
Magnifique vue sur les Alpes et les dix lacs depuis le Stanserhorn. Après la descente à Ächerli, la Holzwangkapelle évoque l’attaque des Français de 1798. Un sentier constitué de racines monte à l’Arvigrat. Au niveau de la brèche rocheuse de Wagenleis (Charren), le sentier est exposé, mais sécurisé par des cordes. L’étape se termine via Schluchtigrat au Storeggpass.
Cela fait bien quelques années que nous voulons parcourir la première étape de l’itinéraire 88 (Nidwalder Höhenweg). Il y a cinq ans nous avions commencé le parcours, mais le brouillard nous avait fait renoncer passer l’Arvigrat (voir ici). Aujourd’hui la météo est plus clémente (en tout cas jusque vers 14 h).
La dernière fois nous avions arrêté au niveau de Hermannstalden, au moment d’attaquer la montée vers l’Arvigrat. Aujourd’hui nous ne partons pas du Stanserhorn, mais “attaquons” l’itinéraire en venant depuis Gummenalp et nous le retrouvons au début de la grosse montée.
Nous commençons par prendre le téléphérique de Dallenwil à Wirzweli (à 8h20) puis marchons une quinzaine de minutes pour arriver au départ du deuxième téléphérique qui va nous monter à Gummenalp. C’est là que commence notre longue randonnée du jour. Nous contournons le Ronengrat par la gauche et retrouvons assez rapidement une petite route d’alpage qui descend en direction d’Ächerli. Un peu avant Dürrenboden Loch, nous quittons la petite route et attaquons une montée à travers la forêt pour déboucher sur un sentier de montage à Hermannstalden. Par une montée raide avec des tronçons pleins de racines, on atteint en 1h30 environ l’Arvigrat, qui marque la frontière entre Obwald et Nidwald. Au point culminant, à 2014 m d’altitude, s’ouvre un magnifique panorama montagneux: avec vue sur les Alpes – du Walenstock au Titlis et jusqu’au Schreckhorn et l’Eiger – la randonnée se poursuit agréablement sur la crête. La vue s’étend jusqu’aux Alpes vaudoises et au Jura. Après cette première crête déjà une autre nous attend : la large arête du Gräfimattgrat.
Un chemin en zigzag mène au Schluchberg. La partie supérieure du sentier, quelque peu exposée, est sécurisée par une corde. Vient ensuite l’attraction principale de cette étape: la brèche rocheuse de “Wagenleis” ou “Charren” comme l’appellent les habitants. Ici, les couches rocheuses se dressent soudain à la verticale et sont tellement érodées entre elles qu’on dirait qu’un énorme char a été tiré en travers de la crête, laissant derrière lui des traces profondes. Pour les randonneurs, cela implique une courte escalade. Le passage clé est certes sécurisé sur toute sa longueur par une corde, mais il exige dans tous les cas de ne pas avoir le vertige et d’avoir le pied sûr. Après le Schluchigrat commence la descente à travers une partie de forêt et à nouveau sur un chemin en zigzag jusqu’au Lachengrätli. De là, on voit jusque dans la vallée d’Engelberg et les Walenstöcke. L’étroit sentier contourne le Storegghorn ou le Lachenhörnli jusqu’au col de Storeggpass. C’est ici que nous quittons la crête et redescendons vers Eggen.
Deux petits «Buirä-bähnli» (les téléphériques des agriculteurs de montagne) nous ramènent dans la vallée d’Engelberg, à Mettlen. Les sensations fortes sont au rendez-vous dès le début de la descente, quand les téléphériques passent au-dessus des parois rocheuses en se “penchant dangereusement” vers l’avant.
La randonnée prend “officiellement” fin ici. Mais nous devons encore revenir au départ du téléphérique de Wirzweli. Nous marchons presque 30 minutes pour rejoindre Grafenort, prenons le train jusqu’à Dallenwil et montons encore une vingtaine de minutes (celles de trop) pour aller récupérer la voiture.
Voilà une belle journée bien remplie avec plus de 7 h de marche dans un environnement incroyable. En plus d’une belle randonnée sur une crête nous avons pris 4 téléphériques, donc deux “rustiques”. C’est toujours avec un énorme plaisir que nous utilisons des petits téléphériques. Ces deux là on vraiment un charme particulier. Pour descendre il faut téléphoner (depuis l’intérieur de la petite cabine pour annoncer que l’on aimerait rejoindre la station intermédiaire. Arrivé à celle-ci, une grand-mère nous attendait pour nous dire d’aller nous installer dans le second téléphérique. C’est aussi à elle que nous payons en liquide les prix de la descente.
Toutes les photos ici.
carte interactive de la région
altitude de départ: 1578 m
altitude d’arrivée: 1413 m
altitude minimale: 1399 m
altitude maximale: 2087 m
dénivelé positif: +1028 m
dénivelé négatif: -1199 m
temps de parcours: 6 h 00
distance totale: 13600 m

Dallenwil – Wirzweli : Le Wirzweli se distingue comme une petite région de montagne pleine de charme dans la vallée d’Engelberg. On peut s’y rendre facilement en transports en commun et grâce à la navette gratuite. La région touristique de Dallenwil-Wiesenberg-Wirzweli est accessible grâce aux trois téléphériques Dallenwil – Wirzweli, Dallenwil – Wiesenberg et Wirzweli – Gummenalp. Le téléphérique va-et-vient Dallenwil-Wirzweli (LDW) met environ 10 minutes pour relier Dallenwil à Wirzweli et peut transporter 44 personnes. Le Wirzweli est une station de vacances, une destination d’excursion d’une journée et le point de départ de diverses randonnées. Divers établissements gastronomiques proposent des spécialités régionales. Le Wirzweli, également connu sous le nom de « Hexenberg », offre un immense parc d’aventures 5 étoiles, deux sentiers pédagogiques sur le thème des sorcières, une piste de luge d’été et de nombreuses autres attractions.

Wirzweli – Gummenalp : Au cœur de la Suisse centrale, sur les hauteurs de la vallée d’Engelberg, dans la région de Wiesenberg-Wirzweli, se trouve ce restaurant de montagne chaleureux, situé à 1 579 mètres d’altitude et offrant une vue panoramique magnifique. On y accède grâce au téléphérique de Gummenalp. Le trajet dans la petite télécabine ne dure que quelques minutes.

Eggen – Rugisbalm et Rugisbalm – Mettlen : Si vous recherchez le petit téléphérique le plus spectaculaire du circuit « Buiräbähnli Safari », c’est à Grafenort que vous le trouverez. Le Rugisbalmbahn, qui dessert la ferme du même nom située à environ 870 m d’altitude, n’est pas pour les âmes sensibles. Un deuxième téléphérique part de la ferme pour monter jusqu’au Lutersee, empruntant un parcours tout aussi aventureux et spectaculaire – point de départ de nombreuses randonnées et sorties à ski. Les deux stations se trouvent juste à côté de la ferme, exploitée par Toni Töngi. C’est généralement sa mère qui s’occupe des deux petits téléphériques.

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