«… Destin de l’homme, que tu ressembles au vent!» C’est là le vers final du célèbre «Chant des esprits sur des eaux» (“Gesang der Geister über den Wassern“) que les chutes du Staubbach inspirèrent à Goethe en 1779. Ce poème qui évoque la chute de l’eau puis son ascension sous forme de brume, symbole, pour Goethe, du cycle de la vie humaine, figure sur un panneau placé au-dessous des chutes du Staubbach, cascade en chute libre est la plus haute du genre en Suisse (297 m). Elle doit son nom au phénomène d’ascendance thermique auquel elle est souvent confrontée et qui a pour effet de propulser l’eau dans toutes les directions.
Il paraît qu’il y a 72 cascades dans le Lauterbrunnental. Quelques-unes sont visibles le long de cette randonnée que nous allons faire dans cette belle vallée.
Avant de parcourir le fond de la vallée dans presque toute sa longueur, nous montons d’abord, en train, à Wengen parce que nous voulons avoir une vue d’en haut et d’ensemble de toute la vallée. En une dizaine de minutes le train nous conduit de Lauterbrunnen à notre destination. De là nous prenons la direction du Leiterhorn, une petite proéminence d’où on a une superbe vue sur toute la vallée et sur les sommets enneigés qui la bordent.
Nous descendons d’abord à Wengwald avant de continuer vers Lauterbrunnen. Depuis Wengwald la descente se fait dans un premier temps à travers la forêt puis dans des pâturages.
A Lauterbrunnen, il y a, comme d’habitude, pas mal de touristes. Mais ce n’est pas encore la “haute saison” donc c’est supportable. Comme la Staubbachfall est à l’ombre quand nous arrivons à Lauterbrunnen, nous continuons notre chemin sans nous arrêter et repasserons la voir quand nous reviendrons prendre la voiture.
Dans le fond de la vallée, plus de chemins “alpins” mais des petites routes goudronnées, interdites à la circulation. Le chemin en dur nous mène d’abord à «Bir Buechen», d’où nous rejoignons en 10 minutes et de l’autre côté de la vallée, les chutes du Trümmelbach. Ces dix cascades formées par les eaux de fonte des glaciers qui s’écoulent en un grondement permanent vers la vallée depuis l’intérieur de la montagne ont un débit de 20000 litres par seconde. Nous les avons déjà visitées il y a quelques années, donc nous ne nous y arrêtons pas. On retrouve ensuite, au-delà du camping, le sentier pédestre sur l’autre rive de la Lütschine blanche. Celui-ci passe devant la station inférieure de la télécabine du Schilthorn et la cascade du Mürrenbach avant de parvenir à Stechelberg, où le car postal nous ramène à Lauterbrunnen.
Il est déjà 17h passées et il y a maintenant nettement moins de monde au pied de la cascade de Staubbach. Un sentier bien aménagé permet d’accéder directement au pied de la cascade. Tout en haut de ce chemin il y a une galerie creusée dans la roche qui permet de se trouver derrière la chute et sentir l’écume de l’eau de très près.
Toutes les photos ici.
carte interactive de la région
altitude de départ: 1276 m
altitude d’arrivée: 910 m
altitude minimale: 785 m
altitude maximale: 1524 m
dénivelé positif: +473 m
dénivelé négatif: -837 m
temps de parcours: 4 h 35
distance totale: 15900 m

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