Islande (septembre 2024)

25 Sep 2024 | 1 commentaire


Quelques informations diverses sur l’Islande

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informations sur l’état de la phase éruptive dans la péninsule de Reykjanes en ce mois de septembre 2024

C’est en 2021, après 6000 ans d’inactivité, que le système volcanique de Fagradalsfjall situé dans la péninsule de Reykjanes s’est réveillé en formant une fissure de plus de 180 mètres de long. Jusqu’alors, la région n’avait pas connu d’éruption depuis plus de 800 ans. Trois petites explosions se sont ensuite produites (en 2021, 2022 et à l’été 2023), chacune produisant des fontaines de feu. Le responsable de cette activité volcanique est un dyke (filon souterrain par lequel le magma remonte à la surface de la Terre) long de près de 15 km et situé dans la péninsule de Reykjanes. Depuis son identification, d’autres éruptions ont atteint la ville de Grindavík. Si l’activité volcanique doit s’intensifier, ce sera très probablement dans cette région.

Il n’y a actuellement aucune éruption en cours. L’éruption qui a commencé à Reykjanes le soir du 22 août s’est terminée le 6 septembre. Cette éruption était la 9ème depuis le début des éruptions en mars 2021, et la 6ème à l’endroit actuel. La zone d’éruption est fermée aux visiteurs. L’éruption volcanique du cratère Sundhnúkagígar a apparemment cessé, aucun signe d’activité n’ayant été détecté depuis plus d’une demi-journée. C’est ce qu’indique un communiqué du Met Office islandais.

La dernière éruption a duré 14 jours. Il s’agit de la troisième plus longue éruption sur les six qui se sont produites dans la série de cratères du Sundhnúkagígar depuis décembre 2023. L’éruption qui a commencé à la mi-mars a duré environ 54 jours, et l’éruption qui a commencé à la fin du mois de mai a duré environ 24 jours. En termes de flux de lave, cette éruption a été mesurée comme la plus importante à ce jour. Cependant, les experts n’ont pas encore été en mesure de mesurer correctement la propagation de la lave en raison des mauvaises conditions météorologiques dans la région.

Cependant, l’élévation du sol a déjà recommencé à Svartsengi, ce qui signifie que la chambre magmatique se remplit à nouveau. Il est trop tôt pour déterminer le taux d’accrétion du magma, mais les premiers calculs des modèles suggèrent qu’il est similaire à celui des années précédentes.

état des routes au 13 septembre 2024

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Avant le départ

Le départ approche. Dans quelques jours nous décollons, mon ami Marc et moi pour un nouveau périple en Islande. Il y a 7 ans nous avions sillonné les routes des Fjords de l’Ouest et il y a 6 ans nous avions concentré notre regard sur l’Est du pays. Ces deux voyages s’étaient déroulés pendant le mois d’octobre quand la nuit commence à prendre la pas sur le jour et quand les pistes étaient pour la plupart fermées. Cette année nous avons projeté de parcourir les Hautes-Terres en passant par les fameuses pistes F208, F225, F35 et F347, notamment. On croise les doigts pour que la météo soit favorable …

Cela fait quelques jours que je consulte le site de la météo et le site de l’état des routes islandaises. La neige à commencé à tomber à certains endroits et les pistes du centre commencent progressivement à fermer, celles à l’Est notamment. Heureusement pour nous celles que nous devons emprunter sont encore ouvertes. On croise les doigts …

état des routes 16-09-2024
état des routes dans le sud-ouest le 16-09-2024 (1 jour avant le départ)

Voici les prévisions météos pour les prochains jours : le début de la semaine à l’air passablement agité avec du vent et de la pluie puis une amélioration semble se dessiner. A suivre …

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jour 1 (17 septembre) : Suisse – Keflavik – Hvolsvöllur

Après presque 4 h de vol depuis Genève, nous avons atterri à l’heure à l’aéroport de Keflavik. Mais tout ne pouvait pas se passer si bien … Un de nos sacs transportés dans la soute de l’avion ne se trouvait pas sur le tapis roulant « distribuant » les bagages. Il était tombé du tapis roulant à l’opposé d’où nous nous trouvions … Ce petit moment de frayeur passé nous sommes sortis de l’aéroport et sommes allés prendre possession de notre Dacia Duster blanc.

Un peu avant 17 h nous nous mettons en route, sous la pluie qui commence à tomber, en direction de notre premier guesthouse. Nous sommes obligés de passer par Reykjavík, la route passant par Grindavík étant fermée à à cause des éruptions qui ont eu lieu dans la région ces derniers mois.

Comme il fait encore partiellement jour nous faisons un petit aller et retour sur la route 43 qui va en direction du Blue Lagoon. Au bout de quelques kilomètres nous arrivons à l’endroit où la lave à recouvert la route. Il n’est pas possible (et surtout pas conseillé) de marcher sur la nouvelle couche noire mais on peut quand même s’approcher tout près de celle-ci.

En revenant vers Reykjavik nous faisons un petit arrêt dans un supermarché pour acheter des provisions et de l’eau pour nos prochains jours dans les Hautes Terres (Highlands). Quand nous nous remettons en route la nuit est tombée et la pluie a redoublé de vigueur. Les conditions de routes ne sont pas géniales. Pluie, vent et par endroit, brouillard ne rendent pas la conduite aisée.

Quand nous arrivons à Selfoss il est déjà presque 20h. Comme c’est la dernière “grande ville” avant l’endroit où nous allons passer la nuit, nous décidons de faire un arrêt pour manger quelque chose.

Un peu après 21 h nous arrivons à destination.

Perspectives météorologiques

Sud-ouest 5-13 m/s, nuageux et pluie fine par endroits, mais partiellement nuageux ou beau dans le nord-est et l’est de l’Islande. Température de 7 à 17°C, le plus doux dans l’est. Vent d’est en soirée avec pluie, d’abord dans la partie sud.

Vent de sud ou variable 8-15 m/s demain et pluie, mais principalement sec dans le nord-est jusqu’à l’après-midi. Vent d’ouest en fin de soirée, avec une baisse des températures et un temps sec dans le sud et l’ouest de l’Islande.

Ármót Guesthouse : Ármót, 861 Hvolsvöllur

Tryggvaskáli à Selfoss

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

Urriðafoss est une chute d’eau de la rivière Þjórsá. La Þjórsá est la plus longue rivière d’Islande, 230 km, et Urriðafoss est la chute d’eau la plus volumineuse du pays. Cette puissante rivière se jette (360 m3/sec) au bord du champ de lave de Þjórsárhraun dans un cadre magnifique et serein. Le champ de lave de Þjórsárhraun est le résultat de la plus grande coulée de lave sur terre depuis l’ère glaciaire.

Árbæjarfoss

La chute d’eau Ægissíðufoss à Ytri-Rangá se trouve à quelques kilomètres de Hella. La cascade est un lieu de pêche bien connu sur la rivière et possède une échelle à saumons. La chute d’eau est magnifique tout au long de l’année, car le débit est assez régulier tout au long de l’année étant donné que l’Ytri-Rangá est une rivière alimentée par des sources. Toute modification de son débit peut être attribuée, pour l’essentiel, au dégel printanier. Lorsqu’il a été question de construire un pont sur l’Ytri-Rangá, Jón Þorláksson, alors ingénieur en chef des ponts et chaussées et plus tard Premier ministre, a étudié la possibilité de construire un pont juste au-dessus de l’Ægissíðufoss. Cette construction ne s’est pas concrétisée et le pont a finalement été construit à l’endroit où se trouve aujourd’hui le village de Hella.

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jour 2 (18 septembre) : Hvolsvöllur – Kirkjubæjarklaustur

Ce matin il pleut et le vent souffle assez fort. Pas vraiment une bonne nouvelle pour ce que nous avons prévu de faire aujourd’hui. Mais la météo islandaise annonce un arrêt des pluies pour le début de l’après-midi. En général les informations fournies sont fiables. Nous croisons donc les doigts pour que cela soit le cas et réaménageons notre programme en conséquence.

Nous allons retarder notre arrivée au départ de la piste F232. Le but initial de la journée était de parcourir cette piste dans son intégralité (et en aller et retour) pour aller voir le fameux Mælifell : un volcan, haut de 200 mètres qui domine les plaines de sable noir de Mælifellssandur. Mais vu comme cela se présente nous devrons peut-être renoncer partiellement ou complètement à ce projet.

C’est donc sans nous presser que nous prenons le petit déjeuner. Vers 9h nous nous mettons en route sous la pluie. Plutôt que de prendre la route la plus direct nous faisons un détour par Landeyjahöfn, le “port” d’où partent les ferrys pour les îles Vestmann. Là il n’y a vraiment rien à voir, si ce n’est peut-être, une plage de sable noir …

Notre étape suivante est Seljalandsfoss, une des fameuses chutes de la côte sud. C’est sous une pluie battante et au milieu d’une multitude de touristes que nous marchons vers de la chute. Comme nous sommes ici, nous en profitons quand même pour aller voir une autre chute à peine visible dans un canyon étroit : Gljúfrabúi. Le trajet entre les deux chutes est court mais quand nous revenons à la voiture nous sommes trempés.

Un peu abattus nous continuons notre “périple” vers l’est. Avant d’arriver à Skógar nous nous arrêtons pour boire quelque chose de chaud et nous sécher un peu. Nous ne sommes pas vraiment pressés de ressortir.

Quand le ciel semble s’éclaircir un petit peu et que la pluie semble se calmer nous reprenons la voiture. Mais l’accalmie n’a été que de courte durée. A peine avons nous roulé 5 minutes que l’averse reprend de plus belle. Quand nous arrivons à Skógar nous n’allons même pas voir la chute. Elle est “cachée” dans le brouillard ! Nous allons plutôt voir Kvernufoss, une chute d’eau qui fait une trentaine de mètres de haut et qui est entourée de falaises des deux côtés. Très sympa. Même sous la pluie…

De nouveau bien mouillés, nous continuons ensuite en direction de Dyrhólaey avec ses plages de sables noirs. Ici de nouveau, il y a beaucoup de monde mais au moins la pluie a cessé. Par contre il y a du brouillard ! Nous ne pouvons pas bien voir le site. Dommage. Mais de ce que je peux en voir, je trouve qu’il a bien changé. Partout il y a maintenant des cordes délimitant les zones d’accès. C’est évident que le “sur-tourisme” de cette région doit être régulé (et c’est, à mon avis, une bonne manière de faire). Mais je ne prend plus autant de plaisir à visiter ces sites populaires …

Il est maintenant bientôt 14h et le ciel n’est pas encore dégagé. Mais le plafond nuageux semble moins épais. La météo locale aurait-elle raison ? Nous décidons de rouler en direction de Vík puis de Kirkjubæjarklaustur.

A mi-chemin de Kirkjubæjarklaustur du bleu commence à apparaître dans le ciel et le soleil commence à pointer le bout de son nez. C’est quand même nettement plus beau dans ces conditions.

A 15h30, sous un ciel encore parsemé d’un ou deux nuages, nous commençons à rouler sur la piste F232. Nous n’arriverons pas jusqu’au Mælifell mais tant pis. Nous pouvons au moins explorer un peu cette région. C’est la première incursion de Marc dans les Hautes-Terres islandaises. Là ce n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend les trois prochains jours. Mais nous prenons un plaisir fou à être tous seuls dans ce paysage incroyable. Comme à notre habitude nous nous arrêtons souvent pour prendre des photos du paysages …

C’est au pied de l’Öldufell (et pas très loin du fameux gué sur la Bláfjallakvísl) que nous rebroussons chemin. Il est déjà 17h passée et nous n’avons pas envie de devoir rouler de nuit sur cette piste. Le retour sera plus rapide (moins d’arrêts photos !).

Finalement nous arrivons au guesthouse un peu après 19h. La météo clémente de cette après-midi a regonflé notre moral .

Après un bon repas nous étions prêts à nous installer confortablement pour la nuit quand dans le ciel dégagé nous avons aperçu, malgré la pleine lune qui brille, une traînée verdâtre bien connue. Nous nous habillons de nouveau chaudement et ressortons pour admirer et photographier les aurores boréales. Nous resterons ainsi dehors plus d’une heure. A chaque fois que nous pensions que l’aurore allait disparaître elle revenait plus forte. Finalement vers minuit tout s’est calmé et nous avons pu enfin aller nous coucher.

toutes les photos ici

quelque part sur la F232

Perspectives météorologiques

Vent de sud ou variable de 5 à 15 m/s aujourd’hui, plus fort sur l’est.
Pluie intermittente, mais principalement sec dans l’est de l’Islande jusqu’à l’après-midi. Température de 6 à 17°C, le plus doux dans l’est. Vent de nord-ouest plus faible en fin de journée, avec une baisse des températures et devenant principalement sec dans le sud et l’ouest de l’Islande.

Sud-ouest 8-13 m/s dans le nord-ouest demain, mais vents plus faibles ailleurs. Partiellement nuageux et sec, mais faibles averses de pluie dans le nord-ouest et l’ouest de l’île. Température de 5 à 12°C.

Hunkubakkar Guesthouse : Hunkubökkum, 880 Kirkjubæjarklaustur (hébergement et repas)

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

Épave de l’avion C-3 (Eyvindarholt) : L’avion DC-3 que l’on trouve à Eyvindarholt a une histoire qui remonte à l’année 1944, date de son premier vol. Il a servi la marine américaine à la base navale de Keflavík pendant plusieurs années au cours des années 1960. L’une de ses tâches consistait à transporter des personnes et des marchandises vers une station radar située sur la montagne Heiðarfjall à Langanes, près de la ville de Þorshöfn, dans le nord-est de l’Islande. Le 25 juillet 1969, le DC-3 C-47J (R4D-6) décolle de la base de Keflavík et se dirige vers le nord-est. Sa destination était la piste située près de la ferme Sauðanes, près de Þórshöfn. La piste, située le long d’une bande de gravier naturel au bord de l’océan, attendait leur arrivée. Avant d’arriver à Sauðanes, le commandant de bord a reçu des informations météorologiques pour l’endroit, indiquant des conditions ensoleillées et une légère brise. En raison des conditions météorologiques favorables, le commandant de bord a décidé de faire un court détour vers le cercle arctique, à environ 25 kilomètres au nord de Sauðanes, pour admirer le paysage avant d’atterrir. De retour à Sauðanes, le commandant de bord réussit à poser l’avion sur la piste et tout semble en ordre. Cependant, pendant le processus de freinage, l’avion s’est soudainement déporté sur la droite. Malgré plusieurs tentatives de freinage, l’avion est sorti de la piste et est entré en collision avec un amas de bois flottant, ce qui a entraîné la rupture d’une roue et le contact de l’aile avec le sol. Heureusement, aucune des quatre personnes à bord n’a été blessée. Étant donné que la réparation de l’avion ou son transport jusqu’à Keflavík serait excessivement coûteux, il a été décidé de le remorquer et de l’abandonner dans un champ près de la piste d’atterrissage. Depuis ce jour, l’avion DC-3 est devenu un abri pour les chevaux et les moutons de la ferme de Sauðanes, leur offrant un refuge contre les vents du Nord. Il servait également de terrain de jeu pour les enfants de la ferme, qui passaient d’interminables journées d’été à jouer autour de l’avion. Il y a quelques années, l’avion de Sauðanes est devenu une attraction touristique, ce qui a rendu difficile la vie paisible et calme des animaux dans le champ près de l’épave de l’avion. Les fermiers Ágúst et Steinunn de Sauðanes ont donc décidé qu’il était temps que l’avion prenne son dernier envol. Ils ont cherché quelqu’un qui serait prêt à le déplacer dans un autre endroit, afin que les gens puissent en profiter sans déranger les animaux. Tómas, le propriétaire d’Eyvindarholt, avait envisagé la création d’un joli point d’observation sur ses terres. Il avait déjà exploré plusieurs options et idées pour permettre aux gens de profiter de la vue imprenable sur la montagne Stóra-Dímon et la région de Tindfjallajökull. Lorsque l’occasion s’est présentée, il a contacté Ágúst et Steinunn, qui ont accepté de lui confier l’épave de l’avion. Le transport de l’épave du DC-3 à travers l’Islande, sur une distance de 716 km, s’est avéré être une tâche difficile, en raison de la présence de routes étroites traversant des paysages variés. Cependant, le travail a été mené à bien et l’épave du DC-3 de Sauðanes peut à nouveau être admirée ici, à Eyvindarholt.

Seljalandsfoss : Seljalandsfoss est l’une des chutes d’eau les plus connues d’Islande. Elle est située à Seljalandsá, dans la région de Rangárþing Eystra. La chute d’eau est clairement visible depuis la route 1 lorsque l’on roule vers l’est depuis Hvolsvöllur en direction d’Eyjarfjöll. Seljalandsfoss mesure jusqu’à 62 m de haut et ce qui est remarquable, outre sa beauté, c’est que l’on peut marcher derrière la chute d’eau et la voir d’un point de vue différent. La chute d’eau est l’un des endroits les plus photographiés d’Islande et une destination touristique populaire.

Gljúfrabúi : cascade surprenante. À commencer par son nom imprononçable. Située à 5-10 minutes de marche de son illustre sœur Seljalandsfoss, elle attend, nichée au fond de son petit canyon, les aventuriers qui n’ont pas peur de se mouiller.

La piscine géothermique Seljavallalaug a longtemps été le lieu de rencontres romantiques pour les habitants de la région. La piscine a été construite entre 1922 et 1923 et était à l’époque la plus grande piscine d’Islande. L’environnement de la piscine la rend très spéciale. La moitié de la piscine est construite dans la montagne où l’eau géothermique s’écoule et se déverse dans la piscine. Autrefois, c’était la seule piscine chaude de la région. Elle est située sous le célèbre glacier et volcan Eyjafjalljökull, dans une petite vallée au bord d’une belle rivière entourée de hautes montagnes et de formations rocheuses intéressantes. Derrière la piscine se trouvent des sources chaudes qui s’écoulent de la montagne.

Skógafoss est l’une des plus belles chutes d’eau d’Islande et l’une des chutes d’eau préférées de nombreux Islandais. Elle mesure 62 m de haut et le parking est très proche de la cascade, à laquelle on accède à pied. Il y a une bonne marche jusqu’au sommet de la chute d’eau, d’où l’on a une belle vue sur la chute d’eau et ses environs. La rivière Skógá compte environ 20 chutes d’eau au total, Skógafoss étant la plus haute, mais les autres sont beaucoup plus belles que Skógafoss. Il y a un sentier le long de la rivière. Si vous avez le temps, je vous recommande d’aller plus loin sur le sentier pour découvrir d’autres chutes d’eau. On pense que Þrasi, le Viking qui s’est installé à Skógar à l’époque de la colonisation, a caché son coffre d’or derrière Skógafoss, si bien que lorsque l’arc-en-ciel scintille devant la cascade, c’est à cause du reflet du coffre d’or. L’anneau du coffre d’or de Þrasi est conservé au musée de Skógar.

Kvernufoss est l’une des plus belles chutes d’eau du sud de l’Islande. La chute d’eau fait environ 30 mètres de haut et est entourée de falaises des deux côtés. Kvernufoss est situé à l’est de Skógar (non loin de la chute d’eau Skógafoss). La cascade se trouve à l’intérieur d’un petit canyon appelé Kvernugil. Il est entouré de collines abruptes de part et d’autre et il est très agréable de s’y promener.

Épave d’avion à Sólheimasandur : Perdue sur une plage de sable noir, située juste en-dessous du Mýrdalsjökull, à proximité de la magnifique arche de Dyrhólaey, se trouve l’épave d’un vieux DC-3 de l’armée américaine qui s’est abîmé là il y plusieurs décennies. Par une froide après-midi de novembre 1973 (le 24 pour être plus précis), un avion américain de l’U.S. Navy est en perdition et obligé de se poser d’urgence sur une plage de sable noir coincé entre Vik et Skógar. Cet avion, un Super DC-3 de chez Douglas (aussi appelé Dakota ou C-117 dans la terminologie militaire) est pris dans le mauvais temps. En manque de carburant, son pilote doit donc faire tout son possible pour atterrir et sauver l’équipage. Avec une grande chance, il arrive à poser l’appareil sur la plage de Sólheimasandur sans trop de dommage et l’équipage est ensuite secouru par un hélicoptère de l’US Air Force en provenance directe de l’aéroport de Keflavik. L’avion est ensuite tout simplement abandonné par l’armée américaine, qui en retire les pièces détachables. Les 4,5 tonnes du fuselage de cet avion vont donc rester pendant plusieurs décennies soumis aux déchaînements des éléments islandais. Vent, pluie, neige et soleil vont donc détériorer la carlingue de l’avion. 40 ans plus tard, le DC-3 de Sólheimasandur est largement abîmé, il lui manque notamment les ailes et la queue, et son fuselage est criblé de trous. Plusieurs légendes entourent l’épave d’avion de la plage de Sólheimasandur. On dit qu’un fermier local aurait découvert qu’un des réservoirs du C-117 DC-3 était plein, à cause d’une erreur des pilotes. Il put donc récupérer l’ensemble du carburant pour faire fonctionner ses engins ! La queue fut, quant à elle, vendue un à hôtel qui aurait pour thème l’aviation. Concernant le lieu, l’avion s’est donc posé sur une superbe page de sable noir en plein sur la côte sud de l’Islande à proximité des grands glaciers de l’ Eyjafjallajökull et de Mýrdalsjökull, entre l’arche de Dyrhólaey et la cascade de Skógafoss. La région est donc magnifique, tout comme le lieu et les paysages autour de l’épave !

Reynisdranga et la plage de sable noir de Reynisfjara : Les Reynisdrangar sont d’impressionnantes formations rocheuses situées près du rivage de la plage de Reynisfjara, dans le village côtier de Vík, sur la côte sud de l’Islande. Ces formations sont les vestiges de grandes et imposantes falaises marines, composées de basalte, qui jouent un rôle essentiel dans l’attrait de la région. Elles émergent de l’océan de façon spectaculaire sous les falaises imposantes du mont Reynisfjall, ce qui en fait un site magnifique, et leur folklore est tout aussi impressionnant.

Dyrhólaey est célèbre pour sa grande arche de pierre qui se dresse dans l’océan Atlantique. Dyrhólaey est en fait une île reliée par des plages noires de part et d’autre et, au nord, par le lac Dyrhólaós. Les habitants parlent de l’île basse et de l’île haute de Dyrhólaey. La partie inférieure offre une belle vue sur le lac de mer de Dyrhólaós et, vers l’est, sur la plage de sable noir de Reynisfjara. Il y a des toilettes sur la partie inférieure de Dyrhólaey. Ne descendez pas sur la plage où les vagues ont fait sortir des gens. Sur la partie haute se trouvent un phare et une vue magnifique vers l’ouest, le long de la côte de sable de lave noir, vers les montagnes Eyjafjöll, Mýrdalur, Mýrdalsjökull et Eyjafjallajökull. Le Dyrhólaey est fermé au début de l’été pour permettre aux oiseaux qui y vivent de pondre leurs œufs et d’élever leurs poussins. Le macareux moine vit sur la partie haute du Dyrhólay. Une visite pendant l’été vous donne donc une bonne chance de voir ce bel oiseau.

Hjörleifshöfði est une falaise de tuya de 220 mètres. Le tuya est un volcan à sommet plat et à flancs abrupts, formé par l’éruption de lave à travers d’épais glaciers ou nappes glaciaires. Hjörleifshöfði se trouve sur le côté sud-ouest de Mýrdalssandur. On pense qu’il s’est formé pendant la dernière période froide de l’ère glaciaire, lorsque l’éruption a eu lieu sous le glacier. Il s’agissait probablement d’une île dans la mer dans le passé, mais elle est devenue enclavée pendant la période de colonisation avec un fjord appelé Kerlingarfjörður. Aujourd’hui, elle est entourée de sables noirs qui se sont accumulés après les coulées glaciaires répétées du volcan Katla. Au sud de Hjörleifshöfði, une flèche porte le nom de Katla et s’appelle Kötlutangi – la flèche de Katla. Elle s’est formée à la suite d’une grande éruption en 1918, au cours de laquelle une énorme quantité de sédiments a été apportée par une importante coulée glaciaire en provenance de Katla. Kötlutangi – la flèche de Katla était le point le plus au sud de l’Islande continentale ; avant l’éruption, c’était Dyrhólaey. Hjörleifshöfði doit son nom au colon Hjörleifur Hróðmarsson, demi-frère d’Ingólfur Arnarson. Ils ont navigué sur deux navires en direction de l’Islande, mais se sont séparés, Ingólfur passant l’hiver à Ingólfshöfði et son demi-frère à Hjörleifshöfði. Hjörleifur ne vécut pas longtemps, mais il fut tué avec ses hommes par des esclaves irlandais qui les avaient suivis dans le pays. Ils s’enfuirent vers les îles Westman avec les femmes, où Ingólfur les trouva et les tua. Sur Hjörleifshöfði se trouve un monticule où l’on considère que Hjörleifur est enterré.

Álftaversgígar est un phénomène naturel protégé d’importance géologique internationale. Il s’agit d’une zone de cônes sans racines (pseudocratères) formés par la lave de l’Eldgjá qui s’est écoulée sur des zones humides en 934-940. Une route secondaire au sud de la route circulaire n° 1 mène à un point panoramique avec des panneaux d’information. Une randonnée facile le long de la piste de sable balisée mène au géosite de Dýralækjasker, un ancien abri pour les voyageurs qui traversaient les sables de Mýrdalssandur à pied ou à cheval avant l’époque des automobiles. Un autre excellent endroit pour observer ces cônes est une zone cultivée à Þykkvabæjarklaustur.

Þykkvabæjarklaustur est un site ecclésiastique actuel et historique situé dans la zone du pseudo-cratère d’Álftaver. À l’époque médiévale, ce site abritait un monastère catholique, fondé en 1168 et resté actif jusqu’à la réforme du milieu du XVIe siècle. Des découvertes archéologiques récentes (2015) montrent qu’il y avait un très grand bâtiment d’environ 1800m2 au sol. Il s’agissait d’un riche couvent de moines avec une grande ferme et une école.

Mælifell : C’était il y a 10000 ans environ que Maelifell est apparu. Durant la dernière période de glaciation, la calotte glaciaire du Mýrdalsjökull s’est retirée après que des éruptions soient survenues sous celle-ci. Le Mælifell est donc un volcan, haut de 200 mètres qui domine les plaines de sable noir de Mælifellssandur, avec, en arrière plan, le majestueux Myrdalsjökull et son volcan Katla. Le volcan à cône composite Maelifell, qui signifie “mesurer la colline”, tient son nom des premiers habitants de l’île qui l’avaient nommé ainsi, comme neuf autres sommets islandais, pour s’en servir de points de navigation. La région de Mælifellssandur est un désert totalement inhabité qui se situe entre le glacier Mýrdalsjökull et le Torfajökull. On n’y trouve aucune végétation ou presque, uniquement des cendres noires et les méandres des nombreuses rivières qui sillonnent la région. En s’approchant de Mælifell, le sol laisse apparaitre de larges zones argileuses le long de la F210. Cette piste F210, Fjallabaksleið syðri, est l’unique piste qui traverse ce paysage désolé et, est, sans aucun doute, l’une des plus belles pistes de tout le pays. La pyramide verte de Mælifell se dresse fièrement au bord de la F210 et culmine à un peu moins de 800 mètres d’altitude.

Désert d’Eldhraun : L’Eldhraun est l’une des plus grandes coulées de lave du pays et date de l’éruption du Laki en 1783-1784. Les cratères du Laki se sont formés une quarantaine de kilomètres plus au nord, le long d’une faille éruptive longue de 25 km. Cette éruption qui est considérée comme étant la plus importante des temps historiques, donna lieu à la formation de 130 cratères qui émirent 15 milliards de m3 de lave, un record mondial ! Les dérèglements climatiques causés en Europe suite à cette éruption, causèrent un accroissement significatif du taux de mortalité en Grande-Bretagne (hivers très rudes) et des famines à répétition en France (mauvaises récoltes), ce qui contribua notamment au mécontentement de la population paysanne qui se conclut par la Révolution de 1789. En Islande, 20% de la population de l’époque, soit quelques 10 000 personnes, mourut entre 1783 et 1785, principalement du fait la famine causée par la disparition de plus de 50% du cheptel islandais (chevaux, moutons et bétail). Le champ de lave que l’on doit à cette éruption recouvre environ 600km2 et son volume est d’environ 15km3, soit l’équivalent d’un cube dont chaque arrête serait longue de 2,5km. La mousse qui la recouvre s’appelle racomitrium ; très épaisse (et confortable pour la sieste!), elle a la particularité, par temps sec, d’absorber toute l’humidité dans ses couches inférieures et de rester très sèche en surface, d’où le risque qu’elle prenne feu si l’on y jette nonchalamment son mégot de cigarette. Attention également de ne pas arracher ou d’abimer la mousse qui a mis plus de 200 ans à conquérir les sols !

Kirkjubæjarklaustur peut se traduire par “ferme-église du couvent” bien que le nom de “Chapelle de la Ferme des Dames” semble plus juste. Le nom est créé à partir des mots Kirkja (église), bær (ferme), klaustur (couvent, même s’il s’agit dans ce cas d’un couvent de nonnes). L’histoire du pays y a laissé ses traces. On suppose qu’avant la colonisation de l’île par les Vikings, des moines venus d’Irlande y vivaient. Un monastère de religieuses bénédictines s’y installa en 1186 pendant quatre siècles. La toponymie d’une cascade (Systrafoss) et d’un lac (Systravatn) le rappelle, systir signifiant sœur (ici : religieuse) en islandais. Le folklore populaire alimente des légendes ayant trait à ces religieuses et à un trésor enfoui dans le lac. Selon la tradition, lors de l’éruption des Lakagígar en 1783, Kirkjubæjarklaustur fut directement menacé par une coulée de lave. Le pasteur, Jón Steingrímsson, réunit les paroissiens dans l’église et leur fit un sermon sur le feu et le soufre, à la suite de quoi la coulée s’arrêta sur un promontoire rocheux désormais connu sous le nom de Eldmessutangi, soit la « pointe du sermon sur le feu », et le village fut épargné. Le champ de lave résultant de l’éruption, nommé Eldhraun, couvre une surface de 565 km2 sur une épaisseur de 12 mètres. Des fouilles ont été menées sur place depuis 2002 par le Bureau archéologique islandais (Fornleifafræðistofan). Elles ont permis notamment de mettre en évidence des restes des bâtiments des XIVe et XVe siècles de l’ancien couvent. La pierre tombale de l’ancien pasteur se trouve dans l’ancien cimetière. Kirkjubæjarklaustur est désenclavé depuis le bouclage de la Route 1 en 1974.

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jour 3 (19 septembre) : Kirkjubæjarklaustur – The Highland Center Hrauneyjar

La nuit fut assez courte. Les aurores boréales nous ont tenus éveillés assez longtemps hier soir. Mais cela en valait la peine.

Vers 6h50 nous sommes déjà d’attaque pour la première visite de la journée. Le soleil vient de se lever que nous sommes en route vers le canyon de Fjaðrárgljúfur qui se trouve à 5 minutes de voiture de notre guesthouse. Le soleil est encore bien rasant et ne pénètre pas dans le canyon. Le sommet des falaises est éclairé par une belle lumière presque orange.

L’avantage de venir aussi tôt c’est que nous sommes seuls. Nous pouvons donc nous promener tranquillement sur les sentiers balisés. Comme à Dyrhólaey, il n’est plus possible de marcher n’importe où. De nouveau c’est une bonne chose. Cela évite ainsi d’avoir sur nos photos des gens qui prennent la pose comme l’a fait Justin Bieber lors du tournage de son clip d’ “I’ll Show you” (Je te montrerai).

Nous sommes de retour vers 8h pour prendre le petit déjeuner.

Avant de nous aventurer des les Hautes-Terres en empruntant la F208 en direction de Landmannalaugar nous faisons un rapide détour par Kirkjubæjarklaustur pour aller faire le plein et revoir la chute de Stjórnarfoss que nous avions déjà vue lors de notre voyage de 2018 dans l’Est de l’Islande.

Puis, sous un beau soleil, nous commençons à nous enfoncer dans les Highlands islandais. La F208 est une piste magique, presque à chaque kilomètre le paysage change d’aspect. Elle nous donne l’occasion de côtoyer les lieux les plus naturels et sauvages d’Islande. Ce sont d’abord des plaines fertiles qui doivent être verdoyantes en été mais qui, en cette saison sont plutôt jaunes pâles. Puis ce sont des terres arides marquées par l’activité volcanique, ce qui nous donne souvent l’impression d’évoluer quelque part sur la lune ou dans un désert surréaliste. On est également saisis par le contraste des formations géologiques et par la richesse des couleurs qu’elles offrent à voir. Enfin, sur la route, on rencontre à certains endroits des lits de rivière dont le franchissement peut s’avérer parfois un peu difficile.

Après plusieurs heures de vadrouille sur la F208, nos “efforts” se trouvent récompensés lorsque nous arrivons au refuge du Landmannalaugar. Nous ne tentons pas la traversée du gué juste avant le refuge. Il semble (et est) profond. Il y a d’ailleurs peu de véhicule de l’autre côté. Presque toutes les voitures sont restées sur la parking situé avant le passage du gué.

Nous laissons la voiture ici et partons marcher sur le sentier aménagé qui nous fait traverser le Laugahraun (“la coulée de lave des sources chaudes“), nous fait monter vers les fumerolles qui s’échappent du sol au pied du Brennisteinsalda (“onde soufrée“). Le retour vers Landmannalaugar se fait par le canyon du Greanagil. Cette heure et demie de marche nous donne un joli aperçu de cette région et propose tout un panel de couleurs : le rouge du fer, le jaune des sulfures, le bleu et le noir de la lave et le vert des lichens. Sans compter bien sûr les couleurs incroyables des montagnes de rhyolite …

Après cette journée déjà bien chargée nous profitons, avant de quitter Landmannalaugar, d’aller nous baigner dans la rivière chaude qui coule là. Magique ce bain en pleine nature …

Nous reprenons ensuite la voiture pour aller dormir 30 km plus au Nord au Highland Center Hrauneyjar. Malheureusement il n’y avait pas de place au refuge de Landmannalaugar. En chemin, et comme la lumière est encore bonne nous allons faire un petit tour du côté du Ljótipollur (“flaque laide” en islandais). Il se situe dans un cratère volcanique d’explosion. Les couleurs rouges de ses flancs avec des teintes de vert contrastent magnifiquement avec le bleu sombre du lac qu’il contient.

La dernière partie de la route est pénible. La piste F208 (sur sa partie Nord) est bien défoncée. Les nids de poule se comptent par centaines !

Une journée magnifique et incroyable malgré les nombreuses heures passées sur les pistes. La région de Landmannalaugar ne vole pas sa réputation ! D’ailleurs nous y retournons demain !

toutes les photos ici

passage d’un gué sur la F208


1ère partie : Kirkjubæjarklaustur – début de la F208 (sud) (24 km / 20 min)

2ème partie : début de la F208 (sud) – intersection F208/F224 (70 km / 2h)

3ème partie : sur la F224 jusqu’à Landmanalaugar (a/r) (2 km / 10 min)

4ème partie : intersection F208/F224 – F208 (nord) (jusqu’au croisement avec la F26) (30 km / 1 h)

5ème partie : intersection F208/F26 – The Highland Center Hrauneyjar (7 km / 10 min)

Perspectives météorologiques

Sud-ouest 3-8 m/s, mais 8-13 m/s sur le nord-ouest. Généralement beau, mais légères averses de pluie sur l’ouest. Les vents s’atténuent en soirée.
Vents d’estrade ou variables demain, 3-10 m/s et partiellement nuageux, pluies légères sur la côte sud-ouest demain soir.
Températures de 5 à 12°C en journée, mais légère gelée nocturne par endroits.

The Highland Center Hrauneyjar (hébergement et repas)

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

Fjaðrárgljúfur : Le canyon de Fjaðrárgljúfur est un des plus célèbres et des plus beaux canyons qu’on peut trouver en Islande, le paysage est à couper le souffle… Dans l’extrême sud de l’île, à environ 6 kilomètres avant Kirkjubæjarklaustur en partant vers l’est, se trouve le croisement avec la célèbre route 206, connue pour être celle qui mène au Laki. Une piste parfois compliquée dans sa deuxième partie, avec quelques gués importants, mais qui reste très praticable et simple sur les 15 premiers kilomètres menant justement au canyon. Fjaðrárgljúfur s’est formé à la fin de l’âge de glace, il y a environ 9000 ans. Suite à la fonte d’un glacier, un lac s’est formé dans la vallée derrière une immense roche dure et résistante. Le ruissellement du lac a coulé à l’endroit où Fjaðrárgljúfur est aujourd’hui. Des rivières glaciaires ont transporté beaucoup de sédiments dans le lac et la rivière qui en sortit s’est creusée dans la roche et est descendue sur la palagonite devant elle. Quand le lac s’est complètement rempli, la rivière a commencé à creuser dans les couches sédimentaires qu’elle avait précédemment laissées dans la vallée. Les terrasses des deux côtés de la vallée donnent une indication sur la hauteur et l’emplacement du lac. Aujourd’hui le canyon de Fjaðrárgljúfur s’étend sur 1500 mètres environ. Dès l’arrivée sur le parking au pied du canyon, le paysage est impressionnant et les couleurs étonnantes : le vert de l’herbe, très marqué dans cette région (et en particulier le long de la route 206) contraste avec le noir des roches et le bleu parfois turquoise de la Fjaðrá, rivière qui traverse justement Fjaðrárgljúfur. C’est du haut du canyon que la vue est la plus impressionnante avec ses falaises magnifiques, ses crevasses et la rivière Fjaðrá au centre.

Le cratère de Rauðibotn fait partie de la chaine de cratères volcaniques Eldgjá, ​​qui s’étend du glacier Mýrdalsjökull au glacier Vatnajökull.  Une éruption terrible en 934 a produit un champ de lave qui a couvert pas moins de 800 kilomètres carrés et les conséquences météorologiques au niveau mondial furent catastrophiques et entrainèrent une famine dans toute l’Europe. En approchant de la région de Rauðibotn, on est immédiatement surpris par le paysage dévasté des suites de cette éruption. Les couleurs également sont étonnantes et les contrastes saisissants. Le nom Rauðibotn signifie littéralement “fond rouge” en référence à la couleur rouge des flancs du cratère. Le petit lac à l’intérieur du cratère est entouré d’un vert fluo du plus bel effet.

Alxlafoss (ou Axlarfoss) sur la rivière Hólmsá, même si elle ne mesure que 8 mètres de haut, est une belle cascade photogénique située dans une partie un peu oubliée des hautes terres centrales d’Islande, sous le glacier Mýrdalsjökull. Les vues depuis le bord du canyon sont impressionnantes.

Eldgjá consiste en une série de cratères allongés et de gorges s’étirant au total sur soixante-quinze kilomètres de longueur1, entre le Mýrdalsjökull au sud-ouest et le Vatnajökull au nord-est, à l’est de la réserve naturelle de Fjallabak. L’Eldgjá proprement dite est la gorge de huit kilomètres de longueur située au milieu de la fissure et dans laquelle se précipite la Norðari-Ófæra en formant l’Ófærufoss. Sa plus grande profondeur est de 270 mètres et sa plus grande largeur de 600 mètres. Son extrémité méridionale est recouverte par le Mýrdalsjökull et le tiers nord-est de la fissure est noyé sous la lave issue de l’éruption du Laki.

Ófærufoss : Le nom islandais semble un peu difficile à prononcer, mais voici comment cela se passe : “Oh-fye-ru-foss” ; brisez-le et prononcez-le ensuite, c’est beaucoup plus facile. La signification du nom Ófærufoss est la chute d’eau infranchissable. Parmi les nombreuses chutes d’eau d’Islande, celle d’Ófærufoss, qui tombe dans le canyon d’Eldgjá, est sans aucun doute la plus spectaculaire des hauts plateaux islandais. La chute d’eau Ófærufoss dans la rivière Nyrðri-Ófæra est située dans la grande fissure Eldgjá (Canyon de feu), dans la partie ouest du parc national Vatnajökull. Dans les années 1990, un pont naturel (arche en pierre) traversait les chutes, mais malheureusement, il s’est effondré pour des raisons naturelles brutales. On pense qu’il s’agit de tremblements de terre et d’érosions naturelles. Ófærufoss, une chute d’eau à plusieurs niveaux, mesure environ 40 mètres de haut et tombe magnifiquement en deux niveaux ou cascades. Entouré d’une nature brute étonnante avec des roches volcaniques et des mousses vertes. Le gouffre d’Eldgjá (une fissure volcanique de 40 km de long, qui est aussi la plus longue d’Islande) fait partie du même système volcanique que celui de Katla, qui se trouve sous la calotte glaciaire de Myrdalsjokull. Il faut marcher le long de la fissure volcanique pour atteindre la cascade. Il y a des sentiers de promenade autour de la cascade. La cascade supérieure et la cascade inférieure rendent cette chute d’eau encore plus rêveuse ; c’est un spectacle à voir.

Kirkjufellsvatn : Très beau lac encerclé de montagnes qui ne nécessite qu‘un détour de quelques centaines de mètres.

Landmannalaugar et la Réserve naturelle de Fjallabak : c’est le volcan Torfajökull et ses différentes éruptions qui est à l’origine de ce paysage fantastique. Les éruptions sont très anciennes et les roches que l’on trouve dans la région datent de 8 à 10 millions d’années. L’éruption la plus récente date de 1480 et a notamment donné naissance à la coulée de lave de Laugahraun ainsi qu’au cratère Ljótipollur. La région de Fjallabak, littéralement “dos de la montagne” doit son nom aux montagnes fortement ravinées et entaillées de profondes vallées.

Ce qui frappe immédiatement à l’approche de Landmannalaugar et quand on commence à rentrer dans le Fjallabak ce sont les couleurs et les contrastes. Dans un premier temps vertes et noires, les montagnes en se rapprochant de Landmannalaugar prennent ensuite de multiples couleurs : des tons de jaune du soufre, orange, rose et même un ton bleuté de la rhyolite parfois, qui contrastent avec le noir des coulées de lave. On en prend clairement plein les yeux.

  • les montagnes de rhyolite : On a parfois l’impression de se trouver devant une peinture tant les couleurs sont étonnantes. Les superbes teintes orangées de la montagne Barmúr près du parking de Landmannalaugar contrastent avec le noir et le bleu de Bláhnúkur, le “pic bleu” qui culmine à 940 m et fait partie de la chaîne de Torfajökull. Tout près de lui, Brennisteinsalda, “onde soufrée“, du haut de ses 855 m propose tout un panel de couleurs : le rouge du fer, le jaune des sulfures, le bleu et le noir de la lave et le vert des lichens. Des fumerolles sont également présentes au pied de Brennisteinsalda.
  • les lacs : deux lacs sont situés tout près de Landmannalaugar, il s’agit de Frostastaðavatn et de Ljótipollur. Frostastaðavatn, tout d’abord, est entouré d’une montagne rouge et noire qui témoigne de l’activité volcanique passée. Ces couleurs tranchent avec le vert du lac à ses pieds. Ljótipollur, quant à lui, est situé un peu plus au Nord et est l’un des lacs les plus connus de la région. Ses eaux sont d’un bleu sombre et ses rives ont des teintes rouges parsemées de vert. Il est peu profond et c’est une éruption datant de 1477 qui a formé le cratère d’un diamètre de 1500 mètres.
  • les sources chaudes : littéralement “le bain chaud pour les gens du pays”, Landmannalaugar est un petit oasis au milieu du désert des hautes terres et est en partie connu pour sa mythique source chaude. Il s’agit d’une des sources les plus agréables du pays. Tout d’abord parce que la rivière d’eau chaude se situe à proximité du camping de Landmannalaugar et au beau milieu d’un panorama époustouflant de montagnes de rhyolites. Ensuite, parce que les eaux naturellement chauffées atteignent une température idéale de 36 à 40 degrés toute l’année ce qui donne l’occasion aux randonneurs de se relaxer après plusieurs heures (ou plusieurs jours !) de marche.
  • les champs de lave : on trouve 3 champs de lave à Landmannalaugar : Hrafntinnuhraun, Namshraun et Laugahraun (“la coulée de lave des sources chaudes“) qui est le plus connu et le plus récent. Ces champs de lave entourent les différentes montagnes de rhyolites et renforcent le côté inquiétant du lieu avec leur couleur noire. La coulée commence au pied de Brennisteinsalda et s’étale à ses pieds en barrant la petite vallée de Vondugil comme pour forcer le torrent de Námskvísl à s’écouler contre la montagne Suðúrnamur. La randonnée de Laugahraun constitue une des plus belles randonnées du site.

Plusieurs randonnées possibles depuis le refuge, en boucle ou en aller-retour sur sentiers balisés. Quelques exemples :

Bláhnúkur : on le remarque tout d’abord car il domine les montagnes avoisinantes du haut de ses 943 mètres d’altitude, mais également par sa couleur. En effet, le Bláhnúkur est également appelé le “Pic Bleu”, et doit donc son nom à ses teintes bleues et vertes uniques. Il s’agit en fait d’un volcan, formé pendant l’ère glaciaire et qui fait partie du grand système volcanique de Torfajökull. S’il possède ces couleurs, c’est tout simplement dû à sa composition et ses origines volcaniques avec de la résinite (roche de rhyolite) provenant d’éruptions sous glaciaires.

Brennisteinsalda : se distingue immédiatement par sa couleur rouge et jaune. Il culmine à 881 mètres et appartient également au système volcanique du Torfajökull, à l’instar du Bláhnúkur. La couleur rouge provient du fer et le jaune des sulfures, on y trouve par ailleurs des tons de noir et de bleus dus à la lave et aussi le vert des lichens. Son nom signifie littéralement “onde soufrée” (en islandais, alda signifiant “vague”, stein, “pierre” et brenna, “brûler”). Outre sa couleur vraiment atypique, on le repère de loin grâce aux solfatares à ses pieds qui dégagent une fumée importante. Pas d’inquiétude, si le Brennisteinsalda est bien un volcan, sa dernière éruption remonte à l’année 1341.

Ljótipollur (“flaque laide” en islandais) a la particularité de se situer dans un maar, un cratère volcanique d’explosion, tout comme Kerið dans le sud de l’Islande ou encore Viti dans la région de Myvatn. Ce maar a été créé en 1477 lors d’une éruption volcanique et s’est petit à petit rempli d’eau. Le cratère mesure 1,5 kilomètre de diamètre et les couleurs rouges de ses flancs avec des teintes de vert contrastent magnifiquement avec le bleu sombre du lac qu’il contient. Ces contrastes ont fait sa réputation et il est d’ailleurs très apprécié des photographes puisqu’il s’agit d’un des lacs les plus photographiés d’Islande. En arrivant au sommet du cratère, l’intérêt est bien sûr d’en faire le tour à pied pour pouvoir voir le cratère sous tous les angles. Il faut compter 45 minutes pour en faire le tour à pied. En fonction de votre position, de la lumière et de l’heure dans la journée, les flancs rouges se reflètent sur le lac ce qui est du plus bel effet. Le rouge intense de ses flancs provient de dépôts de minerais de fer.

Le lac Bláhylur (Hnausapollur) : Le Bláhylur est un maar, un magnifique lac qui s’est formé dans un cratère suite à une éruption explosive, il y a donc près de 1200 ans.  Les maars se forment lorsque la lave entre en contact avec les eaux souterraines au moment d’une éruption. C’est exactement ce qu’il s’est passé ici lors d’une activité volcanique en 871 entre les caldeiras de Bárðabunga et de Torfajökull. Situé tout près du mont Tjörvafell au nord du non moins superbe lac Frostastaðavatn, il est assez grand puisqu’il a une superficie de 30 hectares. Même si on y croise peu de pêcheurs, il est connu pour abriter une incroyable quantité de truites brunes. Si le Bláhylur s’appelle ainsi, c’est en raison de la couleur bleue de son eau qui contraste magnifiquement avec les flancs rougeâtres du cratère qui le contient et la mousse d’un vert vif qui pousse sur ses roches volcaniques.

Le canyon de Sigöldugljúfur : s’il est appelé le “canyon de la vallée des larmes”, c’est en raison des nombreuses cascades qui se jettent magnifiquement au fond de celui-ci. Elles sont parfois appelées Lekafossar, ou encore Tungnaárfossar. Cette merveille de la nature n’existait pas il y a encore quelques années. En effet, Sigöldugljúfur a été, pendant longtemps, rempli par la rivière Tungnaá jusqu’à la construction de la centrale hydroélectrique de Sigalda et de son barrage quelques kilomètres plus au nord. La construction de la centrale a été longtemps sujet à des débats en Islande et sa construction a finalement débuté en 1978. Le canyon s’est alors vidé et plusieurs cascades sont apparues et se jettent au milieu de celui-ci pour offrir le superbe panorama qu’on peut voir aujourd’hui. Sigöldugljúfur est comme un petit oasis au milieu des hautes terres, totalement isolé et plutôt verdoyant pour la région. Les contrastes de la mousse et de la flore des flancs du canyon contrastent parfaitement avec l’eau turquoise qu’on peut observer par beau temps.  Encore considéré comme un trésor caché de la région, on trouve rarement beaucoup de touristes à Sigöldugljufur. Le site est facilement accessible durant la période estivale entre mai et octobre. Si vous en avez la possibilité, il faut privilégier une visite en fin d’après-midi ou en tout début de soirée avec la lumière rase en été qui révèle les magnifiques couleurs du lieu.

Plusieurs randonnées possibles depuis le refuge, en boucle ou en aller-retour sur sentiers balisés. Quelques exemples :

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jour 4 (20 septembre) : The Highland Center Hrauneyjar – Kjarnholt

Le ciel est bien gris quand nous mettons en route. Mais au moins il ne pleut pas …

Nous reprenons la F208 (sur sa partie nord) pour revenir à Landmannalaugar. Hier nous l’avions déjà empruntée dans l’autre sens. Nous longeons tout d’abord le lac Hrauneyjalón, puis la piste traverse la rivière qui sépare ce lac de celui de Krókslón au niveau de la station hydroélectrique de Sigöldustöð. Nous découvrons alors un immense désert de cendres volcaniques.

Un peu avant d’arriver au croisement avec la F225 (que nous emprunterons cet après-midi), légèrement en retrait de la F208, nous montons voir le lac Bláhylur (Hnausapollur). Un magnifique lac qui s’est formé dans un cratère suite à une éruption explosive, il y a près de 1200 ans. Si le Bláhylur s’appelle ainsi, c’est en raison de la couleur bleue de son eau qui contraste magnifiquement avec les flancs rougeâtres du cratère qui le contient et la mousse d’un vert vif qui pousse sur ses roches volcaniques.

Au bord du cratère le vent souffle assez fort et quelques gouttes de pluie tombent. Rien de dramatique mais on espère que cela ne va pas durer. La météo annonçait un ciel couvert mais pas de pluie…

Comme hier, quand nous arrivons à Landmannalaugar nous laissons la voiture sur le parking qui se situe avant le fameux gué et nous nous mettons en route pour notre randonnée qui va nous mener au sommet du Bláhnúkur que l’on le remarque immédiatement car il domine les montagnes avoisinantes du haut de ses 943 mètres d’altitude, mais également par sa couleur. En effet, le Bláhnúkur est également appelé le “Pic Bleu”, et doit donc son nom à ses teintes bleues et vertes uniques.

En arrivant au pied de Grænagil, nous passons le petit pont de bois qui permet de traverser la rivière. La montée est raide dès le départ avec les pentes de Grænagil qui sont d’un vert très étonnant. Quand on se retourne en direction du parking, la vue est absolument incroyable après quelques centaines de mètres d’ascension. On découvre alors le champ de lave de Laugahraun recouvert de mousse et le panorama sur Barmur est incroyable. L’ascension se poursuit et est encore plus raide avant le sommet. Le sentier fait alors des zigzags sur les flancs de Bláhnúkur pour faciliter la montée.

Au sommet, la vue à 360° est absolument incroyable. Le panorama, sur pas moins de nombreux glaciers à l’horizon, avec en premier plan, les montagnes ocres de la région, est exceptionnelle.

La redescente en direction de Brennisteinsalda se fait en suivant le sentier vers l’ouest. La descente est plutôt facile mais parfois glissante. Le paysage est, quant à lui, toujours aussi beau.

Après 5 kilomètres environ, depuis le parking, on arrive au pied de Brennisteinsalda après avoir traversé un petit ruisseau. On retrouve le chemin que nous avons parcouru hier. On continue par les champs de lave puis dans les gorges de Grænagil avant de rejoindre le parking.

Cette randonnée est vraiment incroyable. Elle offre en peu de temps (2h30) un aperçu de tout ce que peut offrir la région de Landmannalaugar : les champs de lave, les couleurs incroyables des montagnes de rhyolite, …

Comme le ciel se dégage bien, nous décidons de faire une autre marche dans le coin. Nous nous aventurons sur un sommet qui ne porte pas de nom sur les cartes que nous avons à disposition. Cette randonnée est plus courte que celle du matin. Ce sommet, visiblement très peu fréquenté (nous n’avons croisé qu’une seule personne) mérite le détour. Au sommet on a une magnifique vue sur la plaine de la Jökulgilskvísl (la rivière qui coule juste à côté du refuge de Landmannalaugar).

Quand nous achevons cette deuxième marche, il est déjà presque 16h et nous avons encore pas mal de chose à voir et de route à faire pour arriver au guesthouse.

Nous prenons la direction du nord sur deux kilomètres puis obliquons à gauche sur la F225 qui va nous permettre de rejoindre plus à l’ouest la route n°26. Cette piste est assez facile mais avec tout de même deux gués à passer. Aujourd’hui le deuxième était relativement profond. Lorsqu’on s’approche de la n°26 la piste se fait de plus en plus sinueuse. On quitte les plaines pour traverser les champs de roches encore recouverts de cendres. Au sud, se trouve l’Hekla (qui est à l’origine de 10% de tous les éjectas (fragments de rochers expulsés par une éruption volcanique) ayant recouvert l’Islande au cours du dernier millénaire) et c’est lui qui marque les territoires alentours de sa terrible empreinte. On traverse des véritables déserts de cendres entourés de jolis reliefs aux sommets enneigés. Cette route pour tout-terrain d’une quarantaine de kilomètres permet donc de découvrir des paysages d’une rare beauté et d’une grande diversité.

Après deux jours passés sur les pistes nous retrouvons avec plaisir une route digne de ce nom. Nous prenons maintenant la direction de Háifoss. Mais pour l’atteindre nous devons de nouveau rouler sur une route défoncée. Ce n’est pas une piste au sens de la classification de l’office des routes islandaises, mais elle est en très mauvais état avec beaucoup de trous.

Le promontoire qui se trouve tout près du parking laisse apparaitre la première cascade : Granni, une superbe cascade provenant aussi de la Fossá et qui se fracasse en contrebas. Mais ce n’est pas Granni qui fait le plus de bruit. En avançant encore un peu, on découvre la puissante Haifoss, qui avec ses 122m de hauteur est la 3ᵉ plus haute cascade d’Islande (après Glymur et Morsárfoss). La vue des deux cascades avec le canyon en contrebas est stupéfiante et les contrastes bleu vif de l’eau avec les mousses vertes et les roches noires sont du plus bel effet.

Le temps passe trop vite. Nous devons nous remettre en route et laisser ces deux belles chutes. Il nous reste encore plus d’une heure de route pour arriver à l’endroit où nous avons réservé un logement.

La nuit est en train de tomber quand nous arrivons finalement à bon port. Nous posons nos affaires et ressortons directement pour aller manger quelque chose. Il y a peu de restaurants dans le coin. Celui que le responsable du guesthouse nous a indiqué est plein. Finalement nous dénichons une “perle”. Un bar situé dans une ancienne serre.

Une journée riche en émotions et en belles découvertes. La région de Landmannalaugar est vraiment un endroit magique qu’il est bien difficile de quitter. Ces deux jours nous avons eu une chance incroyable avec la météo. Il y a une semaine il neigeait dans la région…

autres photos en “gros plan”

toutes les photos ici


1ère partie : The Highland Center Hrauneyjar – intersection F208/F26 (7 km / 10 min)

2ème partie : F208 (nord) (jusqu’au croisement avec la F26) – intersection F208/F224 (30 km / 1 h)

3ème partie : sur la F224 jusqu’à Landmanalaugar (2 km / 10 min)

4ème partie : Landmanalaugar – intersection n°26/F225 (en empruntant la F224, un bout de la F208 et le F225) (85 km / 1 h 30)

5ème partie : intersection 26/F225 – Háifoss (30 km / 30 min)

6ème partie : Háifoss et Granni – Kjarnholt (85 km / 1 h 30)

Perspectives météorologiques

Vents faibles de secteur Est ou variables et ciel partiellement nuageux, mais 5-10 m/s et pluies faibles le soir sur la côte sud-ouest. Vents de sud-est, 3-10 m/s demain et pluie faible et intermittente par endroits, mais sec dans le nord-est.
Températures de 5 à 12°C en journée.

Mengi Countryside : Kjarnholt III spilda, 801 Kjarnholt

Vínstofa Friðheima – Winebar & Bistro à Reykholt

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

Pour les informations sur Landmannalaugar et sa région : voir la rubrique “à voir en chemin” du jour 3.

Le cratère de Raudaskal est l’un de ces endroits lunaires, hors du monde et complètement isolés, qui n’ont pas encore été découverts par des hordes de touristes. Ses couleurs vertes et rouges et son environnement surréaliste sont à la fois uniques et stupéfiants. On ne trouve pas Raudaskal dans de nombreux guides ou listes de lieux à visiter, car il est encore peu visité et donc pas du tout touristique. Étonnamment, Raudaskal n’est pas du tout difficile d’accès. Bien sûr, vous avez besoin d’un 4×4 et d’une bonne carte pour le trouver. Mais il n’y a pas de rivières à traverser sur le chemin et vous pouvez vous rendre à Raudaskal avec n’importe quel 4×4.

Þjófafoss se trouve dans la rivière Þjórsá, à l’est du champ de lave de Merkurhraun. Le nom de la cascade se traduit par “cascade des voleurs”, car les voleurs étaient autrefois exécutés par noyade dans son bassin. Cette cascade est l’une des trois principales chutes d’eau de Þjórsá. La rivière Þjórsá forme la frontière entre Rangárvallasýsla et Árnessýsla et est la plus longue rivière d’Islande. Þjófafoss se trouve au sud de la montagne Búrfell, non loin de la centrale électrique de Búrfell et un peu plus bas que Tröllkonuhlaup à Þjórsá. Le débit de Þjófafoss est relativement faible en hiver mais plus important en été. Cela est dû aux centrales électriques situées sur la rivière, car une grande partie de l’eau est détournée au-delà des chutes. La rivière est endiguée à Sultartangi, formant le réservoir de Sultartangalón. L’eau est d’abord acheminée par la centrale électrique de Sultartangi, puis dans le réservoir de Bjarnarlón et par la centrale électrique de Búrfell. Par conséquent, c’est avant tout lorsque le réservoir de Sultartangalón est plein, à la fin de l’été, que l’eau excédentaire peut s’écouler sur Þjófafoss. Avec la construction de la centrale électrique 2 de Búrfell, le débit d’eau sur Þjófafoss a diminué, encore plus en été et en hiver.

Háifoss : la cascade Haifoss, littéralement “haute cascade” en islandais, est la 3ème plus haute cascade d’Islande (après Glymur (196m) et Morsárfoss (240m)). Située dans la verdoyante vallée de Þjórsárdalur (Thjorsardalur) mais souvent oubliée des touristes, elle est pourtant un véritable incontournable de la région. La Fossá dévale les vallées verdoyantes de la région avant de rejoindre la plus longue rivière d’Islande, la Þjórsá, qui traverse le sud-ouest de l’Islande. Juste avant de rejoindre la Þjórsá, la Fossá se jette dans un canyon de verdure incroyable du haut de ses 122m en formant Haifoss.

En arrivant au parking, une petite marche d’une centaine de mètres permet de rejoindre le haut du canyon qui offre un panorama extraordinaire sur la vallée de Þjórsárdalur. Du haut de la falaise, le promontoire laisse apparaitre la première cascade : Granni, une superbe cascade provenant aussi de la Fossá et qui se fracasse en contrebas. Mais ce n’est pas Granni qui fait le plus de bruit. En avançant encore un peu, on découvre la puissante Haifoss, qui avec ses 122m de hauteur est la 3ᵉ plus haute cascade d’Islande (après Glymur et Morsárfoss). La vue des deux cascades avec le canyon en contrebas est stupéfiante et les contrastes bleu vif de l’eau avec les mousses vertes et les roches noires sont du plus bel effet. Si on a la chance d’avoir le temps avec nous, il n’est pas rare non plus qu’un arc-en-ciel se forme au pied d’Haifoss.

Hjálparfoss : Cette très belle chute d’eau, cernée de beaux orgues basaltiques et située dans la vallée de Thjórsárdalur, doit son nom, « la chute du bon secours », aux quelques étendues d’herbe qui l’entourent. Ces pâturages procuraient un peu de nourriture aux montures des cavaliers qui, dans le passé, traversaient cette région. En effet, toutes les contrées environnantes avaient été dévastées par l’éruption du volcan Hekla en 1104 et sa végétation fut étouffée sous un épais manteau de pierres ponces, à l’exception de cet oasis de verdure miraculé.

La ferme de Stöng : Située dans la Þjórsárdalur (vallée de la Thjorsá), Stong est un ensemble de restes d’anciennes fermes vikings datant du Xème ou XIème siècle. L’éruption de l’Hekla en 1104 est vraisemblablement à l’origine de la destruction de cette ferme islandaise typique. Les vestiges de ces fouilles sont exposées dans le musée de Þjóðveldisbærinn. Cette ferme a été découverte à l’occasion de fouilles archéologiques en 1939 et une réplique de la ferme, Þjóðveldisbær, a été construite en 1977 à 7 kilomètres du site. Les fouilles menées sur le site historique ont permis de faire des découvertes très importantes, à tel point que Stöng est devenu aujourd’hui l’un des sites archéologiques les plus importants d’Islande.  Après la découverte de Stöng en 1939, les archéologues ont aussi découvert une église et un cimetière à proximité de la ferme.

Musée de Þjóðveldisbær : Reconstitution d’une ancienne ferme (la ferme de Stöng( telle qu’on les construisait en Islande aux temps de la colonisation de l’île, entre les IXe et XIe siècles. C’est sur les plans d’une ancienne ferme de la région, qui fut victime de l’éruption du volcan Hekla en 1104, que cette reconstitution a été faite. On découvrit les fondations de cette ancienne ferme en 1939 sous plusieurs mètres de pierres ponces à proximité de la gorge de Gjáin. La ferme reconstituée fut quant à elle construite en 1974 et peut aujourd’hui être visitée.


Secret Lagoon : Le Secret Lagoon autrement connu sous le nom de Gamla Laugin en islandais se situe à Fluðir à l’entrée de la ville. En 1891, en s’appuyant sur les propriétés géothermique de la région de Fluðir, les Islandais ont construit un grand bassin pour les amateurs avec une eau entre 38 et 40° ce qui en fait la plus ancienne piscine naturelle de tout le pays.

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jour 5 (21 septembre) : Kjarnholt – Blonduös

Nous nous mettons en route vers 8h30 sous un ciel un peu gris. Avant de nous engager sur la F35, nous faisons le plein du côté de Geysir. Pendant que le réservoir se remplit, on aperçoit le jaillissement du geyser qui se trouve à une centaine de mètres.

Après les longues heures de pistes ces derniers jours nous remettons ça pour une journée complète. La piste en elle même est, par endroits, très caillouteuse et ce n’est pas le genre de pistes sur laquelle on croise beaucoup de voitures, ni beaucoup d’e villages’habitations ! Même si la piste en elle même n’est vraiment pas difficile, il faut rester bien attentif.

Après un peu moins de deux heures et quelques petits arrêts au bord de la piste pour admirer le paysage et surtout prendre des photos, nous arrivons au croisement de la F35 avec la F347 qui conduit à Kerlingarfjöll.

Nous tournons à droite et roulons pour nous approcher d’un des lieux les plus magiques de l’île : les collines de rhyolites jaune et ocre du massif de Kerlingarfjöll. Juste après le carrefour entre la F347 et la F35 se trouve Gýgjarfoss une très jolie cascade qui méritera que nous nous arrêtions quand nous repasserons ici en début d’après-midi.

Sans nous arrêter près des huttes vertes et rouges qui forment la zone d’hébergement de Neðri-Hveradalir, nous poursuivons, sur la piste de plus en plus humide et boueuse jusqu’au parking qui se situe tout au bout de celle-ci.

Dès l’arrivée sur place, on se rend compte de l’immensité du site, l’endroit est véritablement grandiose, les contrastes de couleurs simplement magiques. Les collines de rhyolite orangées, jaunes, contrastent avec l’herbe d’un vert éclatant, rajoutez à cela les fumerolles, les solfatares, l’odeur de soufre, les névés et vous obtenez un des endroits d’Islande les plus magiques.

Sous le soleil qui brille ce matin nous laissons la voiture et nous mettons en marche pour une exploration du site. Très vite la boue nous colle aux chaussures mais nous n’y prenons pas vraiment garde tant l’endroit est incroyable. Des “escaliers” et des ponts permettent de monter facilement sur les collines et de traverser les petites rivières.

Nous ne faisons pas un tour bien défini, mais nous nous laissons guider par nos envies. En fait la zone “touristique” n’est pas immense, mais tellement belle. Nous ne ressentons pas le besoin de nous en éloigner. D’ailleurs, contrairement à Landmannalaugar, il n’y a pas vraiment de randonnée bien balisée.

Après presque deux heures à monter et descendre les escaliers, à flâner entre les fumerolles, nous retournons à la voiture. Cela coïncide également avec l’arrivée des nuages qui commencent à cacher de plus en plus le soleil.

Nous reprenons la F347 en sens inverse. Arrivés près de Gýgjarfoss nous profitons d’une table et d’un banc pour manger quelque chose.

Une fois retournés sur la F35, nous continuons vers le nord. Comme nous ne sommes pas vraiment pressés d’arriver à Blönduós nous faisons le petit détour par l’oasis de Hveravellir. Il y a 7 ans nous avions déjà emprunter la F35 (mais dans l’autre sens) et avions dormi ici.

Pour nous dégourdir un peu les jambes nous faisons un petit tour sur les passerelles aménagées pour aller voir les marmites de boues, les fumerolles et autre sources chaudes. Après ce que nous avons découvert à Kerlingarfjöll ce que nous voyons ici paraît quelque peu dénué de saveur … mais reste quand même agréable à regarder.

Quand nous quittons Hveravelllir le plafond nuageux est de plus en plus bas. Nous roulons donc presque d’une traite jusqu’à Blönduós. Contrairement aux jours précédents nous arrivons donc relativement tôt (vers 17h) au guesthouse qui se trouve au bord du Húnafjörður. La maîtresse des lieux nous dit que, depuis quelques jours elle voit régulièrement quelques baleines qui nagent un petit peu au large. Nous n’en verront pas …

Une troisième journée à parcourir les Hautes-Terres islandaises. Encore un lieu magique visité …

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1ère étape : Kjarnholt – intersection de la F35 et de la F347 (75 km / 2 h)

2ème étape : F347 jusqu’à la zone géothermique de Hveradalir (a/r) (a: 15 km / 30 min)

3ème étape : intersection de la F35 et de la F347 – Blönduós (138km / 2h30)

Perspectives météorologiques

Vent faible et variable, nuageux et légère bruine durant la nuit.

Vent du nord ou variable de 3-8 m/s demain. Des périodes de soleil, principalement l’après-midi, mais quelques averses de pluie dans la partie est.

Température entre 5 à 10°C en journée.

Brimslóð Atelier Guesthouse, Brimslóð 10A, 540 Blönduós, Islande (hébergement et repas)

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

Hvitarvatn: À l’est du glacier Langjökull, le « lac de la rivière blanche » est à la source de la rivière Hvítá sur laquelle se trouve la chute de Gullfoss à la sortie des hautes terres. Ce lac eswt visible depuis la piste F35 qui traverse le pays de part en part entre les glaciers Langjökull et Hofsjökull. On peut s’en approcher en empruntant la piste qui conduit au refuge de Hvítárnes et qui bifurque en direction de l’ouest, légèrement au nord du pont qui enjambe la rivière Hvítá à l’extrémité sud du lac (à env. 2km). Cette piste débouche sur le refuge de Hvítárnes au bout de 8km env.

Kerlingarfjöll : Perdu en plein cœur de l’Islande, Kerlingarfjöll, littéralement : “les montagnes de la bonne femme“, est un site géothermique exceptionnel. Il s’agit d’une chaine de montagnes perdues au beau milieu de l’Islande qui offre des randonnées inoubliables. Le point culminant de cette chaine de montagne est le mont Snækollur (1488 m). Kerlingarfjöll fait partie de la zone des fissures de la dorsale atlantique qui traverse l’Islande du sud-est au nord-ouest et appartient à un système volcanique d’une surface de 100 km². 

La particularité de Kerlingarfjöll est la couleur orangée de ses flancs qui provient de la pierre rhyolithique dont les montagnes sont constituées. N’étant pas situé le long de la route numéro 1, il n’y a pas énormément de touristes à Kerlingarfjoll, pourtant il s’agit d’un des deux ou trois plus beaux sites du pays. N’importe quel visiteur qui se rend à Kerlingarfjöll a la sensation de se retrouver devant une peinture tant les couleurs des montagnes contrastées par la neige, en particulier par temps clair, sont à couper le souffle. Au même titre que la région de Landmannalaugar, celle de Kerlingarfjöll est réputée pour ses paysages et panoramas incroyables et est un incontournable pour tous les amateurs de randonnées

Hveradalir, niché dans la pittoresque chaîne de montagnes Kerlingarfjöll, est un véritable joyau du paysage volcanique islandais. Situé dans les hautes terres centrales du pays, Hveradalir est une merveille géothermique qui captive les visiteurs par sa beauté surréaliste. Le nom Hveradalir se traduit par “vallée des sources chaudes” et décrit parfaitement les caractéristiques uniques de cette région. La vallée est formée d’une série de sources d’eau chaude fumantes, de bassins de boue bouillonnants et de cheminées géothermiques vibrantes. En explorant Hveradalir, vous serez accueilli par une symphonie de couleurs, avec des teintes allant des bleus et verts vibrants aux rouges et oranges ardents. C’est un véritable festin visuel qui vous laissera bouche bée. L’activité géothermique de Hveradalir est le résultat des forces volcaniques sous-jacentes à l’œuvre. La chaîne de montagnes Kerlingarfjöll fait partie du système volcanique actif de l’Islande, et la vallée se trouve au sommet d’une zone d’activité géothermique intense. La chaleur de l’intérieur de la Terre s’échappe par des fissures et des crevasses, créant un paysage d’un autre monde qui semble tout droit sorti d’un film de science-fiction.

La randonnée de Hveradalir est la plus réputée des monts Kerlingarjöll. Les balades sont ici très nombreuses et un accueil/refuge près du parking permet d’obtenir de précieuses informations sur les randonnées et notamment la possibilité de mixer certaines d’entre elles. Hveradalir est la randonnée numéro 2.

Mais il est tout à fait possible d’atteindre directement en remontant la vallée de Hveradalir en continuant la F347 après le refuge. On atteint ainsi directement le parking de la zone géothermique.

carte de randonnées

Hveravellir : Zone d’activité géothermique avec de belles sources d’eau chaude. Bain dans une source d’eau chaude naturelle.

Blönduós : Le nom « Blönduós » signifie l’embouchure (ós) de la riviere Blanda (génitif Blöndu) qui coule dans le village.

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jour 6 (22 septembre) : Blonduös – Nordurfjördur

Déjà le sixième jour de notre séjour en Islande. Aujourd’hui nous quittons le centre de l’Islande et partons découvrir l’Est des Fjords de l’Ouest. Il y a 7 ans nous avions fait un beau voyage dans cette région relativement isolée de l’Île. Mais nous n’avions pas eu le temps d’aller explorer la côte est de ces fameux Fjords de l’Ouest.

C’est sous un ciel vraiment bas que nous nous mettons en route. Nous suivons la route qui fait le tour de lîle (la n°1) jusqu’au bout du Hrútafjörður. Là nous quittons la 1 et remontons en direction du Nord sur la 68. Quand nous arrivons près d’Hólmavík le ciel commence à bien se dégagé (ce que la météo avait d’ailleurs prédit). Comme il est déjà presque midi nous faisons une petite pose ici pour refaire le plein de carburant, pour acheter des choses à manger (ce soir et demain matin il n’y a pas de restaurant !), pour manger une bonne soupe de poissons et aussi visiter un peu cette localité.

Le ventre plein, nous continuons notre remontée vers le Nord. D’abord en suivant la 61 qui va en direction d’Ísafjörður puis en tournant à droite à l’extrémité du Steingrímsfjörður. A partir de là et jusqu’à Norðurfjörður la route n’est plus goudronnée mais reste tout à fait praticable. Rien à voir avec les pistes empruntées ces 4 derniers jours !

Comme nous avons le temps et que le soleil brille, nous faisons le détour par Drangsnes (en ne suivant pas la 643 mais en la 645). La route suit littéralement le bord du fjord. En fait ce sera le cas presque continuellement jusqu’à Norðurfjörður !

Une fois la péninsule de Drangsnes contournée, nous retrouvons la 643, cette magnifique route côtière. Jusqu’à la fin de celle-ci (à Norðurfjörður) nous sommes éblouis pas la beauté de cette côte. Nous avons envie de nous arrêter tous les 100 mètres pour faire des photos. C’est, mon avis, la plus belle route d’Islande !

En passant à Djúpavík (et même si nous venons y dormir demain soir) nous faisons un petit arrêt un peu plus long. Nous déambulons autour de l’ancienne usine de harengs, maintenant à l’abandon.

En arrivant à Norðurfjörður nous avons l’impression d’arriver au bout du monde. Il n’y a quasiment personne. Le petit magasin et le café sont fermés. Fin de saison oblige. Cela ne nous dérange pas vraiment, nous qui aimons la solitude. En fait Norðurfjörður fait partie d’Árneshreppur, la municipalité la moins peuplée d’Islande, avec seulement 42 habitants (en 2022). Elle s’étend pourtant sur une vaste zone, couvrant quelque 780 km2. La densité de population n’est donc que de 0,05 personne par km2 !

Pour finir en beauté la journée, et après avoir pris possession de notre petit cottage au bout du fjord, nous roulons encore 5 minutes pour aller nous délasser dans l’incroyable piscine de Krossneslaug, chauffée par des sources chaudes naturelles. Quand on est dedans (37°C) rien ne vient boucher la vue entre les deux eaux, celle de la piscine et celle de l’océan !

Lorsque nous avons bien cuit dans l’eau chaude nous rentrons dans notre cottage. Le soleil est en train de se coucher …

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trajet le plus court (sans passer par Drangsnes) : 290km / 4h25 (sinon 320km / 4h55)

Perspectives météorologiques

Vent du nord ou variable de 3-8 m/s, et vent variable léger demain. Généralement beau, mais nuageux et possibilité d’averses éparses dans la partie est et l’extrême sud aujourd’hui.
Température de 5 à 10°C en journée, mais un peu plus froid dans la partie nord-est.

Urdartindur Guesthouse and Cottages : Nordurfjördur 1, 524 Norðurfjörður

Kaffi Galdur à Hólmavík

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

Drangsnes est un petit village de pêcheurs situé dans la partie occidentale de l’Islande, à proximité de la petite ville de Hólmavík. L’industrie principale de Drangsnes est la transformation du poisson, mais il y a aussi un petit magasin dans la ville, un bureau de poste et, récemment, le tourisme s’est développé, surtout pendant l’été.

L’île de Grímsey se trouve juste à l’extérieur de la côte de Drangsnes. Selon la légende, Grímsey a été formée par l’une des trois femmes trolls qui ont tenté de séparer les Westfjords du reste de l’Islande. Ne pouvant s’abriter du soleil à l’aube, les trolls se sont transformés en rochers. L’un d’entre eux se trouve à Drangsnes, un grand rocher appelé Kerling. Un panneau près du rocher vous permet d’en savoir plus sur cette histoire. Il est possible de prendre un bateau pour se rendre à Grímsey, mais l’île est riche en oiseaux, notamment en macareux et en fulmar

héraldique d’Árneshreppur

Norðurfjörður fait partie d’Árneshreppur, la municipalité la moins peuplée d’Islande, avec seulement 42 habitants (en 2022). Elle s’étend pourtant sur une vaste zone, couvrant quelque 780 km2. La densité de population n’est donc que de 0,05 personne par km2. La région ne bénéficie d’aucun transport public, à l’exception d’un ou deux vols hebdomadaires entre Reykjavik et Gjögur, une petite localité qui n’est habitée que pendant l’été. La plupart des visiteurs se déplacent en voiture. Notez cependant que si vous voyagez en hiver, il est nécessaire de vérifier les conditions météorologiques et l’état des routes avant de visiter la région.

Krossneslaug est une piscine géothermique. Contrairement à de nombreuses piscines de la région, Krossneslaug est chauffée par des sources chaudes naturelles. La rareté de telles installations dans les Westfjords est due au fait qu’il s’agit de la partie la plus ancienne du pays, donc la moins affectée par la vallée du rift volcanique qui traverse le centre de l’Islande. À Krossneslaug, il est donc possible de découvrir cet aspect unique de la culture et de la nature islandaises de manière plus authentique que dans de nombreux autres endroits de la région. Cette piscine est considérée comme une “piscine à débordement”, car elle offre une vue magnifique sur l’océan, sans que rien n’obstrue la vue entre les deux eaux. En regardant vers le nord de l’Islande, Krossneslaug est un endroit fantastique pour observer la faune et la flore uniques du pays.

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jour 7 (23 septembre) : Nordurfjördur – Djúpavík

Cette nuit, malgré un ciel bien dégagé, il n’y a pas eu d’aurores boréales… Dommage ! Pour une fois que nous étions loin de presque toute pollution lumineuse …

Une journée radieuse s’annonce. Le soleil commence à pointer le bout de son nez derrière les collines à la sortie du fjord. Depuis la table du déjeuner de notre cottage nous pouvons assister au lever du soleil. C’est quand même magique et apaisant !

Pour bien commencer la journée nous décidons d’aller nous baigner dans la piscine chauffée que nous avons visité hier soir (Krossneslaug). Moi j’y vais à pied. Je pars un peu après 7 h. Il y a un peu plus de 4 kilomètres pour atteindre la piscine. Marc partira un peu plus tard. Il va faire le trajet en footing. Le soleil qui commence à s’élever dans le ciel colore tout en orange.

Nous avons la piscine que pour nous deux. Pas vraiment étonnant quand même avec le peu de personne qu’il y a dans la région en ce mois de septembre.

Après avoir barboté une bonne demi-heure nous sortons du bain et reprenons le chemin de notre cottage. Cela fait du bien de commencer la journée par une longue marche et une baignade.

Aujourd’hui nous n’avons pas beaucoup de route pour rejoindre notre prochaine étape. Nous devons simplement retourner à Djúpavík. Nous avons donc bien le temps d’explorer cette région.

Nous commençons par prendre la petite route (non goudronnée bien entendu) qui mène à Munarðarnes et qui part juste à côté de notre cottage. Elle nous permet surtout d’avoir, une fois un petit col passé, une magnifique vue sur l’Ingólfsfjörður, le fjord que nous allons retrouver un peu plus tard dans la journée lorsque nous roulerons sur la F649. Rapidement nous arrivons au bout de cette route. Il n’y a rien à faire par ici. Si ce n’est, comme presque partout dans cette région, admirer le paysage.

Nous revenons au cottage, faisons nos bagages et partons en direction de Djúpavík. Au premier hameau traversé nous obliquons à droite sur la F649. Le début de cette piste est tranquille. Comme avant, au passage d’un col, nous retrouvons l’Ingólfsfjörður qui s’étire un peu plus bas. En arrivant tout au bord nous nous arrêtons un moment pour marcher autour de la fabrique de harengs qui a cessé son activité en 1952.

Nous continuons ensuite sur la piste. A l’extrémité du fjord nous devons passer un petit pont. A partir de là elle est de plus en plus en mauvais état. Les nids de poule se font de plus en plus gros. Et il n’y a pas moyen de les éviter. D’un côté il y a la mer et de l’autre un fossé. Nous avançons un moment mais rapidement nous prenons la décision de revenir en arrière et de na pas aller plus loin. A la première opportunité de faire un “tourner sur piste” nous le faisons. C’est dommage, mais nous ne voulions pas risquer de casser quelque chose sur la voiture. J’imagine que le dépanage aurait été assez problématique ici …

Quand nous retrouvons la 643 il est bientôt 14h. Nous roulons donc maintenant en direction de Djúpavík. Comme nous ne sommes pas vraiment pressé nous faisons un tout petit détour pour aller au port de Gjögur. Rien de vraiment intéressant ici, mais nous trouvons une eau absolument limpide et presque turquoise. Cela fait presque envie de s’y baigner …

C’est finalement un peu après 15h que nous arrivons à notre hôtel, qui n’est en fait rien d’autre que l’ancien dortoir des femmes qui travaillaient à l’usine de harengs. Cette usine n’est maintenant plus du tout en activité. Elle a d’ailleurs cessé de fonctionner à la fin des années 40. Ce qui est intéressant ici c’est que le dortoir et l’ancienne usine ont été rachetés et rénovés par un petit-fils d’un ancien habitant de Djúpavík, et sa femme. Actuellement ils proposent même une visite de l’ancienne usine. Mais c’est le matin à 10h. Je demande quand même si c’est possible de le faire cet après-midi. On me répond que non. Dommage …

Cet hôtel est vraiment sympa. Quand ils ont restauré ce dortoir, ils ont su conserver un charme un peu vieillot. J’aime bien.

Nous passons la fin de l’après-midi à tourner un peu autour de l’usine désafectée et aussi à nous reposer un peu en buvant un thé (ou un café) dans le salon mis à la disposition des résidents de l’hôtel.

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Nous avons marché en aller et retour du guesthouse vers Krossneslaug (8,4 km et 1h40)

Nous avons roulé

pour rejoindre Djúpavík suivre la 643 sur environ 30 km.

Perspectives météorologiques

Temps calme aujourd’hui. Généralement beau, mais partiellement à majoritairement nuageux avec de faibles précipitations dans le sud de l’Islande. Température de 3 à 10°C, mais gelée légère par endroits durant la nuit.
Renforcement du vent de nord et de nord-ouest demain, 8 à 15 m/s l’après-midi. Pluie sur le nord et neige ou grésil en soirée, mais beau temps sur le sud. Un peu plus froid, principalement dans le nord.

Hôtel Djúpavík : Djúpavík 524 Árneshreppur (hébergement et restaurant)

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

Gamla síldarvinnslan í Ingólfsfirði : L’usine de transformation a été construite au bord de l’Ingólfjördur dans les années 1942-1944 avec l’espoir de grandes prises de harengs à Húnaflói. Malheureusement, la pêche ne s’est pas déroulée comme prévu et l’usine a fermé ses portes en 1952.

Djúpavík : petit hameau qui raconte l’histoire de l’essor puis de la chute de l’industrie du hareng en Islande. L’ancienne usine de harengs, qui était le plus grand bâtiment en béton en Islande quand il a été construit en 1935, sert maintenant de centre d’exposition. Derrière l’usine, la cascade locale plonge d’une falaise surplombant la ville. Sur la rive se trouve un vieux bateau naufragé rouillé, qui a parfois été utilisé comme quartiers du personnel lorsque la ville ne pouvait pas accueillir tous les gens qui travaillent à l’usine.

Ancienne usine de hareng : Le village historique de Djúpavík remonte à 1917, lorsqu’une usine de salage de hareng a été créée par Elías Stefánsson dans cette petite crique du fjord Reykjarfjörður. Guðjón Jónsson, sa femme Krístín Guðmundsdóttir et ses trois enfants s’installent à Djúpavík et en sont les trois premiers habitants. Guðjónest le superviseur de cette usine nouvellement construite. Cette année-là, l’usine est confrontée à de nombreux problèmes. Pénurie de mazout et de sel, prix du charbon importé qui flambe et baissse de la pêche de hareng et de morue. Mais après l’armistice de 1918, la demande devient plus faible et l’usine fait faillite en 1919. Ce n’est qu’en 1934 qu’une nouvelle usine est construire et que dette industrie redémarre. En 1934, une baisse de la demande de poisson salé a conduit à de nouveaux investissements dans les usines susceptibles de produire de l’huile de harang de grande valeur. C’est l’ingénieur Guðmundur Guðjónsson qui construit la nouvelle usine. C’est à l’époque le plus grand bâtiment en béton d’Islande et un des plus grands d’Europe. N’ayant aucune route pour ravitailler Djúpavík c’est par bateau que tout arrive et l’usine est opérationnelle en juillet 1935. Elle produire huile et farine de hareng. C’est la première usine entièrement automatisàe en Europe. Les premières années sont florissantes améliorant la situation financière et le niveau de vie de toute la région. Guðmundur Guðjónsson sera le directeur de l’usine de 1936 à 1954. Les prises de haren déclinent fin 1944 avec une forte bsaisse en 1948 qui conduit à traiter d’autres poissons que le hareng mais n’enpêche pas la fermeture en 1954. Des habitants resteront jusqu’en 1980. L’ancien dortoir des femmes est devenu l’hôtel de Djúpavík. Les bâtiments de l’usine ont été restaurés partiellement pour en faire un musée.

Histoire

Avant 1917, la région de Djúpavík a accueilli des fermes pendant des centaines d’années. Vers 1916, une seule famille y vivait.

1917-1934 : Le village de Djúpavík a été peuplé pour la première fois en 1917, lorsque Elías Stefánsson y a construit une usine de salage de harengs. Guðjón Jónsson s’est installé à Djúpavík en 1917 avec sa femme Krístín Guðmundsdóttir et ses trois enfants pour travailler comme superviseur de l’usine. Ils furent les premiers habitants du village. Cette année-là, l’industrie du hareng en Islande a dû faire face à de nombreux défis. Il y eut des pénuries de mazout et de sel, et le prix d’importation du charbon et d’autres fournitures augmenta fortement. Les prises de morue et de hareng sont faibles. L’année suivante, l’armistice du 11 novembre 1918 a entraîné une baisse de la demande d’exportations en provenance d’Islande. L’entreprise fait faillite en 1919. Bien que l’entreprise ait été brièvement reprise par d’autres, le site a été abandonné au cours des années 1920. Guðjón reste à l’usine jusqu’en 1921.

1934-1983 : En 1934, la baisse de la demande de poisson salé a conduit à de nouveaux investissements dans des usines capables de produire de l’huile de hareng de grande valeur. C’est cette année-là qu’a lieu la réinstallation de Djúpavík. La décision de créer Djúpavík Ltd. a été prise à l’Hótel Borg à Reykjavík le 22 septembre 1934. Le financement étant difficile à obtenir en Islande, Djúpavík Ltd. envoie des représentants en Suède afin de négocier un prêt pour la construction d’une nouvelle usine de harengs. La banque Solberg de Stockholm a prêté à la société 400’000 couronnes suédoises.

L’ingénieur Guðmundur Guðjónsson a conçu l’usine et supervisé sa construction. La nouvelle usine fut construite et, avec ses 90 mètres de long, c’était le plus grand bâtiment en béton d’Islande et l’un des plus grands d’Europe. Comme il n’y avait pas de route jusqu’à Djúpavík, toutes les fournitures arrivaient par bateau. Malgré les conditions difficiles, la construction a été achevée en l’espace d’un an et l’usine était opérationnelle en juillet 1935. C’était l’une des 12 nouvelles usines d’huile et de farine de hareng en Islande. Cependant, l’usine de Djúpavík était unique. Il s’agissait de la première usine de poisson entièrement automatisée en Europe, avec des bandes transporteuses allant du quai aux entrepôts en sous-sol, puis aux cuiseurs à vapeur alimentés au charbon, aux presses d’extraction de l’huile, aux séchoirs alimentés au charbon et aux broyeurs de farine. De puissants ventilateurs électriques soufflaient ensuite la farine de poisson chaude à travers des conduits qui passaient à l’extérieur de l’usine pour la refroidir et finalement vers des goulottes au niveau supérieur où les sacs de farine de 100 kg étaient remplis pour le transport. L’électricité était produite par quatre moteurs diesel allemands récupérés sur des sous-marins et un navire de garde islandais. La chaudière de 60 tonnes utilisée pour produire la vapeur nécessaire à la cuisson a également été récupérée sur un navire. Les craintes initiales selon lesquelles les prises ne répondraient pas aux exigences se sont avérées infondées et, au cours de ses premières années d’existence, l’entreprise a connu un véritable essor, améliorant la situation financière et le niveau de vie de l’ensemble de la région.

Guðmundur Guðjónsson a été le directeur de l’usine de 1936 à 1954, date à laquelle l’usine a cessé ses activités. Son épouse était Ragnheiður Jörensdóttir Hansen. Leur fille adoptive María Guðmundsdóttir (cinéaste) est devenue Miss Islande.

Les prises de hareng ont commencé à diminuer après 1944, avec une chute brutale en 1948 (où il n’y a eu pratiquement aucune prise pendant deux ans) et, malgré des tentatives pour maintenir l’entreprise en activité en transformant d’autres poissons que le hareng, l’usine a fermé en 1954, tandis que Djúpavík Ltd. a été officiellement dissoute en 1968. Quelques résidents sont restés jusqu’en 1980 environ.

1984-aujourd’hui : En 1984, Ásbjörn Þorgilsson, petit-fils d’un ancien habitant de Djúpavík, et sa femme Eva Sigurbjörnsdóttir achetèrent l’usine de harengs, avec l’intention de la réparer et de lancer un programme d’élevage de poissons. Ils ont préféré rénover le dortoir des femmes pour en faire un hôtel afin de soutenir le tourisme croissant dans la région. Au fil des ans, l’activité s’est développée, avec une croissance significative après 2010. Ásbjörn et Eva ont veillé à préserver le patrimoine culturel du site et l’environnement. En 2016, l’hôtel Djúpavík était “le seul service de tourisme écologique à Strandir….” Pendant cette période, ils ont également effectué des réparations afin d’éviter que la détérioration de l’usine et d’autres bâtiments ne se poursuive. L’activité hôtelière se limite principalement aux mois d’été. La route principale la plus proche (route 61) est située à 60 km au sud, et l’aéroport le plus proche se trouve à Gjögur, à 14 km au nord. La route 643 est la seule liaison entre Djúpavík et ces localités. Cette route est classée comme route secondaire et fait partie du groupe de déneigement G. La neige sur les routes du groupe G n’est pas déneigée pendant les mois d’hiver, ce qui fait que Djúpavík est coupé du transport routier. Cependant, ces dernières années, l’hôtel a accueilli des aventuriers en motoneige qui suivent les guides de motoneige de Hólmavík à Djúpavík.

La vie à Djúpavík

1935-1954 : Djúpavík n’était pas un village comme les autres de la région. Les rues ne portaient pas de nom. Il n’y avait pas de police, d’églises, de magasins d’alcool ou de bars. Il y avait cependant un magasin et une boulangerie appartenant à la société Djúpavík Ltd. La population de Djúpavík était d’environ 260 habitants pendant la majeure partie de cette période. Si la plupart des habitants étaient saisonniers, le directeur et sa famille y vivaient toute l’année. Les hommes et les femmes cherchaient du travail à l’usine pendant la saison de pêche estivale. Les hommes travaillaient à l’intérieur de l’usine pour charger le charbon dans les fours, faire fonctionner les machines et charger les sacs de repas dans les véhicules de transport. Les femmes travaillaient de longues heures à l’extérieur, près du quai, souvent dans des conditions météorologiques défavorables. Elles enlevaient les têtes et les arêtes, emballaient les harengs dans du sel et les plaçaient dans de grands tonneaux en bois. Alors que les hommes étaient payés pour leur temps de travail, les femmes étaient payées pour chaque tonneau qu’elles remplissaient. Bien qu’elles gagnent beaucoup moins que les hommes dans l’usine, de nombreuses femmes recherchent ce travail parce qu’elles gagnent plus qu’elles ne pourraient le faire en travaillant comme employées de bureau ou domestiques à Reykjavik.

Une des maisons en bois d’Elías Stefánsson a été rénovée et a servi de dortoir pour les femmes. Les hommes dormaient dans l’ancien navire de transport de marchandises et de passagers Suðurland (navire) – connu sous le nom de M. Davidsen (navire) avant 1919 – qui fut acheté par Djúpavík Ltd. en 1935 et amarré à côté de l’usine à cette fin. Les cabines supérieures étaient confortables. En revanche, les cabines inférieures n’avaient pas de hublots et étaient mal ventilées. D’autres hommes dormaient à l’étage supérieur de la cantine. Les couples mariés qui souhaitaient rester ensemble devaient dormir dans des tentes à l’écart des autres quartiers d’habitation. Les hommes prenaient leurs repas dans une cafétéria située derrière l’usine. Les femmes préparaient elles-mêmes leurs repas dans la cuisine du dortoir. Pour se divertir, des soirées dansantes étaient organisées au premier étage du dortoir des femmes. Il n’y avait pas d’accès de la salle de danse à la cuisine du dortoir ou aux escaliers menant au deuxième étage. Afin d’éviter les grossesses non désirées, on veillait à ce que les hommes ne pénètrent pas dans les quartiers des femmes.

1985-aujourd’hui : Lorsque Ásbjörn, Eva et leurs trois enfants se sont installés à Djúpavík en 1985, ils étaient les seuls résidents. Les finances ont été difficiles lors de la rénovation de l’hôtel et pendant les premières années d’exploitation. Pour réparer l’usine, ils ont acheté des fournitures au fur et à mesure qu’ils pouvaient se les offrir et ont effectué une grande partie du travail eux-mêmes. Les deux plus jeunes enfants allaient à l’école à Trékyllisvík, à environ 20 km par la route vers le nord. Lorsque la neige rendait la route impraticable, Ásbjörn transportait ses enfants vers et depuis Gjögur dans un petit bateau. Le vent rendait parfois l’accostage impossible, ce qui obligeait les enfants à ne pas aller à l’école ou à y rester pendant des semaines. Après un incident particulièrement pénible où sa fille a failli tomber de la jetée de Gjögur, Ásbjörn a acheté une motoneige pour se rendre à l’école en hiver. De la dixième année jusqu’à l’obtention de leur diplôme, les enfants sont allés à l’école à Hólmavík et y sont restés pendant l’hiver. En 2010, Djúpavík comptait deux résidents à l’année et trois résidents d’été.

Restauration des bâtiments

En 1984, l’usine a subi d’importants dégâts et s’est dégradée en raison de décennies de négligence et de vandalisme. L’intention initiale était de réparer l’usine et d’y établir une ferme piscicole. Après avoir pris en compte les aspects économiques de la pisciculture et l’augmentation du tourisme, Ásbjörn et Eva ont décidé de préserver l’usine en tant que musée. L’une des premières tâches a été de remplacer les fenêtres. Pendant de nombreuses années, la maçonnerie a été rapiécée et les toits réparés. Depuis novembre 2017, les réparations des toits se poursuivent. Le travail est effectué principalement par des membres de la famille et quelques travailleurs embauchés. Le cœur de l’usine contient les machines d’origine telles qu’elles ont été trouvées en 1984 et des expositions éducatives qui préservent l’histoire de Djúpavík. Les grandes aires de stockage de l’usine sont utilisées pour des expositions d’art, des concerts et des événements spéciaux tels que des mariages. De tels événements permettent de financer la préservation du site sans interférer avec son patrimoine culturel.

Dans l’hôtel, les réparations structurelles nécessaires ont été effectuées, la plomberie a été ajoutée, et la salle à manger, la cuisine et les chambres ont été modernisées afin de les rendre aptes à accueillir des clients pour la nuit. En outre, les caractéristiques historiques du bâtiment ont été conservées, y compris les planchers et l’escalier d’origine. Deux autres bâtiments ont été rénovés de la même manière pour offrir des chambres d’hôtel supplémentaires. Les autres bâtiments du site appartiennent à des résidents d’été.

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jour 8 (24 septembre) : Djúpavík – Garður

Déjà presque la fin de notre voyage en Islande. Le ciel est gris et un peu de pluie est annoncée. Mais une journée bien chargée nous attend. Vers 8h15 nous prenons la route pour rejoindre Hólmavík où nous avons réservé pour 10h un tour en mer pour aller observer les baleines.

A 10h, équipés chaudement avec une sorte de combinaison contre la pluie, nous embarquons sur le bateau. Il ne pleut toujours pas et, par chance, le vent ne s’est pas encore levé. Pendant la première demi-heure nous naviguons en direction de l’île de Grimsey qui se trouve au large de Drangsnes. C’est là que nous pouvons admirer des baleines à bosses. Nous suivons un groupe de 3 baleines qui passent une ou deux minutes à la surface (en soufflant l’air par leur évent) puis entament leur plongée pour aller chercher la nourriture plus ou moins profondément. C’est quand elles plongent que c’est le plus spectaculaire et le plus photogénique. On voit d’abord leur dos qui s’arrondit puis, quand elles plongent la queue qui reste hors de l’eau et qui finit par disparaître sous la surface.

S’en suit une attente de 7 à 8 minutes avant qu’elles ne ressortent et recommencent leur ballet.

Nous sommes restés environ une heure sur le site à pouvoir observer plusieurs fois le groupe de baleine. Vers midi nous débarquons du bateau. Contents d’avoir pu assister à ce spectacle. Pour moi c’était la première fois que je voyais des baleines. C’est vraiment beau à voir …

Avant de prendre la route pour Reykjavik et Garður(où nous allons dormir ce soir), nous allons nous réchauffer au Café Riis. Là nous dégustons une de leurs spécialités, la soupe aux fruits de mer. Elle est délicieuse. Cela devient presque une habitude de manger une soupe de poissons quand nous venons à Hólmavík. Il y a sept ans quand nous étions passé ici nous l’avions mangée au Kaffi Galdur. Il y a deux jours aussi dans le même restaurant et aujourd’hui dans ce Café Riis !

C’est sous une petite pluie fine que nous quittons les Fjord de l’Ouest pour prendre la direction de Reykjavik. Il nous faut un peu plus de 3h30 pour attreindre le centre de Reykjavik. Nous n’avons pas tellement le temps de nous arrêter en chemin (si ce n’est pour boire quelque chose de chaud du côté de Búðardalur) mais le paysage le long des routes 61 et 60 est vraiment très beau. Le ciel gris ne fait que renforcer les couleurs jaunes et rouges des arbustes au bord des routes ou sur les flancs des collines.

En arrivant à Reykjavik je suis interloqué par les nouvelles constructions dans la banlieue et dans le centre du côté du port, près de Harpa.

Nous réussissons à nous parquer tout près du centre et faisons une petite heure de balade dans le quartier du port et dans les rues de la vieille ville du côté de la cathédrale. Le temps encore de faire les derniers achats et nous prenons la direction de Garður. La route de l’aéroport n’est pas intéressante. Il y a pas mal de circulation mais c’est un passage obligé pour rejoindre Keflavik et ses environs puisque la route côtière qui passe par Grindavík est fermée à la circulation.

Notre logement se trouve pas très loin du phare marquant l’extrémité de la petite péninsule. La soleil étant en train de se coucher. Nous déposons rapidement nos bagages et filons pour voir le coucher du soleil. Et aussi manger quelque chose au café de l’ancien phare.

Une belle journée s’achève encore. Les baleines vues dans la baie d’Hólmavík ont illuminé notre journée.

toutes les photos ici


1ère étape : Djúpavík – Hólmavík (70km / 1h10)

2ème étape : Hólmavík – Garður (280km / 3h30 pour le trajet le plus rapide et le plus court)

Perspectives météorologiques

Devenant nord et nord-ouest 8-15 m/s. Pluie ou grésil intermittent dans le nord, mais neige dans les montagnes. Généralement beau dans le sud. Température de 5 à 10°C en journée sur le sud et l’ouest, mais 0 à 6°C dans le nord et l’est.
Vent en baisse demain, de secteur nord de 3 à 10 m/s en fin d’après-midi. Généralement beau, mais pluie faible ou grésil dans la partie nord-est. Température de 5 à 10°C en journée sur les parties sud et ouest, mais 0 à 6°C dans le nord et l’est.

Garður Apartments : Skagabraut 62A, 250 Garður

Café Riis (à midi)

Röstin Restaurant – The Old Lighthouse Café (le soir)

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

Hólmavík : (site) Petit village de pêcheurs de 380 habitants avec un panorama sur les alentours superbe qui donne déjà l’eau à la bouche pour la suite du voyage. On peut aussi y visiter en été un musée de la sorcellerie au XVIe-XVIIe siècles, source de fascination et de répression violente.

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jour 9 (25 septembre) : Garður – Keflavik – Suisse

Aujourd’ui nous reprenons l’avion pour rentrer chez nous. Nous laissons ce pays avec regret. Nous avons vécu des moments incroyables et inoubliables. Les pistes dans les Hautes-Terres, les balades dans les montagnes de rhyolite, la solitude tout là-haut au Nord, la piscine chaude au bord de l’océan, les baleines …

Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo. Hormis le mardi (jour de notre arrivée) et le mercredi matin les conditions météo ont été plus que parfaites. Je ne sais pas ce que nous aurions fait si nous avions eu de la pluie pendant que nous traversions les Hautes-Terres… Nous aurions râlé mais nous aurions trouvé des choses à faire. Nous aurions certainement dû revoir un peu notre itinéraire, mais nous aurions quand même pris du plaisir à être ici.

Mon seul chagrin (mais c’est bien sûr totalement egoïste !) c’est que le Sud de l’Islande est devenu trop touristique avec tout ce que cela comporte de désagréments. C’est vrai que les dernières fois où je suis venu dans ce pays c’était pendant la deuxième moitié du mois d’octobre. La durée du jour était nettement plus courte. Peut-être que c’est une explication …

Avec Marc j’ai trouvé quelqu’un qui partage les mêmes intérêts que moi pour ce pays. Qui s’enthousiasme pour les mêmes paysages, pour les mêmes pistes. On peut passer des heures à rouler, à s’arrêter un nombre incalculable de fois au bord des pistes pour prendre des photos sans que la tension monte entre nous … C’est quelque chose d’inestimable pour moi. J’espère qu’il me raccompagnera encore une fois là-haut dans le Nord …

Quand je vois l’état des routes trois jours après être rentrés je réalise encore plus la chance que l’on a eue ….

Perspectives météorologiques

Diminution du vent et des précipitations aujourd’hui. Vent de nord 3-10 m/s et pluie faible ou grésil dans la partie nord-est en fin d’après-midi, largement passable ailleurs.
Vent du Nord-ouest 3-10 m/s demain. Nuageux et pluie faible ou grésil dans le nord l’après-midi, mais partiellement beau dans le sud.
Température de 5 à 10°C en journée sur le sud et l’ouest, mais 0 à 6°C dans le nord et l’est.

Prévisions météorologiques pour les prochains jours

Jeudi :
Vent de nord-ouest ou variable, 3-10 m/s. Nuageux et pluie fine ou grésil en fin de journée, mais partiellement beau dans le sud. Températures de 0 à 8 degrés C. en journée, plus douces dans le sud.

Vendredi :
Nord 3-10 m/s et pluie intermittente ou bruine dans le sud et l’ouest, température 2 à 7 deg. C. Léger grésil ou neige dans la partie nord-est, mais généralement sec l’après-midi. Gel de 0 à 4 deg. C.

Samedi :
Vent d’est, 3-10, et généralement de la pluie, mais du grésil ou de la neige dans le nord. Températures similaires.

Dimanche :
Nord 8-15, plus fort dans l’Est. Dégagement dans le sud et l’ouest, mais neige dans le nord-est. Température largement autour du point de congélation, mais jusqu’à 5 deg. C. sur la côte sud.

Lundi :
Vent variable de 3 à 8 et diminution des précipitations sur l’est. Partiellement beau sur les parties sud et ouest et généralement sec. Températures froides.

Mardi :
Vent de sud-ouest et réchauffement. Largement quelques précipitations intermittentes, mais sec dans la partie est.

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notes :

(1) Le terme « tuya » provient du champ volcanique de Tuya situé en Colombie-Britannique, au Canada, et où se concentrent un grand nombre de ces montagnes à proximité du lac Tuya. Un tuya est reconnaissable à certaines caractéristiques qui sont un sommet plat, des pentes très raides formant souvent des falaises et une forme grossièrement cylindrique. La structure d’un tuya est généralement triple : un cœur de laves en coussins est recouvert de hyaloclastites chapeautés par des coulées de lave horizontales lorsque les dernières éruptions se font à l’air libre. Un tuya se forme lors d’éruptions sous-glaciaires au cours desquelles les matériaux émis, des laves basaltiques fluides, ne peuvent s’étendre et donnent à ces volcans leur forme grossièrement cylindrique dictée par les parois des inlandsis ou des calottes glaciaires qui les recouvren. Leur mode de formation fait que les tuyas sont relativement rares sur terre, d’autant qu’ils peuvent être recouverts ensuite par les produits éruptifs rejetés une fois que les glaces se sont retirées, et ainsi ne plus être visibles

1 Commentaire

  1. Marc

    Un immense merci à mon ami Philippe pour ce voyage extraordinaire en Islande. Son travail de préparation et ses recherches nous permettent de découvrir de nouvelles richesses de l’Île. Nous avons la chance de partager la passion commune de l’image à vivre, à photographier et ressentir. Le calme et la curiosité nous accompagnent. Une entente sincère pour rouler sur ces pistes, s’arrêter, souvent, pour un déclic. Quelle chance de s’émerveiller avec le regard d’un enfant !
    Merci pour la rédaction minutieuse de récit de voyage.
    Marc

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