Après être venu marcher au pied du Cervin en début de semaine, me voici de retour à Zermatt pour aller, cette fois, me balader du côté du Gornergrat….
Le train nous permet d’arriver, en une trentaine de minutes, à 3090 m d’altitude. Nous ne sommes pas du tout les seuls à débarquer du train. Il y a beaucoup de touristes.
Nous commençons par nous promener sur la terrasse panoramique pour admirer la vue incroyable sur les 4000 qui nous entourent. Puis nous prenons la direction de l’est. Nous marchons sur la crête qui relie le Gornergrat, Hohtälli, Rote Nase et finalement le Stockhorn. Jusqu’à Hohtälli le chemin est considéré comme un chemin de randonnée « blanc-rouge-blanc » (T3) et ne présente donc aucune difficulté. Il faut quand même avoir le pied sûr parce que, sur de nombreux tronçons, il faut marcher sur les rochers pas toujours très stables. A partir de Hohtälli (et jusqu’au Stockhorn) l’itinéraire devient nettement plus alpin : le sentier est balisé « blanc-bleu-blanc ». Jusqu’à Rote Nase le sentier est toujours bien marqué, mais il a des passages exposés et parfois il est sécurisé avec un câble.
C’est à partir de Rote Nase que les choses commence sérieusement à se compliquer. De loin la sente parait franchement vertigineuse et exposée. Et il paraît qu’une fois dans les passages l’impression se confirme. Mais la sente est quasiment toujours de bonne qualité sans être large….
Nous nous arrêtons à Rote Nase …
Pour revenir du côté du Gornergrat nous reprenons le même chemin qu’à l’aller. Il n’y en a d’ailleurs pas d’autres … Mais avant d’arriver au Gornergrat proprement dit, nous descendons la pente sur notre droite pour rejoindre un chemin qui passe par le Gornergratsee. Sur ce petit tronçon on est sur une piste de skis. Le paysage est un peu défiguré par les travaux qui ont été fait pour l’aménager !
Un peu avant Rotenboden, nous traversons la voir du train puis continuons notre descente vers le Riffelsee. Entre le Gronergrat et ici il y a beaucoup de monde. Tout le monde veut venir voir le reflet du Cervin dans le lac. C’est vrai que c’est beau. Nous aussi nous faisons la photo « souvenir ».
Avant de continuer notre descente vers Riffelberg où nous prendrons le train pour redescendre à Zermatt, nous allons vers le point du vue à l’est du Riffelhorn. Là nous surplombons le Gornergletscher. C’est ici que l’on a une des plus belles vues sur le Mont Rose, le Liskamm, Castor et Pollux et le Breithorn… La lumière de cette fin d’après-midi renforce la magie du lieu.
Le chemin vers Riffelberg traverse des « prairies dorées ». Ici l’herbe a déjà pris ses belles couleurs automnales.
Toutes les photos ici.
carte interactive de la région
altitude de départ: 3090 m
altitude d’arrivée: 2576 m
altitude minimale: 2576 m
altitude maximale: 3269 m
dénivelé positif: +487 m
dénivelé négatif: -981 m
temps de parcours: 5 h
distance totale: 10200 m
Pendant 58 ans, le Gornergrat Railway transporta des passagers et des marchandises exclusivement par rail. La direction planifia par la suite la construction de deux téléphériques menant au Stockhorn. C’était une décision courageuse qui posa d’énormes défis, notamment à Cäsar Lauber, directeur des travaux.
Développement d’un domaine skiable unique
En 1952, le Gornergrat Railway déposa une demande de concession pour un téléphérique reliant le Gornergrat à l’imposant Stockhorn en passant par la crête Hohtälligrat. L’objectif était de prolonger la saison hivernale de Zermatt de quelques semaines grâce aux excellentes conditions d’enneigement sur le Stockhorn au printemps. Lorsque la concession fut octroyée en 1954, Paul Schneller, directeur du Gornergrat Railway, confia la direction des travaux à Cäsar Lauber.
Travail acharné à une hauteur inhabituelle
Fin mai 1955, les travaux de construction de la première section débutèrent. Celle-ci s’étendait du Gornergrat au Hohtälli et atteignait une altitude de 3275 mètres. Cäsar Lauber était anxieux car l’hiver s’était prolongé en haute montagne et avait retardé le début des travaux de plusieurs semaines.
En dépit des circonstances difficiles, il planifia de manière efficace et coordonna les travaux des entreprises mandatées dans les moindres détails. Les travaux à cette altitude posèrent des exigences inhabituelles aux personnes et au matériel. Pendant la construction, il réceptionna environ 1070 wagons chargés de matériel, d’un poids total de 9500 tonnes.
Mais Cäsar Lauber eut de la chance : grâce à la douceur de l’automne, les ouvriers purent rattraper leur retard.
Cäsar Lauber était fier que la première section jusqu’au Hohtälli ait été achevée dans les délais, en 1956. Le premier téléphérique ne transportait au début que du matériel, puis, à partir du printemps 1957, également des passagères et passagers.

À l’automne 1958, la deuxième section menant jusqu’au Stockhorn (3407 m d’altitude) fut inaugurée. C’était alors le plus haut téléphérique de Suisse.
Après la fusion des remontées mécaniques zermattoises, les téléphériques furent transférés à Zermatt Bergbahnen AG. En avril 2007, celle-ci cessa l’exploitation du téléphérique entre le Gornergrat et le Stockhorn.

0 commentaires