes. Même avec le temps maussade c’est très beau. Sous le soleil ça doit être incroyable. Il faudra revenir une fois ici …

A Lochinver nous faisons un petit arrêt au magasin pour acheter deux ou trois petits trucs et continuons vers Stoer sur la B869 (aussi appelée Drumbeg Road). Initialement nous avions planifié d’aller jusqu’au phare de Stoer et même de pousser (à pieds) jusqu’au Old Man of Stoer, un stack de 60 m. Mais pour ça il nous faudrait marcher au bord d’une falaise. Et avec un vent aussi violent et une pluie imminente nous ne prenons pas le risque.

A Stoer nous allons juste un petit peu sur la plage. Avec le vent qui nous souffle droit dans la figure je n’arrive pas à faire des photos. Immédiatement mon objectif se couvre de petites gouttes d’eau (vidéo 1 et vidéo 2). Nous revenons ensuite vers Lochinver en faisant un détour par une dernière plage, celle Achmelvich. Nous pouvons profiter d’une belle éclaircie pour marcher encore un petit moment sur le sable blanc.

Ce soir nous avons réservé une table au Peet’s Restaurant. Nous y mangerons un cullen skink (soupe écossaise épaisse à base de haddock fumé, de pommes de terre et d’oignons) et un plat de fruits de mer. Délicieux.

Le ventre bien rempli nous rentrons dans notre roulotte perdue au milieu de nulle part.

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ferry Stornoway – Ullapool

le ferry (description, histoire, …)

Ullapool : Ullapool (Ullapul ou Ulapul en écossais) est une petite ville située dans le council area du Highland, dans la région de lieutenance de Ross and Cromarty et dans l’ancien comté de Cromartyshire. En dépit de sa petite taille (1 300 habitants), c’est la plus grande zone d’habitation à des kilomètres à la ronde. Ullapool a été fondée en 1788 en tant que port pour la pêche au hareng, et construit par Thomas Telford, sur la berge est du Loch Broom. Le port est toujours le centre de la ville, et reste destiné à la pêche, mais aussi à la plaisance et constitue le débarcadère des ferries en provenance de Stornoway dans les Hébrides extérieures.

Assynt : Le nom Assynt pourrait dériver du vieux norois ‘A-ssynt signifiant seen from afar et/ou d’Ass qui signifie rocheux en vieux norois.

Achnahaird Beach : Achnahaird Bay est un bras de mer de Enard Bay, situé sur la péninsule de Coigach, dans Wester Ross. On y accède en suivant la route menant au village dispersé d’Achiltibuie. La grande plage de sable offre une vue sur les montagnes Stac Pollaidh, Canisp et Suilven. Achnahaird Bay a servi de lieu de tournage pour le film de 2011 The Eagle, où une scène de poursuite à cheval a été tournée à travers la plage.

Clachtoll Beach

Achmelvich Bay : Achmelvich (en gaélique : Achadh Mhealbhaich) est un village situé dans la région des Highlands, en Écosse. Son nom vient du gaélique « Achadh », qui signifie « plaine » ou « prairie », et « mealbhaich », qui signifie « dunes de sable ». Le parking principal de la plage est séparé de la plage par le machair.

Lochinver : Lochinver (Loch an Inbhir en gaélique) est un village situé à l’embouchure du loch Loch Inver, sur la côte du district d’Assynt, dans le Sutherland, dans les Highlands écossais À quelques kilomètres au nord-est se trouve le Loch Assynt, source de la rivière Inver qui se jette dans le Loch Inver au niveau du village. La région compte environ 200 lochans, très appréciés des pêcheurs. Lochinver est dominé par le Caisteal Liath, sommet du Suilven voisin, qui ressemble à un pain de sucre. Lochinver, en tant que port de pêche, est fréquenté par des pêcheurs européens venant principalement d’Espagne et de France. Le port a fait l’objet d’un important projet de rénovation dans les années 1990, lorsque la zone portuaire a été reconstruite et qu’une nouvelle zone de chargement améliorée a été créée. Ce nouveau développement a nécessité le dynamitage d’une zone de plusieurs hectares à partir de la roche environnante. En 2020, Lochinver était le quatrième plus grand port de poissons blancs (démersaux), avec plus de 14 millions de livres sterling de poissons et de crustacés passant par le port (dont 1,6 million de livres sterling débarqués par des navires écossais).

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Étape 13: Lochinver – Charlestown

Le vent souffle toujours très fort ce matin. Mais un peu moins que hier quand même. Par contre la pluie tombe toujours. Nous avions prévu de reprendre la Drumbeg Road pour faire le tour de la péninsule au nord de Lochinver et de retrouver la A894 au peu au sud d’Unapool, puis retrouver la A837 au niveau du château d’Ardvreck. Nous abandonnons ce projet et prenons directement la A837 qui longe le Loch Assynt. Nous faisons un petit arrêt, sous une petite bruine, au château d’Ardvreck.

Puis nous roulons vers Inverness presque d’une traite. Après Ledmore la A837 se transforme en « single track » (la dernière de notre séjour !). La circulation augmente de plus en plus. La météo s’améliore aussi. La perturbation semble bien accrochée aux montagnes (collines ?) des Highlands.

Depuis Inverness et jusqu’à Perth nous roulons sur la A9. Avec deux petits détours tout de même. Le premier pour aller voir une petit lac dans les Cairngorms pour nous dégourdir les jambes et le deuxième pour aller voir le château de Blair.

Avant d’aller à l’hôtel nous nous arrêtons à l‘abbaye de Dunfermline. C’est sur notre chemin. Cela aura été dommage de ne pas s’arrêter ici. Mais nous sommes trop tard pour aller à l’intérieur.

Ce soir nous avons réservé une table au Wee Restaurant. Il se trouve presque sous le fameux Forth Bridge, le pont ferroviaire qui traverse le Forth. Avant d’aller manger nous allons voir le pont d’abord depuis la rive sud puis revenons le voir depuis la rive nord.

La route a été longue pour revenir jusqu’ici. Nous avons traverser rapidement de belles régions. Cela donne envie de revenir.

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Ardvreck Castle : Le château d’Ardvreck se dresse sur un promontoire rocheux avançant dans le Loch Assynt, dans le district de Sutherland. Ce château en ruine date du XVIe siècle. On peut y accéder par la route A837 qui suit le rivage du Loch Assynt à partir du village d’Inchnadamph. On pense que le château aurait été construit vers 1590 par le Clan MacLeod qui possédait la paroisse d’Assynt et les terres environnantes depuis le XIIIe siècle. La zone de Sutherland, où se trouve le château, est en effet la place-forte du clan MacLeod. Le récit historique le plus connu remonte au 30 avril 1650, lors de la capture de James Graham, Marquis de Montrose, et de sa détention au château avant qu’il soit amené à Édimbourg pour être jugé et exécuté. Montrose était un royaliste, se battant du côté de Charles I contre les covenentaires. Vaincu à la bataille de Carbisdale, il chercha refuge à Ardvreck chez Neil MacLeod d’Assynt. Ce dernier étant alors absent du château, il est dit que sa femme Christine rusa en emprisonnant Montrose au château et en allant chercher les troupes des covenentaires. Montrose fut amené à Édimbourg et exécuté le 21 mai 1650, selon la méthode traditionnelle pour les traîtres : pendu, traîné jusqu’à la potence et démembré. Le château fut attaqué et capturé en 1672 par le Clan MacKenzie qui prit alors le contrôle des terres de l’Assynt. En 1726, ils construisirent non loin un manoir plus moderne, la Calda House nommée d’après le ruisseau Calda à côté de laquelle elle se dressait. La maison a brûlé sous des circonstances mystérieuses une nuit de 1737. La Calda house et le château d’Ardvreck sont aujourd’hui à l’état de ruines.

Le château consistait en un donjon rectangulaire de trois étages. La cave voûtée sous le château est percée avec des sortes de meurtrières. En dépit de ce que l’on peut maintenant voir de la petite tourelle en encorbellement, Ardvreck était à l’origine une structure large et imposante. On pense que le château comprenait des jardins murés et une cour. Ce qui reste des fondations couvre une large zone et peut toujours être vu. Cependant, l’essentiel de ce qui nous est parvenu est constitué de la tour et d’une partie du mur défensif.

On dit t que le château est hanté par deux fantômes :

une petite fille : es MacLeod ont fait appel au diable (Clootie) pour construire le château et qu’une de leurs filles lui fut octroyée en paiement. Désespérée, la fillette se serait jetée du haut d’une des tours.

un homme de grande taille habillé en gris : on pense qu’il pourrait être lié à la trahison de Montrose, voire être Montrose lui-même ;

Loch an Eilein

Blair Castle : Le château de Blair se trouve près du village de Blair Atholl dans le Perthshire. Il a été construit au XIIIe siècle et a été remanié au fil des ans. Au XVIIIe siècle et à nouveau en 1872, la tour a été complètement remodelée. À l’origine, le château avait été construit dans un endroit sauvage et dangereux, mais également stratégique. Les résidents de Blair d’Atholl étaient les gardiens de la région des Grampians et de la route du nord vers Inverness. Depuis la fin des révoltes jacobites, le château n’a plus à défendre les couloirs de montagne. En 1995, George Murray, 10e duc d’Atholl, confie le château à un trust, afin que le bâtiment et son contenu puissent être préservés et que les terres continuent à être bien utilisées. C’est la résidence officielle du clan Murray, bien que l’actuel chef du clan Bruce Murray (12e duc d’Atholl) qui est né en 1960, vive en Afrique du Sud. Tous les ans, au mois de mai, le chef de clan vient séjourner au château à l’occasion du défilé des Atholl Highlanders qui est son armée privée. L’histoire du château et celle de la famille sont intimement liées. Les portraits de famille, des arbres généalogiques, des collections d’armures et de porcelaine intéressantes, des souvenirs historiques jacobites retracent leur histoire.

Forth Bridge : (voir aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_du_Forth) Reconnu dans le monde entier pour son design et sa technologie innovants, le pont du Forth est un exploit technique impressionnant. Il comporte trois sections distinctes qui enjambent le Firth of Forth et sont constituées d’acier rouge et de millions de rivets.

Le pont du Forth est une merveille technologique construite par l’homme et un symbole unique de l’Écosse. Il s’agit du premier ouvrage majeur construit en acier doux, un matériau économique, fiable et toujours très utilisé aujourd’hui.

En chiffres :

  • Le pont mesure 100 mètres de haut et 2529 mètres de long.
  • Environ 200 trains le traversent chaque jour à une vitesse pouvant atteindre 80 km/h.
  • Il a été construit avec 50000 tonnes d’acier doux, dont environ 6 % sont recyclés.
  • Il est assemblé à l’aide d’environ 6 000 000 de rivets.
  • Quelques points d’histoire :
  • La catastrophe ferroviaire du pont du Tay en 1879 a vu s’effondrer le pont qui enjambait le Firth of Tay.
  • Son créateur, Sir Thomas Bouch, venait de commencer les travaux sur le pont du Forth.
  • De nouveaux projets ont été sollicités, à la recherche de solidité et de sécurité pour rassurer les futurs passagers.
  • Le pont existant a été choisi pour l’élégance et la rigidité de sa conception en porte-à-faux, qui utilisait de l’acier doux à une échelle sans précédent.
  • Les hommes qui ont construit le pont étaient connus sous le nom de « briggers ».

Chronologie

  • 1890 – Ouverture du pont du Forth
  • 1964 – Ouverture du pont routier du Forth
  • 2015 – Le pont du Forth est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO
  • 2017 – Ouverture du Queensferry Crossing

Abbaye de Dunfermline : ancien monastère de moines bénédictins sis dans la ville de Dunfermline, de la région de Fife. Il s’agit d’un site historique important : à part Iona, c’est à Dunfermline que se trouve le plus grand nombre de sépultures royales de Calédonie (nom donné par l’Empire romain à la partie nord de la Grande-Bretagne).

Un prieuré est fondé à Dunfermline par le roi Malcolm III. Son fils Alexandre Ier choisit de s’y faire inhumer. Peu avant, le prieur Pierre avait fait partie de l’ambassade envoyée par le roi Alexandre Ier à Raoul d’Escures archevêque de Cantorbéry afin de lui demander d’investir Eadmer l’un de ses moines comme évêque de Saint Andrews. Peu après son accession au trône l’abbaye fut établie en 1124 par le roi David Ier, avec l’aide de treize bénédictins venus de Cantorbéry. le premier abbé est choisi parmi ces moines; il se nomme Gaufrid Ier (latin Gosfredus, anglais Geoffrey) du fait de l’absence d’évêque légitime dans le diocèse de Saint Andrews il n’est consacré abbé qu’en 1127. Il ne disparaît qu’en octobre 1154 précédé dans la mort en 1133 par le prieur Pierre. Gaufrid Ier a comme successeur son neveu et homonyme Gaufrid II consacré abbé en novembre 1154 et dont l’abbatiat dure 24 ans jusqu’en 1178.

Dunfermline et son église de la Sainte Trinité (Church of the Holy Trinity) devinrent le centre du culte voué à sainte Marguerite d’Écosse, épouse de Malcolm et mère de David. Durant l’hiver 1303, la cour du roi Édouard Ier d’Angleterre siégea à l’abbaye, et la plupart des bâtiments furent brûlés lorsqu’il en partit l’année suivante. En mars 1560, les réformateurs mirent à sac l’église mais épargnèrent la nef. L’ensemble fut réparé en 1570 par Robert Drummond de Carnock.

C’est aussi le lieu de sépulture des rois d’Écosse.

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Étape 14: Charlestown – Édimbourg – Suisse

Dernier jour de notre périple écossais. Cet après-midi nous reprenons l’avion pour rentrer chez nous. C’est aussi l’occasion de faire un dernier petit déjeuner écossais. Le black pudding est pas mal mais ne vaut quand même pas celui de Stornoway.

Les valises bien remplies avec nos différents achats ne doivent pas être loin du poids maximal autorisé … A voir sur la balance à l’aéroport.

Avant de rendre la voiture nous allons faire une petit tour du côté de Culross, une petite bourgade médiévale pas très loin de notre hôtel puis nous prenons la route d’Edimbourg pour aller voir les « Lewis Chessmen » au musée national d’Ecosse qui possède un groupe de onze pièces d’échecs médiévales faisait partie d’un important trésor enfoui sur l’île de Lewis. Quand nous étions à Stornoway nous sommes arrivés trop tard au musée du Lews Castle pour aller voir les quelques pièces prêtées par le British Museum. Nous allons nous rattraper aujourd’hui.

Après la quasi solitude de ces deux dernières semaines dans les Highlands et sur les Hébrides Extérieures c’est le choc de voir autant de gens dans les rue de la capitale ecossaise. Les rues débordent de touristes. Nous regrettons presque d’avoir fait le détour par là. Heureusement que l’ambiance feutrée du musée nous procurent un petit peu de calme. Les pièces exposées sont vraiment incroyables. La finesse des traits, l’expression des visages, … nous fascinent.

Quand nous sortons du musée nous sommes de nouveau happés par le flux de gens. Un petit détour par le château et nous récupérons la voiture pour repartir en direction de l’aéroport.

A 14 h nous restituons la voiture et marchons vers la zone de dépose des bagages. Nos deux valises respectent le poids maximal autorisé de 23 kg. Pas de beaucoup mais ça va.

Nous décollons un peu après 17 h et arrivons finalement à Genève vers 20 h 15 (19 h 15 heure écossaise). Le temps de récupérer les bagages, de prendre le train nous arrivons finalement à la maison vers 22 h.

Ainsi s’achève deux magnifiques semaines sur ces îles perdues presque au milieu de nulle part. Nous avons bien ressentis la rudesse de la vie là-bas. Les conditions météorologiques très changeantes et parfois imprévisibles, l’incertitude de pouvoir prendre le ferry pour se déplacer d’une île à l’autre ou de pouvoir faire la traversée du ou vers le « continent » … Ce qui nous a surtout plu c’est l’isolement et la nature très sauvage de ces îles. Entre montagnes et plages de sable blanc bordant des eaux turquoises et transparentes nous avons profité de chaque instant …

J’y retourne n’importe quand !

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Culross est l’exemple le plus complet d’une bourgade écossaise des XVIIe et XVIIIe siècles.

Des maisons blanchies à la chaux avec des toits de tuiles rouges bordent les rues pavées escarpées qui mènent de la croix du marché à l’abbaye située au sommet de la colline. Au centre se trouve le palais de couleur ocre avec son jardin d’époque magnifiquement reconstruit, où poussent des herbes aromatiques, des fruits et des légumes. Découvrez à quoi ressemblait la vie au palais de Culross à son apogée, avec ses boiseries peintes d’origine et ses intérieurs des XVIIe et XVIIIe siècles magnifiquement restaurés.

Musée national d’Écosse : Le musée possède un groupe de onze pièces d’échecs médiévales faisait partie d’un important trésor enfoui sur l’île de Lewis, en Écosse. Le trésor contenait au total 93 pièces de jeu, dont au moins quatre jeux d’échecs et d’autres jeux. Les pièces d’échecs ont probablement été fabriquées à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle en Norvège. Elles fournissent des informations fascinantes sur les relations internationales de l’ouest de l’Écosse et la popularité croissante des échecs dans l’Europe médiévale.

Les échecs sont un jeu très ancien originaire du monde islamique. Au Moyen Âge, leur popularité s’était répandue dans toute l’Europe. Ils sont devenus un élément important de la société médiévale élitiste, un moyen de pratiquer et de démontrer son habileté et sa stratégie dans un contexte guerrier. Bon nombre des pièces d’échecs médiévales sont familières à ceux qui jouent aujourd’hui. Certaines pièces d’échecs pouvaient également être utilisées pour jouer au hnefatafl (jeu de stratégie combinatoire abstrait d’origine scandinave, mais peut-être aussi inspiré du latroncules des Romains, de la famille des jeux de tafl, populaire lors de l’époque viking. Il est assez fréquemment cité dans les sagas nordiques). Le hnefatafl nécessite des rois et des pions. Un roi, entouré de ses gardes, doit atteindre une case d’angle avant d’être capturé par l’adversaire.

Des plateaux de jeu ont été découverts par des archéologues sur des sites médiévaux en Écosse, notamment dans des monastères tels que celui de Whithorn (Dumfries et Galloway). Dans un monastère d’Inchmarnock (Argyll et Bute), 35 plateaux de jeu ont été découverts, dont une pierre gravée d’une grille pour jouer au hnefatafl. Le trésor de Lewis contenait également des pièces pour jouer au jeu des tables, un jeu similaire au backgammon. D’autres pièces de tables médiévales ont été découvertes en Écosse, notamment un exemplaire décoré d’entrelacs provenant de l’île de Rum.

Le style de sculpture relie ces pièces à la Norvège. Il existe une pièce d’échecs similaire provenant de Trondheim, et les trônes des figurines de Lewis rappellent les sculptures des églises médiévales norvégiennes. La plupart des pièces d’échecs de Lewis sont en ivoire de morse. Celui-ci a probablement été obtenu au Groenland et revendu en Norvège. Deux des pièces de notre collection (et trois pièces du British Museum) sont différentes, car elles sont sculptées dans des dents de cachalot.

Les pièces d’échecs peuvent être divisées en groupes en fonction de leur taille, de la qualité et du design de la sculpture. Cela suggère qu’il y a des pièces provenant d’au moins quatre jeux d’échecs parmi le trésor. Les différences dans les visages et les vêtements des pièces suggèrent que les jeux ont pu être sculptés par différentes personnes au sein d’un même atelier. S’il y avait quatre jeux enfouis dans le trésor, il manque un certain nombre de pièces, dont un chevalier, quatre gardes et 44 pions. La couleur est le moyen le plus simple de distinguer les pièces des adversaires. Bien que des traces de couleur aient pu être visibles lorsque les pièces ont été découvertes, elles ne sont plus apparentes aujourd’hui. L’analyse scientifique de certaines pièces a révélé des traces de mercure. Cela suggère que certaines pièces ont pu être colorées en rouge avec du cinabre (sulfure de mercure).

Les pièces appartiennent au monde scandinave, dont faisaient partie les Hébrides à cette époque. À l’époque où le trésor de pièces d’échecs a été enterré, Lewis appartenait au royaume de Norvège. La culture était un mélange de gaélique et de scandinave. Même après la cession des îles à l’Écosse en 1266, les liens avec la Norvège sont restés étroits et les évêques ont continué à faire partie de l’évêché de Trondheim. D’autres pièces d’échecs médiévales ont également été trouvées dans les îles occidentales, par exemple un chevalier en ivoire de morse provenant de l’île de Skye.

Nous ne savons pas qui a enterré ces pièces ni pourquoi. Elles appartenaient peut-être à un marchand qui naviguait de la Scandinavie vers l’Écosse, l’Irlande ou l’île de Man pour vendre ces jeux très prisés. Mais étant donné que Lewis abritait à cette époque des personnes puissantes ayant des liens étroits avec la Norvège, ces pièces étaient peut-être plutôt les biens précieux d’un chef local, d’un prince ou d’un évêque.

De nombreuses questions restent sans réponse concernant la découverte de ce trésor. Il a été révélé au grand jour lorsque les pièces ont été exposées à Édimbourg, à la Society of Antiquaries of Scotland, en 1831. Elles ont été exposées avec l’autorisation de M. Roderick Rirrie, de Stornoway, Lewis.

Le trésor semble avoir été trouvé près de Camas Uig (baie d’Uig), sur la côte ouest de l’île. Mais les récits de la découverte sont contradictoires. L’un mentionne un monastère en ruines, tandis qu’un autre décrit une structure enterrée, rappelant un souterrain de l’âge du fer, une cave souterraine bordée de pierres. Aucun des auteurs ne semble avoir visité Lewis, ce qui laisse planer une grande incertitude sur le lieu et les circonstances de la découverte du trésor. Certains récits désignent Malcolm MacLeod, originaire du village voisin de Peighinn Dhomhnuill, comme étant le découvreur. Mais les informations à son sujet sont rares.

Quelques mois seulement après sa découverte, le trésor a été divisé et vendu par M. Ririe. Les pièces de notre collection ont fait partie de plusieurs collections privées avant d’être acquises en 1888. Le British Museum a acheté le reste du trésor en 1831 et 1832. Six pièces sont actuellement exposées au Museum nan Eilean sur l’île de Lewis, prêtées par le British Museum.

Un gardien, ou tour, tenant une épée et un bouclier
Un gardien, ou tour, tenant une épée et un bouclier
Un chevalier monté sur son cheval, portant une lance et un bouclier.
Évêque assis sur un trône, tenant une crosse.
Évêque assis sur un trône, tenant une crosse.
Évêque assis sur un trône, tenant une crosse.
Reine assise sur un trône somptueux, le visage enfoui dans ses mains.
Reine assise sur un trône somptueux, le visage enfoui dans ses mains.
Reine assise sur un trône somptueux, le visage enfoui dans ses mains.
Roi assis sur un trône, une épée posée sur ses genoux.
Roi assis sur un trône, une épée posée sur ses genoux.
Pièces d’échecs Lewis provenant de la collection du British Museum

Un modèle en 3 D

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1 Commentaire

  1. Marc

    Merci pour cette immersion dans un paysage riche de contrastes et couleurs. Bleu du ciel et de l’eau. Nuances de brun, vert et rouge des sphaignes des tourbières et collines. Magnifiques paysages éclairés et arrosés en alternance. Superbe!

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