
Le sentier « Simmentaler Hausweg » relie Wimmis à Boltigen en passant par Erlenbach im Simmental, Därstetten et Oberwil im Simmental :
- Le «Talweg» (maisons 1–18) mène de Wimmis à Oey-Diemtigen en passant par Spissi, puis longe la Simme via Ringoldingen jusqu’à Weissenburg. Il faut compter 4 heures et demie de marche pour parcourir ce sentier de 18 kilomètres.
- Le «Terrassenweg» (maisons 19–39) mène d’Erlenbach à Boltigen en passant par Eschlen, Balzenberg, Nidflue, Weissenburgbad, la gorge de Buuschebach, Oberwil et Wüstenbach. Il faut compter 6 heures de marche pour ce parcours de 20 kilomètres.

Aujourd’hui nous partons à la découverte du patrimoine bâti dans le bas de la vallée du Simmental (entre Erlenbach et Oberwil). Nous suivrons une grande du “Terrassenweg” du “Simmentaler Hausweg”, le chemin qui passe par les petits hameaux sur les flancs de la vallée.
Nous laissons la voiture à la gare d’Erlenbach et nous mettons en route. Dans le village il y a 4 maisons “classées”(35-39) et quelques autres qui valent le détour. La n°39 (la maison d’Agenstein) est en fait le “Musée de l’ancien paysage du Niedersimmental”. Il faudra que je vienne une fois le voir.
En quittant Erlenbach, le chemin monte à travers champs vers Thal. Nous passons à côté de la n°34 puis continuons notre randonnée. Au loin on entend le son de cloches de vaches qui se fait de plus en plus forts. Au niveau de Sagerwied nous croisons un troupeau qui monte à l’alpage. C’est vraiment sympa à voir.
Après cette petite pause nous nous remettons en route et, un petit peu plus loin, à Oberberg nous nous arrêtons pour regarder la maison n°33.
Une bonne descente à travers champs nous ramène sur une petite route qui va vers Eschlen (n°32A) puis, finalement, vers Balzenberg (n°32 et 31A). Là nous quittons la route et traversons une petite forêt et des pâturage pour rejoindre Nidflüh. Là il y a quatre belles maisons avec des façades peintes (28-31). Devant la 31 nous hésitons à faire des photos, parce qu’il y a des gens qui sont sur la terrasse. Mais finalement elles se déplacent et nous en profitons donc pour nous approcher un peu et admirer la belle façade. Le propriétaire vient vers nous et nous explique (dans le patois local !) qu’il a refait lui-même quelques fenêtres et qu’il fabrique des petits meubles en bois. Nous devons le suivre dans son atelier pour regarder son travail.
Nous marchons ensuite un long moment sans passer vers des maisons répertoriées. Mais la marche est agréable. La plupart du temps nous avons un dégagement important sur toute la vallée. Avec les nuages qui jouent parfois à cache cache avec le soleil cela donne un joli contraste sur les différents verts que forment les forêts et les pâturages.
Près de Weissenburgbad nous passons près d’une source thermale, juste au bord du chemin. En 1600 une source thermale y a été découverte. L’exploitation des sources à durer jusqu’au milieu de 20e siècle. Des hôtels ont été construits pour accueillir les ceux qui venaient en cure (plus d’information ici).
Après avoir franchi le petit pont qui enjambe les gorges du Buuschebach, nous sommes obligés de prendre une déviation qui, sur un chemin bien raide, nous fait monter d’environ 150 m. Le chemin officiel a subi des dommages suite à une tempête …
Nous retrouvons le chemin officiel au niveau de la maison n°26. Un peu plus loin nous faisons un arrêt assez long devant la n°26, le “Vennerhaus”. Elle est magnifique. Sa façade est recouverte de motifs. Certains très géométriques (des sortes de frises) et d’autres plus figuratifs. Superbe …
Après plus de 4 h de marche Oberwil est en vue. En attendant le train qui va nous ramener à Erlenbach, nous faisons un petit tour dans le village. Deux maisons y sont répertoriées. Mais nous ne pouvons pas vraiment les prendre en photos. Ne ne faisons que les admirer parce que les propriétaires sont soit en train de faire des travaux devant leur maison, soit assis sur leur terrasse.
Cette balade dans le Simmental est une belle surprise. Tant par les paysages que par la beauté du patrimoine bâti. Il y a trois ans, a peu près à la même époque, nous avions déjà fait un “Hausweg” dans le Diemtigtal (une vallée parallèle au Simmental). Nous avions trouvé le concept très intéressant. C’est pour ça que nous avons renouvelé l’expérience aujourd’hui.
Il en existe encore un autre dans le haut de la vallée. Ce sera à faire une prochaine fois. Peut-être en vélo cette fois …
Revenu à Erlenbach, nous avons repris la voiture et sommes allés voir deux maisons (n°17 et 18) à Därstetten. Peut-être les plus incroyables que nous ayons vues …
Toutes les photos ici.
carte interactive de la région
altitude de départ: 681 m
altitude d’arrivée: 837 m
altitude minimale: 681 m
altitude maximale: 1047 m
dénivelé positif: +747 m
dénivelé négatif: -591 m
temps de parcours: 4 h 30
distance totale: 15500 m
Quelques termes de “vocabulaire”
Ründi : maison possédant un large avant-toit avec un élégant arrondi de l’arc de pignon (pignon arqué ou en berceau)
Le Blockbau (construction en madriers ou « bois empilé ») est une technique de construction massive en bois, millénaire et très répandue en Europe et en Asie. Elle consiste à superposer horizontalement des troncs ou des poutres (ronds, équarris ou canthères) pour former des parois stables, avec des enchevêtrements aux angles.
Caractéristiques clés :
- Structure : Murs porteurs en bois empilé, souvent posés sur un soubassement en pierre pour protéger de l’humidité.
- Angles : Les connexions d’angle (Sattelkerbe, Schwalbenschwanz) assurent la rigidité de la structure, connue en Suisse sous le nom de Strickbau ou Fleck(en).
- Avantages : Écologique, solide, et bonne isolation naturelle. La construction se fait souvent en atelier, puis le bâtiment est démonté et remonté sur site.
- Variantes : On distingue le « Blockbau » (bois massif) et le « Kantholz » (bois équarri).
La Fraktur est un style d’écriture gothique, apparu au XVIe siècle en Allemagne et largement utilisé jusqu’au XXe siècle. Caractérisée par des lettres anguleuses, serrées et brisées, cette police de caractères est une forme d’alphabet latin. Elle est souvent considérée comme l’écriture « gothique allemande » classique.
L’Antiqua est une famille de polices de caractères née à la Renaissance, inspirée de la capitale romaine et de la minuscule caroline. Caractérisée par des formes rationnelles, claires et lisibles, elle a supplanté l’écriture gothique en Europe. Elle sert de base à la plupart des polices de caractères latines modernes.
On appelle « Heidenkreuz » certains éléments de construction en bois datant de la fin du Moyen Âge. Les maisons en bois construites vers 1500 présentent des entretoises de faîte de forme triangulaire ou des croix en relief sur la façade.
La ferme du Simmental est un type de construction mixte, alliant la technique des montants et celle des blocs. Vers 1500, la poutre faîtière était soutenue par des poteaux de pignon bien marqués. Ceux-ci étaient renforcés par des entretoises latérales « habilement intégrées ». Ces entretoises en bois ou «pieds de toit» avaient pour fonction d’empêcher le renversement latéral des poteaux de pignon lors de la pose du faîte. Ce mode de construction servait également à rigidifier le mur de pignon. Comme aucune maison de ce type ne porte de date, leur âge a été déterminé par dendrochronologie. La « maison Kernen » à Bächlen, près de Diemtigen, a ainsi été datée entre 1507 et 1510. La « Heidehus », Ringoldingen « n° 429 » (n°11), date des années 1491/92. Elle est considérée comme « un unique archaïque ».
Dans la croyance populaire, ces vieilles maisons étaient associées à une «époque païenne lointaine» et leurs contreforts de faîte caractéristiques étaient appelés «croix païennes». Des chercheurs en architecture du XIXe siècle, «d’inspiration romantique», supposaient que ces croix avaient été installées pour repousser les mauvais esprits.

Pour une carte de l’emplacement de toutes les maisons voir ici.
Descriptif des maisons
| 1 | Haus Ast | Maison Ast (Unterdorfstrasse 2), construite vers 1800, rénovée en 1956 et 1991. Imposante construction entièrement en madriers (« Blockbau ») avec un rez-de-chaussée massif. Façade équilibrée et large. Frises ondulées et cubiques. Sculptures en relief, touches de couleur en rouge, blanc, vert et noir. Escalier extérieur côté avant-toit d'aspect distingué. La grange intégrée à l'arrière avec son étable et le « Ründi-Stöckli » témoignent d'une influence du Plateau. En diagonale de l'Unterdorfstrasse 1A : construction à ossature bois de 1627, agrandie en 1705 par l'ajout d'une pièce. |
| 2 | Haus Sury | Du même côté de l’Unterdorfstrasse, au n° 10, petite maison construite au milieu du XVIe siècle, avec à l’origine de minuscules fenêtres en saillie. |
| 3 | Schwarzegasse 5 | Bâtiment en madriers (« Blockbau ») aux lignes robustes datant de 1762, dont la partie habitable est richement ornée de frises. Escalier extérieur à marches en calcaire. Bâtiment polyvalent (étable et partie habitable sous un même toit). Ce que l'on appelle le « type Frutig » (maison divisée, dans le sens de la longueur, en une partie habitable et une partie agricole). |
| 4 | Schwarzegasse 1 | Construite entre 1534 et 1544 avec une charpente de type « Heidenkreuz » (poutres faîtières avec entretoises latérales, moulures et rainures), c'est la plus ancienne maison d'habitation encore debout à Wimmis ; elle a été transformée et rénovée en 1982/83. |
| 5 | Mühlenanlage | Complexe de moulins (Mühligasse 6 et 8) construit le long du ruisseau du village, autrefois à ciel ouvert. Moulin de 1702 (n° 6) : bâtiment à ossature bois imposant, surmonté d’un toit en croupe brisé. Pergola en pignon servant d’auvent. Installation de production verticale équipée d’un « ascenseur à sacs ». Canal et roue à aubes situés à l’origine à l’arrière de l’étage supérieur. Mühlestöckli de 1827 (n° 8) : construction à ossature bois avec des fenêtres individuelles, toit à pignons. Le bâtiment est situé à angle droit par rapport au moulin, ce qui crée une petite place dans la Mühlegasse. |
| 6 | Oberdorf-Platz | Ferme (Platzweg 1), construite en 1687 par le maître charpentier Bendicht Bäller de Watenwil pour Johann Schmid, président de la corporation des cidriers, et Susanna Schwingruber, son épouse. Nouvelles fenêtres individuelles datant de l'époque Biedermeier, première moitié du XIXe siècle. Riches inscriptions en lettres antiques, pension « Burgfluh » depuis 1907, aujourd'hui maison d'habitation, restaurée en 1987. En face, au 18 de l’Oberdorfstrasse : petite maison du Simmental datant de 1657, têtes de pannes profilées en museaux d’animaux stylisés, inscription antique rouge et noire. Motif en étoile sur la face inférieure des pannes. Ornements en forme de roues avec des tiges de lys dans le fronton. |
| 7 | Sälbeze | La maison (n° 714) a été construite en 1738, probablement par le maître charpentier Christian Wolet, pour Christen Jantzs et Susana Hildtbrand. Elle constitue un exemple remarquable de l'art de la charpenterie du Simmental et de la peinture architecturale sur les façades sud et nord. Maison d'habitation pure sur un socle en maçonnerie, rez-de-chaussée à ossature à poteaux, étage supérieur en construction en bois. La façade à pignon symétrique avec un escalier extérieur frontal présente un jeu ornemental virtuose avec une accentuation plastique des linteaux, des moulures, des corniches, des gables et des consoles. L'effet d'ensemble est rehaussé par la mise en couleur des ornements de charpenterie, auxquels s'ajoutent des compositions florales, des animaux, des armoiries et de riches inscriptions en lettres gothiques. La représentation de David et Goliath sur la façade sud renvoie au peintre d'Adelboden Stephan Allenbach (1707-1779). |
| 8 | Hasli | Construite en 1689 par le maître charpentier Michael Räber pour Christen Hiltbrand et Elsbeth Agenstein (n° 682), cette maison présente une annexe servant de salon datant de l'époque de sa construction, rénovée en 1972. Des inscriptions en caractères Antiqua et Fraktur, entaillées et soulignées de noir, accompagnent les sculptures rouges et noires, qui se limitent à des cubes et des losanges. Au nord de celle-ci se trouve une maison portant la date de 1516 sur le faîte, ce qui en fait la plus ancienne datation de l'Oberland bernois (n° 685). |
| 9 | Feld, Lengg | La maison (n° 692) a été construite en 1737 par le maître charpentier Christian Wolet pour le sergent Jacob Agestein et Margret Regets. Elle a fait l'objet d'une rénovation complète en 1973. Le fronton d'origine a été conservé. Le reste de la façade, avec ses peintures et ses inscriptions, a été rénové sur le modèle de « l'Eichstaldens ob Boltigen », construit en 1745 par le même maître charpentier (cf. n° 22). |
| 10 | Ründihaus, Wiler | Ründihaus (n° 6/6A), datant de 1792, construite pour Jakob Reber. Maison d'habitation orientée au sud, de construction à ossature et en madriers (« Blockbau »). Malgré son haut toit en croupe, elle ne comporte que deux étages en bois entièrement aménagés. Richement décorée (frises, consoles en filigrane au sommet des montants, consoles en blocs). |
| 11 | "Heidehus" | Heidehus" (Nr. 429/429A), datée par dendrochronologie de 1491/92, plusieurs fois remaniée. La maison présente, au-dessus de la tonnelle de façade, un auvent en saillie de 3,8 m, soutenu par une « Heidekreuz » et une poutre d'ancrage à tenons et mortaises, selon la technique de construction à montants. Le mélange avec des éléments de construction en rondins en fait un édifice archaïque unique en son genre. |
| 12 | Wösch | La maison (n° 420) a été construite vers 1771 par le maître charpentier Hans Messerli, dans le respect d'une tradition artisanale soignée et dans un style baroque tardif, avec une remise, une grange et un puits. |
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| 14 | Wiler | Construite en 1630 par le maître charpentier Hans Wolet, la maison est ornée de losanges rouges et noirs et d'une petite inscription en caractères antiques. Elle forme un ensemble avec la grange récemment construite. À noter : la tonnelle sous la gouttière qui donne accès à la cuisine. |
| 15 | Wiler | La maison a été construite en 1631 par Hans Wolet « le Jeune ». La dynastie des maîtres charpentiers Wolet peut être retracée jusqu'en 1745 (voir n°22). La peinture spécifique aux charpentiers représente des lys, des motifs d'outils au pochoir, des inscriptions antiques à l'orthographe originale et des sculptures peintes en rouge et noir (blason avec un ours, motifs circulaires, lys et hache à large lame). |
| 16 | Wiler | La maison (n° 334/334A) a été construite en 1655 par Stäfen Bärgman, le plus éminent maître charpentier du XVIIe siècle, pour Bendicht Schumacher et Madlena Büler. Des ornements de style baroque précoce animent toute la façade. Depuis Wiler, on accède à Nidflue (chemin en terrasses, numéros 28 à 31) par le chemin n° 27A, au-dessus de la station de Därstetten. |
| 17 | Knuttihaus, Moos | Construite en 1756 par le maître charpentier Hans Messerli pour Hans et Christen Knutti et leurs épouses, la « Knuttihaus » (n° 47), avec son escalier extérieur et sa porte d’entrée remarquables situés côté avant-toit, est considérée comme le bâtiment le plus célèbre du Simmental. Probablement peinte par Stephan Allenbach. La face inférieure du plafond est ornée d’un ciel étoilé. La disposition des fenêtres est également restée dans son état d'origine. Les peintures et les encadrements marbrés ont été partiellement rénovés pour la dernière fois en 1980 et 2002. Parmi les aménagements intérieurs somptueux, le salon du dimanche se distingue par ses portes marquetées et son buffet encastré. C'est le Soleurois Anton Schwaller qui a peint les tableaux directement sur les murs en bois en 1760. |
| 18 | Zur Obern (Argel) | La maison (n° 161) a été construite en 1759 par le maître charpentier Hans Messerli pour Salome et Madlena Mani, puis ornée de sculptures raffinées. Les peintures et les maximes de la façade sud sont attribuées à Stephan Allenbach, tandis que celles de la façade nord sont l'œuvre d'Antoni Schwaller, qui a également décoré le salon du dimanche de cette maison de peintures figuratives. La façade nord n'est pas peinte selon la tradition du Simmental, mais dans le style « courant » de la peinture décorative baroque tardive européenne. Les deux « guetteurs » et la figure de la porte sont uniques dans l'Oberland. Représentent-ils les filles Mani ? |
| 19 | Hôtel Simmenthal | Ancienne maison d'habitation (n° 219) abritant une salle d'audience depuis 1758, devenue l'hôtel Imobersteg à partir de 1884, aujourd'hui l'hôtel Simmenthal, bâtiment de style régional mêlant différents styles architecturaux et présentant un aspect prestigieux. Cet exemple précoce de maison à toit en croupe partiel a remplacé en 1758 une maison du XVIIe siècle, comme en témoignent des éléments de construction portant des inscriptions en lettres anciennes sur le côté de la gouttière. Transformations et extensions datant des XIXe et XXe siècles. |
| 19a | Boltingen | Construit en 1697, ce bâtiment (n° 225) est une imposante construction aux larges volumes, présentant une architecture mixte typique de la région. Il est orné de motifs circulaires et de motifs végétaux dans un style calligraphique. Au-dessus du porche, on peut voir une bande de lettrage en deux lignes, peinte en caractères gothiques. |
| 19b | Boltingen | Hôtel Bären (n° 214), maison à colombages crépie avec un « Ründi ». En face, la « Villa Lichtenhahn » (n° 226), bâtiment cubique crépi avec un toit mansardé, construit vers 1845. |
| 20 | Grosshaus | Maison de type « Ründihaus » (n° 227/28) construite vers 1820 à la sortie inférieure du village, comportant onze travées. Exemple tardif de la tradition baroque, mais de construction à ossature bois pure avec des fenêtres isolées. À l’origine, elle était peinte en gris pour imiter une construction en pierre (couche de peinture retirée lors de la rénovation de la façade en 1989). |
| 21 | Adlemsried | Cette ferme, aujourd’hui transformée en maison jumelée (n° 85/86), construite en 1655 par le maître charpentier Stäfen Bärgman pour Hans Danner et Anna Bettler, présente une façade symétrique ainsi que des encorbellements aux deux étages soutenus par des corbeaux à figures grotesques. Elle est en outre ornée de riches peintures de charpentier et d’inscriptions antiques gravées et peintes en rouge et noir. Les proportions sont d'une harmonie classique, les ornements sculptés et peints apportent des accents avec une assurance artistique. |
| 22 | Eichstalden | Cette ferme (n° 46), construite en 1745 par le maître charpentier Christian Wolet pour Hans Matti et Susanna Lehnherrin, est l’une des plus belles maisons peintes du Simmental. Les peintures qui recouvrent toute la façade ainsi que l'inscription en lettres gothiques composée en vers renvoient à Stephan Allenbach : « L'année correspond à la quarante-cinquième année qui suit l'an mil sept cent, alors que le monde entier était en guerre et que chacun s'étonnait que seule la Suisse fût en paix et en tranquillité » (Deuxième guerre de Silésie). Devant la maison Eichstalden se trouvent les vestiges d’un château du même nom. Les ruines du château de Simmenegg se dressent sur l’étroit éperon rocheux en contrebas, tout près de la route de la vallée. |
| 23 | Ensemble de maisons de Wüestebach | Près de l'arrêt Engi, nous découvrons un hameau dispersé avec des bâtiments bien conservés et un pont en bois (n° 315). Tout près de là, un canal d’amenée d’eau et un mur permettent de reconnaître un ancien moulin (n° 270). En continuant vers Oberwil, on trouve « A der Zälg » (n° 258), construit en 1806 par le maître charpentier Hans Messerli. |
| 24 | Pension Hirschen | La Pension Hirschen (n° 265), mentionnée pour la première fois dans un document en 1793 (année de construction inconnue), a été rénovée en 1987 dans le plus grand respect de la structure d'origine. Elle était autrefois une auberge très appréciée des muletiers, située entre Weissenburg et Boltigen. La pièce située au-dessus de la salle d'audience est encore aujourd'hui appelée « Säumergaden » (chambre des muletiers). |
| 25 | Schwendi | Ferme datant de 1754 (n° 140), transformée en 1922, restaurée et repeinte dans les années 1950 par Christian Rubi. Un exemple rare d'étage de salon d'origine largement préservé. |
| 26 | Vennerhaus, Bühl | Vennerhaus » (n° 201), construction à poteaux et madriers (« Blockbau ») avec un toit en pente raide à quatre versants et des chevrons reposant sur de larges consoles en rondins. Construite en 1757 par le maître d'œuvre Ulrich Ulrich, le maître maçon Hans Im Obersteg et le maître charpentier Hans Messerli pour Jakob Joneli, actuellement Landesvener, et Margret Regetz, son épouse / Anna Joneli, leur petite fille. L'inscription cite tous les collaborateurs par leur nom. L'inscription sur le seuil est unique : « Le peintre Allenbach, pauvre diable, a été d'une grande aide au maître Amrein, esprit rusé, pour la peinture et le broyage de la peinture, afin qu'il puisse bien obtenir le titre de maître. » La peinture polychrome recouvre toute la surface et représente, outre le couronnement généreux du pignon avec les armoiries Joneli et Regetz, des cornes d’abondance, des fleurs, des vignes, des cartouches et des rinceaux, ainsi que la mise en couleur des éléments de construction sculptés de manière très plastique. Les riches lettres gothiques de différentes tailles – de la calligraphie monumentale sur le fronton à celle, plus délicate, des cartouches – contiennent, outre la documentation architecturale, des vers de ce peintre et poète qu’est Stephan Allenbach (citation tirée de l’église d’Adelboden). On trouve ici aussi une salle de réunion. Les boiseries de la salle ont été rénovées et modifiées vers 1900 (fenêtres individuelles). Grande rénovation en 2007, en particulier de l'étage de la salle. |
| 27 | Buusche | La maison (n° 184) a été construite en 1667 par le maître charpentier Stäfen Bärgman. En aval, dans la romantique gorge de Buusche, se trouvent les vestiges des bains de Weissenburg, autrefois très en vogue. |
| 27a | Hasli | : Si l’on souhaite rejoindre le sentier des terrasses à Nidflue depuis la gare de Därstetten, on tombe tout d’abord, après quelques centaines de mètres, sur cette ferme datant de 1718 (n° 191). Des frises et des bandes d’inscriptions, sculptées en relief ou en creux, ornent les murs. Des armoiries ainsi que des motifs animaliers et végétaux décorent la partie supérieure du bâtiment. |
| 28 | Nidflue | La maison (n° 305B) a été construite en 1739 par Bendicht Messerli et son fils pour Michel Teuscher. Située au sommet du village de Nidflue, elle se présente dans son état d'origine et dans ses proportions initiales (maison de deux pièces sans annexes, sur un socle à hauteur d'étage). |
| 29 | Nidflue | Construite en 1726 (n° 305), la maison a été agrandie dès 1750 par l'ajout de pièces supplémentaires, ce qui a fait passer le nombre de fenêtres de 14 à 21. Entrées de cave dotées de portes en arc en plein cintre et de grilles en bois. Elle se distingue notamment par ses peintures florales et la représentation de Daniel dans la fosse aux lions. Elle figure sur le timbre de 30 centimes de la série architecturale multicolore de 1973. |
| 30 | Nidflue | La maison (n° 309) a été construite en 1642 par le maître charpentier Stäfen Bärgman pour Jacob Kiniman et Ana Mani. La façade réunit toutes les caractéristiques de cet artisan qui, s'inspirant de la tradition architecturale, concevait des façades aux lignes originales (cf. n°16 et 21). Le soubassement a fait l'objet de plusieurs rénovations. |
| 31 | Nidflue | Bien qu’elle ait été construite en 1713, la maison (n° 314/15) présente encore des caractéristiques architecturales du XVIIe siècle. Les peintures annoncent toutefois déjà le style baroque du XVIIIe siècle. Extension du pignon transversal entre 1948 et 1952. Dernière rénovation des peintures du soubassement en 2010. Jusqu'en 1990, la maison appartenait à Christian Rubi (1899-1990), grand maître de l'architecture et du folklore bernois. Fin de la période calligraphique et débuts du style pictural du Simmental. À l'intérieur, on trouve de nombreuses sculptures sur bois et peintures de Christian Rubi. Au sous-sol, traces d'un entrepôt de poterie (vente ambulante).À côté, un grenier en rondins (n° ...) avec un toit en pente datant de 1578. Transféré ici depuis Steffisburg pour des raisons de conservation. |
| 31a | Balzenberg | « Haus Zurbrügg » (n° 496), construite en 1801, construction mixte reposant sur un soubassement en maçonnerie. Fenêtres à petits carreaux très esthétiques. Rénovée avec soin en 2010/2012. |
| 32 | Balzenberg | La maison (n° 491/491A) a été construite en 1693 par Hans Messerli pour Jacob Ueltschi ; c'est la seule maison peinte de Balzenberg. Des traces de peintures sur le soubassement ont été restaurées d'après les sources. En direction de la vallée, à Eschlen, deux maisons bien proportionnées de Hans Messerli (n° 475 et 476). Tout près de la petite route, un ancien grenier-four avec Ründi, construit en 1784, rénové en 1975 (n° 475A). |
| 32a | Eschlen | Cette maison (n° 467), datée de 1534 par dendrochronologie et dotée d'un grenier aménagé datant de 1691, est aujourd'hui utilisée comme habitation avec atelier. La structure des pièces est en grande partie intacte ; les pièces lambrissées présentent des solives profilées. La rénovation et l'aménagement intérieur réalisés en 2001 sont exemplaires. |
| 33 | Oberberg | Construite en 1784 par un maître charpentier inconnu (n° 458), cette maison est aujourd'hui la plus haute habitation du village, à 1 000 mètres d'altitude. Une demeure cossue bénéficiant d'un emplacement privilégié. Conçue avec le plus grand soin jusque dans les moindres détails (fenêtres, portes, revêtements en pierre, jardin). |
| 34 | Tal | La maison (n° 249) a été construite en 1765 par le maître charpentier Michael Teuscher pour Johannes Sulliger et Margreth Stucki. Inscription en lettres gothiques richement décorée, rénovée en 1988. Un peu plus bas se trouve l'imposante maison Ründi (n° 234/35), construite vers 1800. |
| 35 | Grossdorf | La « Vépyhaus » (n° 305) est une magnifique construction hybride. Le corps du bâtiment reste fidèle à la tradition du Simmental, mais est déjà surmonté d’un toit en croupe à forte pente. Construite en 1766 par le maître charpentier Hans Messerli. Pignon peint, mais seulement partiellement restauré, avec blason et frise de faîtage. À droite : « Regezhaus » (n° 304), construction à ossature avec toit en pente, escalier extérieur à deux volées. |
| 36 | Grossdorf | Auberge Linde (n° 303), construction traditionnelle à montants et traverses ou en madriers réalisée par Hans Messerli pour Jacob Schneider, Magdalena Walthart et leurs enfants. |
| 37 | Grossdorf | Maison d'habitation (n° 319/319A), servant de bureau de poste depuis le milieu du XIXe siècle. En face, la « Krone » (n° 309), construite en deux étapes en 1820/40 et vers 1880, est une maison mitoyenne de style Biedermeier, crépie et surmontée d'un toit en croupe, dont l'intérieur d'époque est intact. |
| 38 | Grossdorf | La « Platzhaus » (n° 317) a été construite vers 1780 sur un socle de deux étages comprenant une grande cave à fromage et un logement pour le saunier. Construction à ossature ou en rondins. La « Platzhaus » forme une petite place avec la maison voisine « Uf em Platz » (n° 316/316A), construite à angle droit par rapport à elle, une construction à l'origine entièrement en madriers datant de 1595. |
| 39 | Grossdorf | « Agensteinhaus », ancienne ferme, n° 321, datée par dendrochronologie de 1766, a été partiellement utilisée comme établissement de soins de 1869 à 1881, rénovée en 1985, et recouverte de bardeaux en 2012. Construite par le maître charpentier Hans Messerli pour le sergent Agenstein, construction à ossature en bois, cheminée en planches d'origine conservée au-dessus d'un foyer reconstruit. Salles hautes et greniers bas entièrement conservés. Maison à l'architecture marquée et sculptée. Depuis 1987, musée de la vallée présentant une excellente collection sur l'histoire de la vallée, l'art de la charpenterie ainsi que l'économie des régions de montagne et des alpages. |

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