Islande (juin 2025)

29 Juin 2025 | 1 commentaire


Quelques informations diverses sur l’Islande

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  • Magasins :

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Avant le départ

Départ dans deux semaines ! Les conditions se sont gâtées en ce début juin. Alors que des températures quasi estivales régnaient sur la deuxième moitié du mois de mai, le début juin a été marqué par une baisse drastique des températures et des chutes de neige qui ont rendu certaines routes difficilement praticables !

La route pour Dettifoss et la route vers Mývatn sont glissantes voire extrêmement gilssantes !

A mi mai la route n°917 (Hlíðarvegur) qui relie Egilsstaðir à Vopnafjörður était ouverte et elle à nouveau été fermée en ce début juin. Cette route de montagne culmine à 656 m et est l’une des routes de montagne les plus élevées du pays. A mi mai aussi la F35 (Kjölur) était elle aussi ouverte. Mais là elle est elle aussi fermée ! A suivre …

Départ dans une semaine !

Les conditions de routes se sont nettement améliorées. La F35 est ouverte complétement et la 917 est maintenant praticable (annoncée toutefois avec des plaques de glace !)

Départ dans 2 jours : Toutes les routes que nous voulons emprunter pendant notre séjour sont ouvertes.

Par contre la conduite est encore interdite sur de nombreuses routes des Highlands, alors que le gel les rend vulnérables et qu’elles ne sont pas praticables (voir carte) :

Voici les prévisions météos pour les prochains jours :

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jour 1 (22 juin) : Suisse – Keflavik – Reykjavik

Nous avons atterri à Keflavik avec un petit peu d’avance. Parfait !

Les bagages récupérés nous marchons d’un bon pas vers l’endroit où nous pouvons prendre possession de notre voiture pour la semaine à venir.

Moins de 30 minutes après l’atterrisage nous voilà sur la route en direction de Reykjavik. La météo n’est pas franchement top, mais au moins il ne pleut pas. Ce qui me frappe le plus ce sont les lupins1 bleus qui tapissent les bord de la route. Je n’étais encore jamais venu à cette période de l’année en Islande. Cela donne une touche colorée à tous les champs de lave qui bordent la route vers la capitale.

Notre hôtel se situe exactement en face la cathédrale d’Hallgrim. Depuis notre chambre nous avons, à travers la fenêtre de toit, une superbe vue sur celle-ci.

Le temps de monter les valises et de nous décharger des habits superflus nous ressortons pour nous balader dans la vieille ville. Nous descendons les rues bordées de maisons colorées pour nous rendre vers la salle de concert “Harpa” inaugurée en 2009. Ce bâtiment, situé sur le port, est comme posé sur la mer. Sa façade de verre en nid d’abeilles rappelle les orgues basaltiques.

Nous faisons un tour à l’intérieur, puis reprenons le chemin de notre hôtel en remontant la célèbre rue Skólavörðustígur, celle qui se termine sur la cathédrale et qui est une des plus photographiées de la capitale !

Il est presque 22 h quand nous rentrons à l’hôtel. Et bien que le ciel soit passablement gris nous n’avons pas l’impression que la lumière du jour ait décliné !

toutes les photos ici.

Durée du jour et de la nuit à Reykjavik en ce mois de juin

Perspectives météorologiques

Nord-est et est 5-13 m/s, plus fort dans le Vestfirðir et près de la côte sud-est. Bruine ou pluie intermittente, mais moins de précipitations dans le sud-ouest et l’ouest de l’Islande. Température 5 à 16 °C, plus douce dans l’ouest.

Prévisions météorologiques pour les prochains jours

Lundi : Vent du nord-est de 5 à 13 m/s, mais plus faible dans le sud. Précipitations faibles par moments et températures de 8 à 15 °C, mais pluie ou bruine dans le nord-est avec des températures de 5 à 9 °C.

Mardi et mercredi : Vent d’est de 5 à 13 m/s, plus fort sur la côte sud. Précipitations intermittentes, surtout dans le sud et l’ouest, et températures de 6 à 14 °C, plus douces dans l’ouest.

Jeudi et vendredi : Vent d’est ou variable et pluie intermittente. Températures comprises entre 7 et 15 °C.

Samedi : Vent du nord ou variable et pluie, surtout dans le nord et l’est.

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

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jour 2 (23 juin) : Reykjavik – Kálfafell

Nous voilà partis pour notre grand tour de l’Islande. Ce matin le ciel est bien gris et une petite bruine tombe sur Reykjavik. Mais la météo islandaise annonce une amélioration dans la matinée. La sortie de la ville se fait sans problème et rapidement nous voilà sur la route n°1 et direction de Selfoss et plus globalement de l’Est. Comme hier nous sommes fascinés par la masse incroyable de lupins qui bordent la route.

Un peu avant Selfoss nous tournons sur la 35 en direction du nord. Après quelques kilomètres nous arrivons à Kerið, un cratère volcanique formé il y a environ 3000 ans. Le charme de ce cratère réside dans le petit lac (un maar). Après avoir payé la taxe d’entrée du site nous faisons le tour du rebord du cratère. La visite d’aujourd’hui, sous un ciel bien dégagé est nettement plus agréable que celle que j’avais faite en octobre 2016. A cette époque l’accès était encore gratuit …

Nous reprenons ensuite la voiture pour revenir en direction de Selfoss puis poursuivons notre chemin sur la n°1. Un peu après Hella nous bifurquons sur la 264 pour aller faire une petite visite du site de Keldur. C’est sur cette route que nous faisons notre première expérience de “gravel road”. A Keldur á Rangárvöllum on peut découvrir comment vivaient les Islandais autrefois. L’ancienne ferme en tourbe de Keldur est la plus ancienne ferme encore existante en Islande. Nous sommes presque seuls pour visiter le site. C’est quand même bien agréable de ne pas être entourés d’une masse de gens. Ce site bucolique est vraiment reposant. Malheureusement nous ne pouvons pas entrer dans les maisons de tourbes. Dommage, mais nous aurons d’autres occasions de visiter de telles “maisons” dans les prochains jours.

Depuis Keldur nous pouvons apercevoir le Mont Hekla. C’est le volcan le plus redoutable et le plus légendaire d’Islande ! Culminant à 1491 m, il reste très actif : la première éruption date de 1104, la dernière de 2000 (elle a duré 11 jours). Le nom Hekla veut dire « manteau » car le sommet est toujours couvert soit de neige soit de nuages. Au Moyen-Age, on croyait ferme que c’était la porte de l’Enfer !

La route 264 nous ramène sur la route n°1. Nous continuons en direction de l’Est. Nous ne nous arrêtons pas à Seljalandsfoss. Nous la contemplons seulement de loin avec un parterre de lupins au premier plan.

Notre prochain arrêt est la fameuse Skógafoss: somptueuse chute d’eau en rideau, haute de 60 m qui naît des glaciers Mýrdalsjökull et Eyjafjallajökull. L’histoire prétend qu’il existe derrière la chute un coffre rempli d’or caché là par Þrasi Þórólfsson, le premier colon de Skógar….

Nous ne pouvons pas nous approcher trop près du pied de la chute car il y a beaucoup d’eau et la rivière ne laisse que peu d’endroit au sec. C’est plutôt bien parce que cela évite d’avoir des “tonnes” de gens devant la chute.

Pour nous dégourdir les jambes et marcher un peu nous montons les presque 500 marches d’escalier qui permettent d’arriver au sommet de la chute. Nous continuons ensuite le long du sentier “Fimmvörðuháls” qui, de Skógáfoss remonte vers le nord jusqu’à Þórsmörk en passant en revue 26 cascades, le refuge de montagne de Fimmvörðuháls et le Le Goðaland – la vallée des Dieux – (le passage de Fimmvörðuháls entre les glaciers de Eyjafjallajökull et Mýrdalsjökull). Nous ne verrons pas toutes les cascades mais nous arrêterons à la deuxième !

Quand nous quittons Skógafoss il commence à pleuvoir un petit peu. Au moins nous avons pu passer une bonne heure ici sans nous faire arroser …

Une petite demi-heure plus nous arrivons à la plage de sable noir de Reynisfjara. Beaucoup disent que c’est la plus belle plage d’Islande, voire même une des plus du monde selon le National Geographic ! Aujourd’hui, sous le ciel gris ce n’est pas incroyable. Mais par beau temps je veux bien le croire. La plage est tout d’abord célèbre par la couleur noir vif de son sable né de la cendre volcanique et ses galets qui sont restés très noirs (et pas gris) car cette partie de l’Islande est particulièrement humide ce qui empêche le sable et les galets de totalement sécher. La couleur de la plage de Reynisfjara a donc comme origine les multiples éruptions du volcan Katla situé à proximité. Outre le noir si particulier de cette plage, ce qui la rend si belle est aussi le décor qui l’entoure. En effet, celle-ci est bordée à l’est d’énormes stacks de basalte et d’aiguilles de lave qui sortent de l’eau : les Reynisdrangar, ainsi que la falaise impressionnante de Reynisfjall. Ces pics rocheux qui sortent de la mer sont à l’origine de mythes et légendes : selon les légendes locales les Reynisdrangar sont en fait les corps figés de trolls n’ayant pas réussi à échapper à la lumière mortelle du soleil. Plus vraisemblablement, elles seraient sinon les vestiges de morceaux de falaise de la montagne Reynisfjall juste à côté.

Sous une petite bruine nous nous dirigeons ensuite vers Vík í Mýrdal ou Vík. Là nous faisons quelques courses pour le repas du soir et repartons ensuite pour Kirkjubæjarklaustur où nous faisons un petit arrêt pour aller marcher un petit peu sur les bords du canyon de Fjaðrárgljúfur. Aujourd’hui, sous un ciel bien bas il ne révèle pas toute sa beauté. Dommage !

Il est déjà passé 18h quand nous quittons le canyon et il nous reste une trentaine de minutes pour arrivé au guesthouse que nous avons réservé à Kálfafell.

Malgré le temps pas très clément nous avons passé une belle journée sur la côte sud du pays. En ce mois de juin ce n’est pas encore la grosse foule mais certains lieux visités sont déjà bien remplis …

toutes les photos ici

Perspectives météorologiques

Nord-est 5-13 m/s, mais vents plus calmes dans le sud-ouest. Bruine ou pluie intermittente, mais moins de précipitations dans le sud et l’ouest. Pluie ou bruine dans le sud et l’ouest, mais précipitations en diminution dans le nord et l’est. Température de 7 à 16 °C, plus froide dans l’est.

Prévisions établies le 23 juin 2025 à 5 h 08. Valables jusqu’au 24 juin 2025 à minuit.

Prévisions météorologiques pour les prochains jours

Mardi et mercredi : Vent d’est de 5 à 13 m/s, plus fort sur la côte sud. Précipitations intermittentes, surtout dans le sud et l’ouest. Température de 7 à 14 °C, plus douce au nord-ouest.

Jeudi : Vent du sud-est ou variable de 3 à 10 m/s et pluie. Température de 8 à 13 °C.

Vendredi et samedi : Vent variable et averses généralisées. Refroidissement progressif.

Dimanche : Vent du nord ou variable et pluie intermittente.

État des routes

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jour 3 (24 juin) : Kálfafell – Breiðdalsvík

La météo de ce matin n’est pas bonne. Il pleuvine et le plafond nuageux est bien bas. Pas moyen de voir les “sommets” qui bordent la route. Dommage parce que pendant tout le début de notre trajet du jour nous traversons le Skeiðarársandur : le plus grand sandur du monde (plaine d’épandage de 1300 km2 formée par les alluvions glaciaires (sables, graviers) charriées et déposées par la fonte de calottes glaciaires). Ne ne voyons pas non plus les différentes langues glaciaires du Vatnajökull qui, pour certaines, s’arrêtent à quelques centsaines de mètres de la route.

Comme il pleut nous ne nous arrêtons pas à Skaftafell. Nous n’avons pas très envie de marcher sous la pluie et de ne rien voir de ce qui nous entoure. Nous faisons donc notre premier véritable arrêt à la Hofskirkja. L’église de Hofskirkja (1884) et son cimetière attenant est l’une des dernières églises en tourbe d’Islande. Un endroit poétique a souhait … Ici, tout est recouvert d’herbe, de l’église jusqu’aux tombes.

La petite bruine qui tombe du ciel se calme un petit peu, mais le vent se met à souffler fort. Si cela permet de chasser les nuages nous sommes preneurs ! La température qui n’était déjà pas très élevée ce matin quand nous avons quitté notre cottage baisse encore de quelques degrés. Quand nous sortons de la voiture pour aller au bord de la lagune glaciaire de Fjallsárlón il ne fait plus que 5°C ! Ici on peut marcher tout au bord du “lac” et presque toucher les “icebergs” qui flottent à sa surface. Au loin on distingue le front du glacier Fjallsjökull. Nous passons un bon moment à prendre des photos et à marcher le long du lac. Malgré le temps bien “bouché” nous prenons du plaisir à contempler ce spectacle.

Une dizaine de kilomètres plus loin nous nous arrêtons au “lagon de glace” (Jökulsárlón). Là il y a nettement plus de monde et il fait toujours froid ! Autant le premier lagon nous donnait l’envie de flâner, autant celui-ci nous poussent à nous dépêcher de le “visiter”. Hormis le nombre de touristes présents sur le site, il y a deux grosses différences entre les deux lagons que nous venons de voir. La première est la différence de couleur de l’eau. Dans le premier elle est plutôt brune alors que dans le second elle est plutôt bleue. La seconde est plutôt sur la taille des icebergs flottant sur l’eau. Dans le second il y en a moins mais ils sont nettement plus gros.

Après avoir vu ces deux lagons, nous reprenons la route vers l’Est. A partir de là il y commence à y avoir nettement moins de cars de touristes. Ceux qui font la côté sud s’arrêtent généralement à Jökulsárlón avant de repartir en arrière. On retrouvera pas mal de touristes du côté de Mývatn.

A Höfn nous profitons de faire quelques achats pour le picnic et faire le plein. Pendant que nous faisons nos achats le ciel se dégage un peu et la pluie a cessé.

Après Höfn, juste avant d’entrer dans le tunnel nous prenons la petite route qui longe la côte en direction de la plage de Stokksnes qui est une des plus belles d’Islande (encore une !). Mais ce qui fait son charme tout à fait particulier et son intérêt c’est que, sur la plage, les dunes sont nombreuses et les contrastes du vert de l’herbe et du noir du sable sont saisissants. Ce qui rajoute encore à à la beauté du lieu ce sont les sommets qui se trouvent en arrière plan. De la plage de Stokksnes, on aperçoit en fond Brunnhorn derrière Vestrahorn qui est surnommée “Batman Mountain” à cause de sa forme de chauve souris. C’est aussi sur cette plage qu’une scène du film “bollywoodien” Dilwale a été tournée.

Comme nous sommes sur place nous faisons un petit détour par le “village viking”. C”est en fait un village “artificiel” créé en 2010 pour le tournage d’un film avec Mel Gibson qui n’a finalement jamais été réalisé.

Après cet arrêt à Stokksnes, après avoir traversé le tunnel, nous continuons en direction de Breiðdalsvík où nous dormirons ce soir. Mais en chemin nous faisons encore un arrêt. Juste avant Stafafell, après avoir traversé le pont sur la Jökulsá í Lóni, nous prenons le petite piste qui part vers la gauche. Nous voulons aller voir Hvannagil, également connu sous le nom de « Vallée dorée ». C’est un canyon de rhyolite coloré. Après dix minutes de nids de poule, de montées et de descentes raides nous arrivons enfin sur place. Comme le ciel est bien gris le contraste des couleurs n’est pas spectaculaire. Il faudrait normalement s’enfoncer dans le canyon qui part à gauche du “parking” en remontant le lit de la rivière asséchée. Mais comme quelques gouttes de pluie recommencent à tomber, nous faisons un tout petit tour dans le coin. Dommage que la météo ne soit pas clémente. Cela aurait été un petit substitut intérerssant aux zones de rhyolites des Hautes-Terres (Landmannalaugar et Kerlingarfjöll).

Quand nous retrouvons la route n°1 la pluie s’est vraiment mise à tomber et le ciel est bien noir. Excepté un ou deux petits arrêts photos nous roulons jusqu’à notre hôtel à Breiðdalsvík .

Comme il est situé à l’extérieur du village (sur la 95 qui rejoint directement Egilsstaðir), je ressors un petit moment pour aller voir le port. Il n’a rien de particulier mais après une longue journée de route ça me permet de me dégourdir les jambes.

toutes les photos ici

Perspectives météorologiques

Vent d’est de 3 à 10 m/s aujourd’hui. Ciel principalement nuageux et quelques pluies légères ou bruines dans la plupart des régions d’Islande. Températures comprises entre 7 et 15 °C, plus douces dans l’ouest.

Vent d’est de 5 à 13 demain. Pluies intermittentes ou bruines, mais temps sec dans le nord jusqu’à l’après-midi. Températures comprises entre 7 °C dans les fjords de l’est et 17 °C dans le nord de l’Islande.

Prévisions établies le 24 juin 2025 à 5 h 18. Valables jusqu’au 25 juin 2025 à minuit.

Prévisions météorologiques pour les prochains jours

Mercredi : Vent d’est de 5 à 13 m/s, plus fort sur la côte sud. Pluie intermittente ou bruine, mais temps sec dans le nord de l’Islande jusqu’à l’après-midi. Températures comprises entre 7 °C dans les fjords de l’est et 17 °C dans le nord.

Jeudi : Vent du sud-est de 8 à 13 m/s, mais plus faible et variable dans le sud et l’ouest. Averses ou pluie généralisées, précipitations importantes dans le sud-est du pays. Températures comprises entre 8 et 15 °C.

Vendredi : Vent d’est ou variable de 3 à 10. Partiellement nuageux avec des risques d’averses, surtout l’après-midi. Températures comprises entre 10 et 16 °C.

Samedi : Vent du nord de 5 à 13 km/h. Nuageux et quelques pluies ou bruines dans le nord et l’est, températures de 7 à 12 °C. Temps clair dans le sud avec quelques averses isolées l’après-midi et températures de 12 à 17 °C.

Dimanche et lundi : Vent variable et risques de précipitations dans la plupart des régions du pays. Temps frais.

État des routes

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

  • carte de randonnées

Vestrahorn est donc une montagne située dans l’extrême sud est de l’Islande et datant d’environ 10 millions d’années. Celle-ci n’est pas très haute puisqu’elle ne mesure que 454 m de hauteur mais ses pentes sont raides. Il s’agit d’une des rares montagnes d’Islande à être constituée de gabbro qui est le constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique. C’est également ici qu’ont été trouvées les plus anciennes preuves de vie humaine en Islande.

Jökulsárlón

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jour 4 (25 juin) : Breiðdalsvík – Vopnafjörður

Début de matinée pluvieux et brouillardeux. Tous les sommets alentours sont cachés. Nous nous mettons en route en changeant un petit peu le programme initialement prévu. On avait dans l’idée de remonter vers Egilsstaðir en suivant la route 95 mais comme elle monte un peu dans la montagne cela ne vaut pas la peine de passer par là et de ne rien voir.

Nous prenons donc l’option de suivre la n°1 jusqu’à Egilsstaðir. Depuis hier nous passons d’un fjörd à l’autre et ça continue aujourd’hui. Nous faisons notre véritable premier arrêt à Fáskrúðsfjörður pour aller visiter le musée français (Frakkar á Íslandsmiðum) qui nous fait revivre l’histoire des marins pêcheurs français dans la région. Le musée occupe deux bâtiments importants, la maison du médecin et l’hôpital français historique, tous deux construits à l’origine pour les pêcheurs français blessés sur les côtes islandaises. Les informations données sont vraiment intéressantes.

En quittant le musée la pluie a cessé mais les sommets sont toujours dans le brouillard. Nous continuons alors sur la 1 vers Reyðarfjörður puis vers Egilsstaðir.

Comme ce soir nous dormons dans un endroit bien perdu, il nous faut faire des achats. Le prochain endroit où nous auront vraiment la possiblité de le faire c’est dans deux jours quand nous passerons à Akureyri !

Le coffre bien rempli de victuailles nous reprenons la route, sous un timide soleil et un ciel qui se dégage seulement au-dessus de la ville et de la vallée de la Lagarfljót. Dommage parce que nous devons passer un col sur la 93 pour rejoindre Seyðisfjörður. Et comme attendu, arrivé à mi-chemin du col nous entrons dans le brouillard ! Et il est vraiiment épais. On n’y voit pas à beaucoup plus de 10 m ! Heureusement qu’il y a des lignes blanches pour pouvoir bien s’orienter sur la route. De l’autre côté du col ce n’est que lorsque nous arrivons au village que nous passons sous la “purée de pois”. Nous laissons la voiture près de l’église bleu claire Bláa Kirkjan et nous partons à la découverte du village (sous une petite pluie fine et dans le vent …).

Pour nous réchauffer, et avant de repasser dans le brouillard au col, nous nous arrêtons un moment pour boire quelque chose de chaud dans un café près de l’église.

Comme prévu le retour sur Egilsstaðir se fait en partie dans le brouillard. Mais au moins le soleil est plus présent sur la vallée de la Lagarfljót. C’est bien parce que nous allons la remonter presque jusqu’à lson embouchure de la rivière en suivant la route 917.

Juste avant de quitter la n°1 et de tourner à droite sur la route non asphaltée 917 nous faisons un mini détour pour aller voir une petit canyon où coule la Jöklá .

Maintenant que nous avons quitté la route n°1 nous sommes complètement seuls sur la 917. Pendant une trentaine de kilomètres nous roulons presque plein nord en suivant à distance la Jöklá. Ce qui est quand même un peu inquiétant c’est le brouillard qui colle au montagne sur notre gauche parce que la 917 va finir par justement tourner à gauche et monter vers un col qui nous permettra de rejoindre Vopnafjörður. Et ce qui devait arriver arriva. Les premiers lacets de la route passés, nous entrons dans le brouillard ! Là aussi il est vraiment très épais et cette fois il n’y a pas de ligne blanche sur la route pour nous “guider”. La montée se fait à 20 km/h au maximum, le regard fixé sur l’avant de la voiture. Et ce qui n’aide pas c’est qu’ici le vent souffle très fort. C’est vraiment dommage parce que cette route est réputée pour être une des plus belle d’Islande. C’est aussi celle qui passe le plus haut (il existe une piste (F895) qui passe encore plus haut (840 m)). Aujourd’hui cette région porte bien son nom : Landsendi qjui signifie littéralement “La fin du pays” !

En bas du col, de l’autre côté, nous retrouvons une vision plus claire, mais le ciel est toujours bien pris. Nous laissons à notre droite la chute Gljúfursárfoss et continuons, sans nous arrêter, jusqu’à notre hébergement près de Vopnafjörður.

Après avoir pris possession de notre logement et avoir vidé la voiture nous profitons d’un moment avant le repas du soir pour aller faire un petit tour au village. Ce dernier n’a rien de spécial mais il possède quand même une station essence où nous pouvons faire le plein.

Malgré le brouillard nous avons tout de même passé une bonne journée avec de belles choses vues : le musée à Fáskrúðsfjörður, le village de Seyðisfjörður et la route 917. C’est la deuxième fois que je veux passer ici. Cette fois la route était ouverte mais on n’a rien vu et la dernière fois, en octobre 2018 (jour 5), elle était fermé pour l’hiver !

toutes les photos ici

Tempête sur la 917 !

Depuis Fáskrúðsfjörður pour rejoindre Reyðarfjörður on peut prendre la 955 qui fait le tour de la péninsule : 30 km et 30 minutes de plus que le trajet “direct”.

Perspectives météorologiques

Vent d’est de 5 à 13 m/s aujourd’hui, avec de la pluie ou de la bruine, mais

temps généralement sec dans le nord jusqu’à l’après-midi. Températures de 7 à 15 °C, plus chaudes dans le nord de l’Islande.

Vent du sud-est et de l’est de 5 à 13 km/h demain, mais vent variable plus faible dans le sud et l’ouest de l’Islande. Pluie ou averses généralisées, de fortes averses sont attendues dans certaines régions dans l’après-midi. Températures comprises entre 8 et 16 °C, plus fraîches dans les fjords de l’est.

Prévisions établies le 25 juin 2025 à 5 h 41. Valables jusqu’au 26 juin 2025 à minuit.

Prévisions météorologiques pour les prochains jours

Jeudi : Vent du sud-est et de l’est de 5 à 13 m/s, mais vent variable plus faible dans le sud et l’ouest. Pluie ou averses généralisées, averses fortes dans certaines régions dans l’après-midi. Températures comprises entre 8 et 16 °C, plus fraîches dans les fjords de l’est.

Vendredi : Vent d’est et sud-est de 5 à 10 m/s et averses généralisées, moins importantes dans l’est. Températures comprises entre 10 et 17 °C, plus chaudes dans le nord-est.

Samedi : Vent du nord de 5 à 13 m/s, mais tournant à l’ouest dans le sud de l’Islande. Bruine ou pluie généralisée. Températures comprises entre 7 et 13 °C, plus fraîches sur la côte nord-est.

Dimanche et lundi : Vent variable de 3 à 8 et risques de précipitations dans la plupart des régions du pays. Temps plutôt frais.

Mardi : Vent du nord avec de la pluie dans le nord et l’est, mais ciel partiellement nuageux et averses isolées dans le sud. Températures comprises entre 6 et 16 °C, plus douces dans le sud.

État des routes

Ásbrandsstadir Cottage

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

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jour 5 (26 juin) : Vopnafjörður – Fossholl

Ce matin nous avons planifié d’aller voir une ancienne ferme (Bustarfell) transformée en musée. Mais elle n’ouvre qu’à 10h. Nous avons donc le temps de revenir en arrière sur la 917 que nous avons parcourue hier et d’aller voir la chute Gljúfursárfoss. Hier il faisait le temps n’était pas vraiment génial et nous n’avions pas envie de ressortir de la voiture sous la pluie.

A 10h nous arrivons au musée. Nous sommes les seuls. Une fois l’entrée payée nous pouvons déambuler dans toutes les “pièces” de cette ferme. Les logements ont même été habités jusqu’à 1966. On retrouve de la terre battue au sol à l’intérieur des maisons et des meubles d’époques ainsi que d’innombrables reliques et autres photographies d’autrefois. Chacune des pièces de la ferme raconte sa propre histoire : baejardyr (hall d’entrée), badstofa (salon), skemma ou skali (hangars), hlada (entrepôt), un palli hjonahus (chambres principales à l’étage), eldhus ( cuisines)… On perçoit clairement les changements de mode de vie qui ont eu lieu depuis sa reconstruction jusqu’au milieu du XXe siècle. Les plus vieilles chambres par exemple datent de l’origine en 1770 tandis que d’autres sont beaucoup plus récentes et ne datent que des années 1960. La visite était vraiment très interessante. Le seul petit regret qu’on peut avoir c’est de manquer d’informations sur les différentes pièces …

La visite terminée nous reprenons la route. Prochaine destination : Dettifoss. Mais avant d’arriver il nous faut rouler une bonne centaine de kilomètres. D’abord sur la 85 où ne croisons et dépassons absolument personne ! Ce n’est que lorsque nous arrivons la n°1 que nous retrouvons un peu de circulation. C’est aussi à ce moment que le ciel se dégage et que le soleil fait son apparition.

Après quelques arrêts photos dans ce paysage assez désertique au bord de la route nous finnssons par traverser la Jökulsá á Fjöllum. Elle s’étend sur 206 kilomètres, depuis sa source dans le plus grand glacier d’Europe, le Vatnajökull, jusqu’à la mer du Groenland. Le territoire traversé par la Jökulsá á Fjöllum a été façonné de manière spectaculaire par les éruptions volcaniques et les inondations glaciaires. Le canyon de Jökulsargjlúfur, creusé par une série présumée d’inondations volcaniques catastrophiques, et le champ de lave d’Ódáðahraun, un vaste champ de lave, sont particulièrement remarquables. Nous nous rendons justement au bord de ce canyon pour y admirer deux chutes : Dettifoss et Selfoss.

Pour découvrir la chute d’eau de Dettifoss, il faut s’éloigner un peu de la route circulaire à travers deux routes qui sont parallèles à la cascade et à la rivière, la 864 (gravel road) et la 862 (asphaltée). Il est possible de la voir depuis les deux rives mais attention, il faut parcourir plus de 60 kilomètres (environ 1 heure) pour l’admirer des côtés ouest ou est car il n’y a pas de pont.

Nous arrivons par le côté ouest (862). Le parking (gratuit) de Dettifoss est pas mal rempli. Mais nous trouvons quand même assez facilement une place pour garer la voiture. Il nous faut marcher une dizaine de minutes sur un chemin bien balisé pour arriver au-dessus de la chute. Maintenant il n’est plus possible d’accéder “au bord” du monstre d’eau. Mais un “point de vue” avec une rampe qui se situe presque en face de la cascade permet de bien la voir. La vue est tout simplement à couper le souffle avec le bruit assourdissant et les projections d’eau. C’est quand même la reine des chutes d’eau islandaise en étant la plus grosse et plus puissante, c’est aussi la plus grosse cascade d’Europe !

Un petit peut en amont se trouve une autre chute : celle de Selfoss. Elle est moins impressionnante mais on a, en arrivant près d’elle, une belle vue sur le canyon de la Jökulsá á Fjöllum.

Si je reviens une fois ici j’emprunterai la 864 pour voir la chute depuis l’autre côté.

Après une heure à passer d’une chute à l’autre nous revenons chercher la voiture et repartons en arrière pour retrouver la route circulaire (la n°1). La pluie qui nous avait épargnés jusqu’à maintenant tombe abondamment. C’est même le déluge quand nous arrivons près de Mývatn. Sous une pluie battante que nous visitons le site d’Hverir, l’un des plus vastes champs de solfatares du pays. Boues grises en ébullition, éclat jaune du soufre, reflets rouges des terres oxydées… au milieu des fumerolles blanches. Malgré la pluie les couleurs restent incroyables.

Comme la pluie tombe toujours fort, nous décidons de renoncer à aller du côté de la zone volcanique de Krafla, notamment pour voir le cratère Viti et le champ de lave de Leirhnjúkur.

Nous décidons de prendre la direction de Goðafoss en contournant le lac en passant par le 848. En chemin nous faisons un tout petit arrêt à Dimmuborgir, décor chaotique, fait de de cônes, de cheminées, de trous, ressemble à une ancienne citadelle. Ce qui est assez surprenant ici c’est que la végétation a réussi à trouver racine ici, la verdure contrastant nettement avec le noir des structures de lave.

La pluie a presque cessé. Nous revenons donc un petit peu en arrière et montons sur la couronne du Hverfjall, littéralement “montagne de la source chaude”. Formé il y a environ 2500 ans, le cratère presque parfait de Hverfjall est considéré comme l’un des plus grands du monde. La montée au sommet est assez facile et prend un petit quart d’heure. Mais l’effort à fournir en vaut la peine. La vue du sommet est superbe.

En quittant la région de Mývatn nous avons un petit peu de regret de ne pas avoir pu faire tout ce que nous avions envie, mais la météo capricieuse en cette fin juin a eu raison de nous.

C’est un peu avant 18h que nous arrivons à notre hôtel situé tout près de Goðafoss.

Vers 19h le soleil refait son apparition. Nous ressortons pour aller voir la chute.

Vers 23 h je ressors tout seul pour aller revoir la chute. Mais depuis l’autre côté. Là on peut la contempler d’en haut, mais on peut également s’en approcher d’assez près au niveau de l’eau. L’avantage de venir à cette heure c’est qu’il ny a quasiment personne. Je pense que nous sommes 5 sur le site. Assez génial quand même.

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Goðafoss à 23 h :

Perspectives météorologiques

Vent d’est de 5 à 13 m/s et pluie ou bruine, plus forte sur les côtes nord et est, mais vent variable plus faible dans le sud et l’ouest de l’Islande. Pluie ou averses généralisées, et de fortes averses sont attendues à certains endroits dans l’après-midi. Vent du sud-ouest plus calme cette nuit.

Vent variable de 3 à 10 m/s demain et averses de pluie dans la plupart des régions, principalement dans l’après-midi.

Températures comprises entre 7 et 15 °C, plus fraîches aujourd’hui dans les fjords de l’est, mais demain dans les fjords de l’ouest.

Prévisions météorologiques pour les prochains jours

Vendredi : Vent du sud et du sud-est de 3 à 8 m/s et averses de pluie généralisées. Températures comprises entre 10 et 17 °C, plus chaudes dans le nord-est.

Samedi : Nord 5-13 m/s, vent le plus fort dans les fjords occidentaux, mais plus faible dans le sud. Pluie ou bruine éparses, mais temps principalement sec dans le sud. Températures entre 7 et 16 °C, plus douces dans la partie la plus méridionale.

Dimanche et lundi : Vent du nord ou variable de 3 à 8 m/s, nuageux et quelques précipitations, mais principalement sec dans l’est. Températures de 7 à 14 °C, plus douces dans le sud-est.

Mardi et mercredi : Vent faible du nord ou variable et averses de pluie par endroits. Températures similaires.

État des routes

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …

Carte des randonnées dans la région et des localisations des points intéressants ci-dessous

Au sud d’Húsavík:

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jour 6 (27 juin) : Fossholl – Sauðárkrókur

Le Soleil brille ce matin ! Avant de partir de l’h’otel nous refaisons rapidement un petit tour à la chute. Bien nous en pris puisque un arc-en-ciel se forme dans les embruns au-dessus de la cascade. Très photogénique.

Les bagages rangés dans la voiture nous prenons le direction d’Akureyri. Comme la météo est clémente nous ne prenons pas le tunnel juste avant la ville mais prenons la route 832 (Vaðlaheiðarvegur). C’est un ancien col qui traverse la montagne Vaðlaheiði. Maintenant elle n’est plus tellement empruntée. Sur les cartes cette route, certes en assez mauvais état, n’est pas indiquée comme F pour « Fjall » (“montagne”) qui sont réservées au véhicule 4×4. Et pourtant, au début de la route il y a un panneau qui indique qu’il faut un véhicule 4×4 pour l’emprunter. J’ai trouvé ça étrange …

Mais presque à mi-chemin du col j’ai compris pourquoi ce panneau avait été mis. Il y a un petit gué à passé. Le pont qui enjambe le torrent est inutilisable ! Le gué franchit nous continuons la montée en nous arrêtant tous les deux virages, tellement la vue est superbe.

Dès le col franchit, l’Eyjafjörður et la ville d’Akureyri se laissent apercevoir. En premier plan l’herbe bien verte donne un constraste incoryable avec le bleu du fjörd et le brun des montagnes en face. On ne se lasse pas de cette vue. C’est vrai que nous avons été pas mal frustré ces derniers jours avec la météo qui ne nous a pas gâtés …

Nous ne nous arrêtons qu’un petit moment à Akureyri. Juste le temps d’aller voir l’église qui trône au centre ville et nous repartons en direction du Nord. Plutôt que d’empriunter la route circulaire nous allons faire le tour de la Péninsule de Tröllaskagi  (“La « péninsule des Trolls”) en passant par Dalvík, Ólafsfjörður et Siglufjörður. Juste après avoir commencé à rouler sur la 82, nous nous arrêtons déjà à Möðruvellir où se trouve une belle église du 19ème.

Jusqu’à Dalvík nous ferons de nombreux petits arrêts pour faire des photos. Le ciel presque bleu, le fjörd, les montagnes de chaque côté, l’herbe avec de nombreuses nuances de vert et quelques lupins nous donnent vraiment envie de faire des pauses.

A Dalvík, sur le port, nous profitons d’un endroit calme de pique-niquer puis repartons vers le nord (en faisant toutefois un petit crochet pour aller voir l’église bleue et blanc).

Avant d’arriver à Ólafsfjörður il nous faut traverser le tunnel de Múlagöng (4 km). Il est à sens unique mais heureusement y a régulièrement des endroits où l’on peut s’arrêter pour laisser passer les autres voitures. C’est un peu effrayant. La priorité est donnée aux véhicules qui roulent vers le sud !

Les deux tunnels (6,9 km et 3,6 km) qui relient depuis 2010 Ólafsfjörður à Siglufjörður, via Héðinsfjörður, ont ramené le trajet à 15 km alors qu’avant il fallait emprunter la route 82 (61 km). Il est toutefois toujours possible d’emprunter la route 82, qui traverse de beaux paysages. La distance s’élevait même à 232 km (via Hofsós) lorsque celle-ci était fermée en hiver ! L’effort financier (plus de 80 millions d’euros) consenti pour rompre l’isolement de deux bourgades de 1200 et 800 habitants donne la mesure des moyens budgétaires dont disposait le pays avant la crise économique, mais le projet a été taxé de clientélisme par certains. Quoi qu’il en soit, les tunnels ont permis de désenclaver Héðinsfjörður, un splendide fjord inhabité depuis les années 1950 (en raison des risques d’avalanche).

A Siglufjörður nous faisons un arrêt plus long. Nous nous promenons un moment sur le port. Siglufjörður a longtemps considéré comme un des villages les plus peuplés et prospères d’Islande. Il comptait jusqu’à 3000 habitants en 1950. D’abord spécialisé au début du XXème siècle dans la pêche au requin, le village a vécu ensuite de la pêche au hareng et était d’ailleurs considéré comme la “capitale du hareng”. Mais tout ça s’est arrêté à la fin des années 1960. Pour moi ce village fait aussi référence aux romans de Ragnar Jónasson, les enquêtes de Siglufjörður (Snjór, Nátt, Sótt, Vík, Mörk et Sigló), 6 livres dans lesquels le jeune policier Ari Thór doit venir de Reykjavík pour enquêter à Siglufjörður (en hiver bien entendu quand le village est souvent isolé du reste du pays à cause des avalanches !).

Il est un petit peu plus de 14h30 quand nous quittons la village. Maintenant nous prenons la direction de Glaumbær (sorte d'”éco-musée”) qui se trouve tout près de notre hébergement pour ce soir. Le GPS de la voiture nous dit qu’il faut 1h30 pour y arriver. Entretemps nous voulons encore nous arrêter à Hofsós pour visiter une des plus vieilles églises du pays. Le timing est un peu serré (parce que Glaumbær ferme à 17h) mais ça devrait être réalisable.

A Hófsós nous avions repéré que sur la plage il y avait des colonnes de basalte. Nous nous arrêtons pour les voir, mais franchement cela n’en vaut pas la peine. Nous reprenons directement la voiture et, quelques minutes plus tard, nous arrivons à Grafarkirkja une vieille église au toit de tourbe (une des 6 qui subsistent encore à travers le pays !)

Finalement à 16h30 nous parquons la voiture à Glaumbær. Le timing est parfait. Nous avons une bonne demi-heure pour faire la visite. Ici, contrairement à la visite que nous avions faite près de Vopnafjörður, nous recevons un petit dépliant avec de très nombreuses informations sur chaque “pièce” visitée. Très intéressant !! Je recommande vivement cette visite …

Sous petite pluie fine nous quittons le musée et rejoignons notre guesthouse.

Enfin une journée presque ensoleillée de bout en bout. Cela fait du bien après plusieurs jours maussades …

« of 2 »

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Perspectives météorologiques

Vent du sud ou variable, 3 à 10 m/s et averses par endroits, principalement l’après-midi. Vent d’est cette nuit et début de pluie dans le sud-est. Températures entre 8 et 16 °C, plus fraîches dans les fjords de l’ouest.

Vent du nord et du nord-est, 5 à 13 km/h demain. Pluie dans l’est, précipitations plus faibles ailleurs, mais averses l’après-midi. Vent faible et précipitations en diminution en soirée. Températures de 7 à 17 °C, plus chaudes dans le sud-ouest.

Prévisions météorologiques pour les prochains jours

Samedi : Nord 5-13 m/s, plus fort dans les fjords occidentaux, et bruine ou pluie par moments, surtout à l’est. Vent plus faible dans le sud et possibilité d’averses l’après-midi. Températures de 8 à 16 °C, plus douces dans le sud-ouest.

Dimanche et lundi : Vent du nord ou variable de 3 à 8 m/s, nuageux et quelques précipitations, mais principalement sec dans le nord. Températures de 7 à 14 °C, plus douces dans le sud-est.

Mardi : Vent faible du nord, partiellement nuageux et quelques averses, surtout dans le sud. Températures similaires.

Mercredi et jeudi : Vent faible du sud-ouest et quelques précipitations dans la plupart des régions. Températures comprises entre 8 et 14 °C.

État des routes

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route 832

Emblématique de l’architecture traditionnelle des fermes à toit de tourbe, elle est l’un des plus beaux exemples du genre. Bâtie aux XVIII° et XIX° siècles, c’est aussi l’une des plus célèbres d’Islande. En arrivant, on a l’impression d’un talus dans lequel s’ouvrent de petites fenêtres. Des vestiges d’une habitation du X° siècle ont aussi été mis au jour sur le site.

Les bâtiments de cette ferme datent de périodes légèrement différentes, du XVIII° et XIX° siècles, mais ils sont tous construits dans le style de la construction en tourbe (gazon) qui était répandue dans les régions rurales.

Ils se composent de fines planches de bois (toutes importées !) séparées les unes des autres par d’épais murs de tourbe, le toit étant formé d’épaisses couches du même matériau. L’herbe islandaise est très dense, ce qui fait du gazon un solide et résistant tissu de racines et de terre. Un bâtiment en tourbe, dans les régions à pluies modérées, peut durer un siècle.

Comme il est difficile de faire de grandes constructions en tourbe, les anciennes fermes islandaises étaient des ensembles de petits bâtiments séparés dont les plus fréquemment utilisés étaient reliés par un couloir central; les ateliers n’étant toutefois accessibles que par l’extérieur.

1 – entrée – couloir : Le couloir de Glaumbær est extraordinairement long (22 m) et donne accès aux neuf des treize « maisons » de la ferme. Dans le couloir, deux portes intermédiaires complétaient la porte d’entrée afin d’empêcher le froid d’entrer dans les pièces de vie.

2 – chambre d’amis : (la chambre bleue) Cette pièce a été construite en 1841. Le poète Jonas Hallgrimsson y a séjourné en août de la même année. Il est l’un des poètes islandais les plus appréciés et plusieurs vers de l’un des plus célèbres de ses poèmes d’amour sont brodés sur les rideaux du lit de cette pièce. Le coffre vert face de la porte fût importé au XIXe siècle mais le coffre à tiroirs ainsi que le bureau furent fabriqués localement grâce a du bois flotté. Les étagères ont été faites à partir de vieux renforts de sommiers et la « roue » sculptée à partir d’un ancien rouet. La couronne mortuaire a été importée d’Allemagne en 1926. L’arbre de Noël a été fabriqué en 1940 par un fermier local. Sur le bureau se trouvent une bouilloire a café et son pot. Afin de conserver le café chaud, les gens plaçaient un morceau de charbon chaud sous le pot de la bouilloire. Sur le lit se trouve un dentellier ainsi que deux pans de lits ciselés datant de 1772.

3 – cuisine : C’est la partie la plus ancienne de Glaumbær. Cette pièce date du XVIIIe siècle, et l’âtre de 1837. Elle a été utilisée continuellement jusqu’en 1910 environ. Des repas pour 10 à 20 personnes y étaient préparés. Les viandes étaient également suspendues au plafond pour être fumées (« hangikjöt »). Le combustible ordinaire était la tourbe ou la crotte de mouton séchée (inodore), dont un tas est present contre le mur à droite. L’utilisation de ces combustibles illustre bien l’utilisation de tous les matériaux disponibles. Ces cuisines perduraient dans le temps car l’incrustation de la suie dans le bois, combinée avec l’air sec et la ventilation, servaient de protection.

4 – garde-manger principal : Ici la nourriture était collectée et partagée par la maîtresse de maison. L’une des nombreuses conséquences d’un commerce extérieur peu développé était la nécessité de produire la vaisselle à partir du bois : remarquez les seaux à « skyr » et les plats à beurre le long des murs.

5 – chambre du pot : Cette chambre était utilisée comme chambre et comme salle de classe.Elle tirerait son nom de l’histoire suivante : Des garçons turbulents auraient couru et chahuté dans le couloir et une habitante de la maison, femme de mauvais caractère, très en colère, aurait versé le contenu de son pot de chambre sur eux !

6 à 8 – Baðstofa : La Baðstofa d’une ferme islandaise était en réalité la salle de séjour. Ici, le fermier, sa famille et les domestiques prenaient leur repas, travaillaient et dormaient. La Baðstofa de Glaumbær, construite vers 1876, comprend 11 lits. Comme deux personnes partageaient souvent un lit (pratique pour se réchauffer !), cette Baðstofa pouvait abriter une vingtaine de personnes. Chaque personne travaillait et mangeait assise sur son propre lit. Sur une étagère au-dessus du lit, elle avait son propre « askur », assiette ou bol cylindrique en bois à couvercle, souvent à structures compliquées. C’est dans cet askur que la nourriture était apportée du garde-manger. Les femmes étaient réparties du côté de la fenêtre car leur travail, filage et couture, exigeait la meilleure lumière. Les hommes cardaient la laine ou faisaient des cordes avec des poils de cheval. Durant les longues soirées d’hiver, comme les personnes s’aquittaittent de leurs travaux à la lueur de petites lampes à huile, un membre de la famille les distrayaient en lisant les sagas ou récitant des poèmes.

A l’heure du coucher, les habitants, encore partiellement habillés, tiraient sur eux des couvertures de laine et des édredons confectionnes par eux-mêmes et les coinçaient grâce aux « rúmfjöl » (planches de lit). Le jour, elle demeurait contre le mur sur le lit et la nuit elle maintenait la literie. Lorsque le « rúmfjöl » est mis en place, la prière gravée dessus est murmurée. « Veille sur moi avec ta bénédiction éternelle. Que les Anges de Dieu s’assoient en cercle au-dessus de mon lit ».

Dans un logement aussi encombre et limite, une friction entre les gens pouvait généralement être évitée par des règles de bonne conduite basées sur le respect de la vie privée de chacun : ce que l’on gardait sous son oreiller était à l’abri de tout furetage, comme dans un coffre-fort.

La baðstofa n’était pas chauffée. Ceci était possible grâce aux excellentes propriétés isolantes de la tourbe islandaise qui conserve la chaleur générée, mais aussi parce que chacun était vêtu de laine. Il n’était donc pas nécessaire de chauffer la pièce. La baðstofa était divisée en trois sections. La section Nord (n°6) comprend deux lits ainsi qu’un lit superpose pour les enfants. Dans la section centrale, faites attention à l’instrument de musique : un authentique « langspil » islandais (appartenant à la famille des violons) ainsi que les différents équipements pour la fabrication de laine : rouets, peignes a cardes, etc. Les vêtements en laine sont exportes depuis plusieurs siècles et cette industrie domestique est le travail principal des femmes dans les fermes durant les longs hivers. Le fermier et sa femme dormaient dans la chambre direction Sud (n° 8).

9- la “porte sud” : Par cette porte, on apportait l’eau et on sortait les cendres. C’était également une sortie d’urgence en cas d’incendie dans la partie avant de la ferme. On remarque les meules pour broyer les grains et les colliers d’os pour attacher les vaches.

10 – le long garde-manger : C’est le bâtiment Je plus ancien de la ferme, identique depuis le XVIIème siècle. Les barils dans cette pièce contenaient le « slatur » (boudins, viande de tête de mouton pressées, petit lait tourné, etc.) et le « skyr » (fromage blanc maigre et épais) tourné. Dans cette pièce la température était toujours fraîche.

11- la laiterie : Le lait frais était versé dans des auges. Au bout de 36 heures, la crème était séparée et l’on faisait couler le lait écrémé du dessous de la crème. Après barattage, la crème donnait le beurre et avec une partie du lait écrémé, on préparait le « skyr ». Les auges étaientz nettoyées à l’aide de brosses en cirns de cheval.

12 – chambre d’amis : Ce bâtiment et le grenier au-dessus datent de 1879 et ont remplacé la pièce de l’autre côté du couloir (n° 2) comme chambre d’amis principale. Les portraits sur les murs représentent d’éminentes personnalités de Skagarfjörður des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.

13 et 14 – remises : Entrepôts pour outils extérieurs. Des outils agricoles se trouvent le long du mur de l’entrepôt Nord. Parmi eux se trouvent des pelles coupantes et des haches, des scies à bois, des épandeurs de crottin en bois ainsi que des cordes. Sur les étagères du dessus sur le mur de gauche se trouvent des bâts, des coffrets en bois à lamelles ou des paniers utilisés pour transporter le fumier et le crottin. Certains ont des fonds articulés afin de libérer son contenu en selle. Egalement, un fourreau à faux utilisé pour faucher les zones humides. L’herbe était tondue et ratissée simultanément. Contre le mur du fond, il y a un grand coffre à grains avec un bât dessus. Accroché au plafond, de gauche a droite, il y a une faux, un râteau et un ramasse-foin.

Contre le mur de droite de l’entrepôt Sud se trouve un moulin à crottin maintenant hors d’usage. Ce moulin servait à broyer le crottin avant de l’étaler dans les champs. Les deux tonneaux servaient à conserver la viande fumée (salée). Sur le tonneau de droite, il y a une auge à crottin qui servait à répartir le crottin dans les champs à la main. Au plafond, il y a un traineau fabriqué à partir de côtes de baleines et de longues perches entre lesquelles étaient étalées les peaux et jutes utilisées pour transporter, à cheval, le foin humide jusqu’aux enclos.

15 – la forge : Autrefois, toutes les fermes possédaient leur propre forge, nécessaire pour l’aiguisage des faux, des fers à cheval et autres outils utilisés à la ferme.

16 – entrepôt de carburant : fermée !

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jour 7 (28 juin) : Sauðárkrókur – Sandgerði

Dernier jour de notre séjour en Islande. Ce soir nous dormons près de l’aéroport parce que demain matin nous devons rendre la voiture à 5h. Ce matin le temps est maussade sur le nord du pays.. Mais il paraît que dans le sud il va faire chaud et relativement beau. A voir … Si l’on excepte hier, ous n’aurons pas été gâté par les conditions météorologiques.

Pour rejoindre la côte sud nous traverserons le pays en passant par le “désert” central ( Kjölur) en empruntant la fameuse F35 (Kjalvegur), la deuxième grande piste traversant les hautes terres d’Islande. Mais avant de retrouver le début de la piste nous passons à Viđimýrarkirkja une des rares églises au toit en tourbe d’Islande (c’est la troisième que nous voyons).

Le début de la piste se fait dans le brouillard ! Mais on voit qu’au Sud le ciel est nettement plus clair. Pendant presque une heure nous ne croisons aucune voiture. Ce n’est qu’en arrivant près de Hveravellir que nous voyons un petit peu de monde. Nous faisons le petit détour pour y aller et nous dégourdir les jambes.

Au moment de reprendre la route il se met de nouveau à pleuviner.

Les nuages bas laissent quant même apparaître les montagnes devant nous, notamment celles du massif des Kerlingarfjöll (« montagnes de la vieille dame »). Un temps j’avais imaginé y faire un détour, mais le timing aurait été trop serré. Et en plus aujourd’hui cela n’aurait pas été possible car, sur le site qui donne les conditions de circulation en Islande, la deuxième partie de la F347 (entre le “camp” de Kerlingarfjöll et Hveradalir (la fameuse zone de rhyolite et de sources chaudes) est impraticable … Et de plus il semble y avoir encore passablement de neige sur les sommets …

Il est bientôt midi et le soleil commence à se faire une belle place dans le ciel. Pour notre picnic, plutôt que de nous arrêter juste au bord de la F35, nous la quittons un petit moment pour rejoindre la Gíslaskáli, un des quelques refuges qui se trouvent dans les abords de la piste principale.

Puis nous revenons sur la F35 et continuons vers le Sud. Plus on avance, plus le ciel se dégage. Les glaciers se montrent de plus en plus. Derrière nous le Hofsjökull et devant nous, sur la droite, le Langjökull.

Nous sommes presque au bout de la piste quand nous traversons le pont sur la Hvítá. Encore une vingtaine de kilomètres et nous retrouvons la route asphaltée. Après presque 4 heures de piste quand même très caillouteuse par endroit cela fait du bien de ne plus être secoués dans tous les sens.

Nous ne nous arrêtons pas à Gulfoss mais faisons un rapide petit stop à Geysir. Après les routes du Nord et une journée de piste nous nous retrouvons à nouveau entourés par plein de monde. Il faut se frayer un chemin pour pouvoir accéder au fameux geyser ! C’est de moins en moins fait pour moi tout ça !

A Selfoss, nous faisons nos derniers achats (notamment le fameux requin fermenté (le hákarl) et piquons encore vers le sud pour rejoindre Keflavik en longeant la côte par la 427.

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Perspectives météorologiques

Vent du nord ou variable de 5 à 13 m/s aujourd’hui. Bruine ou pluie dans le nord et l’est de l’Islande avec des températures comprises entre 6 et 12 °C. Partiellement nuageux ailleurs, pluie légère par endroits et températures comprises entre 10 et 17 °C, mais averses dans le sud de l’Islande dans l’après-midi.

Vent plus faible demain. Nuageux et quelques pluies légères, mais averses dans le sud. Températures de 6 à 14 °C, plus douces dans le sud.

Prévisions météorologiques pour les prochains jours

Dimanche et lundi : Vent du nord ou variable de 3 à 10 m/s. Nuageux dans le nord et précipitations par endroits, mais averses de pluie généralisées dans le sud. Températures de 6 °C sur la côte nord à 14 °C dans le sud.

Mardi : Vent du nord-ouest ou variable de 3 à 8. Partiellement nuageux et quelques précipitations par endroits, mais averses de pluie dans le sud. Températures similaires.

Mercredi : Vent du sud de 5 à 10 et précipitations intermittentes, mais averses de pluie par endroits dans le nord du pays. Températures de 8 à 14 °C.

Jeudi : Vent d’ouest ou variable et pluie intermittente. Températures de 8 à 15 °C, plus douces dans l’est.

Vendredi : Vent du nord-ouest. Quelques précipitations et températures plus fraîches, mais temps sec et doux dans le sud.

État des routes

xx

Cozy 2 room apartment

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Hveravellir

F35

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jour 8 (29 juin) : Sandgerði – Keflavik – Suisse

Il est 4h25 quand nous nous réveillons. Nous rendons la voiture à 5h.

La dépose des bagages et le contrôle des douanes est étonnamanent rapide de matin. Nous avons donc un assez long moment à “tuer” avant d’embarquer.

Nous sommes partis d’Islande il faisait 10°C, nous sommes arrivés en Suisse il faisait 34°C ! C’est un peu le choc …

Malgré les conditions météo peu favorables nous avons eu beaucoup de plaisir à parcourir ce pays. Il reste toujours aussi magique à mes yeux …

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notes :

  1. Comment le lupin s’est-il retrouvé en Islande ? En 1945, le lupin a été volontairement implanté dans le paysage islandais. La raison de son introduction remonte à environ 1000 ans : lorsque les Vikings sont arrivés sur les terres islandaises, ils ont rapidement adopté un mode de vie agricole. Or, ce qu’ils ne savaient pas, c’est que le sol islandais n’est pas résistant à la culture intensive. Il est très sensible à l’érosion, le rendant totalement différent du sol d’Europe continentale. À cause de cette mauvaise gestion, l’Islande est rapidement devenue la terre la plus endommagée d’Europe. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, pendant que le reste de l’Europe était occupé à se reconstruire, la priorité de l’Islande était tout autre : redonner au paysage sa splendeur d’antan. Différentes essences de plantes et d’arbres ont été collectées au cours d’une mission en Alaska afin de sélectionner les variétés les plus résistantes. Le lupin faisait donc partie de cet échantillon. Au départ, le lupin était donc considéré comme la couverture idéale pour les terres érodées. Au fil du temps, la plante s’est implantée durablement dans le paysage islandais. Le lupin fleurit en mai/juin et sert principalement à lutter contre l’érosion et à améliorer la qualité des sols. Souvent, les touristes apprécient le spectacle fantastique qu’offrent les vastes étendues colorées par le lupin. En revanche, les Islandais trouvent le phénomène moins agréable, car le lupin occupe une large partie du paysage. D’un autre côté, certains agriculteurs locaux s’y sont bien adaptés, trouvant plusieurs avantages à la plante. En effet, autrefois, de nombreuses tempêtes de sable entraînaient la fermeture des routes et empêchaient les véhicules de circuler. Le lupin ayant recouvert une grande partie du paysage, le problème a disparu. En outre, les agriculteurs peuvent à présent laisser paître leurs moutons sur les terres enrichies par le lupin. Le lupin de Nootka, originaire d’Amérique du Nord, a non seulement stoppé l’érosion mais a également fait office d’engrais naturel à moindre coût. La plante contient des bactéries qui captent l’azote de l’air, transfèrent le gaz vers les nodules des racines et fournissent des nutriments aux plantes qui suivent. Le lupin permet donc de bien amender le sol. En revanche, il constitue une menace pour d’autres plantes, comme la mousse d’Islande. Encouragé par le réchauffement de l’atmosphère, le lupin se répand vers l’intérieur du pays, que l’on pensait autrefois trop sec et trop froid pour cette plante. Selon les prévisions actuelles du changement climatique, le lupin pourrait coloniser une partie importante des hautes terres d’ici 30 ans. Ce phénomène pourrait avoir un impact majeur sur la flore locale. ↩︎
  2. Le terme « tuya » provient du champ volcanique de Tuya situé en Colombie-Britannique, au Canada, et où se concentrent un grand nombre de ces montagnes à proximité du lac Tuya. Un tuya est reconnaissable à certaines caractéristiques qui sont un sommet plat, des pentes très raides formant souvent des falaises et une forme grossièrement cylindrique. La structure d’un tuya est généralement triple : un cœur de laves en coussins est recouvert de hyaloclastites chapeautés par des coulées de lave horizontales lorsque les dernières éruptions se font à l’air libre. Un tuya se forme lors d’éruptions sous-glaciaires au cours desquelles les matériaux émis, des laves basaltiques fluides, ne peuvent s’étendre et donnent à ces volcans leur forme grossièrement cylindrique dictée par les parois des inlandsis ou des calottes glaciaires qui les recouvren. Leur mode de formation fait que les tuyas sont relativement rares sur terre, d’autant qu’ils peuvent être recouverts ensuite par les produits éruptifs rejetés une fois que les glaces se sont retirées, et ainsi ne plus être visibles. ↩︎
  3. A partir du XIIe siècle des marchands venus des villes du nord de l’Allemagne vivifient les anciennes routes maritimes des mers du Nord. Ils tissent progressivement une toile allant de la Russie à l’Écosse, en passant par le stratégique détroit de l’Öresund, qui verrouille l’accès à la Baltique et à la mer du Nord, dont ils s’assurent le contrôle et qui forme le coeur de la Hanse. Sur ces routes de mieux en mieux connectées avec celles du continent circulent des marchandises de toutes natures, plus ou moins précieuses et, surtout, les informations, qui sont une des clés du succès des marchands hanséatiques. A ces derniers l’archipel de comptoirs ménage des solidarités sur place, un lieu de vie temporaire et un cadre propice aux négociations. Jusqu’au XVIIe siècle, ces réseaux et la flexibilité de leur organisation politique leur procurent richesse et puissance. Cette Hanse a fini par former une culture commune de longue durée. ↩︎

1 Commentaire

  1. Marc

    Quel plaisir de voyager avec tes indications précises, de revoir des lieux visités, d’en découvrir d’autres ! Merci pour ces belles photos et cette immersion dans votre périple. Immense travail de recherche et de documentation, merci!

    Réponse

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