Informations diverses sur l’Islande
Programme
jour 1 (22 juin) : Suisse – Keflavik – Reykjavik
jour 2 (23 juin) : Reykjavik – Kálfafell
jour 3 (24 juin) : Kálfafell – Breiðdalsvík
jour 4 (25 juin) : Breiðdalsvík – Vopnafjörður
jour 5 (26 juin) : Vopnafjörður – Fossholl
jour 6 (27 juin) : Fossholl – Sauðárkrókur
jour 7 (28 juin) : Sauðárkrókur – Sandgerði
jour 8 (29 juin) : Sandgerði – Keflavik – Suisse
Quelques informations diverses sur l’Islande
- Offices du tourisme :
- National
- de l’Est
- du Nord
- de l’Ouest
- des fjords de l’Ouest
- du Sud
- de la péninsule de Reykjanes
- de la ville de Reykjavik
- Météo :
- Site de l’Icelandic Meteorological Office
- prévision des aurores boréales : sur le site de l’Icelandic Meteorological Office
- durée du jour (et de la nuit) : “calculs” et informations pour diverses villes du monde. En Islande, les heures de lever et de coucher du soleil sont déterminées en grande partie par la haute latitude dans l’hémisphère nord. L’Islande se situe juste en dessous du cercle polaire arctique, ce qui lui permet d’avoir un véritable soleil de minuit pendant les mois d’été. Seule l’île de Grímsey, située au nord, se trouve sur le cercle polaire (66,57° de latitude nord) et le soleil y brille effectivement pendant 24 heures aux alentours du 21 juin. Dans le document : “durée du jour et de la nuit pour diverses villes islandaises” se trouve toutes les heures de lever et de coucher du soleil en 2025 pour Reykjavik, Egilsstaðir, Akureyri et Siglufjörður.
- Cartes interactives :
- Carte interactive de l’Islande
- Voici un site très intéressant: Atlas.Lmi. Il permet notamment d’exporter les cartes en format jpg.
- autre carte (mais en islandais)
- Se déplacer en Islande :
- Locations de voitures : quelques informations sur les types d’assurances, ….
- Rouler en Islande : types de “routes”, passage de gués
- Transports publics en Islande
- L’état des route en “temps réel” peut être consulté sur le site de l’Icelandic Road Administration
- Listes des routes en Islande
- Stations service et prix du carburant

- Hébergements :
- Liste des refuges en Islande
- Liste d’hébergements au Nord de l’Islande
- Auberges de jeunesse
- Tout autour de l’île plus de 100 fermes de l’association IFH (Icelandic Farm Holidays) offrent des possibilités d’hébergement. Vous pouvez réserver vos chambres à l’avance (Confort Voucher) ou faire vos réservations sur place au fur et à mesure de votre voyage (Open Voucher). Durant la très haute saison, de mi-juin à début septembre, il est indispensable de réserver à l’avance.
- Magasins :
- Les grandes surfaces appelées Krónan, Bónus et Nettó sont les moins chères, les magasins Krónan offrant généralement plus de choix. Vous trouverez plus de variété et de qualité dans les magasins Hagkaup et Noatún, mais plus cher.
- Dans le pays, vous trouverez des magasins plus ou moins chers et offrant plus ou moins de choix dans tous les villages. Entre 11h et 17h, vous êtes à peu près sûr de trouver un magasin ouvert, parfois même le dimanche (mais pas les jours fériés). En dehors de ces horaires, cela est assez inégal d’un endroit à l’autre. Certaines stations essences font également office de supérette, ce qui est pratique pour dépanner mais n’est pas la solution la moins chère.
- Il est toujours possible de se ravitailler dans les stations services, mais c’est un peu plus cher.
- A Reykjavik il existe deux importants centres commerciaux: Kringlan et Smaralind.
- Informations diverses sur l’Islande :
- Les chutes d’eau en Islande (carte regroupant plus de 1000 chutes d’eau)
- Les sources chaudes et les piscines en Islande
- L’Islande administrative (régions, municipalités, …)
- L’évolution de la population islandaise
- littérature médiévale islandaise
- littérature contemporaine islandaise
Avant le départ

Départ dans deux semaines ! Les conditions se sont gâtées en ce début juin. Alors que des températures quasi estivales régnaient sur la deuxième moitié du mois de mai, le début juin a été marqué par une baisse drastique des températures et des chutes de neige qui ont rendu certaines routes difficilement praticables !
La route pour Dettifoss et la route vers Mývatn sont glissantes voire extrêmement gilssantes !
A mi mai la route n°917 (Hlíðarvegur) qui relie Egilsstaðir à Vopnafjörður était ouverte et elle à nouveau été fermée en ce début juin. Cette route de montagne culmine à 656 m et est l’une des routes de montagne les plus élevées du pays. A mi mai aussi la F35 (Kjölur) était elle aussi ouverte. Mais là elle est elle aussi fermée ! A suivre …

Départ dans une semaine !
Les conditions de routes se sont nettement améliorées. La F35 est ouverte complétement et la 917 est maintenant praticable (annoncée toutefois avec des plaques de glace !)

Départ dans 2 jours : Toutes les routes que nous voulons emprunter pendant notre séjour sont ouvertes.
Par contre la conduite est encore interdite sur de nombreuses routes des Highlands, alors que le gel les rend vulnérables et qu’elles ne sont pas praticables (voir carte) :

Voici les prévisions météos pour les prochains jours :
jour 1 (22 juin) : Suisse – Keflavik – Reykjavik
Nous avons atterri à Keflavik avec un petit peu d’avance. Parfait !
Les bagages récupérés nous marchons d’un bon pas vers l’endroit où nous pouvons prendre possession de notre voiture pour la semaine à venir.
Moins de 30 minutes après l’atterrisage nous voilà sur la route en direction de Reykjavik. La météo n’est pas franchement top, mais au moins il ne pleut pas. Ce qui me frappe le plus ce sont les lupins1 bleus qui tapissent les bord de la route. Je n’étais encore jamais venu à cette période de l’année en Islande. Cela donne une touche colorée à tous les champs de lave qui bordent la route vers la capitale.
Notre hôtel se situe exactement en face la cathédrale d’Hallgrim. Depuis notre chambre nous avons, à travers la fenêtre de toit, une superbe vue sur celle-ci.
Le temps de monter les valises et de nous décharger des habits superflus nous ressortons pour nous balader dans la vieille ville. Nous descendons les rues bordées de maisons colorées pour nous rendre vers la salle de concert “Harpa” inaugurée en 2009. Ce bâtiment, situé sur le port, est comme posé sur la mer. Sa façade de verre en nid d’abeilles rappelle les orgues basaltiques.
Nous faisons un tour à l’intérieur, puis reprenons le chemin de notre hôtel en remontant la célèbre rue Skólavörðustígur, celle qui se termine sur la cathédrale et qui est une des plus photographiées de la capitale !
Il est presque 22 h quand nous rentrons à l’hôtel. Et bien que le ciel soit passablement gris nous n’avons pas l’impression que la lumière du jour ait décliné !
toutes les photos ici.
Durée du jour et de la nuit à Reykjavik en ce mois de juin

Perspectives météorologiques
Nord-est et est 5-13 m/s, plus fort dans le Vestfirðir et près de la côte sud-est. Bruine ou pluie intermittente, mais moins de précipitations dans le sud-ouest et l’ouest de l’Islande. Température 5 à 16 °C, plus douce dans l’ouest.
Prévisions météorologiques pour les prochains jours
Lundi : Vent du nord-est de 5 à 13 m/s, mais plus faible dans le sud. Précipitations faibles par moments et températures de 8 à 15 °C, mais pluie ou bruine dans le nord-est avec des températures de 5 à 9 °C.
Mardi et mercredi : Vent d’est de 5 à 13 m/s, plus fort sur la côte sud. Précipitations intermittentes, surtout dans le sud et l’ouest, et températures de 6 à 14 °C, plus douces dans l’ouest.
Jeudi et vendredi : Vent d’est ou variable et pluie intermittente. Températures comprises entre 7 et 15 °C.
Samedi : Vent du nord ou variable et pluie, surtout dans le nord et l’est.



en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …
Reykjavik : Reykjavik est une ville qu’il est facile de parcourir à pied, de par sa petite taille. Le centre ne prend qu’une vingtaine de minutes à traverser. Profitez-en pour vous promener prés du lac de Tjörnin, découvrir les petites rues de Grjotagata et Brattagata, au dessus de l’Office de Tourisme, ou bien encore le parc de Klambratún. En descendant de l’église d’Hallgrímskirkja vers le lac, par l’une des nombreuses parallèles à Njarðagata, vous arriverez sur le parc de Tjörnin. La rue Tjarnargata qui retourne vers le centre par la rive gauche est réellement charmante.
- National Museum of Iceland (site) : Retrace toute l’histoire de l’Islande dans un cadre ultra moderne avec des expositions interactives.
- Saga Museum (site) : Un petit air de musée Grévin dans ce musée qui retrace par des mises en scène de personnages de cire quelques grands faits historiques islandais. Attention : Ce musée n’est pas recommandé pour les enfants, les scènes dépeintes, souvent violentes, pouvant les effrayer !
- Árbaejarsafn – Árbær folk Museum (site) : Ecomusée retraçant la vie quotidienne islandaise à travers les siècles. Dans un vaste espace gazonné de plusieurs hectares dominant la capitale visite d’anciennes maisons en tourbe caractéristiques de l’habitat rural ainsi que de résidences de Reykjavik de 1820.
- Cathédrale d’Hallgrim (site) : Point de repère idéal, la cathédrale de Reykjavík a été construite au sommet d’une colline qui lui sert de piédestal. Elle a pris le nom de Hallgrím Pétursson, le plus grand écrivain islandais du XVIIe siècle, célèbre pour ses Psaumes de la Passion. L’édifice, achevé en 1974, s’inspire de la belle géométrie des orgues basaltiques naturels, fréquents sur les terres volcaniques d’Islande. L’intérieur est on ne peut plus sobre et dénudé. Seules les orgues ne sont pas blancs. Il est possible de monter tout en haut du clocher.
- Vieille ville : anciennes de la capitale, se trouvent de chaque côté du lac Tjörnin. A partir de 1883, la chasse à la baleine apporta un nouveau style d’habitation : les premières maisons au toit en tôle ondulée furent importées de Norvège. Aujourd’hui, ces petites maisons de bois peint et au toit de tôle ondulée, entourées d’un jardinet, sont généralement divisées en appartements. Plus près du port se trouve la place centrale Ingolfstorg avec Fálkahúsio (la « fauconnerie »). Cette grande bâtisse de 1888 est une reconstruction de la fauconnerie d’origine qui servait à garder les précieux rapaces, très recherchés, des rois étrangers aux siècles passés.
- Vieux port et baleiniers : En 1986, un groupe international contre la chasse à la baleine, le Sea Shepherd, coula deux des quatre baleiniers dans le port de Reykjavík. Cette opération contre la chasse à la baleine était dirigée par Paul Watson, un ancien de Greenpeace, qui avait déjà mené des actions contre des baleiniers aux îles Féroé. Aujourd’hui, les quatre baleiniers qui restent prêts à appareiller sont reconnaissables à leurs grandes cheminées frappées d’un « H » pour hvalur (baleine) et sortent au gré des décisions internationales ou nationales concernant la chasse aux baleines… Ils côtoient les bateaux qui transportent les touristes pour observer les baleines. Cohabitation incongrue ? Ou traduction de l’attitude islandaise face à cette question ?
- Harpa (site) : Harpa est une salle de concert et un centre des congrès. Le concert inaugural a eu lieu le 4 mai 2011. C’est le cabinet d’architecture danois Henning Larsen qui a dessiné le bâtiment, en coopération avec l’artiste danois Olafur Eliasson et Einar Þorsteinn Ásgeirsson. Le bâtiment est constitué d’un cadre en acier revêtu de panneaux de verre de formes irrégulières et de différentes couleurs. En 2013, le bâtiment remporte le Prix Mies van der Rohe décerné par l’Union européenne et la Fondation Mies van der Rohe.
- Rue Laugavegur : L’axe a été jadis tracé pour relier le noyau de la capitale à la vallée de Laugardalur où les habitants profitaient des sources d’eau chaude pour laver leurs vêtements. Devenue rue semi-piétonne, elle représente aujourd’hui la principale artère commerçante du centre-ville.
- Sólfar – le voyageur du soleil : Cette sculpture est un emblème de la capitale et figure parmi les incontournables à photographier ! Le Voyageur du Soleil, en islandais: Sólfar, est réalisé en 1990 par Jón Gunnar Árnason. Ce squelette de métal évoque un bateau viking, qui se dirige vers le soleil.
jour 2 (23 juin) : Reykjavik – Kálfafell
- description et photos
- parcours
- météo du jour et état des routes
- hébergement
- à voir en chemin
- brève histoire de l’Islande
Nous voilà partis pour notre grand tour de l’Islande. Ce matin le ciel est bien gris et une petite bruine tombe sur Reykjavik. Mais la météo islandaise annonce une amélioration dans la matinée. La sortie de la ville se fait sans problème et rapidement nous voilà sur la route n°1 et direction de Selfoss et plus globalement de l’Est. Comme hier nous sommes fascinés par la masse incroyable de lupins qui bordent la route.
Un peu avant Selfoss nous tournons sur la 35 en direction du nord. Après quelques kilomètres nous arrivons à Kerið, un cratère volcanique formé il y a environ 3000 ans. Le charme de ce cratère réside dans le petit lac (un maar). Après avoir payé la taxe d’entrée du site nous faisons le tour du rebord du cratère. La visite d’aujourd’hui, sous un ciel bien dégagé est nettement plus agréable que celle que j’avais faite en octobre 2016. A cette époque l’accès était encore gratuit …
Nous reprenons ensuite la voiture pour revenir en direction de Selfoss puis poursuivons notre chemin sur la n°1. Un peu après Hella nous bifurquons sur la 264 pour aller faire une petite visite du site de Keldur. C’est sur cette route que nous faisons notre première expérience de “gravel road”. A Keldur á Rangárvöllum on peut découvrir comment vivaient les Islandais autrefois. L’ancienne ferme en tourbe de Keldur est la plus ancienne ferme encore existante en Islande. Nous sommes presque seuls pour visiter le site. C’est quand même bien agréable de ne pas être entourés d’une masse de gens. Ce site bucolique est vraiment reposant. Malheureusement nous ne pouvons pas entrer dans les maisons de tourbes. Dommage, mais nous aurons d’autres occasions de visiter de telles “maisons” dans les prochains jours.
Depuis Keldur nous pouvons apercevoir le Mont Hekla. C’est le volcan le plus redoutable et le plus légendaire d’Islande ! Culminant à 1491 m, il reste très actif : la première éruption date de 1104, la dernière de 2000 (elle a duré 11 jours). Le nom Hekla veut dire « manteau » car le sommet est toujours couvert soit de neige soit de nuages. Au Moyen-Age, on croyait ferme que c’était la porte de l’Enfer !
La route 264 nous ramène sur la route n°1. Nous continuons en direction de l’Est. Nous ne nous arrêtons pas à Seljalandsfoss. Nous la contemplons seulement de loin avec un parterre de lupins au premier plan.
Notre prochain arrêt est la fameuse Skógafoss: somptueuse chute d’eau en rideau, haute de 60 m qui naît des glaciers Mýrdalsjökull et Eyjafjallajökull. L’histoire prétend qu’il existe derrière la chute un coffre rempli d’or caché là par Þrasi Þórólfsson, le premier colon de Skógar….
Nous ne pouvons pas nous approcher trop près du pied de la chute car il y a beaucoup d’eau et la rivière ne laisse que peu d’endroit au sec. C’est plutôt bien parce que cela évite d’avoir des “tonnes” de gens devant la chute.
Pour nous dégourdir les jambes et marcher un peu nous montons les presque 500 marches d’escalier qui permettent d’arriver au sommet de la chute. Nous continuons ensuite le long du sentier “Fimmvörðuháls” qui, de Skógáfoss remonte vers le nord jusqu’à Þórsmörk en passant en revue 26 cascades, le refuge de montagne de Fimmvörðuháls et le Le Goðaland – la vallée des Dieux – (le passage de Fimmvörðuháls entre les glaciers de Eyjafjallajökull et Mýrdalsjökull). Nous ne verrons pas toutes les cascades mais nous arrêterons à la deuxième !
Quand nous quittons Skógafoss il commence à pleuvoir un petit peu. Au moins nous avons pu passer une bonne heure ici sans nous faire arroser …
Une petite demi-heure plus nous arrivons à la plage de sable noir de Reynisfjara. Beaucoup disent que c’est la plus belle plage d’Islande, voire même une des plus du monde selon le National Geographic ! Aujourd’hui, sous le ciel gris ce n’est pas incroyable. Mais par beau temps je veux bien le croire. La plage est tout d’abord célèbre par la couleur noir vif de son sable né de la cendre volcanique et ses galets qui sont restés très noirs (et pas gris) car cette partie de l’Islande est particulièrement humide ce qui empêche le sable et les galets de totalement sécher. La couleur de la plage de Reynisfjara a donc comme origine les multiples éruptions du volcan Katla situé à proximité. Outre le noir si particulier de cette plage, ce qui la rend si belle est aussi le décor qui l’entoure. En effet, celle-ci est bordée à l’est d’énormes stacks de basalte et d’aiguilles de lave qui sortent de l’eau : les Reynisdrangar, ainsi que la falaise impressionnante de Reynisfjall. Ces pics rocheux qui sortent de la mer sont à l’origine de mythes et légendes : selon les légendes locales les Reynisdrangar sont en fait les corps figés de trolls n’ayant pas réussi à échapper à la lumière mortelle du soleil. Plus vraisemblablement, elles seraient sinon les vestiges de morceaux de falaise de la montagne Reynisfjall juste à côté.
Sous une petite bruine nous nous dirigeons ensuite vers Vík í Mýrdal ou Vík. Là nous faisons quelques courses pour le repas du soir et repartons ensuite pour Kirkjubæjarklaustur où nous faisons un petit arrêt pour aller marcher un petit peu sur les bords du canyon de Fjaðrárgljúfur. Aujourd’hui, sous un ciel bien bas il ne révèle pas toute sa beauté. Dommage !
Il est déjà passé 18h quand nous quittons le canyon et il nous reste une trentaine de minutes pour arrivé au guesthouse que nous avons réservé à Kálfafell.
Malgré le temps pas très clément nous avons passé une belle journée sur la côte sud du pays. En ce mois de juin ce n’est pas encore la grosse foule mais certains lieux visités sont déjà bien remplis …
toutes les photos ici
Perspectives météorologiques
Nord-est 5-13 m/s, mais vents plus calmes dans le sud-ouest. Bruine ou pluie intermittente, mais moins de précipitations dans le sud et l’ouest. Pluie ou bruine dans le sud et l’ouest, mais précipitations en diminution dans le nord et l’est. Température de 7 à 16 °C, plus froide dans l’est.
Prévisions établies le 23 juin 2025 à 5 h 08. Valables jusqu’au 24 juin 2025 à minuit.
Prévisions météorologiques pour les prochains jours
Mardi et mercredi : Vent d’est de 5 à 13 m/s, plus fort sur la côte sud. Précipitations intermittentes, surtout dans le sud et l’ouest. Température de 7 à 14 °C, plus douce au nord-ouest.
Jeudi : Vent du sud-est ou variable de 3 à 10 m/s et pluie. Température de 8 à 13 °C.
Vendredi et samedi : Vent variable et averses généralisées. Refroidissement progressif.
Dimanche : Vent du nord ou variable et pluie intermittente.









État des routes

Kerið : Kerið est un superbe petit cratère rempli d’eau dans le sud de l’Islande. Dans la région de Grímsnes se trouvent trois foyers d’éruption bien connus et bien visibles : Kerið, Seyðishólar et Kerhóll. Kerið se trouve à la pointe d’une série de petits cratères nommés Tjarnarhólar qui occupent une superficie de 12 km². Comme ses voisins, Kerið est composé de roches volcaniques rouges. Le charme de ce cratère réside dans le petit lac avec de beaux contrastes bleus profond de 7 à 15 m qui remplit le cœur de Kerið, c’est ce qu’on appelle un maar. Il est de forme ovale et mesure environ 270 m de long sur 170 m de large, la profondeur totale du cratère étant d’environ 55 m.
Keldur : Cette ferme abrite l’un des plus anciens bâtiments en gazon d’Islande, et c’est un incontournable pour quiconque s’intéresse à l’histoire et à l’architecture islandaises. Selon la saga historique de Njal, le lieu a été fondé en l’an 1000 de notre ère. Cependant, les estimations actuelles placent le règlement comme beaucoup plus ancien. La ferme se compose d’environ 18 structures en gazon encore debout, chacune avec son propre caractère et son charme. L’une des caractéristiques les plus fascinantes de Keldur Farm est le tunnel d’évacuation vieux de plusieurs siècles construit en période de conflit. Les visiteurs peuvent voir la sortie des tunnels et imaginer ce que cela a dû être de vivre à une époque de danger et d’incertitude constants. La ferme où se trouvent ces maisons en gazon se trouve près du volcan Hekla, et les roches de ses éruptions ont longtemps été utilisées pour construire les maisons. Cela donne aux bâtiments une apparence unique et magnifique, et c’est un témoignage de l’ingéniosité de ceux qui ont vécu ici.
Épave de l’avion C-3 (Eyvindarholt) : L’avion DC-3 que l’on trouve à Eyvindarholt a une histoire qui remonte à l’année 1944, date de son premier vol. Il a servi la marine américaine à la base navale de Keflavík pendant plusieurs années au cours des années 1960. L’une de ses tâches consistait à transporter des personnes et des marchandises vers une station radar située sur la montagne Heiðarfjall à Langanes, près de la ville de Þorshöfn, dans le nord-est de l’Islande. Le 25 juillet 1969, le DC-3 C-47J (R4D-6) décolle de la base de Keflavík et se dirige vers le nord-est. Sa destination était la piste située près de la ferme Sauðanes, près de Þórshöfn. La piste, située le long d’une bande de gravier naturel au bord de l’océan, attendait leur arrivée. Avant d’arriver à Sauðanes, le commandant de bord a reçu des informations météorologiques pour l’endroit, indiquant des conditions ensoleillées et une légère brise. En raison des conditions météorologiques favorables, le commandant de bord a décidé de faire un court détour vers le cercle arctique, à environ 25 kilomètres au nord de Sauðanes, pour admirer le paysage avant d’atterrir. De retour à Sauðanes, le commandant de bord réussit à poser l’avion sur la piste et tout semble en ordre. Cependant, pendant le processus de freinage, l’avion s’est soudainement déporté sur la droite. Malgré plusieurs tentatives de freinage, l’avion est sorti de la piste et est entré en collision avec un amas de bois flottant, ce qui a entraîné la rupture d’une roue et le contact de l’aile avec le sol. Heureusement, aucune des quatre personnes à bord n’a été blessée. Étant donné que la réparation de l’avion ou son transport jusqu’à Keflavík serait excessivement coûteux, il a été décidé de le remorquer et de l’abandonner dans un champ près de la piste d’atterrissage. Depuis ce jour, l’avion DC-3 est devenu un abri pour les chevaux et les moutons de la ferme de Sauðanes, leur offrant un refuge contre les vents du Nord. Il servait également de terrain de jeu pour les enfants de la ferme, qui passaient d’interminables journées d’été à jouer autour de l’avion. Il y a quelques années, l’avion de Sauðanes est devenu une attraction touristique, ce qui a rendu difficile la vie paisible et calme des animaux dans le champ près de l’épave de l’avion. Les fermiers Ágúst et Steinunn de Sauðanes ont donc décidé qu’il était temps que l’avion prenne son dernier envol. Ils ont cherché quelqu’un qui serait prêt à le déplacer dans un autre endroit, afin que les gens puissent en profiter sans déranger les animaux. Tómas, le propriétaire d’Eyvindarholt, avait envisagé la création d’un joli point d’observation sur ses terres. Il avait déjà exploré plusieurs options et idées pour permettre aux gens de profiter de la vue imprenable sur la montagne Stóra-Dímon et la région de Tindfjallajökull. Lorsque l’occasion s’est présentée, il a contacté Ágúst et Steinunn, qui ont accepté de lui confier l’épave de l’avion. Le transport de l’épave du DC-3 à travers l’Islande, sur une distance de 716 km, s’est avéré être une tâche difficile, en raison de la présence de routes étroites traversant des paysages variés. Cependant, le travail a été mené à bien et l’épave du DC-3 de Sauðanes peut à nouveau être admirée ici, à Eyvindarholt.
Seljalandsfoss : Seljalandsfoss est l’une des chutes d’eau les plus connues d’Islande. Elle est située à Seljalandsá, dans la région de Rangárþing Eystra. La chute d’eau est clairement visible depuis la route 1 lorsque l’on roule vers l’est depuis Hvolsvöllur en direction d’Eyjarfjöll. Seljalandsfoss mesure jusqu’à 62 m de haut et ce qui est remarquable, outre sa beauté, c’est que l’on peut marcher derrière la chute d’eau et la voir d’un point de vue différent. La chute d’eau est l’un des endroits les plus photographiés d’Islande et une destination touristique populaire.
Gljúfrabúi : cascade surprenante. À commencer par son nom imprononçable. Située à 5-10 minutes de marche de son illustre sœur Seljalandsfoss, elle attend, nichée au fond de son petit canyon, les aventuriers qui n’ont pas peur de se mouiller.
La piscine géothermique Seljavallalaug a longtemps été le lieu de rencontres romantiques pour les habitants de la région. La piscine a été construite entre 1922 et 1923 et était à l’époque la plus grande piscine d’Islande. L’environnement de la piscine la rend très spéciale. La moitié de la piscine est construite dans la montagne où l’eau géothermique s’écoule et se déverse dans la piscine. Autrefois, c’était la seule piscine chaude de la région. Elle est située sous le célèbre glacier et volcan Eyjafjalljökull, dans une petite vallée au bord d’une belle rivière entourée de hautes montagnes et de formations rocheuses intéressantes. Derrière la piscine se trouvent des sources chaudes qui s’écoulent de la montagne.
Skógafoss est l’une des plus belles chutes d’eau d’Islande et l’une des chutes d’eau préférées de nombreux Islandais. Elle mesure 62 m de haut et le parking est très proche de la cascade, à laquelle on accède à pied. Il y a une bonne marche jusqu’au sommet de la chute d’eau, d’où l’on a une belle vue sur la chute d’eau et ses environs. La rivière Skógá compte environ 20 chutes d’eau au total, Skógafoss étant la plus haute, mais les autres sont beaucoup plus belles que Skógafoss. Il y a un sentier le long de la rivière. Si vous avez le temps, je vous recommande d’aller plus loin sur le sentier pour découvrir d’autres chutes d’eau. On pense que Þrasi, le Viking qui s’est installé à Skógar à l’époque de la colonisation, a caché son coffre d’or derrière Skógafoss, si bien que lorsque l’arc-en-ciel scintille devant la cascade, c’est à cause du reflet du coffre d’or. L’anneau du coffre d’or de Þrasi est conservé au musée de Skógar.
Kvernufoss est l’une des plus belles chutes d’eau du sud de l’Islande. La chute d’eau fait environ 30 mètres de haut et est entourée de falaises des deux côtés. Kvernufoss est situé à l’est de Skógar (non loin de la chute d’eau Skógafoss). La cascade se trouve à l’intérieur d’un petit canyon appelé Kvernugil. Il est entouré de collines abruptes de part et d’autre et il est très agréable de s’y promener.
Épave d’avion à Sólheimasandur : Perdue sur une plage de sable noir, située juste en-dessous du Mýrdalsjökull, à proximité de la magnifique arche de Dyrhólaey, se trouve l’épave d’un vieux DC-3 de l’armée américaine qui s’est abîmé là il y plusieurs décennies. Par une froide après-midi de novembre 1973 (le 24 pour être plus précis), un avion américain de l’U.S. Navy est en perdition et obligé de se poser d’urgence sur une plage de sable noir coincé entre Vik et Skógar. Cet avion, un Super DC-3 de chez Douglas (aussi appelé Dakota ou C-117 dans la terminologie militaire) est pris dans le mauvais temps. En manque de carburant, son pilote doit donc faire tout son possible pour atterrir et sauver l’équipage. Avec une grande chance, il arrive à poser l’appareil sur la plage de Sólheimasandur sans trop de dommage et l’équipage est ensuite secouru par un hélicoptère de l’US Air Force en provenance directe de l’aéroport de Keflavik. L’avion est ensuite tout simplement abandonné par l’armée américaine, qui en retire les pièces détachables. Les 4,5 tonnes du fuselage de cet avion vont donc rester pendant plusieurs décennies soumis aux déchaînements des éléments islandais. Vent, pluie, neige et soleil vont donc détériorer la carlingue de l’avion. 40 ans plus tard, le DC-3 de Sólheimasandur est largement abîmé, il lui manque notamment les ailes et la queue, et son fuselage est criblé de trous. Plusieurs légendes entourent l’épave d’avion de la plage de Sólheimasandur. On dit qu’un fermier local aurait découvert qu’un des réservoirs du C-117 DC-3 était plein, à cause d’une erreur des pilotes. Il put donc récupérer l’ensemble du carburant pour faire fonctionner ses engins ! La queue fut, quant à elle, vendue un à hôtel qui aurait pour thème l’aviation. Concernant le lieu, l’avion s’est donc posé sur une superbe page de sable noir en plein sur la côte sud de l’Islande à proximité des grands glaciers de l’ Eyjafjallajökull et de Mýrdalsjökull, entre l’arche de Dyrhólaey et la cascade de Skógafoss. La région est donc magnifique, tout comme le lieu et les paysages autour de l’épave !
Reynisdranga et la plage de sable noir de Reynisfjara : Les Reynisdrangar sont d’impressionnantes formations rocheuses situées près du rivage de la plage de Reynisfjara, dans le village côtier de Vík, sur la côte sud de l’Islande. Ces formations sont les vestiges de grandes et imposantes falaises marines, composées de basalte, qui jouent un rôle essentiel dans l’attrait de la région. Elles émergent de l’océan de façon spectaculaire sous les falaises imposantes du mont Reynisfjall. Selon la légende, les Reynisdrangar existent depuis que deux trolls essayèrent de tirer un bateau naufragé sur la plage. Mais ils furent retardés dans leur basse besogne et, aux premiers rayons du soleil, restèrent pétrifiés.
Dyrhólaey est célèbre pour sa grande arche de pierre qui se dresse dans l’océan Atlantique. Dyrhólaey est en fait une île reliée par des plages noires de part et d’autre et, au nord, par le lac Dyrhólaós. Les habitants parlent de l’île basse et de l’île haute de Dyrhólaey. La partie inférieure offre une belle vue sur le lac de mer de Dyrhólaós et, vers l’est, sur la plage de sable noir de Reynisfjara. Sur la partie haute se trouvent un phare et une vue magnifique vers l’ouest, le long de la côte de sable de lave noir, vers les montagnes Eyjafjöll, Mýrdalur, Mýrdalsjökull et Eyjafjallajökull. Le Dyrhólaey est fermé au début de l’été pour permettre aux oiseaux qui y vivent de pondre leurs œufs et d’élever leurs poussins. Le macareux moine vit sur la partie haute du Dyrhólay. Une visite pendant l’été vous donne donc une bonne chance de voir ce bel oiseau.
Hjörleifshöfði est une falaise de tuya2 de 220 mètres. Le tuya est un volcan à sommet plat et à flancs abrupts, formé par l’éruption de lave à travers d’épais glaciers ou nappes glaciaires. Hjörleifshöfði se trouve sur le côté sud-ouest de Mýrdalssandur. On pense qu’il s’est formé pendant la dernière période froide de l’ère glaciaire, lorsque l’éruption a eu lieu sous le glacier. Il s’agissait probablement d’une île dans la mer dans le passé, mais elle est devenue enclavée pendant la période de colonisation avec un fjord appelé Kerlingarfjörður. Aujourd’hui, elle est entourée de sables noirs qui se sont accumulés après les coulées glaciaires répétées du volcan Katla. Au sud de Hjörleifshöfði, une flèche porte le nom de Katla et s’appelle Kötlutangi – la flèche de Katla. Elle s’est formée à la suite d’une grande éruption en 1918, au cours de laquelle une énorme quantité de sédiments a été apportée par une importante coulée glaciaire en provenance de Katla. Kötlutangi – la flèche de Katla était le point le plus au sud de l’Islande continentale ; avant l’éruption, c’était Dyrhólaey. Hjörleifshöfði doit son nom au colon Hjörleifur Hróðmarsson, demi-frère d’Ingólfur Arnarson. Ils ont navigué sur deux navires en direction de l’Islande, mais se sont séparés, Ingólfur passant l’hiver à Ingólfshöfði et son demi-frère à Hjörleifshöfði. Hjörleifur ne vécut pas longtemps, mais il fut tué avec ses hommes par des esclaves irlandais qui les avaient suivis dans le pays. Ils s’enfuirent vers les îles Westman avec les femmes, où Ingólfur les trouva et les tua. Sur Hjörleifshöfði se trouve un monticule où l’on considère que Hjörleifur est enterré.
Álftaversgígar est un phénomène naturel protégé d’importance géologique internationale. Il s’agit d’une zone de cônes sans racines (pseudocratères) formés par la lave de l’Eldgjá qui s’est écoulée sur des zones humides en 934-940. Une route secondaire au sud de la route circulaire n° 1 mène à un point panoramique avec des panneaux d’information. Une randonnée facile le long de la piste de sable balisée mène au géosite de Dýralækjasker, un ancien abri pour les voyageurs qui traversaient les sables de Mýrdalssandur à pied ou à cheval avant l’époque des automobiles. Un autre excellent endroit pour observer ces cônes est une zone cultivée à Þykkvabæjarklaustur.
Mýrdalssandur : Le Hjörleifshöfði garde l’entrée de ce désert de sable gris, qui vire au noir par temps de pluie. Sur 700 km2, le sandur est constitué des matériaux projetés par le Katla et ses voisins, puis acheminés par les crues qui balaient la plaine. En rejoignant la côte, le gris du désert finit par se confondre avec celui de la mer, à tel point que le proche littoral de Meðallandssandur a vu nombre de navires s’échouer, avant l’installation des phares. La monotonie du paysage est parfois rompue par une touffe d’herbe courageuse, un cairn ou un renard polaire qui passe. Une invisible ligne de démarcation administrative traverse ce désert. On pénètre dans le canton de Skaftárhreppur, le plus vaste et le moins peuplé du pays : 450 habitants vivent entre ici et Skaftafell, à 125 km…
Þykkvabæjarklaustur est un site ecclésiastique actuel et historique situé dans la zone du pseudo-cratère d’Álftaver. À l’époque médiévale, ce site abritait un monastère catholique, fondé en 1168 et resté actif jusqu’à la réforme du milieu du XVIe siècle. Des découvertes archéologiques récentes (2015) montrent qu’il y avait un très grand bâtiment d’environ 1800m2 au sol. Il s’agissait d’un riche couvent de moines avec une grande ferme et une école.
Désert d’Eldhraun : L’Eldhraun est l’une des plus grandes coulées de lave du pays et date de l’éruption du Laki en 1783-1784. Les cratères du Laki se sont formés une quarantaine de kilomètres plus au nord, le long d’une faille éruptive longue de 25 km. Cette éruption qui est considérée comme étant la plus importante des temps historiques, donna lieu à la formation de 130 cratères qui émirent 15 milliards de m3 de lave, un record mondial ! Les dérèglements climatiques causés en Europe suite à cette éruption, causèrent un accroissement significatif du taux de mortalité en Grande-Bretagne (hivers très rudes) et des famines à répétition en France (mauvaises récoltes), ce qui contribua notamment au mécontentement de la population paysanne qui se conclut par la Révolution de 1789. En Islande, 20% de la population de l’époque, soit quelques 10 000 personnes, mourut entre 1783 et 1785, principalement du fait la famine causée par la disparition de plus de 50% du cheptel islandais (chevaux, moutons et bétail). Le champ de lave que l’on doit à cette éruption recouvre environ 600km2 et son volume est d’environ 15km3, soit l’équivalent d’un cube dont chaque arrête serait longue de 2,5km. La mousse qui la recouvre s’appelle racomitrium ; très épaisse (et confortable pour la sieste!), elle a la particularité, par temps sec, d’absorber toute l’humidité dans ses couches inférieures et de rester très sèche en surface, d’où le risque qu’elle prenne feu si l’on y jette nonchalamment son mégot de cigarette. Attention également de ne pas arracher ou d’abimer la mousse qui a mis plus de 200 ans à conquérir les sols !
Kirkjubæjarklaustur peut se traduire par “ferme-église du couvent” bien que le nom de “Chapelle de la Ferme des Dames” semble plus juste. Le nom est créé à partir des mots Kirkja (église), bær (ferme), klaustur (couvent, même s’il s’agit dans ce cas d’un couvent de nonnes). L’histoire du pays y a laissé ses traces. On suppose qu’avant la colonisation de l’île par les Vikings, des moines venus d’Irlande y vivaient. Un monastère de religieuses bénédictines s’y installa en 1186 pendant quatre siècles. La toponymie d’une cascade (Systrafoss) et d’un lac (Systravatn) le rappelle, systir signifiant sœur (ici : religieuse) en islandais. Le folklore populaire alimente des légendes ayant trait à ces religieuses et à un trésor enfoui dans le lac. Selon la tradition, lors de l’éruption des Lakagígar en 1783, Kirkjubæjarklaustur fut directement menacé par une coulée de lave. Le pasteur, Jón Steingrímsson, réunit les paroissiens dans l’église et leur fit un sermon sur le feu et le soufre, à la suite de quoi la coulée s’arrêta sur un promontoire rocheux désormais connu sous le nom de Eldmessutangi, soit la « pointe du sermon sur le feu », et le village fut épargné. Le champ de lave résultant de l’éruption, nommé Eldhraun, couvre une surface de 565 km2 sur une épaisseur de 12 mètres. Des fouilles ont été menées sur place depuis 2002 par le Bureau archéologique islandais (Fornleifafræðistofan). Elles ont permis notamment de mettre en évidence des restes des bâtiments des XIVe et XVe siècles de l’ancien couvent. La pierre tombale de l’ancien pasteur se trouve dans l’ancien cimetière. Kirkjubæjarklaustur est désenclavé depuis le bouclage de la Route 1 en 1974.
Fjaðrárgljúfur : Le canyon de Fjaðrárgljúfur est un des plus célèbres et des plus beaux canyons qu’on peut trouver en Islande, le paysage est à couper le souffle… Dans l’extrême sud de l’île, à environ 6 kilomètres avant Kirkjubæjarklaustur en partant vers l’est, se trouve le croisement avec la célèbre route 206, connue pour être celle qui mène au Laki. Une piste parfois compliquée dans sa deuxième partie, avec quelques gués importants, mais qui reste très praticable et simple sur les 15 premiers kilomètres menant justement au canyon. Fjaðrárgljúfur s’est formé à la fin de l’âge de glace, il y a environ 9000 ans. Suite à la fonte d’un glacier, un lac s’est formé dans la vallée derrière une immense roche dure et résistante. Le ruissellement du lac a coulé à l’endroit où Fjaðrárgljúfur est aujourd’hui. Des rivières glaciaires ont transporté beaucoup de sédiments dans le lac et la rivière qui en sortit s’est creusée dans la roche et est descendue sur la palagonite devant elle. Quand le lac s’est complètement rempli, la rivière a commencé à creuser dans les couches sédimentaires qu’elle avait précédemment laissées dans la vallée. Les terrasses des deux côtés de la vallée donnent une indication sur la hauteur et l’emplacement du lac. Aujourd’hui le canyon de Fjaðrárgljúfur s’étend sur 1500 mètres environ. Dès l’arrivée sur le parking au pied du canyon, le paysage est impressionnant et les couleurs étonnantes : le vert de l’herbe, très marqué dans cette région (et en particulier le long de la route 206) contraste avec le noir des roches et le bleu parfois turquoise de la Fjaðrá, rivière qui traverse justement Fjaðrárgljúfur. C’est du haut du canyon que la vue est la plus impressionnante avec ses falaises magnifiques, ses crevasses et la rivière Fjaðrá au centre.
Dverghamrar : (Dwarf Rocks), juste à l’est de Foss, est une formation de basalte colonnaire particulière et magnifique. Au sommet des colonnes se trouve du basalte à joints cubiques. On pense que le paysage a été modelé à la fin de la période glaciaire. Le niveau de la mer était alors plus élevé et l’on pense que les vagues ont donné aux rochers leur aspect particulier. Dverghamrar est un monument naturel protégé. Le basalte à colonnes se forme lorsque la coulée de lave est refroidie et que des forces de contraction s’exercent. Des fissures se forment alors horizontalement, et le vaste réseau de fractures qui se développe aboutit à la formation de colonnes à six côtés.
Islande, terre des sagas… Dernier territoire colonisé d’Europe, l’île est à l’âge de l’enfance lorsque les premiers poètes et les « sagnamen » en écrivent la geste à partir du 9e s. Au Moyen Âge, les insulaires développent sur cette terre instable une culture unique nourrie de leur isolement et d’un rapport étroit avec une nature qui se peuple volontiers d’êtres surnaturels. Travailleurs acharnés, paysans, pêcheurs ou poètes, ils forgent une telle identité qu’elle peut survivre à la « longue nuit » du joug danois. Farouchement indépendante depuis 1944, l’Islande cultive avec fierté ses nombreux particularismes. Ce sont eux qui l’aident à se relever, chaque fois plus soudée que jamais, des crises et faillites d’hier (2008) à aujourd’hui, avec le changement climatique…
La colonisation de Thulé
La possibilité d’une île: Durant l’Antiquité, les géographes grecs et romains s’intéressent aux lointaines terres nordiques. Vers 325 av. J.-C., Pythéas navigue depuis Marseille en direction des eaux froides, de leurs mythes et de leurs légendes. Dans sa Description de l’océan ou Périple, rapportée par Strabon et Pline, il évoque sans s’y être rendu une île à proximité d’une mer de glace. S’agit-il des Féroé ou plus probablement de l’Islande ? Les Romains baptisent Thulé cette terre dont les Celtes et les Nordiques connaissent sans doute l’existence. Selon certaines hypothèses, ils lancent aussi des expéditions au 3e s. vers l’île du septentrion.
Terre d’ermites: Au 8e s., des ermites irlandais en quête d’îles sauvages abordent Thulé avec leurs curragh (barques couvertes de peaux goudronnées). S’inspirant d’un récit de voyage antérieur, le géographe irlandais Dicuil décrit en 825 l’île au jour perpétuel et le quotidien des hommes qui la peuplent. Cependant, l’érémitisme (mode de vie des ermites) et la vie méditative n’engendrant aucune lignée, cet établissement ne peut être qualifié de colonisation. Il n’en reste d’ailleurs que peu de traces, hormis les ruines du puits d’Írskibrunnur ou la particule papa (prêtre) présente dans la toponymie.
Faux départs: Au milieu du 9e s., le navigateur suédois Garðar Svavarsson passe l’hiver à l’abri d’un fjord de la côte nord de l’île, nommée Snæland (« pays des neiges ») par un de ses compatriotes. Il baptise son établissement temporaire Húsavík (« baie des maisons »). À son départ, au printemps, il oublie l’un de ses compagnons et deux esclaves. Mais cet épisode n’est toujours pas considéré comme la première colonisation de l’île, car c’est un peuplement involontaire. Quelques années plus tard, Flóki Vilgerðarson tente de s’établir sur la côte ouest de l’île, mais renonce rapidement. Cette anecdote aura une conséquence toponymique car, à la vue des icebergs le long du littoral, le Norvégien forge le mot Ísland (« terre de glace »), un nom peu en lien avec la réalité de l’île.
Peuplement viking: La colonisation débute véritablement avec l’arrivée des drakkars des Vikings norvégiens, guidés par des corbeaux. Ils provoquent la fuite des moines irlandais, peu enclins à partager le territoire avec des païens… D’après les sagas, le premier colon « certifié » est Ingólfur Arnarson qui s’établit avec sa famille dans une baie enfumée, la future Reykjavík. Selon les découvertes archéologiques de 2001, nous sommes alors en 871 +/- 2 ans. Croit-il la zone habitée à la vue des fumées ? Ou bien s’installe-t-il, comme la tradition le veut, à l’endroit où deux piliers sculptés jetés à la mer avaient échoué ? La question reste ouverte, mais ces derniers figurent sur le blason de la ville. À la suite d’Ingólfur Arnarson, le vaste territoire vierge et couvert d’arbustes se peuple rapidement. Le Landnámabók (Livre de la colonisation) raconte l’arrivée entre 880 et 930 de ces Vikings originaires de l’ouest de la Norvège. Emmenés par des chefs de clans qui refusent de se soumettre à l’autorité d’Harald Ier, dit Belle Chevelure, le premier roi de Norvège, ils sont accompagnés d’esclaves et de femmes celtes embarqués lors d’escales dans les îles Britanniques. Dans leur sillage suivent des fermiers, des marchands et des aventuriers norvégiens fuyant la surpopulation et les conflits sur leur terre natale.
L’Alþing
Établis en petites colonies littorales, les 25000 colons s’unissent bientôt en une République – excluant donc tout pouvoir monarchique.
Première indépendance: À Bláskógar, rebaptisé Þingvellir, les colons fondent en 930 l’Alþing, considéré comme le plus vieux parlement du monde. Le lieu est choisi avec soin : un lac, une plaine et une falaise. S’y réunissent annuellement et durant deux semaines les trente-neuf goðorð (chefs de communauté) pour débattre des lois qui permettront aux clans de vivre en harmonie. Rassemblées sous le terme d’ulfljótur, ces règles sont récitées par le lögsögumaður puis, à partir du 11e s., elles sont couchées sur un parchemin. Elles ont néanmoins un impact relatif au quotidien. Si l’ulfljótur régit l’économie agraire et une forme d’enseignement, le pouvoir exécutif est quasi virtuel et aucune organisation militaire ou financière n’existe. L’assemblée est le seul moment où la population peut se retrouver. Aux débats législatifs s’ajoutent peu à peu une foire, des jugements, des duels et des déclamations de poèmes. En l’an 1000, incité par le roi de Norvège Ólaf Ier qui entrevoit un moyen de centraliser le pouvoir et de coloniser l’Islande, l’AlÞing vote l’adoption du christianisme comme religion officielle. Cette conversion s’opère en douceur et tient compte des us locaux. Les dignitaires en place se font prêtres sans que l’adoration d’Odin ou la consommation traditionnelle de viande de cheval ne soient proscrites. En 1056, un évêché est fondé à Skálholt dans le Sud, puis un second à Hólar dans le Nord. À cette époque et durant le Moyen Âge, l’île ne compte ni ville ni village, mais des fermes en pierre à toit de tuf et des petits établissements côtiers. On y vit en quasi-autarcie, de l’élevage transhumant de bovins, ovins, chevaux, la terre est la principale source de subsistance, et on importe de Norvège les céréales et le bois. La pêche ne sert qu’en complément, car les modestes barques non pontées ne partent pas en haute mer. En 1198, l’enregistrement à Rouen d’un bateau islandais témoigne du commerce d’exportation de la laine que l’île entretient déjà. Une vie rude, donc, sur une terre ne comptant ni roi, ni caste, ni armée, ni police, ni esclaves (abolition de l’esclavage en 1100), pour des familles dominées par des böndr (à la fois fermiers, juristes, artisans, percepteurs et poètes) s’efforçant de cohabiter à distance respectable. L’Islande propose alors un modèle de société unique en Europe.
Découvertes littéraires: Durant son âge d’or médiéval, l’Islande voit partir quelques marins vers les mers arctiques. En 985, contraint à l’exil pour meurtre, Eiríkur Rauði (Erík le Rouge) fonde une colonie au Groenland. Puis, en l’an 1000, son fils Leif Eiríksson, dit le Chanceux, aborde les côtes de l’Amérique (Canada) cinq siècles avant Christophe Colomb. Il baptise du nom de Vinland cette terre qui fera l’objet de quelques tentatives avortées de colonisation. La volonté de l’Alþing d’alphabétiser ses citoyens et la singularité de la société islandaise se traduisent par l’éclosion d’une littérature nationale. Elle serait née dans la ferme d’Oddi, dans le sud-ouest de l’île, grâce à Sæmundr Sigfússon, dit le Savant, qui étudia à Paris. Excellents narrateurs, les Islandais prennent la plume. L’église impose l’alphabet romain à la place de l’alphabet runique, mais c’est bien en utilisant leur langue nationale – alors que l’Europe lettrée écrit en latin – que ce petit peuple isolé de 35000 âmes engendre sa littérature. L’Edda de Snorri Sturluson (1179-1241), poète et acteur politique majeur de l’île, et les sagas racontent a posteriori la courte histoire de l’île.
L’arrivée des Norvégiens : Après deux cents ans de paix, des guerres intestines mettent à mal le modèle parlementaire à partir de 1230. Selon la Saga Sturlunga, le clan Sturlungar arme des paysans pour régler ses problèmes par le sang. Le pays plonge dans le chaos : l’Alþing perd sa crédibilité et des conflits naissent entre les chefs de clans et l’Église. Profitant des dissensions, le roi de Norvège Hákon IV, soutenu par l’Église (économiquement et politiquement intéressée), soumet l’île en 1262. Par la signature du Gámla Sáttmali (Vieux Pacte), les Islandais sont autorisés à conserver leur parlement. Mais celui-ci doit adopter le code norvégien et confier le pouvoir économique aux gouverneurs royaux. Trois éruptions de l’Hekla (1300, 1341, 1389), des hivers rigoureux, des taxes aberrantes et des famines dues à l’incapacité des Norvégiens à ravitailler l’île annoncent des siècles de misère.
Sous le joug danois
Entre le 14e et le 19e s., les Islandais traversent une longue nuit, ponctuée d’épidémies et de catastrophes. Leurs nouveaux maîtres, les Danois, s’efforcent de nier et de détruire les ressources propres à l’identité du pays.
Emprise politique et religieuse : En 1363, le prince norvégien Hákon VI épouse Margrethe Valdemarsdotte, héritière du Danemark, préparant l’union des pays nordiques qui sera entérinée en 1397 par le traité de Kalmar. Isolée parmi les royaumes scandinaves, l’Islande tombe entre les mains des Danois. Elle subit par ailleurs en 1402 une terrible épidémie de peste noire qui décime les deux tiers des 40000 habitants. L’emprise des Danois s’accentue. Fraîchement convertis au luthéranisme, ils imposent la Réforme aux Islandais. En 1539, le monastère des Augustins, établi depuis 1225 sur l’île de Viðey, est détruit. L’opposant et dernier évêque catholique de Hólar, Jón Arason, est décapité en 1550. En 1584, la première bible en islandais (Guðbrandsbiblía) est publiée. Durant ces siècles de misère, la culture littéraire et narrative survit tant bien que mal grâce à une poignée de ménestrels et d’écrivains, et les Islandais restent attachés à leur langue.
Mainmise sur le commerce : Sur le littoral, de petits pôles d’échanges commerciaux voient le jour, comme à Keflavík dès 1513, dans la future Akureyri, ou à Hafnarfjörður et à Ísafjörður, fréquentés par des commerçants de la ligue de villes marchandes de la Hanse. On y vend la morue séchée, l’huile de requin, les peaux et le soufre, que les navires étrangers viennent charger plus ou moins légalement. Mais en 1602, la Couronne danoise dynamite l’économie locale en imposant le monopole royal sur le commerce. Les échanges avec la Hanse et les Anglais sont prohibés. Les Danois prennent possession des comptoirs d’échanges et développent à leur profit l’activité de pêche. La Couronne accapare les richesses du pays qu’elle revend au prix fort. L’effondrement du système économique traditionnel entraîne des famines. Et la série noire se poursuit : en 1627, les pirates du renégat hollandais
Jan Janszoon pillent, massacrent, rançonnent et font 400 prisonniers à Reykjavík et à Heimaey. Une épidémie de variole (1707-1709) décime 15000 des 50000 habitants. Suit le terrible réveil du volcan Laki, en 1783-1784, qui tue directement ou indirectement, avec la famine, 10000 Islandais et sape les efforts de développement de l’agriculture et des voies de communication entamés en 1771. Le 18 août 1786, le roi Christian VII, projetant de créer des centres urbains, accorde une charte municipale à six villes dont Akureyri (12 hab.) et Reykjavík (300 hab.). Il récompense en outre les efforts du commerçant Skúli Magnússon, premier gouverneur islandais de l’île, qui avait mis en place en 1752 une activité textile dans la future capitale. Ses ateliers de traitement de la laine avaient attiré des ouvriers, lesquels, en s’installant sur place, avaient transformé Reykjavík en une petite cité qui sut récupérer les institutions du pays aux dépens de Þingvellir. Les Danois assouplissent en 1800 les lois commerciales, mais dissolvent l’Alþing, qui venait tout juste d’être transféré à Reykjavík (1796). Le Parlement voit son rôle réduit à celui d’une institution judiciaire.
S’émanciper
Au 19e s., après le coup d’État avorté de l’aventurier danois Jørgen Jørgensen les Islandais, inspirés par les révolutions européennes et épuisés par des siècles de soumission, revendiquent leur désir d’indépendance. Emmenés par l’érudit Jón Sigurðsson (1811-1879), la grande figure du nationalisme islandais, ils contraignent le roi Christian VIII à rétablir l’Alþing en 1843. C’est un premier pas, pacifique mais obstiné, vers l’indépendance.En 1854, le monopole royal sur le commerce est enfin aboli. En 1874, alors que le millénaire de la colonisation est fêté, un hymne est chanté et une première Constitution assure à l’Alþing le partage du pouvoir législatif et financier. Mais tandis que les poètes réveillent la conscience nationale, la pauvreté persiste. Nombre d’Islandais émigrent vers les États-Unis et le Canada. Aujourd’hui, 70000 personnes au Manitoba et en Colombie-Britannique, entre autres, reconnaissent leur ascendance islandaise.
Pêcheurs d’Islande : Peut-être inspiré par les expéditions scientifiques françaises sur l’île en 1772 et 1835, Jules Verne publie en 1864 Voyage au centre de la Terre, qui initie plusieurs générations de Français aux mystères de l’Islande. Mais quelques-uns de leurs concitoyens ont un contact plus direct avec le pays. En cette fin du 19e s., de nombreux équipages quittent Lorient, Dunkerque et Paimpol pour affronter les dangers de l’Atlantique Nord lors de campagnes de pêche à la morue (la première eut lieu en 1616, la dernière en 1935). Ils sont jusqu’à 5000, répartis sur 120 goélettes, à travailler dans des conditions terribles. Ils troquent diverses marchandises avec les villageois de Fáskrúðsfjörður, la principale station française située dans l’est de l’île. Leurs histoires ont inspiré bien des auteurs, dont Pierre Loti, qui publie Pêcheur d’Islande en 1886. Les navires étrangers ont fréquenté les eaux islandaises pendant des siècles. Après avoir importé l’huile de requin et la morue séchée dès le 15e s., les puissances maritimes comprennent l’étendue des richesses marines de l’Atlantique Nord et partent se servir à la source. Ainsi, les Basques y chassent très tôt la baleine – un dictionnaire islandais-basque fut même publié au 17e s ! Mais le monopole danois stoppe ces campagnes qui ne reprennent qu’au 19e s. à bord de voiliers, puis de chalutiers dès le début du 20e s. Enfin équipés, les Islandais s’en mêlent, perfectionnent les méthodes de conservation et exploitent de nouvelles espèces. La présence de navires étrangers prend fin après l’indépendance en 1944.
Vers plus d’autonomie : Au début du 20e s., l’île entame un processus de modernisation, facilité en 1904 par la nomination du poète Hannes Hafstein comme chef de gouvernement et par l’adoption d’une nouvelle Constitution assurant une autonomie accrue vis-à-vis du
Danemark. Une coopérative agricole naît en 1882. Le pays mécanise sa flotte, se lance dansla chasse à la baleine et débute l’exportation de poisson sur glace. La scolarité est rendue obligatoire en 1907 et l’université d’Islande est fondée en 1911. On inaugure un championnat de football en 1912. Les premières routes sont tracées en 1913. En 1915, un nouveau drapeau est adopté et les Islandaises se voient accorder le droit de vote. Un avion décolle pour la première fois de Reykjavík en 1919.Au terme du premier conflit mondial, l’Islande s’émancipe un peu plus encore. Mais le roi du Danemark demeure son souverain, gère les affaires étrangères et chapeaute la Cour suprême.
En 1936, un système de protection sociale est mis en place. Puis, la Seconde Guerre mondiale éclate. Envahi par l’armée nazie, le Danemark ne contrôle plus l’Islande. L’Alþing gère désormais les affaires étrangères. Désireux de contrôler l’Atlantique Nord, les Alliés établissent une base militaire sur l’île devenue hautement stratégique. Les Britanniques en 1940, puis les Américains, traitent avec le gouvernement islandais qui, bien qu’ayant déclaré la neutralité du pays, accueille les troupes alliées. Le 17 mai 1942, l’Alþing déclare la séparation totale du pays d’avec le Danemark. Le peuple islandais approuve cette indépendance à une écrasante majorité (97,35 %) lors d’un référendum en 1944.
La république d’Islande
À Þingvellir, le 17 juin 1944 – jour de l’anniversaire de la naissance de Jón Sigurðsson, la république d’Islande est proclamée. Sveinn Björnsson est élu premier président du pays, alors peuplé de 80000 habitants. L’Islande intègre l’ONU en 1946.
Guerre Froide : L’Islande doit rapidement trouver sa place sur l’échiquier tendu de la géopolitique d’après-guerre. Les Américains, dont les troupes étaient supposées quitter l’île à la fin du conflit, entendent conserver une base permanente à Keflavík. L’enjeu stratégique est majeur. Devant la crainte des Islandais, tout juste indépendants, d’être à nouveau colonisés, l’Alþing rejette en premier lieu le projet américain, avant d’accepter un compromis – l’accession du pays sans armée au sein de l’OTAN. Malgré les vives protestations d’une partie de la population, l’US Army investit massivement les abords de l’aéroport de Keflavík : des
immeubles logent les 3000 soldats et leurs familles, tandis que radars et zones interdites sont mis en place. Imposée sous prétexte de menace d’invasion soviétique, puis de contrôle de l’Atlantique Nord après la chute du Mur, la présence des troupes y anime les débats durant plusieurs décennies. La question est notamment traitée dès 1948 par l’écrivain Halldór Kiljan Laxness dans Station atomique. Opposition populaire certes, mais aussi profits. Car le stationnement des troupes crée des emplois, engendre la construction de routes et la vente au prix fort du produit de la pêche. Parallèlement, dans un souci d’équilibre, le pays entretient des relations commerciales avec l’URSS.
Guerre de la morue : Les premiers présidents restent longtemps au pouvoir : Ásgeir Ásgeirsson de 1952 à 1968, puis kristján Eldjárn de 1968 à 1980. La modernisation du pays se poursuit – routes, énergie, subvention aux entreprises. Mais tandis que la pêche au hareng décline, entraînant la faillite des ports du Nord, l’Islande doit gérer un important différend avec la Grande-Bretagne concernant l’étendue de ses eaux territoriales. Le financement de l’île dépendant de la pêche, les bateaux et les équipages se multiplient, ce qui entraîne une extension de la zone de pêche qui avait été réduite en 1901 à 4 milles par les Danois et les (opportunistes) Britanniques. Les heurts avec les bateaux étrangers débutent en 1958 et se poursuivent alors qu’en 1963, une nouvelle île, Surtsey, jaillit de l’océan devant les caméras du monde entier. En 1972, l’Islande irrite ses voisins en décidant une extension de sa zone de pêche à 50 milles, puis à 200 milles. Après des abordages, des mouvements de navires militaires et des destructions de filets, le conflit entre dans une impasse. Britanniques et Islandais rompent leurs relations diplomatiques. Un traité est finalement signé en 1976 pour mettre fin à cette guerre sans victime.L’Islande, qui menaçait de quitter l’OTAN, sort gagnante. Mais cette question envenime encore les négociations avec l’UE.
Sur le devant de la scène : En 1980, l’Islande est le premier pays à élire une femme présidente : Vigdís Finnbogadóttir. Réélue à trois reprises, elle contribue à faire reconnaître le pays sur la scène internationale. Elle obtient en 1988 le score « soviétique » de 92,7 % des voix !En 1985, à l’aube de la perestroïka, le pays interdit l’entrée d’armes nucléaires dans ses frontières. Un an plus tard, alors que les Sugarcubes font leurs débuts, le monde scrute la maison Höfði, au bord du fjord de Reykjavík, qui accueille un sommet historique entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. Reykjavík s’inscrit enfin sur la mappemonde ! Le 1er mars 1989, un événement change la vie des Islandais : la fin de la prohibition de la bière, dont la consommation était interdite depuis la loi honnie de 1912 ! Au début des années 1990, l’Islande s’affrme en outre sur le plan international en reconnaissant pour la première fois l’indépendance des trois pays baltes.
Miracle ou mirage ? Depuis l’Indépendance, à force de travail, les Islandais ont élevé leur niveau de vie au rang de celui des autres nations scandinaves. Des routes, dont la route circulaire achevée en 1974, des ports et des aéroports sont construits. La mécanisation de l’agriculture entraîne un exode rural massif vers la capitale, qui s’étend à vue d’œil. La dépendance à la pêche est réduite par une politique de diversification de l’économie (hydroélectricité, secteur tertiaire). Et les Islandais, confiants, font plus d’enfants que les autres Européens. Durant les années 1990-2000, le pays signe avec l’Union européenne un traité de coopération économique et de libre-échange, tout en protégeant ses marins. En 1995, alors que l’île accueille la Coupe du monde de handball, la bourse de Reykjavík est inaugurée. L’année suivante, Ólafur Ragnar Grímsson est élu Président et le pays poursuit sa marche en avant. Björk triomphe sur les scènes mondiales, Eiður Guðjohnsen enfile les buts dans les stades européens, Erró expose dans les plus grands musées et le monde dévore les polars d’Indriðason. Enfin à la mode, l’île attire les touristes
jour 3 (24 juin) : Kálfafell – Breiðdalsvík
La météo de ce matin n’est pas bonne. Il pleuvine et le plafond nuageux est bien bas. Pas moyen de voir les “sommets” qui bordent la route. Dommage parce que pendant tout le début de notre trajet du jour nous traversons le Skeiðarársandur : le plus grand sandur du monde (plaine d’épandage de 1300 km2 formée par les alluvions glaciaires (sables, graviers) charriées et déposées par la fonte de calottes glaciaires). Ne ne voyons pas non plus les différentes langues glaciaires du Vatnajökull qui, pour certaines, s’arrêtent à quelques centsaines de mètres de la route.
Comme il pleut nous ne nous arrêtons pas à Skaftafell. Nous n’avons pas très envie de marcher sous la pluie et de ne rien voir de ce qui nous entoure. Nous faisons donc notre premier véritable arrêt à la Hofskirkja. L’église de Hofskirkja (1884) et son cimetière attenant est l’une des dernières églises en tourbe d’Islande. Un endroit poétique a souhait … Ici, tout est recouvert d’herbe, de l’église jusqu’aux tombes.
La petite bruine qui tombe du ciel se calme un petit peu, mais le vent se met à souffler fort. Si cela permet de chasser les nuages nous sommes preneurs ! La température qui n’était déjà pas très élevée ce matin quand nous avons quitté notre cottage baisse encore de quelques degrés. Quand nous sortons de la voiture pour aller au bord de la lagune glaciaire de Fjallsárlón il ne fait plus que 5°C ! Ici on peut marcher tout au bord du “lac” et presque toucher les “icebergs” qui flottent à sa surface. Au loin on distingue le front du glacier Fjallsjökull. Nous passons un bon moment à prendre des photos et à marcher le long du lac. Malgré le temps bien “bouché” nous prenons du plaisir à contempler ce spectacle.
Une dizaine de kilomètres plus loin nous nous arrêtons au “lagon de glace” (Jökulsárlón). Là il y a nettement plus de monde et il fait toujours froid ! Autant le premier lagon nous donnait l’envie de flâner, autant celui-ci nous poussent à nous dépêcher de le “visiter”. Hormis le nombre de touristes présents sur le site, il y a deux grosses différences entre les deux lagons que nous venons de voir. La première est la différence de couleur de l’eau. Dans le premier elle est plutôt brune alors que dans le second elle est plutôt bleue. La seconde est plutôt sur la taille des icebergs flottant sur l’eau. Dans le second il y en a moins mais ils sont nettement plus gros.
Après avoir vu ces deux lagons, nous reprenons la route vers l’Est. A partir de là il y commence à y avoir nettement moins de cars de touristes. Ceux qui font la côté sud s’arrêtent généralement à Jökulsárlón avant de repartir en arrière. On retrouvera pas mal de touristes du côté de Mývatn.
A Höfn nous profitons de faire quelques achats pour le picnic et faire le plein. Pendant que nous faisons nos achats le ciel se dégage un peu et la pluie a cessé.
Après Höfn, juste avant d’entrer dans le tunnel nous prenons la petite route qui longe la côte en direction de la plage de Stokksnes qui est une des plus belles d’Islande (encore une !). Mais ce qui fait son charme tout à fait particulier et son intérêt c’est que, sur la plage, les dunes sont nombreuses et les contrastes du vert de l’herbe et du noir du sable sont saisissants. Ce qui rajoute encore à à la beauté du lieu ce sont les sommets qui se trouvent en arrière plan. De la plage de Stokksnes, on aperçoit en fond Brunnhorn derrière Vestrahorn qui est surnommée “Batman Mountain” à cause de sa forme de chauve souris. C’est aussi sur cette plage qu’une scène du film “bollywoodien” Dilwale a été tournée.
Comme nous sommes sur place nous faisons un petit détour par le “village viking”. C”est en fait un village “artificiel” créé en 2010 pour le tournage d’un film avec Mel Gibson qui n’a finalement jamais été réalisé.
Après cet arrêt à Stokksnes, après avoir traversé le tunnel, nous continuons en direction de Breiðdalsvík où nous dormirons ce soir. Mais en chemin nous faisons encore un arrêt. Juste avant Stafafell, après avoir traversé le pont sur la Jökulsá í Lóni, nous prenons le petite piste qui part vers la gauche. Nous voulons aller voir Hvannagil, également connu sous le nom de « Vallée dorée ». C’est un canyon de rhyolite coloré. Après dix minutes de nids de poule, de montées et de descentes raides nous arrivons enfin sur place. Comme le ciel est bien gris le contraste des couleurs n’est pas spectaculaire. Il faudrait normalement s’enfoncer dans le canyon qui part à gauche du “parking” en remontant le lit de la rivière asséchée. Mais comme quelques gouttes de pluie recommencent à tomber, nous faisons un tout petit tour dans le coin. Dommage que la météo ne soit pas clémente. Cela aurait été un petit substitut intérerssant aux zones de rhyolites des Hautes-Terres (Landmannalaugar et Kerlingarfjöll).
Quand nous retrouvons la route n°1 la pluie s’est vraiment mise à tomber et le ciel est bien noir. Excepté un ou deux petits arrêts photos nous roulons jusqu’à notre hôtel à Breiðdalsvík .
Comme il est situé à l’extérieur du village (sur la 95 qui rejoint directement Egilsstaðir), je ressors un petit moment pour aller voir le port. Il n’a rien de particulier mais après une longue journée de route ça me permet de me dégourdir les jambes.
toutes les photos ici
Perspectives météorologiques
Vent d’est de 3 à 10 m/s aujourd’hui. Ciel principalement nuageux et quelques pluies légères ou bruines dans la plupart des régions d’Islande. Températures comprises entre 7 et 15 °C, plus douces dans l’ouest.
Vent d’est de 5 à 13 demain. Pluies intermittentes ou bruines, mais temps sec dans le nord jusqu’à l’après-midi. Températures comprises entre 7 °C dans les fjords de l’est et 17 °C dans le nord de l’Islande.
Prévisions établies le 24 juin 2025 à 5 h 18. Valables jusqu’au 25 juin 2025 à minuit.
Prévisions météorologiques pour les prochains jours
Mercredi : Vent d’est de 5 à 13 m/s, plus fort sur la côte sud. Pluie intermittente ou bruine, mais temps sec dans le nord de l’Islande jusqu’à l’après-midi. Températures comprises entre 7 °C dans les fjords de l’est et 17 °C dans le nord.
Jeudi : Vent du sud-est de 8 à 13 m/s, mais plus faible et variable dans le sud et l’ouest. Averses ou pluie généralisées, précipitations importantes dans le sud-est du pays. Températures comprises entre 8 et 15 °C.
Vendredi : Vent d’est ou variable de 3 à 10. Partiellement nuageux avec des risques d’averses, surtout l’après-midi. Températures comprises entre 10 et 16 °C.
Samedi : Vent du nord de 5 à 13 km/h. Nuageux et quelques pluies ou bruines dans le nord et l’est, températures de 7 à 12 °C. Temps clair dans le sud avec quelques averses isolées l’après-midi et températures de 12 à 17 °C.
Dimanche et lundi : Vent variable et risques de précipitations dans la plupart des régions du pays. Temps frais.









État des routes

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …
Núpsstaður : Après la petite église de Kálfafell (1898), on atteint cette ferme. Adossées au pied du relief tabulaire joliment sculpté de Lómagnúpur, la ferme (18e s.) et une toute petite église en tourbe (17e s.) protégées par un bosquet forment un joli tableau. Bien que le site soit connu et classé, le chemin qui y accède est parfois clos par une barrière. Jusqu’en 1974, la route 1 s’arrêtait là. Pour rejoindre la ferme de Skaftafell, il fallait faire appel à des bateliers rompus aux traversées des rivières glaciaires, ou bien chevaucher un cheval courageux. Car au-delà s’étend l’immense Skeiðarársandur.
Skeiðarársandur : Tel un sphinx, le promontoire de Lómagnúpur garde l’entrée du plus grand sandur du monde (1000 km2). Dans cette sombre et plate étendue, on guette le moindre élément perturbateur : un rocher, un lupin, un poteau électrique, un buisson. Vivre dans le noir est donc possible. Outre les labbes, énormes oiseaux bruns qui terrorisent les autres volatiles, diverses espèces de mouettes, canards et limicoles colonisent périodiquement les zones humides. En période de nidification, leurs œufs attirent les renards polaires. On franchit des ponts dont on devine la difficulté de conception dans ces matériaux non consolidés et l’on garde en ligne de mire l’immense Vatnajökull, si la météo le permet. Premier contact visuel avec le Skeiðarárjökull, large langue de glace hérissée qui lèche goulûment la plaine qu’elle alimente en eau et en alluvions. Bientôt, la route bifurque et fonce droit vers ces glaciers qui nous attirent et le prometteur relief verdoyant de Skaftafell. Peu avant la bifurcation qui y mène, les vestiges d’un pont et un panneau explicatif racontent la monstrueuse crue de novembre 1996, provoquée par l’éruption du volcan Grímsvötn.
(Le mot sandur (pluriel sandar), « sable » en islandais, est utilisé pour décrire un désert composé de débris volcaniques issus de l’érosion des montagnes ou de l’explosion de volcans sous-glaciaires, et transportés là par les rivières glaciaires, patiemment… ou massivement et à une vitesse phénoménale lors de crues (jökulhlaup) provoquées par des éruptions ou par la fonte saisonnière. Le vent violent poursuit le travail d’extension du désert. Une terre instable donc, où les fleuves prennent leurs aises. D’où le long délai de construction des routes, qu’il faut refaire après chaque inondation …)
Skaftafell : On est ici dans le plus grand parc national d’Islande (depuis 1967), qui englobe une partie du Vatnajökull, le « glacier des eaux », dont la calotte glaciaire de 8 400 km² constitue le plus grand glacier d’Europe. À partir de la saison 2 de Game Of Thrones, ce parc accueille une grande partie des scènes au-delà du Mur. Cette merveilleuse région abrite un ensemble de pics et de glaciers plus beaux les uns que les autres, ainsi que le volcan de Grímsvötn.
- Svartifoss : On peut dire que Svartifoss est l’une des chutes d’eau les plus connues d’Islande, grâce à la façon dont elle est magnifiquement encadrée par d’épaisses colonnes de basalte d’une symétrie inhabituelle. Ces colonnes se sont formées il y a environ 300 000 ans, lorsque la lave a coulé dans la plaine de Skaftafellsheiði et a rempli le lit d’une ancienne rivière. En se refroidissant lentement, la roche s’est contractée et s’est ensuite divisée en colonnes qui se dressent perpendiculairement à la surface de refroidissement.
- Sel : La ferme de Selbær a été construite à l’origine vers 1832, mais la ferme actuelle a été construite en 1912, et elle est un bon exemple de la façon dont la plupart des fermes ont été construites dans la région d’Öræfi jusqu’aux années 1920. La ferme est l’une des trois fermes construites à Skaftafellsheiði à la suite du déplacement de la rivière Skeiðará, qui a entraîné la ruine des fermes situées sous les collines où la ferme de Skaftafellsbær s’élevait depuis l’époque de la colonisation. L’exploitation agricole à Sel a été abandonnée en 1946 et les derniers résidents ont été Runólfur Bjarnason et Ólöf Sigurðardóttir. Aujourd’hui, la ferme est sous la responsabilité du Musée national d’Islande, après avoir été reconstruite dans les années 1970. Sel dispose d’une étable au rez-de-chaussée tandis que les logements se trouvent à l’étage supérieur. Cela permettait aux habitants de bénéficier de la chaleur émanant des vaches. Le comté de Skaftafell est l’un des endroits d’Islande où ce type d’habitat a perduré le plus longtemps.Les visiteurs sont invités à faire preuve de considération lorsqu’ils se trouvent à l’intérieur de la ferme, et à ne pas marcher sur le toit.
- carte de randonnées
Öræfi : La région s’étend entre les flancs sud-ouest du Vatnajökull et le Skeiðarársandur. L’étymologie du nom renvoie à l’idée de désert ou de territoire sauvage. Il fut donné à la région après une éruption qui, en 1362, détruisit et recouvrit de sable les fermes des environs. Appendice du Vatnajökull, l’Öræfajökull domine l’Öræfi et génère diverses langues glaciaires qui dévalent des pentes vertes à nouveau colonisées par de jolies fermes.
Svinafellsjökull : Svínafellsjökull provient directement de l’Öræfajökull et mesure 8 km de long pour 800 mètres de large. Il est le voisin direct de Skaftafellsjökull situé dans le célèbre parc de Skaftafell.
Hofskirkja : L’église de Hofskirkja est une magnifique église en tourbe située dans la région d’Öræfi, dans le sud-est de l’Islande. Il ne reste que 6 églises en gazon en Islande et Hofskirkja est la dernière des anciennes églises à avoir été construite dans ce beau style traditionnel de gazon. Ses murs sont faits de roche et le toit est fait de dalles de pierre, recouvertes de gazon. Il y a une église à Hof à Öræfi depuis 700 ans et les premières traces écrites d’une église sur ce site proviennent d’un cartulaire (un vieux document médiéval) de 1343. Le noyau de l’église actuelle a été construit en 1883-1885. L’intérieur de l’église est lambrissé et peint de jolies couleurs. L’église est divisée en nef et chœur et ces deux parties de l’église sont séparées par un paravent. Il y a du bois dans la partie supérieure du pignon du chœur et du pignon avant.
Fjallsárlón : Lagune glaciaire bien moins fréquentée que celle de Jökulsárlón et qui vaut bien un petit détour. On y voit beaucoup moins d’iceberg mais on peut s’approcher bien plus près du front du glacier. On y observe (et entend) parfois les séracs tomber dans la lagune depuis le front du glacier de Fjallsjökull.
Breiðárlón : lac glaciaire.
Jökulsárlón: Stationnements juste avant et après le pont qui enjambe le chenal qui relie cette lagune glaciaire à la mer. Le glacier Vatnajökull, le plus grand d’Europe, vêle des icebergs qui dérivent lentement vers la mer. Il faut savoir qu’au début du XXème siècle, la lagune glacière de Jökulsárlón n’existait pas. Ce n’est qu’avec le réchauffement climatique qu’elle a commencé à apparaître lorsque le Breiðamerkurjökull a commencé à se retirer. Entre les années 1950 et le début des années 2000, le lac est passé de 5 km² environ à une petite trentaine. Malheureusement, il est fort probable que d’ici quelques années avec la disparition du glacier, Jökulsárlón ne soit plus qu’un lac. Endroit magique par tous les temps et qui se passe de commentaires ! N’hésitez pas à vous isoler un peu de la zone de services en allant marcher sur les bords de la lagune ou sur la magnifique plage de sable noir où les icebergs, brisés par la houle, viennent s’échouer et mourir. Il n’est pas rare d’apercevoir des phoques dans la lagune ainsi que dans le chenal. Colonie de sternes arctiques au comportement parfois agressif si vous vous approchez trop près de leur nid.
Höfn (Höfn í Hornafirði) : La croissance de Höfn au 20e siècle, du petit village à la ville actuelle, est le résultat du développement d’une industrie de la pêche relativement diversifiée. Les prises débarquées sont aujourd’hui plus variées que dans d’autres villes de pêche, avec notamment des espèces de grande valeur comme la langoustine (Nephrops norvegicus), mais une bonne partie des prises islandaises de homard sont débarquées à Höfn. Ces dernières années, la ville a fait de la langouste un élément central de son image, notamment en organisant un “festival de la langouste” chaque été. Höfn signifie en fait “port”, bien que des dragages répétés se soient avérés nécessaires pour préserver l’entrée du port des dépôts de sable. Environ 2000 habitants.
Entreprise en 1940, avec l’amélioration des chemins traditionnels entre la capitale, Selfoss et Akranes, la construction de la route 1 fut achevée en 1974. Jusqu’à cette date, les instables sandar du Sud, balayés par les crues dévastatrices des rivières glaciaires, empêchaient de fermer la boucle. On les franchissait à cheval ou sur des barges. L’édification du plus long pont d’Islande sur la rivière Skeiðará apporta le maillon manquant qui ouvrit l’accès à Skaftafell et Höfn (dont les habitants devaient effectuer un détour par le nord de 1100 km, via Akureyri, pour rejoindre la capitale).
Stokksnes : La péninsule de Stokksnes est une plage de sable noir située au sud-est du pays. Les nombreuses dunes qui la composent sont du plus bel effet. Elle se trouve au pied du Vestrahorn, une des montagnes les plus photographiées d’Islande. Le Vestrahorn est donc une montagne située dans l’extrême sud est de l’Islande et datant d’environ 10 millions d’années. Celle-ci n’est pas très haute puisqu’elle ne mesure que 454 m de hauteur mais ses pentes sont raides. Il s’agit d’une des rares montagnes d’Islande à être constituée de gabbro qui est le constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique. C’est également ici qu’ont été trouvées les plus anciennes preuves de vie humaine en Islande. Le Vestrahorn constitue avec le Brunnhorn et l’Eystrahorn un ensemble de 3 montagnes aux formes étonnantes qui sont toutes situées dans la région de Hvalnes et semblent marquer la limite entre le sud de l’Islande et la côte Est.
Vestrahorn est donc une montagne située dans l’extrême sud est de l’Islande et datant d’environ 10 millions d’années. Celle-ci n’est pas très haute puisqu’elle ne mesure que 454 m de hauteur mais ses pentes sont raides. Il s’agit d’une des rares montagnes d’Islande à être constituée de gabbro qui est le constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique. C’est également ici qu’ont été trouvées les plus anciennes preuves de vie humaine en Islande.
Le village Viking est en fait un village “artificiel” car il a été créé en 2010 pour le tournage d’un film avec Mel Gibson qui n’a finalement jamais été réalisé.
Hvannagil: dans le district de Lón, la zone la plus orientale de la région du Vatnajökull, se trouvent les montagnes Stafafellsfjöll, également appelées Lónsöræfi.Elles dominent la ligne d’horizon à l’est du glacier Vatnajökull et constituent depuis longtemps l’une des zones protégées les plus étendues d’Islande.Outre les canyons profonds et accidentés, le paysage présente une large gamme de couleurs grâce à la présence de rhyolite et d’autres roches colorées.En revanche, il y a aussi des vallées couvertes d’une végétation luxuriante et abritée qui offrent de bonnes chances d’apercevoir des rennes. Les nombreux sentiers de randonnée rendent cette région idéale pour la marche. Il faut savoir que l’accès à cette région peut être très difficile et qu’il est préférable de demander conseil à un centre d’accueil ou d’information avant de s’y aventurer.
Stafafellskirkja : Peu après la conversion au christianisme en l’an 1000, une église a été fondée à Stafafell. Elle était dédiée à la Vierge Marie et s’appelait donc l’église de Marie. Ce n’est que le 24 août 1201 que les premières sources concernant l’église apparaissent, mais l’évêque Guðmundur góði chanta alors un reqiuem, comme le mentionne la Sturlunga. L’église fut reconstruite dans les années 1866 – 1868 et fut bâtie en bois et avec des fondations en pierre. À la fin du 19e siècle, le toit fut recouvert de fer. L’église a subi des réparations mineures au début du XXe siècle. En 1961, l’intérieur de l’église a été entièrement rénové : de nouvelles fenêtres ont été installées, les bancs ont été réparés, les murs ont été cloisonnés et l’église a été repeinte. Les images sur la chaire ont été rendues plus détectables et la chaise a été peinte. L’église Stafafellskirkja a fait l’objet d’une rénovation complète à la fin des années 1990 et a été ré-inaugurée le 12 novembre 1989. L’église possède deux retables. L’ancien retable daterait de 1670. Le nouveau retable est l’œuvre de Kristín Stefánsdóttir á Hlíð. Les fonts baptismaux sont l’œuvre de l’artiste Ríkharð Jónsson.
Djúpivogur: La ville tire son nom de l'”anse profonde” qui offre d’excellentes conditions portuaires naturelles. Fondée au XVIe siècle en tant que comptoir commercial, elle est aujourd’hui centrée sur la pêche. Le petit port de Djúpivogur (355 habitants) est composé de quelques maisons autour d’anciens quais en bois où sont ancrés une poignées de bateaux de pêche. On remarquera les séchoirs à poisson qui encadrent la route. Avant l’instauration du monopole danois sur le commerce, Djúpivogur était un comptoir hanséatique3. À cette époque, tout comme Vestmannaeyjar, le petit port fut, en 1627, attaqué par des pirates algériens. Les pirates capturèrent plus de cent personnes (destinées à être vendues comme esclaves), tuant le reste de la population.
Breiðdalsvík (site) : petit port de pêche de 143 habitants (209 pour le district), situé à l’entrée de larges vallées intérieures. La ville est très petite, mais elle est située dans un cadre verdoyant et très agréable qui mérite un petit arrêt pour prendre l’air. Ces vallées sont entourées de montagnes majestueuses, surtout de basalte, mais aussi de rhyolite, aux sommets qui s’élèvent à plus de 1000 m au-dessus du niveau de la mer. Plusieurs chemins de randonnée montent sur le plateau de Breiðalsheiði, souvent sillonnés de rennes sauvages. En remontant le cours de la rivière Breiðalsá, on aperçoit souvent des pêcheurs de saumon.
Vatnajökulsþjóðgarður (Vatnajökull National Park) : La diversité géologique du parc national du Vatnajökull est telle qu’on pourrait le qualifier de parc national géologique. Le parc national du Vatnajökull comprend des volcans actifs, des caldeiras, des rangées de cratères, des formations de lave et des volcans boucliers, des formations géologiques façonnées par l’interaction entre les volcans et les glaciers, des crêtes hyaloclastites et des montagnes en forme de table, des canyons creusés par les crues glaciaires et des plaines glaciaires, et bien sûr le glacier Vatnajökull lui-même. La partie sud-est du parc présente des volcans centraux éteints avec des intrusions de roches plutoniques et des coulées de rhyolite colorées. Au cours de millions d’années, la dérive des continents les a éloignés de la zone volcanique qui entoure le centre de l’Islande.
Le parc national du Vatnajökull est unique au niveau mondial en raison de son histoire géologique, qui a été largement écrite par le conflit prolongé entre le feu et la glace. De nombreux endroits peuvent s’enorgueillir de posséder des volcans ou des glaciers, voire les deux, mais nulle part ailleurs on ne peut observer la lutte qui fait rage entre les limites de plaques, le panache du manteau et les glaciers de plateau comme dans le parc national du Vatnajökull. L’interaction entre ces phénomènes et d’autres facteurs qui façonnent le territoire a abouti à la création d’un environnement naturel en constante évolution et d’un caractère plus diversifié que dans n’importe quelle autre zone définie dans le monde. Le parc national du Vatnajökull offre la possibilité de vivre en temps réel le façonnement de la terre.
Une zone volcanique divise l’Islande entre le nord et le sud, car le pays est situé à la frontière de deux plaques tectoniques qui s’éloignent l’une de l’autre. Cette division de la croûte terrestre est le siège d’une importante activité volcanique. L’Islande est également un point chaud, c’est-à-dire un endroit où un panache de manteau s’élève des entrailles de la Terre. On pense que le centre de ce panache se trouve sous la partie nord-ouest du Vatnajökull. Le parc national du Vatnajökull abrite plusieurs des volcans centraux les plus actifs et les plus puissants d’Islande, ainsi qu’un certain nombre de volcans centraux éteints. Le parc national du Vatnajökull offre donc des possibilités uniques de s’approcher des diverses caractéristiques géologiques de la zone volcanique.

Sept des dix volcans centraux du parc national du Vatnajökull sont dissimulés sous la calotte glaciaire du glacier, et il existe également de vastes zones géothermiques qui font constamment fondre la glace glaciaire. La fonte due à l’activité géothermique et volcanique peut provoquer des crues glaciaires et des éruptions qui déchirent la calotte glaciaire, entraînant souvent la dispersion de cendres volcaniques. Les éruptions volcaniques et les inondations glaciaires sont des catastrophes naturelles qui modifient constamment le paysage et ont un impact considérable sur l’habitat humain tout autour du glacier.
La nature du parc national du Vatnajökull est dynamique et en constante évolution, et ces changements se produisent à la fois dans le temps et dans l’espace. L’activité volcanique crée des formations et les effets érosifs des glaciers, de l’eau et du vent les détruisent à nouveau. La jeune terre ne cesse de changer. Les glaciers reculent, les rivières glaciaires coulent et sont détournées de leur chemin, les lacs de barrage se forment et s’étendent ou s’assèchent. La végétation s’étend, mais dans de vastes régions, elle reste à l’état primaire en raison de l’érosion répétée. Dans d’autres endroits, la végétation croît et prospère pendant des périodes plus longues, mais elle peut finir par s’affaisser sous l’effet des forces érosives naturelles. La vie animale dépend de la végétation qui existe à chaque moment, et l’activité humaine est influencée par les forces naturelles puissantes et dynamiques.
Jökulsárlón
jour 4 (25 juin) : Breiðdalsvík – Vopnafjörður
Début de matinée pluvieux et brouillardeux. Tous les sommets alentours sont cachés. Nous nous mettons en route en changeant un petit peu le programme initialement prévu. On avait dans l’idée de remonter vers Egilsstaðir en suivant la route 95 mais comme elle monte un peu dans la montagne cela ne vaut pas la peine de passer par là et de ne rien voir.
Nous prenons donc l’option de suivre la n°1 jusqu’à Egilsstaðir. Depuis hier nous passons d’un fjörd à l’autre et ça continue aujourd’hui. Nous faisons notre véritable premier arrêt à Fáskrúðsfjörður pour aller visiter le musée français (Frakkar á Íslandsmiðum) qui nous fait revivre l’histoire des marins pêcheurs français dans la région. Le musée occupe deux bâtiments importants, la maison du médecin et l’hôpital français historique, tous deux construits à l’origine pour les pêcheurs français blessés sur les côtes islandaises. Les informations données sont vraiment intéressantes.
En quittant le musée la pluie a cessé mais les sommets sont toujours dans le brouillard. Nous continuons alors sur la 1 vers Reyðarfjörður puis vers Egilsstaðir.
Comme ce soir nous dormons dans un endroit bien perdu, il nous faut faire des achats. Le prochain endroit où nous auront vraiment la possiblité de le faire c’est dans deux jours quand nous passerons à Akureyri !
Le coffre bien rempli de victuailles nous reprenons la route, sous un timide soleil et un ciel qui se dégage seulement au-dessus de la ville et de la vallée de la Lagarfljót. Dommage parce que nous devons passer un col sur la 93 pour rejoindre Seyðisfjörður. Et comme attendu, arrivé à mi-chemin du col nous entrons dans le brouillard ! Et il est vraiiment épais. On n’y voit pas à beaucoup plus de 10 m ! Heureusement qu’il y a des lignes blanches pour pouvoir bien s’orienter sur la route. De l’autre côté du col ce n’est que lorsque nous arrivons au village que nous passons sous la “purée de pois”. Nous laissons la voiture près de l’église bleu claire Bláa Kirkjan et nous partons à la découverte du village (sous une petite pluie fine et dans le vent …).
Pour nous réchauffer, et avant de repasser dans le brouillard au col, nous nous arrêtons un moment pour boire quelque chose de chaud dans un café près de l’église.
Comme prévu le retour sur Egilsstaðir se fait en partie dans le brouillard. Mais au moins le soleil est plus présent sur la vallée de la Lagarfljót. C’est bien parce que nous allons la remonter presque jusqu’à lson embouchure de la rivière en suivant la route 917.
Juste avant de quitter la n°1 et de tourner à droite sur la route non asphaltée 917 nous faisons un mini détour pour aller voir une petit canyon où coule la Jöklá .
Maintenant que nous avons quitté la route n°1 nous sommes complètement seuls sur la 917. Pendant une trentaine de kilomètres nous roulons presque plein nord en suivant à distance la Jöklá. Ce qui est quand même un peu inquiétant c’est le brouillard qui colle au montagne sur notre gauche parce que la 917 va finir par justement tourner à gauche et monter vers un col qui nous permettra de rejoindre Vopnafjörður. Et ce qui devait arriver arriva. Les premiers lacets de la route passés, nous entrons dans le brouillard ! Là aussi il est vraiment très épais et cette fois il n’y a pas de ligne blanche sur la route pour nous “guider”. La montée se fait à 20 km/h au maximum, le regard fixé sur l’avant de la voiture. Et ce qui n’aide pas c’est qu’ici le vent souffle très fort. C’est vraiment dommage parce que cette route est réputée pour être une des plus belle d’Islande. C’est aussi celle qui passe le plus haut (il existe une piste (F895) qui passe encore plus haut (840 m)). Aujourd’hui cette région porte bien son nom : Landsendi qjui signifie littéralement “La fin du pays” !
En bas du col, de l’autre côté, nous retrouvons une vision plus claire, mais le ciel est toujours bien pris. Nous laissons à notre droite la chute Gljúfursárfoss et continuons, sans nous arrêter, jusqu’à notre hébergement près de Vopnafjörður.
Après avoir pris possession de notre logement et avoir vidé la voiture nous profitons d’un moment avant le repas du soir pour aller faire un petit tour au village. Ce dernier n’a rien de spécial mais il possède quand même une station essence où nous pouvons faire le plein.
Malgré le brouillard nous avons tout de même passé une bonne journée avec de belles choses vues : le musée à Fáskrúðsfjörður, le village de Seyðisfjörður et la route 917. C’est la deuxième fois que je veux passer ici. Cette fois la route était ouverte mais on n’a rien vu et la dernière fois, en octobre 2018 (jour 5), elle était fermé pour l’hiver !
toutes les photos ici
Tempête sur la 917 !
Depuis Fáskrúðsfjörður pour rejoindre Reyðarfjörður on peut prendre la 955 qui fait le tour de la péninsule : 30 km et 30 minutes de plus que le trajet “direct”.
Perspectives météorologiques
Vent d’est de 5 à 13 m/s aujourd’hui, avec de la pluie ou de la bruine, mais
temps généralement sec dans le nord jusqu’à l’après-midi. Températures de 7 à 15 °C, plus chaudes dans le nord de l’Islande.
Vent du sud-est et de l’est de 5 à 13 km/h demain, mais vent variable plus faible dans le sud et l’ouest de l’Islande. Pluie ou averses généralisées, de fortes averses sont attendues dans certaines régions dans l’après-midi. Températures comprises entre 8 et 16 °C, plus fraîches dans les fjords de l’est.
Prévisions établies le 25 juin 2025 à 5 h 41. Valables jusqu’au 26 juin 2025 à minuit.
Prévisions météorologiques pour les prochains jours
Jeudi : Vent du sud-est et de l’est de 5 à 13 m/s, mais vent variable plus faible dans le sud et l’ouest. Pluie ou averses généralisées, averses fortes dans certaines régions dans l’après-midi. Températures comprises entre 8 et 16 °C, plus fraîches dans les fjords de l’est.
Vendredi : Vent d’est et sud-est de 5 à 10 m/s et averses généralisées, moins importantes dans l’est. Températures comprises entre 10 et 17 °C, plus chaudes dans le nord-est.
Samedi : Vent du nord de 5 à 13 m/s, mais tournant à l’ouest dans le sud de l’Islande. Bruine ou pluie généralisée. Températures comprises entre 7 et 13 °C, plus fraîches sur la côte nord-est.
Dimanche et lundi : Vent variable de 3 à 8 et risques de précipitations dans la plupart des régions du pays. Temps plutôt frais.
Mardi : Vent du nord avec de la pluie dans le nord et l’est, mais ciel partiellement nuageux et averses isolées dans le sud. Températures comprises entre 6 et 16 °C, plus douces dans le sud.









État des routes

Ásbrandsstadir Cottage
en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …
Fáskrúðsfjörður : Petit village de 654 habitants situé au pied d’une montagne abrupte donnant sur le fjord Fáskrúðsfjörður, à 80 km d’Egilsstaðir. Au large, les trois îles, Æðey, Andey et Skrúður, véritable paradis pour les oiseaux, ne sont accessibles qu’en bateau. Fáskrúðsfjörður était jadis une des principales bases des Français qui, il y a plus d’un siècle, pêchaient au large des fjords de l’Est. Ils y ont construit un hôpital et une chapelle. Le cimetière, où sont enterrés les marins français mais aussi belges, est situé sur la rive nord du fjord au lieu-dit Krossar. Et vous constaterez que les noms de quelques rues sont en islandais et en français.
- Musée des Français en Islande (FRANSMENN Á ÍSLANDI) : Le musée des Français a pris place dans l’ancien hôpital, bâtiment un temps déménagé de l’autre côté du fjord, mais aujourd’hui réhabilité dans son emplacement originel. Le sous-sol offre une ambiance d’époque très réussie : on évolue dans l’intérieur d’un bateau du 19e s., le bruit est envoûtant et la réplique des vagues bleu métallique est réalisée à partir des noms des marins noyés en Islande. Une mise en condition pour une leçon d’histoire : on y apprend que les Français ont pêché la morue dans les eaux islandaises du 16e s. jusqu’à la Première Guerre mondiale, avec un lourd tribut lâché à la mer : près de 400 voiliers et plus de 4000 hommes perdus. On y découvre aussi l’origine de la construction des hôpitaux français en Islande (trois bâtis à la fin du 19e s.) et une foule de détails à haute valeur émotionnelle.
Reyðarfjörður : La petite ville de Reyðarfjörður est située dans un environnement étonnant. Le fjord est encadré sur l’une des rives par d’imposants sommets rocheux et, de l’autre, par des collines verdoyantes. Un sentier mène au sommet de la montagne Grænafell, partiellement couverte de bouleaux rabougris. On a une vue superbe à partir du sommet. Völvuleiði, la « tombe de la voyante » est située sur les hauteurs de Hólmaháls. La légende raconte que jadis une voyante vivait à la ferme Sómastaðir dans le Reyðarfjörður. Avant de mourir, elle demanda à être enterrée au plus bel endroit du fjord, en prédisant que tant que ses os seraient là, le fjord ne connaîtrait jamais d’invasion par la mer. En effet, quand les pirates algériens arrivèrent en 1627 dans les fjords de l’est et tentèrent d’entrer dans le Reiðarfjörður, une grande tempête se leva et ils durent rebrousser chemin. Plus récemment, pendant la Seconde Guerre mondiale, un avion militaire allemand, qui était en route pour bombarder Reyðarfjörður, s’écrasa sur Völuhjalli, la « colline de la voyante ».
Fagridalur : La route 1 entre Reyðarfjörður à Egilsstaðir s’élève pour rejoindre cette vallée d’altitude (350-600 m) dont le nom signifie « belle vallée » et qui ressemble à une rampe de skate-board géante tant ses pentes sont bien dessinées. Les premiers colons utilisaient ce passage, qui se faufile entre des montagnes approchant les 1000 m d’altitude, afin d’accéder aux Hautes Terres. Ces vallées prolongeant les fjords étaient autant d’axes stratégiques qui faisaient l’objet de conflits entre les clans. Une féroce bataille pour contrôler Fagridalur eut ainsi lieu au 10e s. On rejoint le ruisseau Eyvíndará qui se transforme en large rivière au printemps.
Seyðisfjörður : Seyðisfjörður est l’un des villages côtiers les plus jolis d’Islande. Il est blotti au fond d’un fjord si étroit et encaissé par de hautes montagnes que le soleil renonce, trois mois par an, à descendre dans la vallée. Durant cette période de l’année, la ville est souvent menacée par des avalanches. Au siècle dernier, en raison de son excellent port, Seyðisfjöður était un comptoir de commerce florissant. Le premier habitant de Seyðisfjörður, peu après 900, était Bjólfur (Beowulf), un Viking venant de Norvège. A la fin du siècle dernier, un certain nombre de Norvégiens s’installèrent dans l’est de l’Islande, attirés par la pêche miraculeuse au hareng. De cette époque datent les pimpantes petites maisons en bois, peintes de couleurs vives dans la tradition norvégienne. La remarquable église date également de ces temps prospères. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Seyðisfjörður forma une base importante, d’abord pour les Britanniques et plus tard pour les Américains. Aujourd’hui, l’activité économique est toujours générée par la pêche et surtout par l’arrivée hebdomadaire des car-ferries qui, depuis 1975, viennent d’Ecosse et du Danemark.
Egilsstaðir : Egilsstaðir (ferme d’Egill), district d’une population de 2200 habitants est le centre administratif de cette région connue pour son climat doux. La localité est située au bord du Lögurinn, un lac aux eaux colorées par les débris glaciaires. Long de 30 km, il s’agit en fait d’un renflement interminable sur l’un des fleuves les plus longs de l’Islande, le Lagarfljót. Près de Hallormastaðir, le lac est profond de 112 m. Ses allures de loch écossais et sa couleur opaline confortent dans leurs convictions ceux qui croient que le lac est le domaine du Lagarfljótsormurinn, un cousin du monstre du Loch Ness.
- Vök Baths: Ouvert en 2019, ce complexe thermal aménagé sur les rives du lac Urriðavatn bénéficie de sources chaudes réputées les plus pures d’Islande. L’eau, certifiée potable, sert même à la préparation des tisanes proposées sur place ! Le cadre nature et l’architecture en bois des bassins qui flottent sur le lac (!), en parfaite harmonie avec l’environnement, s’imposent comme une nouvelle étape incontournable sur la route 1.
- Kirkjubæjarkirkja: Après avoir longé le Lagarfljót vers le nord pendant 24 km, on atteint cette église noire à toits rouges, l’une des plus anciennes églises en bois du pays (1851). Poussez sa porte pour découvrir notamment une chaire du 16e s.
- Hallormsstaður: le site de Hallormsstaður, connu pour englober la plus vaste forêt du pays (740 ha) : Hallormsstaðaskógur. Diverses essences importées notamment de Sibérie, de Scandinavie et d’Alaska furent plantées ici à partir de 1903. D’autres programmes de plus grande ampleur furent engagés en 1938 et dans les années 1950 dans le but de retrouver, au moins ici, l’aspect initial du pays avant la déforestation et les ravages dus aux catastrophes naturelles. La hauteur des arbres, des mélèzes, bouleaux et sorbiers, ne risque pas d’impressionner les continentaux.
- Lagarfljót et le lac Lögurinn: Le fleuve forme ici un lac très allongé, aussi appelé Lögurinn, le troisième plus vaste du pays et l’un des plus profonds (112 m). Ses couleurs changeantes et laiteuses virent du gris au bleu. Une opacité pleine de mystère qui, forcément, motive une légende. Le Lagarfljótsormurinn, un ver géant, y est signalé depuis 1345. Combattu sans succès par divers magiciens et hommes d’église, il apparaîtrait régulièrement.
- Hengifoss et Litlanesfoss: Chute d’eau haute de 120m sur la rive nord du lac Lagarfljót. En contrebas, on trouve également la très belle chute de Litlanesfoss et son superbe collier d’orgues basaltiques.
- Stuðlagil : Le canyon de Stuðlagil se situe dans l’est de l’Islande, caché au milieu de la rivière Jökla, à l’écart de la route numéro 1, dans une région peu visitée de l’Islande. Comme souvent en Islande, les origines sont volcaniques. Une éruption a vraisemblablement déversé de la lave dans ce qui est aujourd’hui le canyon, le refroidissement très rapide de la lave a solidifié celle-ci pour en façonner ces orgues basaltiques, sculptés ensuite par l’érosion et les eaux de la Jökla. Ce canyon a également une particularité, celle de la couleur magnifique et changeante des eaux qui le traversent. En effet, certains jours, en période estivale, l’eau de la Jökla est absolument limpide et sa couleur prend une nuance d’un bleu turquoise qui tend vers le vert émeraude, lorsque le niveau de l’eau est bas. D’autres jours, la couleur tend plutôt vers le brun-vert foncé un peu moins photogénique. Ceci s’explique assez simplement par le changement du niveau de l’eau, qui peut être dû aux pluies, aux fontes de glacier mais également au tant décrié barrage de Kárahnjúkar plus au sud (retenue d’eau de Hálslón), qui se vide de ses eaux de fonte fin-août et fait monter le niveau de l’eau de la rivière. Le plus incroyable finalement, est sans doute que ce formidable canyon était encore parfaitement inconnu en 2017… En effet, la construction du fameux réservoir de Hálslón et de la gigantesque centrale hydroélectrique de Kárahnjúkar (constituée de 5 barrages), 60 km plus au sud, a commencé en 2003 pour s’achever fin 2008, début 2009. Ce barrage a naturellement eu un impact fort sur le niveau de l’eau qui coule en direction de la vallée de Jökuldalur et de la région de Stuðlagil. La configuration du paysage a donc été modifiée et certains lieux ont été redécouverts, différemment. Les colonnes de basaltes, jusqu’alors sous les eaux, se sont révélées au grand jour… C’est ainsi qu’en août 2016, le photographe Einar Páll Svavarsson s’est rendu près du canyon et a fait quelques photos de l’endroit, parfaitement inconnu jusqu’alors, elles ont ensuite été publiées dans le WOW Magazine l’année suivante, en 2017. C’est seulement en 2017, suite à cette publication, que l’endroit est devenu célèbre à l’aide d’innombrables publications sur les réseaux sociaux.
canyon de la Jökulsá
Vopnafjörður : (site) un petit port de pêche de 560 habitants. La région compte parmi les meilleures rivières à saumon (Hofsá, Vesturdalsá et Selá). Au XVIIIe et XIXe siècles, la ville était par ailleurs en pleine croissance, propulsée par l’activité de pêche. On retrouve une reconstitution de cette époque au musée de Bustarfell. Bien qu’elle ne soit plus si active, la pêche reste l’une des principales activités de la région. On retrouve également de nombreuses maisons d’époque en se promenant dans la ville.
- Huit kilomètres au nord de Vopnafjördur, une route non numérotée part sur la gauche et trois kilomètres de piste sont nécessaires pour atteindre la piscine de Seladarlslaug. Posée au bord de la rivière Sila avec son bassin et ses hot pots, elle offre une échappée d’une infinie tranquillité.
- 917 – Hlíðarvegur
- plage de Skjólfjörur et le “rocher éléphant” de Ljósastapi
- Gljúfursárfoss
jour 5 (26 juin) : Vopnafjörður – Fossholl
Ce matin nous avons planifié d’aller voir une ancienne ferme (Bustarfell) transformée en musée. Mais elle n’ouvre qu’à 10h. Nous avons donc le temps de revenir en arrière sur la 917 que nous avons parcourue hier et d’aller voir la chute Gljúfursárfoss. Hier il faisait le temps n’était pas vraiment génial et nous n’avions pas envie de ressortir de la voiture sous la pluie.
A 10h nous arrivons au musée. Nous sommes les seuls. Une fois l’entrée payée nous pouvons déambuler dans toutes les “pièces” de cette ferme. Les logements ont même été habités jusqu’à 1966. On retrouve de la terre battue au sol à l’intérieur des maisons et des meubles d’époques ainsi que d’innombrables reliques et autres photographies d’autrefois. Chacune des pièces de la ferme raconte sa propre histoire : baejardyr (hall d’entrée), badstofa (salon), skemma ou skali (hangars), hlada (entrepôt), un palli hjonahus (chambres principales à l’étage), eldhus ( cuisines)… On perçoit clairement les changements de mode de vie qui ont eu lieu depuis sa reconstruction jusqu’au milieu du XXe siècle. Les plus vieilles chambres par exemple datent de l’origine en 1770 tandis que d’autres sont beaucoup plus récentes et ne datent que des années 1960. La visite était vraiment très interessante. Le seul petit regret qu’on peut avoir c’est de manquer d’informations sur les différentes pièces …
La visite terminée nous reprenons la route. Prochaine destination : Dettifoss. Mais avant d’arriver il nous faut rouler une bonne centaine de kilomètres. D’abord sur la 85 où ne croisons et dépassons absolument personne ! Ce n’est que lorsque nous arrivons la n°1 que nous retrouvons un peu de circulation. C’est aussi à ce moment que le ciel se dégage et que le soleil fait son apparition.
Après quelques arrêts photos dans ce paysage assez désertique au bord de la route nous finnssons par traverser la Jökulsá á Fjöllum. Elle s’étend sur 206 kilomètres, depuis sa source dans le plus grand glacier d’Europe, le Vatnajökull, jusqu’à la mer du Groenland. Le territoire traversé par la Jökulsá á Fjöllum a été façonné de manière spectaculaire par les éruptions volcaniques et les inondations glaciaires. Le canyon de Jökulsargjlúfur, creusé par une série présumée d’inondations volcaniques catastrophiques, et le champ de lave d’Ódáðahraun, un vaste champ de lave, sont particulièrement remarquables. Nous nous rendons justement au bord de ce canyon pour y admirer deux chutes : Dettifoss et Selfoss.
Pour découvrir la chute d’eau de Dettifoss, il faut s’éloigner un peu de la route circulaire à travers deux routes qui sont parallèles à la cascade et à la rivière, la 864 (gravel road) et la 862 (asphaltée). Il est possible de la voir depuis les deux rives mais attention, il faut parcourir plus de 60 kilomètres (environ 1 heure) pour l’admirer des côtés ouest ou est car il n’y a pas de pont.
Nous arrivons par le côté ouest (862). Le parking (gratuit) de Dettifoss est pas mal rempli. Mais nous trouvons quand même assez facilement une place pour garer la voiture. Il nous faut marcher une dizaine de minutes sur un chemin bien balisé pour arriver au-dessus de la chute. Maintenant il n’est plus possible d’accéder “au bord” du monstre d’eau. Mais un “point de vue” avec une rampe qui se situe presque en face de la cascade permet de bien la voir. La vue est tout simplement à couper le souffle avec le bruit assourdissant et les projections d’eau. C’est quand même la reine des chutes d’eau islandaise en étant la plus grosse et plus puissante, c’est aussi la plus grosse cascade d’Europe !
Un petit peut en amont se trouve une autre chute : celle de Selfoss. Elle est moins impressionnante mais on a, en arrivant près d’elle, une belle vue sur le canyon de la Jökulsá á Fjöllum.
Si je reviens une fois ici j’emprunterai la 864 pour voir la chute depuis l’autre côté.
Après une heure à passer d’une chute à l’autre nous revenons chercher la voiture et repartons en arrière pour retrouver la route circulaire (la n°1). La pluie qui nous avait épargnés jusqu’à maintenant tombe abondamment. C’est même le déluge quand nous arrivons près de Mývatn. Sous une pluie battante que nous visitons le site d’Hverir, l’un des plus vastes champs de solfatares du pays. Boues grises en ébullition, éclat jaune du soufre, reflets rouges des terres oxydées… au milieu des fumerolles blanches. Malgré la pluie les couleurs restent incroyables.
Comme la pluie tombe toujours fort, nous décidons de renoncer à aller du côté de la zone volcanique de Krafla, notamment pour voir le cratère Viti et le champ de lave de Leirhnjúkur.
Nous décidons de prendre la direction de Goðafoss en contournant le lac en passant par le 848. En chemin nous faisons un tout petit arrêt à Dimmuborgir, décor chaotique, fait de de cônes, de cheminées, de trous, ressemble à une ancienne citadelle. Ce qui est assez surprenant ici c’est que la végétation a réussi à trouver racine ici, la verdure contrastant nettement avec le noir des structures de lave.
La pluie a presque cessé. Nous revenons donc un petit peu en arrière et montons sur la couronne du Hverfjall, littéralement “montagne de la source chaude”. Formé il y a environ 2500 ans, le cratère presque parfait de Hverfjall est considéré comme l’un des plus grands du monde. La montée au sommet est assez facile et prend un petit quart d’heure. Mais l’effort à fournir en vaut la peine. La vue du sommet est superbe.
En quittant la région de Mývatn nous avons un petit peu de regret de ne pas avoir pu faire tout ce que nous avions envie, mais la météo capricieuse en cette fin juin a eu raison de nous.
C’est un peu avant 18h que nous arrivons à notre hôtel situé tout près de Goðafoss.
Vers 19h le soleil refait son apparition. Nous ressortons pour aller voir la chute.
Vers 23 h je ressors tout seul pour aller revoir la chute. Mais depuis l’autre côté. Là on peut la contempler d’en haut, mais on peut également s’en approcher d’assez près au niveau de l’eau. L’avantage de venir à cette heure c’est qu’il ny a quasiment personne. Je pense que nous sommes 5 sur le site. Assez génial quand même.
toutes les photos ici
Goðafoss à 23 h :
Perspectives météorologiques
Vent d’est de 5 à 13 m/s et pluie ou bruine, plus forte sur les côtes nord et est, mais vent variable plus faible dans le sud et l’ouest de l’Islande. Pluie ou averses généralisées, et de fortes averses sont attendues à certains endroits dans l’après-midi. Vent du sud-ouest plus calme cette nuit.
Vent variable de 3 à 10 m/s demain et averses de pluie dans la plupart des régions, principalement dans l’après-midi.
Températures comprises entre 7 et 15 °C, plus fraîches aujourd’hui dans les fjords de l’est, mais demain dans les fjords de l’ouest.
Prévisions météorologiques pour les prochains jours
Vendredi : Vent du sud et du sud-est de 3 à 8 m/s et averses de pluie généralisées. Températures comprises entre 10 et 17 °C, plus chaudes dans le nord-est.
Samedi : Nord 5-13 m/s, vent le plus fort dans les fjords occidentaux, mais plus faible dans le sud. Pluie ou bruine éparses, mais temps principalement sec dans le sud. Températures entre 7 et 16 °C, plus douces dans la partie la plus méridionale.
Dimanche et lundi : Vent du nord ou variable de 3 à 8 m/s, nuageux et quelques précipitations, mais principalement sec dans l’est. Températures de 7 à 14 °C, plus douces dans le sud-est.
Mardi et mercredi : Vent faible du nord ou variable et averses de pluie par endroits. Températures similaires.









État des routes

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …
Gljúfursárfoss
À Hofsárdalur, dans le Vopnafjörður, vous trouverez l’ancienne ferme familiale Bustarfell, une maison islandaise pittoresque vieille de plusieurs siècles, avec des pignons rouges et un toit recouvert d’herbe, qui est aujourd’hui un musée. Bustarfell est l’une des maisons en tourbe les plus anciennes et les mieux conservées d’Islande. Le musée, ou les vestiges, a été donné à Vopnafjörður par Elín Methúsalemsdóttir en 1982. Les maisons, quant à elles, ont été vendues au peuple islandais par Methúsalem Methúsalemsson en 1943 et sont entretenues et conservées par le Musée national d’Islande. Avec des sols en terre et en bois, la maison a de nombreuses pièces remplies de trésors, d’antiquités et de photographies sépia, meublées avec des meubles raffinés, tout comme la maison familiale l’était quand elle était habitée, chaque pièce, avec une façade en bois et tout ce qui est connecté. passages ou couloirs bas de plafond, souvent éclairés uniquement par des lampes en laiton à l’huile de requin ou de phoque. Les chambres sont – badstofa (salon), baejardyr (couloir) skema ou skali (hangars), stofur (salons), hlada (entrepôt), palli hjonahus (placards de l’étage supérieur) bur (garde-manger) certains eldhus (cuisines), chacune de qui raconte une histoire de travail acharné et de détermination, tout en reflétant les étapes de la modernisation à travers les décennies. Les licous et les brides des chevaux étaient généralement conservés dans des hangars avec des outils agricoles tels que des selles d’herbe, des pelles, des fourches, des houes et des faux pour travailler sur le tun (champ domestique) et parfois aussi de la farine animale et du foin. Les murs du garde-manger étaient tapissés de cuves, de tonneaux et de tonneaux pour contenir du lait aigre, du skyr et du lactosérum. La cuisine avait des fosses en pierre avec des feux ouverts, des bols, des plats, des cruches, des casseroles, des poêles et des seaux, et souvent une ligne de viande fumée accrochée aux chevrons en bois. Le musée montre clairement les changements de style de vie qui ont eu lieu depuis sa rénovation jusqu’à ce que la famille déménage dans la “nouvelle maison”. Les clients peuvent observer la différence dans les normes de qualité, par exemple, lorsque l’eau courante et un système de chauffage sont arrivés à la maison.
La rivière Jökulsá á Fjöllum émerge sous la calotte glaciaire Vatnajökull et se jette dans la mer dans la baie d’Öxarfjörður. À la limite des hautes terres, le terrain s’abaisse et la rivière plonge en une série de puissantes chutes d’eau dans le canyon qui porte son nom. Le canyon de Jökulsárgljúfur est l’un des plus grands et des plus impressionnants canyons d’Islande. Il mesure 25 kilomètres de long, ½ kilomètre de large et, en de nombreux endroits, plus de 100 mètres de profondeur. Jökulsá á Fjöllum est la force qui a créé Jökulsárgljúfur. Pendant des milliers d’années, la rivière a creusé le canyon avec le soutien diligent des crues glaciaires catastrophiques du Vatnajökull. Le bassin hydrographique de Jökulsá á Fjöllum est le plus grand du pays et reste pratiquement vierge de toute activité humaine. La région offre une occasion unique de comprendre la nature des rivières glaciaires et leur impact sur la formation du sol, la flore et la faune de la terre et de la mer. Il n’y a pas beaucoup d’endroits où l’on peut faire l’expérience de la puissance des rivières glaciaires aussi intensément qu’à Jökulsá á Fjöllum.
Le canyon de Jökulsárgljúfur est façonné par l’interaction unique du feu et de l’eau, et de nombreuses formations dans la région en témoignent. Le canyon est relié à la zone volcanique septentrionale et trois essaims de fissures, nommés Krafla, Fremrinámar et Askja, traversent la région. Des éruptions se sont produites dans au moins deux de ces essaims de fissures après la période glaciaire, et des traces de leur activité volcanique sont visibles dans tout Gljúfur. Des crues glaciaires massives et puissantes provenant du dessous du Vatnajökull se sont précipitées dans Jökulsá á Fjöllum, la dernière fois il y a environ 2000 ans, creusant le canyon de Jökulsárgljúfur et modifiant de façon permanente le paysage précédemment façonné par le feu. Les inondations ont été parmi les plus importantes jamais observées sur Terre depuis l’ère glaciaire, et leur pouvoir érosif a été énorme. La lave basaltique a été emportée par ces grandes crues sous l’effet de l’altération, c’est-à-dire de la force qui brise les roches petit à petit. Des traces de forces et d’autres formations caractéristiques du parcours des anciennes inondations sont visibles à Jökulsárgljúfur.
Carte des randonnées dans la région et des localisations des points intéressants ci-dessous
- Gorges de Jökulsárgljúfur: Aux pieds de falaises de basalte hautes de 100 à 120 m coule l’impétueux Jökulsá á Fjöllum, deuxième fleuve du pays (206 km), né du glacier Vatnajökull. On dit qu’en hiver, il faut environ 30h à l’eau pour rejoindre la mer. Ses cascades comptent parmi les plus spectaculaires d’Islande. L’ancien parc national de Jökulsárgljúfur fut intégré en 2008 au parc national du Vatnajökull (le plus vaste d’Europe). Comme souvent en Islande, volcans et glaciers, lave et glace ont agi de concert pour modeler un paysage extraordinaire. Longues de 25 km, les gorges offrent la possibilité de randonnées vraiment inoubliables.
- Dettifoss: Dettifoss est la chute d’eau la plus puissante d’Europe. Son énorme puissance peut être ressentie si vous posez votre main sur un rocher près de la chute d’eau, elle vibre ! La chute d’eau mesure 44-45 m de haut et environ 100 m de large. Son débit varie de 200 à 600 m3/s. D’un point de vue géologique, l’Islande est un pays jeune. Parmi les caractéristiques de ce jeune pays, on peut citer les nombreuses chutes d’eau qui n’ont pas encore érodé les talus sur leur passage. Jökulsá á Fjöllum possède une série de chutes d’eau unique et fascinante. Ces chutes d’eau changent lentement au fil du temps, voire disparaissent complètement, ce qui fait naturellement partie de la vie des chutes d’eau.
- Selfoss: chute en amont de Detifoss de 10 m.
- Hafragilsfoss: À 2 km de Dettifoss, la cataracte est aisément visible de la rive est, mais elle nécessite depuis la rive ouest une randonnée difficile de 6 km en 3h. Située en aval, haute de 27 m, elle est elle aussi de toute beauté.
- Hólmatungur est une étendue de végétation riche dans la région de Jökulsárgljúfur, et on y trouve de nombreuses formations rocheuses en forme de colonnes. Le sentier entre Hljóðaklettar et Hólmatungur, le long de Jökulsá á Fjöllum, est l’un des plus beaux d’Islande. Les eaux d’innombrables ruisseaux bouillonnent à Hólmatungur, puis dégringolent sur des corniches jusqu’à Jökla. Vous trouverez également la grotte de Gloppuhellir à Gloppa, qui est une création naturelle très spéciale.
- Hljóðaklettar, dans le canyon de Jökulsárgljúfur, est un ensemble particulier de formations rocheuses en forme de colonnes qui se trouve à l’entrée de Vesturdalur, près de la rivière Jökulsá á Fjöllum. Les colonnes sont disposées sous tous les angles et c’est un exercice divertissant pour l’imagination que d’interpréter leurs motifs.
- Rauðhólar: un somptueux promontoire de cendres rouges et noires offrant une vue saisissante sur les gorges.
- Ásbyrgi: (plan ici) Selon la légende, le cirque rocheux d’Ásbyrgi (« forteresse des dieux ») serait l’empreinte du sabot de Sleipnir, le cheval mythique à huit jambes du dieu Óðin. Plus prosaïquement, cette étrange formation géologique aurait été façonnée par un jökulhlaup, un brutal débordement du Jökulsá á Fjöllum, transformé en une gigantesque coulée d’eau, de pierre et de glace, à la suite d’une éruption volcanique sous-glaciaire survenue il y a 25000 ans. Des jökulhlaup ont été observés jusqu’au 18e s. dans la région. Entouré de parois hautes d’une centaine de mètres, le site aujourd’hui apaisé est un sanctuaire d’oiseaux.
- Öxarfjörður: Large de 30 km, la baie d’Öxarfjörður s’étire entre les péninsules de Tjörnes (à l’ouest) et de Melrakkaslétta (à l’est), où se trouve la pointe septentrionale de l’Islande, à Rifstangi (66° 32’ de latitude nord). Estuaire du Jökulsá á Fjöllum, la vaste plaine de Kelduhverfi, où voisinent champs de lave, alluvions et marécages, est soumise à de fréquentes inondations. D’un point de vue géologique, elle se trouve à l’extrémité nord en Islande de la dorsale médio-atlantique qui traverse le pays de part en part et constitue la faille de séparation entre les plaques nord-américaine et eurasienne – point de contact Europe-Amérique – qui s’écartent à la vitesse à laquelle pousse un ongle, soit 2 cm par an. Près de Keldunes, la route 85 effleure le lac Skálftavatn, formé en 1975-1976 à la suite d’un tremblement de terre. Plusieurs sources chaudes dans les environs.
Au sud d’Húsavík:
- La vallée de l’Adaldalur couvre la plus grande partie de la plaine en bordure du fjord Skjálfandi (« baie des tremblements de terre »), entre les rivières Skjálfandafljót à l’ouest et Laxá à l’est, et le lac Vestmannsvatn au sud. Elle est recouverte d’un vaste champ de lave envahi par la végétation. Des monticules aux formes étranges, évoquant des corons ou des termitières géantes, alternent avec de petits cratères qui servaient autrefois d’abris pour les moutons (ceux-ci ayant une fâcheuse tendance à tomber dans les crevasses).
- La Laxá, qui prend sa source dans le lac Mývatn, est l’une des rivières à saumon les plus réputées d’Islande. Elle traverse une gorge splendide, propice à des randonnées, notamment au départ de la petite centrale hydroélectrique de Laxá II, près de Grenjaðarstaður.
- La Ferme de Grenjaðarstaður : L’une des plus belles fermes traditionnelles à toit de tourbe d’Islande est aussi l’une des plus vastes (775 m2). Construite au 19e s. sur un site occupé depuis près d’un millénaire, elle appartenait à un notable local et abritait une trentaine de personnes. Tour à tour relais de poste et presbytère, elle fut occupée par un prêtre jusqu’en 1945. Les premières pièces (bureau du pasteur et salon de piano), ainsi que celles du fond, lambrissées, offrent une relative impression de confort, tout en austérité luthérienne. L’une d’elles a même conservé son papier peint de 1907. Les pièces du centre, reliées par un sombre couloir en terre battue, aux murs de tourbe et de pierre non dégrossie, sont plus rustiques. Dans la cuisine centrale, unique pièce chauffée, se concentrait la vie collective : les fidèles venus de loin pour l’office y reprenaient des forces, on y lavait le linge et, deux fois par an, à Pâques et à Noël, on y prenait même un bain… Devant l’église gît une pierre gravée de caractères runiques, la langue des Vikings, qui daterait du 15e s. L’intérieur de l’édifice surprend par son plafond concave, à faux caissons peints.

Région de Mývatn: Le bassin du Mývatn, qui ne compte que quelques centaines d’habitants, est l’unique endroit peuplé des Hautes Terres d’Islande, et ce depuis le 10e s., à l’époque viking. Situé exactement sur le rift médio-atlantique – la gigantesque faille active qui sépare les plaques d’Amérique et d’Europe –, il était autrefois recouvert d’un vaste glacier, disparu voici 10000 ans. La plupart des montagnes environnantes, en forme de plateau (Bláfjall) ou de crête (Hvannfell), ont émergé sous cette calotte. Après divers épisodes volcaniques, une éruption le long d’une fissure de 12 km, au sud du Hverfjall, bouleversa le bassin. La coulée de lave coupa le lit d’une rivière et forma une retenue naturelle donnant naissance au lac actuel, vieux de 2300 ans environ. Les variations de pression dans la chambre magmatique, située à 3 km de profondeur seulement, sont à l’origine des éruptions de 1724-1729 et de 1975-1984.
- Lac de Mývatn est le quatrième plus grand lac d’Islande, avec une superficie de 37 km2. Ses rives sont découpées par de nombreuses criques et anses et sa surface est parsemée d’une cinquantaine de petits îlots et d’écueils. Les moucherons (Chironomidae) sont abondants et les essaims omniprésents de ces minuscules mouches donnent au lac son nom. Le lac lui-même est très peu profond, et les rayons du soleil atteignent le lit du lac sur toute sa surface. L’écologie de la région du lac est extrêmement variée et intéressante ; une caractéristique importante de Mývatn est la croissance prolifique et l’abondance des algues d’eau douce. Sur le fond du lac, on trouve de grandes quantités de diatomées, tandis que, plus près de la surface, les célèbres ombles chevaliers de Mývatn se faufilent entre les plantes aquatiques et les petits îlots surmontés d’une végétation fertile. Sur le lac et autour de celui-ci, l’avifaune est foisonnante et variée, et Mývatn est l’habitat de nombreuses espèces d’oiseaux des lacs et des marais. Cependant, la renommée de Mývatn est due en grande partie au fait que, pendant l’été, il y a plus d’espèces différentes de canards rassemblées sur le lac et autour de celui-ci que partout ailleurs dans le monde. Mývatn est une zone de conservation légalement protégée et figure sur le registre des zones humides d’importance internationale, tout comme la rivière Laxá qui se jette dans le lac.
- Grottes de Stóragjá et Grjótagjá : Nichées sous un énorme amas de roches traversé par une large crevasse, ces deux grottes inondées sont d’anciennes poches de gaz formées sous une coulée de lave. Devenue impropre à la baignade en raison de la présence de bactéries, la source de Stóragjá a vu sa température baisser sensiblement (29 °C aujourd’hui), mais elle mérite toujours le détour. Suite aux éruptions de 1975 et 1984, la température de l’eau de Grjótagjá (à quelques centaines de mètres) s’élève à 50 °C, très élevée pour un bain (interdit !).
- Hverfjall : (Ascension : env. 30min). D’un type assez rare, plus large que haut, le Hverfjall domine de sa silhouette sombre et majestueuse la rive est du lac. Vieux de 2500 ans et haut de 250 m, ce stratovolcan est né d’une irruption hydromagmatique, une explosion provoquée par le contact de la lave avec de l’eau souterraine. L’ascension, dans la cendre, se fait en empruntant un sentier circulaire, ou par voie directe, mais les efforts sont largement récompensés par le superbe panorama qui embrasse le large cratère et toute la région. On peut faire à pied (env. 5 km) le tour du cratère, profond de 140 m et d’un diamètre de 1040 m. Un petit cône majestueux se dresse sur son tapis de téphras (éjectas volcaniques).
- Lúdentarborgir : successions de cratères qui tirent leur nom du cratère d’explosion Ludent, situé au nord-est. Les astronautes de la navette spatiale Appolo 11 se sont entraînés pour leur mission dans le paysage lunaire de Ludentarborgir. Les deux cratères les plus au sud sont connus sous le nom de Threngslaborgir, et ce nom est souvent utilisé pour toute la rangée de cratères, ou du moins la partie sud. Une éruption volcanique dans la zone des cratères a créé le champ de lave de Stora Laxarhraun il y a environ 2300 ans. Ce champ de lave couvre environ 220 km2 et abrite des attractions telles que le célèbre Dimmuborgir et les pseudo-cratères de Skutustadagigar.
- Dimmuborgir : Issu d’un phénomène géologique complexe, le spectaculaire champ de lave des « châteaux noirs », qui s’étend sur 2 km, tire son nom des piliers de basalte qui le hérissent. À l’origine, la coulée issue de la fissure de Þrengslanorgir aurait été bloquée dans sa course par un obstacle au-dessus de cette zone humide, donnant naissance à un lac de lave. À son contact, les sédiments gorgés d’eau provoquèrent des échappements de vapeur qui créèrent des cheminées, tandis que les couches supérieures du lac se durcissaient en se refroidissant. Après la disparition de l’obstacle, et avec l’écoulement du magma encore chaud, ces couches s’effondrèrent tandis que les piliers résistèrent à l’érosion. Il n’existe pas dans le monde de site comparable, à l’exception d’une formation immergée au large des côtes du Mexique.
- Höfði est un promontoire rocheux qui s’avance dans les eaux du lac Mývatn. Il offre une belle vue sur les criques et les anses du lac et constitue un excellent point de départ pour l’observation des oiseaux. La baie de Kálfastrandarvogur longe les rives de Höfði et est célèbre pour ses formations de lave inhabituelles au large et sur le rivage. Ces affleurements rocheux, nommés Klasar et Kálfastrandarstrípar, ont largement contribué à la réputation de Kálfastrandarvogur et de Höfði comme étant l’une des plus belles régions autour de Mývatn.
- Pseudo-cratères de Skútustaðir: Sur la rive sud du lac, une succession de cônes couverts d’herbe entoure la lagune de Stakhólstjörn. Leurs cratères font illusion, mais ils sont dépourvus de cheminée et il ne s’agit pas de véritables volcans. Lorsque la coulée de Þrengslanorgir parvint dans cette zone de marais, l’eau prise sous la lave provoqua des explosions de vapeur, forçant un passage vers la surface. La région connaît d’autres formations de ce type, à l’est du Vindbelgjarfjall. À l’extrémité ouest du lac, la route traverse l’impétueuse Laxá, avant de remonter par la rive ouest (route 1), plus sauvage et moins peuplée.
- Hverir: Au pied du mont Námafjall apparaît Hverir, l’un des plus vastes champs de solfatares du pays. Boues grises en ébullition, éclat jaune du soufre, reflets rouges des terres oxydées… au milieu des fumerolles blanches, les pulsations de la terre donnent à voir un spectacle irréel. La couche terrestre est particulièrement fine dans la région, et ce monde minéral dépourvu de toute végétation est en constante mutation. Dans les marmites de boue, l’eau acide dissout la terre et la roche dans un mélange bouillonnant. Non loin, au contact de l’oxygène de l’air, les émissions de vapeur d’eau gorgées d’hydrogène sulfuré (à l’odeur d’œuf pourri caractéristique) se transforment en dépôts de soufre et viennent s’ajouter aux accumulations de silice et de gypse. Pendant des siècles, ce soufre a été exploité par les hommes pour la production de poudre à canon.
- Krafla : À défaut de présenter une silhouette conique aisément repérable, le Krafla s’affirme comme le volcan le plus actif de la région. Son point culminant (818 m) est le mont éponyme, posté en surplomb du lac de cratère Víti. Reposant sur la dorsale médio-atlantique, au-dessus d’une zone de fractures de 90 km, il s’étend sur une dizaine de kilomètres. À moins de 3 km de profondeur couve une immense chambre magmatique soumise à des variations de pression. Quand celle-ci augmente, le sol se lève et le magma sort de terre, comme lors de l’éruption fissurale de 17241729, et en 1975-1984, lors des spectaculaires « Feux de krafla ». En 2009, des géologues ont percé la chambre par accident alors qu’ils procédaient à l’exploration d’un champ géothermique, à seulement 2,1 km de profondeur!
- Centrale géothermique de Krafla : Les bâtiments futuristes rouge et blanc de la centrale surgissent au milieu d’un entrelacs de conduits en Inox. Ses travaux débutèrent en 1975, quelques mois seulement avant le réveil du Krafla qui, par malchance, devait réduire sensiblement le potentiel géothermique de la zone. Aujourd’hui, sa production s’élève à 60 MW. Un petit centre des visiteurs explique le fonctionnement de la centrale, où l’on pourra voir un film sur l’éruption de 1975-1984.
- Leirhnjúkur : Du parking, un sentier de randonnée fait le tour du site en 1h30 environ. À peine arrivé sur le site, on est saisi par la masse noire d’une coulée de lave qui contraste avec la terre ocre piquée de jaune et d’orange de la colline de Leirhnjúkur. On y accède par une passerelle courant sur un sol brûlant. Des fumerolles s’échappant d’une faille, ainsi qu’une petite mare aux couleurs laiteuses, ajoutent une note surréelle. L’endroit est magique, mais le plus beau est à venir. Du haut de Leirhnjúkur, où a eu lieu l’éruption de 1975-1984, on contemple l’immense coulée refroidie qui s’étire à perte de vue vers le nord. Longue de 19 km, elle atteint jusqu’à 8 m d’épaisseur. Par endroits affleure la masse plus claire recouverte de mousse de la coulée de 1724-1729, qui descendit jusqu’à Reykjahlíð. Sur la colline, quelques effondrements de lave laissent apparaître une terre rouge, tandis que les fumerolles témoignent d’une activité désormais assagie. En redescendant, le sentier longe un rare tapis végétal et quelques flaques de neige qui complètent la palette. Ce paysage volcanique est l’un des plus spectaculaires d’Islande (66 km2).
- Lac de cratère du Víti : Un ravissant lac bleu turquoise occupe ce cratère de plus de 300 m de diamètre. Son nom islandais, qui signifie « enfer », rappelle la naissance tumultueuse de ce volcan, en 1724. Du bord supérieur, la vue embrasse la région, du champ de lave à la centrale géothermique.
Goðafoss: Située près de la route 1, sur le cours de la Skjálfandafljót, cette cataracte est une étape naturelle pour les nombreux cars touristiques. Divisée en plusieurs rameaux se déversant dans un cirque de roche basaltique, elle impressionne moins par ses dimensions (12 m de hauteur sur 30 m de largeur) que par sa puissance et sa beauté. La « chute des dieux » fut ainsi nommée vers l’an 1000 après la décision des Islandais d’abandonner leurs cultes païens au profit du christianisme, lors d’une réunion de l’Alþing. De retour de l’assemblée, un chef local ( le Godi de la ferme de Ljósavatn) décida de jeter dans les chutes les idoles païennes (Óðin, Þórr…).
jour 6 (27 juin) : Fossholl – Sauðárkrókur
Le Soleil brille ce matin ! Avant de partir de l’h’otel nous refaisons rapidement un petit tour à la chute. Bien nous en pris puisque un arc-en-ciel se forme dans les embruns au-dessus de la cascade. Très photogénique.

Les bagages rangés dans la voiture nous prenons le direction d’Akureyri. Comme la météo est clémente nous ne prenons pas le tunnel juste avant la ville mais prenons la route 832 (Vaðlaheiðarvegur). C’est un ancien col qui traverse la montagne Vaðlaheiði. Maintenant elle n’est plus tellement empruntée. Sur les cartes cette route, certes en assez mauvais état, n’est pas indiquée comme F pour « Fjall » (“montagne”) qui sont réservées au véhicule 4×4. Et pourtant, au début de la route il y a un panneau qui indique qu’il faut un véhicule 4×4 pour l’emprunter. J’ai trouvé ça étrange …

Mais presque à mi-chemin du col j’ai compris pourquoi ce panneau avait été mis. Il y a un petit gué à passé. Le pont qui enjambe le torrent est inutilisable ! Le gué franchit nous continuons la montée en nous arrêtant tous les deux virages, tellement la vue est superbe.
Dès le col franchit, l’Eyjafjörður et la ville d’Akureyri se laissent apercevoir. En premier plan l’herbe bien verte donne un constraste incoryable avec le bleu du fjörd et le brun des montagnes en face. On ne se lasse pas de cette vue. C’est vrai que nous avons été pas mal frustré ces derniers jours avec la météo qui ne nous a pas gâtés …
Nous ne nous arrêtons qu’un petit moment à Akureyri. Juste le temps d’aller voir l’église qui trône au centre ville et nous repartons en direction du Nord. Plutôt que d’empriunter la route circulaire nous allons faire le tour de la Péninsule de Tröllaskagi (“La « péninsule des Trolls”) en passant par Dalvík, Ólafsfjörður et Siglufjörður. Juste après avoir commencé à rouler sur la 82, nous nous arrêtons déjà à Möðruvellir où se trouve une belle église du 19ème.
Jusqu’à Dalvík nous ferons de nombreux petits arrêts pour faire des photos. Le ciel presque bleu, le fjörd, les montagnes de chaque côté, l’herbe avec de nombreuses nuances de vert et quelques lupins nous donnent vraiment envie de faire des pauses.
A Dalvík, sur le port, nous profitons d’un endroit calme de pique-niquer puis repartons vers le nord (en faisant toutefois un petit crochet pour aller voir l’église bleue et blanc).
Avant d’arriver à Ólafsfjörður il nous faut traverser le tunnel de Múlagöng (4 km). Il est à sens unique mais heureusement y a régulièrement des endroits où l’on peut s’arrêter pour laisser passer les autres voitures. C’est un peu effrayant. La priorité est donnée aux véhicules qui roulent vers le sud !
Les deux tunnels (6,9 km et 3,6 km) qui relient depuis 2010 Ólafsfjörður à Siglufjörður, via Héðinsfjörður, ont ramené le trajet à 15 km alors qu’avant il fallait emprunter la route 82 (61 km). Il est toutefois toujours possible d’emprunter la route 82, qui traverse de beaux paysages. La distance s’élevait même à 232 km (via Hofsós) lorsque celle-ci était fermée en hiver ! L’effort financier (plus de 80 millions d’euros) consenti pour rompre l’isolement de deux bourgades de 1200 et 800 habitants donne la mesure des moyens budgétaires dont disposait le pays avant la crise économique, mais le projet a été taxé de clientélisme par certains. Quoi qu’il en soit, les tunnels ont permis de désenclaver Héðinsfjörður, un splendide fjord inhabité depuis les années 1950 (en raison des risques d’avalanche).
A Siglufjörður nous faisons un arrêt plus long. Nous nous promenons un moment sur le port. Siglufjörður a longtemps considéré comme un des villages les plus peuplés et prospères d’Islande. Il comptait jusqu’à 3000 habitants en 1950. D’abord spécialisé au début du XXème siècle dans la pêche au requin, le village a vécu ensuite de la pêche au hareng et était d’ailleurs considéré comme la “capitale du hareng”. Mais tout ça s’est arrêté à la fin des années 1960. Pour moi ce village fait aussi référence aux romans de Ragnar Jónasson, les enquêtes de Siglufjörður (Snjór, Nátt, Sótt, Vík, Mörk et Sigló), 6 livres dans lesquels le jeune policier Ari Thór doit venir de Reykjavík pour enquêter à Siglufjörður (en hiver bien entendu quand le village est souvent isolé du reste du pays à cause des avalanches !).
Il est un petit peu plus de 14h30 quand nous quittons la village. Maintenant nous prenons la direction de Glaumbær (sorte d'”éco-musée”) qui se trouve tout près de notre hébergement pour ce soir. Le GPS de la voiture nous dit qu’il faut 1h30 pour y arriver. Entretemps nous voulons encore nous arrêter à Hofsós pour visiter une des plus vieilles églises du pays. Le timing est un peu serré (parce que Glaumbær ferme à 17h) mais ça devrait être réalisable.
A Hófsós nous avions repéré que sur la plage il y avait des colonnes de basalte. Nous nous arrêtons pour les voir, mais franchement cela n’en vaut pas la peine. Nous reprenons directement la voiture et, quelques minutes plus tard, nous arrivons à Grafarkirkja une vieille église au toit de tourbe (une des 6 qui subsistent encore à travers le pays !)
Finalement à 16h30 nous parquons la voiture à Glaumbær. Le timing est parfait. Nous avons une bonne demi-heure pour faire la visite. Ici, contrairement à la visite que nous avions faite près de Vopnafjörður, nous recevons un petit dépliant avec de très nombreuses informations sur chaque “pièce” visitée. Très intéressant !! Je recommande vivement cette visite …
Sous petite pluie fine nous quittons le musée et rejoignons notre guesthouse.
Enfin une journée presque ensoleillée de bout en bout. Cela fait du bien après plusieurs jours maussades …
toutes les photos ici
Perspectives météorologiques
Vent du sud ou variable, 3 à 10 m/s et averses par endroits, principalement l’après-midi. Vent d’est cette nuit et début de pluie dans le sud-est. Températures entre 8 et 16 °C, plus fraîches dans les fjords de l’ouest.
Vent du nord et du nord-est, 5 à 13 km/h demain. Pluie dans l’est, précipitations plus faibles ailleurs, mais averses l’après-midi. Vent faible et précipitations en diminution en soirée. Températures de 7 à 17 °C, plus chaudes dans le sud-ouest.
Prévisions météorologiques pour les prochains jours
Samedi : Nord 5-13 m/s, plus fort dans les fjords occidentaux, et bruine ou pluie par moments, surtout à l’est. Vent plus faible dans le sud et possibilité d’averses l’après-midi. Températures de 8 à 16 °C, plus douces dans le sud-ouest.
Dimanche et lundi : Vent du nord ou variable de 3 à 8 m/s, nuageux et quelques précipitations, mais principalement sec dans le nord. Températures de 7 à 14 °C, plus douces dans le sud-est.
Mardi : Vent faible du nord, partiellement nuageux et quelques averses, surtout dans le sud. Températures similaires.
Mercredi et jeudi : Vent faible du sud-ouest et quelques précipitations dans la plupart des régions. Températures comprises entre 8 et 14 °C.









État des routes

en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …
La ferme de Laufás comprend cinq corps de bâtiment reliés par un couloir intérieur. Ses façades alignées en bois peint et son toit de tourbe, voisinant avec une petite église à clocher, dessinent une composition bucolique. De tous côtés se dressent des cimes enneigées. Si le site apparaît dans les chroniques du début de la colonisation viking (870-930), l’édifice actuel est une construction de 1853-1882 rénovée, qui conserve des poutres du 16e s. (dans la chambre de la mariée). Il constitue l’un des spécimens les plus remarquables de ferme à pignon d’Islande. Comme à Glaumbær, la pièce à gauche en entrant était destinée aux visiteurs. Lumineuse et confortable, elle est meublée d’époque (19e s.). Dans les pièces de droite, on stockait les vivres et l’on nettoyait le duvet d’eider ramassé dans les environs.Par un couloir sombre et pavé, percé de rares rais de lumière, on s’enfonce ensuite au cœur de la ferme, avec l’impression de parcourir les venelles d’un étrange village. En face de la chambre de la mariée, où trônent une robe noire et une selle d’amazone, la cuisine était comme toujours l’endroit le plus chaud, au centre de la vie de la ferme. Passés le cellier et la salle de tissage, les pièces du fond (salle à manger, cuisine et chambre à l’étage) s’honorent par contraste d’un confort presque bourgeois. C’est là que vivait le vicaire, jusqu’en 1936. La ferme comprenait également une forge. Avant de partir, jetez un œil à la petite église blanche.
Akureyri: « Capitale du nord » située au fond du fjord Eyjafjörður. La ville compte un peu plus de 19000 habitants. Akureyri est la petite grande ville d’Islande. Il est suffisamment grand pour offrir une riche sélection de divertissements, d’art et de culture, mais suffisamment petit pour être très personnel et proche de la nature. Il est facile d’être fasciné par Akureyri avec ses maisons en bois peintes de couleurs vives, ses bars chaleureux et ses rues escarpées qui descendent des collines jusqu’au centre-ville convivial. Même les feux de circulation sont mignons, avec des feux stop en forme de cœurs rouges. Le nom Akureyri veut dire « pointe des champs d’orge », indiquant que les terres étaient cultivées dès le départ. Un florissant commerce local se développe au XVIe siècle, juste avant l’instauration du monopole danois en 1602. Déjà en 1562, des anciens documents parlent d’un comptoir d’exportation. Cependant, ce n’est qu’en 1760 que des commerçants s’établirent de façon permanente dans la ville. Jusqu’alors, la population habitait dans des fermes de la campagne environnante. Le commerce resta très longtemps aux mains de commerçants danois. Durant leur longue présence à Akureyri, ceux-ci ont beaucoup influencé la vie locale. L’architecture de la ville en témoigne encore aujourd’hui. Initialement, les maisons étaient regroupées dans l’ancien centre-ville, Búdargil. Mais, vers le milieu du XIXe siècle, quelques nouveaux bâtiments furent construits sur la péninsule d’Oddeyri, suite à l’installation de la compagnie de commerce Grána. Plus tard, la ville se développa autour d’Oddeyri.
- Église luithérienne (Akureyrarkirkja) : Symbole de la ville, cette église luthérienne de l’architecte Gudjon Samuelsson, se dresse majestueusement sur la petite colline du centre-ville. Elle a été achevée en 1940. À l’intérieur, vous pourrez apprécier un style tout en sobriété, qui contraste avec la beauté des vitraux colorés. En sortant, admirez la vue sur la ville (depuis le haut des marches).
- Grófargil: C’est le quartier central avec la rue Kaupvangsstræti et la section piétonnière de la rue Hafnarstræti, autour desquelles sont concentrés la plupart des galeries, restaurants et boutiques. Dans sa partie piétonnière,Hafnarstræti est de loin l’endroit le plus animé de la ville, particulièrement le week-end. Glerárgata/Drottningarbraut, la grande avenue qui longe le fjord, n’est qu’à deux pas de Hafnarstræti. Au bord de l’eau se dresse Hof (Maison de la Culture), le phare événementiel et culturel de la capitale du nord. L’architecture réussie du « Harpa local » s’inspire de la nature islandaise avec sa façade de colonnes basaltiques. C’est un point de vue idéal pour contempler les nuées de mouettes autour des bateaux de pêche. De là, on peut pousser jusqu’au port où la pêche au hareng et à la morue s’est développée sous l’impulsion de Norvégiens. Aujourd’hui encore, Akureyri possède deux des cinq principales compagnies de pêche du pays.
Péninsule de Tröllaskagi : La « péninsule des Trolls », la plus grande de la côte nord, offre une alternative à la route circulaire, surtout depuis que des tunnels permettent d’en parcourir entièrement le littoral. Ses ports de pêche ont le charme de l’urbanisme du Grand Nord. Certains, jadis prospères avant de connaître l’abandon, tentent de renaître courageusement. Ainsi, l’attachant et photogénique Hjalteyri où un centre dédié à l’art contemporain – Verksmidjan Hjalteyri – s’est installé dans une ancienne usine de poissons. Les montagnes et les fjords alentour se révèlent, eux, propices aux randonnées, aux sorties en kayak, à la pêche et à l’observation des oiseaux. Plus loin, à Hauganes, le petit port s’anime en été autour du sympathique restaurant Baccalá Bar et son immanquable drakkar. Du quai, des bateaux convoient les touristes vers les sites d’observation de baleines, activité que l’on retrouve aussi à Árskógssandur, 5 km plus au nord, enrichie par la présence de la toute première brasserie artisanale, Kaldi, qui depuis 2006 propose sa production à travers le pays.
Möðruvellir : La principale agglomération historique de la vallée est Möðruvellir à son extrémité nord-est, qui abritait un monastère augustin fondé en 1296 et l’une des premières écoles secondaires académiques d’Islande, fondée en 1880. l’école a déménagé à Akureyri après un incendie en 1902 et est aujourd’hui le Collège d’Akureyri. On y trouve une église construite entre 1865 et 1867 et une station de recherche agricole. Möðruvellir est le lieu de naissance de Jón Sveinsson et de Hannes Hafstein, ainsi que de Valtýr Stefánsson (1893-1963), rédacteur en chef du Morgunblaðið.
Dalvík est le choix idéal pour ceux qui souhaitent vivre une expérience de première main avec la nature. Dalvík est situé dans le paradis naturel qu’est la péninsule de Tröllaskagi et bénéficie d’un accès privilégié à l’océan. Il existe de nombreux chemins de randonnée dans et autour de Dalvík et chacun peut trouver des chemins adaptés à ses capacités. Le port de Dalvík est un grand port de pêche et de commerce ; le ferry Sæfari, qui part de Dalvík, dessert l’île de Grímsey, la communauté la plus septentrionale d’Islande, qui se trouve sur le cercle polaire arctique.
Ólafsfjörður est une ville du nord-est de l’Islande située à l’embouchure du fjord Eyjafjörður. La ville est reliée à Dalvík sur Eyjafjörður par le tunnel Múli à une voie de 3,5 km (le Múlagöng) et à Siglufjörður par les tunnels Héðinsfjörður de 11 km ouverts en 2010.5 km (Múlagöng) et à Siglufjörður par les tunnels Héðinsfjörður (11 km), inaugurés en 2010. Les eaux calmes du lac Ólafsfjörður reflètent souvent la ville d’Ólafsfjörður, ses montagnes environnantes et le ciel au-dessus. De temps en temps, une truite fait surface, rappelant ce qui est en haut et ce qui est en bas dans cette mystérieuse retraite de montagne. Le lac a une longue réputation de mystère, notamment parce qu’on y pêche des poissons d’eau douce et d’eau salée.
Héðinsfjörður : Les deux tunnels (6,9 km et 3,6 km) qui relient depuis 2010 Ólafsfjörður à Siglufjörður, via Héðinsfjörður, ont ramené le trajet à 15 km. Les voyageurs gardent la possibilité d’emprunter la route 82 (61 km), qui traverse de beaux paysages. La distance s’élevait même à 232 km (via Hofsós) lorsque celle-ci était fermée en hiver ! L’effort financier (plus de 80 millions d’euros) consenti pour rompre l’isolement de deux bourgades de 1200 et 800 habitants donne la mesure des moyens budgétaires dont disposait le pays avant la crise économique, mais le projet a été taxé de clientélisme par certains. Quoi qu’il en soit, les tunnels ont permis de désenclaver Héðinsfjörður, un splendide fjord inhabité depuis les années 1950 (en raison des risques d’avalanche), qui est un but de randonnée et un site de pêche ou d’observation des oiseaux.
La route 82 : Une route que plus personne ou presque ne prend depuis la création des tunnels tout au nord de la péninsule. C’est pourtant une superbe promenade parmi les vallées et montagnes, avec une incroyable maison noire au toit en herbe à mi-chemin. Il s’agit de la ferme Deplar, un complexe ultra-luxueux réservé aux clients très fortunés. Seul inconvénient de ce chemin de traverse : il esquive Siglufjörður, le village le plus charmant de la péninsule.
Siglufjörður : Lové au fond d’un fjord, ce joli et très attachant port de pêche a connu son âge d’or au cours de la première moitié du 20e s., lors de la « ruée vers le hareng ». La production locale représentait alors jusqu’à 20 % de la valeur totale des exportations islandaises. Dans les années 1950, la population de Siglufjörður atteignit 3000 habitants et, en 1967, un premier tunnel permit enfin de la désenclaver. Jusqu’à cette date, l’unique accès était une piste impraticable l’hiver. Mais dès l’année suivante, son développement fut stoppé net par la fin de l’industrie du hareng. Aujourd’hui, la ville la plus septentrionale d’Islande, décor préféré de l’auteur de polars Ragnar Jónasson, fait du tourisme une priorité. En témoignent notamment la restauration de ses vieilles maisons ainsi qu’un projet hôtelier. Sa fusion avec Ólafsfjörður, en 2006, pour former la municipalité de Fjallabyggð, et surtout l’ouverture de nouveaux tunnels qui l’ont totalement désenclavée lui ouvre de nouvelles perspectives. De fait, son superbe musée, son port coloré, ses festivals et ses sentiers de randonnée constituent de sérieux atouts pour le tourisme estival. En hiver, le ski et l’observation des aurores boréales offrent d’autres opportunités… quand la ville n’est pas sous la menace d’une avalanche.
- Musée de l’Épopée du hareng (SÍLDARMINJASAFN ÍSLANDS) (www.sild.is): Trois grosses bâtisses en bord de fjord abritent le plus grand musée maritime du pays, dont les installations remarquables font revivre toute une page d’histoire quand Siglufjörður, qui a compté jusqu’à neuf fabriques, était la capitale islandaise de l’industrie du hareng. Le port, tel qu’il apparaissait dans les années 1930-1950, a été reconstitué dans un vaste hangar à bateaux. Dès l’entrée, un décor de vieille épicerie pour pêcheurs avec des étagères de boîtes de conserve donne le ton. Le visiteur est bientôt happé par la vision des neuf barques et bateaux en suspension sur un vaste filet, comme flottant sur l’eau, dans une semi-pénombre. Ils ont été installés sur place avant la construction de l’édifice. Du fond du musée, où sont projetés de vieux documentaires épiques en noir et blanc, parvient une mélodie d’accordéon et de chants de marins, mêlée de cris de mouettes. On parcourt les pontons de bois bordés de cabanes et jonchés de tonneaux, de caisses, de saloirs, de lampes à huile et de voiles. Du matériel d’époque (hameçons, filets, cirés en cuir, toile ou plastique) s’entasse dans les ateliers et les bureaux. Le clou de la visite est la montée sur le Týr SK 33, un 38 tonnes de 1946, désarmé en 1988. Du poste de pilotage à la salle des cartes, et des cabines, où les hommes cuisinaient, au pont entrecoupé de cloisons de bois pour stocker le poisson, l’impression est saisissante.
- Un poisson argent qui vaut de l’or : Apparue à la fin du 19e s., sous l’impulsion des Norvégiens, l’industrie du hareng a joué un rôle majeur dans le développement de l’Islande, qui traversa en toute prospérité les années 1930 alors que le reste du monde sombrait dans la crise. C’est aussi grâce à l’autonomie économique qu’elle lui assurait que le pays put obtenir son indépendance du Danemark, en 1944. Le déclin de l’activité s’est précipité dans les années 1960 à cause de la raréfaction du hareng dans les eaux islandaises. Riche en protéines, ce poisson était consommé salé ou utilisé comme nourriture animale. On en tirait aussi de l’huile utilisée dans la chimie ou la fabrication de savon. La transformation du capelan, qui a supplanté le hareng, reste l’une des principales industries de Siglufjörður. Une manne, mais la surpêche pose question…
- Tout aussi impressionnant, l’édifice du Grána est une reproduction de la fabrique du même nom, qui a fonctionné de 1919 à 1950. Presses, bouilleurs, décanteurs, séchoirs, ventilateurs, moulins, les énormes machines ont été récupérées dans les fabriques à l’abandon d’Ingólfsfjörður et Hjalteyri. Rien n’y manque, même pas les pointeuses !
- La grosse bâtisse en bois rouge qui porte le nom de Róaldsbrakki est le seul édifice original du musée (1907). Au rez-de-chaussée sont entreposés tonneaux et saloirs, tandis qu’à l’étage, de vieilles photographies émouvantes montrent les hommes et les femmes à leur travail ou au bal. Durant l’âge d’or de l’industrie du hareng, des milliers de pêcheurs de toutes nationalités faisaient escale à Siglufjörður, où régnait une effervescence digne du Klondike. L’endroit vaut aussi pour les bureaux, les dortoirs et les cuisines, où classeurs, machines à écrire, valises, vêtements et vaisselle semblent avoir été laissés là par leurs propriétaires. On s’attend à tout moment à les voir surgir, de retour du travail.
- Les émigrants islandais, dans les pas d’Erik le rouge : On évalue entre 16000 et 20000 le nombre d’Islandais ayant émigré en Amérique du Nord de 1870 à 1914, soit 20 à 25 % de la population de l’époque. Majoritairement composée de fermiers, celle-ci avait été soumise à une série d’hivers particulièrement rudes, aggravée par l’éruption de l’Askja (1875) qui couvrit de cendres toxiques le nord et l’est du pays, provoquant une chute des récoltes. Les terres fertiles étaient insuffisantes en Islande, et malgré les débuts de l’urbanisation, rendue possible par le développement de la pêche, l’exode rural restait très limité. Pour s’établir en bord de mer, la loi exigeait en effet de posséder une maison, un potager et une « prairie pour une vache et six moutons ». Des conditions impossibles à réunir pour la plupart. De nombreux fermiers se convertirent à la pêche ou décidèrent de partir pour le Nouveau Monde, sans espoir de retour.
Hófsós: Visitez le musée des émigrants, Vesturfarasetrið. Il retrace l’histoire des 16000 à 20000 Islandais (soit 20 à 25% de la population de l‘époque!) qui émigrèrent vers l’Amérique du Nord − notamment depuis le port d’Hofsós − entre 1870 et 1910 alors que la situation économique était très difficile en Islande suite à l’éruption du volcan Askja. L‘une des missions de ce musée est également d‘aider les descendants d‘Islandais vivant aujourd‘hui en Amérique du Nord à retracer leur généalogie.
- Staðarbjargavík : colonnes de basalte à Hófsós.
- Grafarkirkja est une petite chapelle construite par Gísli Þorláksson, évêque de Hólar, à la fin du XVIIe siècle. On pense que l’église est l’œuvre d’un célèbre sculpteur sur bois de l’époque, Guðmundur Guðmundsson, dont les sculptures baroques sont visibles sur l’autel et les planches de rive. L’église est fermée aux visiteurs. Grafarkirkja est une petite chapelle construite par Gísli Þorláksson, évêque de Hólar, à la fin du 17e siècle. L’église serait l’œuvre d’un célèbre sculpteur sur bois de l’époque, Guðmundur Guðmundsson, dont les sculptures baroques sont visibles sur l’autel et les planches de rive. L’église a été déconsacrée en 1765. Le Musée national d’Islande l’a entièrement reconstruite dans sa forme originale en 1953. Le cimetière est circulaire, une forme ancienne. Les bâtiments de la ferme de Gröf se trouvaient autrefois sur une colline au nord de l’église. L’église a été construite en 1884 et fut la dernière église en gazon construite dans l’ancien style. Elle est l’une des six églises encore debout, qui sont préservées en tant que monuments historiques. L’église est entretenue par le Musée national mais sert également d’église paroissiale. L’église a été construite par le charpentier Páll Pálsson. La serrure et les charnières de la porte de l’église ont été fabriquées par Þorsteinn Gissurarson, appelé “outil”, qui était un forgeron réputé. Le bac à eau qu’il utilisait pour refroidir le fer chaud est visible au sud du cimetière.
- Hólar est un des sites historiques les plus importants d’Islande. ll fut en effet évêché, catholique puis luthérien, de 1106 à 1801. Aujourd’hui, le petit village compte plus d’une centaine d’habitants et c’est surtout un lieu d’études très important pour les Islandais. Vous pourrez en effet constater qu’on y trouve une université spécialisée dans les filières de l’aquaculture, une pour l’étude équine et une sur le tourisme rural. Le monument le plus intéressant et reconnaissable du village est sa cathédrale ! Impossible de la manquer. Le village était en effet le siège de l’évêché de 1106 à 1801 et par conséquent un centre économique, universitaire (l’université a fermé en 1882) et administratif important. Cela explique la présence de cette grande et belle cathédrale dans un hameau aussi petit. La première église a été construite à cet emplacement en 1050. Cependant, l’édifice actuel, en grès rouge, a été construit entre 1750 et 1763.
- Temple d’Ásheimur : Le temple d’Ásheimur, situé dans le nord de l’Islande, témoigne de la résurgence des anciens paganismes nordique et germanique et de l’esprit durable d’Ásatrúarfélagið, l’association païenne islandaise. Premier temple païen consacré du pays, le temple Ásheimur est devenu un lieu sacré pour la communauté païenne locale et un symbole de préservation culturelle. Examinons de plus près l’histoire fascinante du temple d’Ásheimur, sa construction et le rôle qu’il joue dans la promotion des croyances et des pratiques d’Ásatrúarfélagið et d’autres païens contemporains. Niché dans la pittoresque vallée de Hjaltadalur, en Islande, le temple d’Ásheimur se trouve sur les terres d’Efri Ás, une ferme islandaise ordinaire qui élève des vaches laitières et des moutons. Le visionnaire de ce sanctuaire extraordinaire est Árni Sverrisson, le fermier d’Efri Ás, qui est également un prêtre païen dévoué. Árni, avec sa femme, sa famille et ses amis, a entrepris un voyage remarquable pour construire un temple païen traditionnel appelé Ásheimur. La construction du temple d’Ásheimur a commencé en 2010, alimentée par le dévouement inébranlable d’Árni à ressusciter les anciennes traditions et croyances de ses ancêtres nordiques. Grâce à d’innombrables heures de travail et à une détermination sans faille, le temple a pris forme et s’est transformé en une structure de 80 mètres carrés en 2014. Conçu pour imiter l’essence des temples païens de l’époque des Vikings, Ásheimur se compose de murs en pierre et en gazon, d’une solide charpente en bois et d’un captivant toit recouvert de gazon. La construction du temple a été un processus à forte intensité de main-d’œuvre qui a impliqué l’utilisation de techniques de construction traditionnelles. Les murs en pierre et en gazon ont été construits selon des méthodes utilisées en Islande depuis des siècles, tandis que la charpente en bois a été construite selon des techniques traditionnelles de travail du bois. Le toit recouvert de gazon a été construit selon une méthode appelée “turfing”, qui consiste à poser une couche de gazon sur une structure en bois. Le temple d’Ásheimur est un lieu de culte et de rassemblement pour les membres d’Ásatrúarfélagið, l’association païenne islandaise. Les païens locaux, ainsi que les personnes qui s’intéressent de près à l’Ásatrú, se retrouvent fréquemment dans les murs sacrés du temple pour participer à des rituels, des cérémonies et des discussions. Ces réunions ne sont pas seulement l’occasion d’un rapprochement spirituel, elles favorisent également un sentiment d’appartenance à la communauté, renforçant ainsi l’importance culturelle et historique de l’Ásatrú en Islande. Fondée en 1972, Ásatrúarfélagið joue un rôle essentiel dans la préservation et la promotion d’Ásatrú, l’ancienne foi païenne du peuple nordique.
- Viðvíkurkirkja
Sauðárkrókur se trouve sur la rive sud-ouest du fjord de Skagafjörður. Sauðárkrókur est le plus grand centre de population de Skagafjörður et dessert la municipalité locale. La vieille ville est très charmante – vous y trouverez des musées, des expositions interactives, des restaurants spécialisés dans la cuisine locale, une boulangerie réputée, ainsi qu’un certain nombre de petits détaillants et de possibilités d’hébergement. Sauðárkrókur combine une activité de pêche florissante avec la transformation des produits de la vaste zone agricole qui l’entoure et un système de services très efficace. À l’est de Sauðárkrókur s’étend Borgarsandur, une longue plage de sable noir de près de quatre kilomètres de long, et juste au sud, sur les rives du lac Áshildarholtsvatn, des panneaux d’information donnent des détails sur la grande variété d’oiseaux qui fréquentent la région.
Reynistaðarkirkja
Glaumbaer : Construite en 1878 et surmontée d’un grenier, la chambre des visiteurs (à gauche en entrant) conserve un très beau mobilier d’époque. Des photographies des pasteurs qui ont occupé les lieux (1880-1950) ornent ses murs peints en bleu. La chambre d’en face fut occupée par le célèbre poète Jónas Hallgrímsson (1841). Un sombre couloir, long de 22 m, dessert les autres pièces, à commencer par la plus ancienne, la cuisine (v. 1760). Remarquez le tas de crottes de mouton séchées, utilisées autrefois comme combustible (elles offraient l’avantage d’être inodores). La salle d’en face, plus petite, était dédiée à la confection du skyr. Les deux suivantes, où la température était plus basse, faisaient office de garde-manger. Puis, côté droit, une chambre à coucher, qui servait également de salle de classe, contient divers objets du 18e s. L’ancienne entrée se trouve dans la pièce en face, où la présence de vaches réchauffait occasionnellement les lieux. Au fond de la ferme, les appartements du pasteur (badstofa) et de sa famille présentent un confort indéniable. On apprend au passage que le couple faisait chambre à part.À l’époque des fermiers, une vingtaine de personnes occupaient les lieux, dormant, mangeant et travaillant à même les lits. Durant les longues soirées d’hiver, tandis que les femmes s’adonnaient au filage et à la couture, et les hommes au cardage de la laine et au tressage de cordes en crin de cheval, un membre du clan (parfois un conteur professionnel de passage) se dévouait pour conter des sagas ou réciter des poèmes. Les autres pièces en façade, aux entrées indépendantes, abritent des entrepôts, ainsi qu’une forge. Les deux demeures en bois à côté de la ferme offrent un parfait exemple de l’architecture qui a succédé à celle des fermes en tourbe à la fin du 19e s.


Emblématique de l’architecture traditionnelle des fermes à toit de tourbe, elle est l’un des plus beaux exemples du genre. Bâtie aux XVIII° et XIX° siècles, c’est aussi l’une des plus célèbres d’Islande. En arrivant, on a l’impression d’un talus dans lequel s’ouvrent de petites fenêtres. Des vestiges d’une habitation du X° siècle ont aussi été mis au jour sur le site.
Les bâtiments de cette ferme datent de périodes légèrement différentes, du XVIII° et XIX° siècles, mais ils sont tous construits dans le style de la construction en tourbe (gazon) qui était répandue dans les régions rurales.
Ils se composent de fines planches de bois (toutes importées !) séparées les unes des autres par d’épais murs de tourbe, le toit étant formé d’épaisses couches du même matériau. L’herbe islandaise est très dense, ce qui fait du gazon un solide et résistant tissu de racines et de terre. Un bâtiment en tourbe, dans les régions à pluies modérées, peut durer un siècle.
Comme il est difficile de faire de grandes constructions en tourbe, les anciennes fermes islandaises étaient des ensembles de petits bâtiments séparés dont les plus fréquemment utilisés étaient reliés par un couloir central; les ateliers n’étant toutefois accessibles que par l’extérieur.
1 – entrée – couloir : Le couloir de Glaumbær est extraordinairement long (22 m) et donne accès aux neuf des treize « maisons » de la ferme. Dans le couloir, deux portes intermédiaires complétaient la porte d’entrée afin d’empêcher le froid d’entrer dans les pièces de vie.
2 – chambre d’amis : (la chambre bleue) Cette pièce a été construite en 1841. Le poète Jonas Hallgrimsson y a séjourné en août de la même année. Il est l’un des poètes islandais les plus appréciés et plusieurs vers de l’un des plus célèbres de ses poèmes d’amour sont brodés sur les rideaux du lit de cette pièce. Le coffre vert face de la porte fût importé au XIXe siècle mais le coffre à tiroirs ainsi que le bureau furent fabriqués localement grâce a du bois flotté. Les étagères ont été faites à partir de vieux renforts de sommiers et la « roue » sculptée à partir d’un ancien rouet. La couronne mortuaire a été importée d’Allemagne en 1926. L’arbre de Noël a été fabriqué en 1940 par un fermier local. Sur le bureau se trouvent une bouilloire a café et son pot. Afin de conserver le café chaud, les gens plaçaient un morceau de charbon chaud sous le pot de la bouilloire. Sur le lit se trouve un dentellier ainsi que deux pans de lits ciselés datant de 1772.
3 – cuisine : C’est la partie la plus ancienne de Glaumbær. Cette pièce date du XVIIIe siècle, et l’âtre de 1837. Elle a été utilisée continuellement jusqu’en 1910 environ. Des repas pour 10 à 20 personnes y étaient préparés. Les viandes étaient également suspendues au plafond pour être fumées (« hangikjöt »). Le combustible ordinaire était la tourbe ou la crotte de mouton séchée (inodore), dont un tas est present contre le mur à droite. L’utilisation de ces combustibles illustre bien l’utilisation de tous les matériaux disponibles. Ces cuisines perduraient dans le temps car l’incrustation de la suie dans le bois, combinée avec l’air sec et la ventilation, servaient de protection.
4 – garde-manger principal : Ici la nourriture était collectée et partagée par la maîtresse de maison. L’une des nombreuses conséquences d’un commerce extérieur peu développé était la nécessité de produire la vaisselle à partir du bois : remarquez les seaux à « skyr » et les plats à beurre le long des murs.
5 – chambre du pot : Cette chambre était utilisée comme chambre et comme salle de classe.Elle tirerait son nom de l’histoire suivante : Des garçons turbulents auraient couru et chahuté dans le couloir et une habitante de la maison, femme de mauvais caractère, très en colère, aurait versé le contenu de son pot de chambre sur eux !
6 à 8 – Baðstofa : La Baðstofa d’une ferme islandaise était en réalité la salle de séjour. Ici, le fermier, sa famille et les domestiques prenaient leur repas, travaillaient et dormaient. La Baðstofa de Glaumbær, construite vers 1876, comprend 11 lits. Comme deux personnes partageaient souvent un lit (pratique pour se réchauffer !), cette Baðstofa pouvait abriter une vingtaine de personnes. Chaque personne travaillait et mangeait assise sur son propre lit. Sur une étagère au-dessus du lit, elle avait son propre « askur », assiette ou bol cylindrique en bois à couvercle, souvent à structures compliquées. C’est dans cet askur que la nourriture était apportée du garde-manger. Les femmes étaient réparties du côté de la fenêtre car leur travail, filage et couture, exigeait la meilleure lumière. Les hommes cardaient la laine ou faisaient des cordes avec des poils de cheval. Durant les longues soirées d’hiver, comme les personnes s’aquittaittent de leurs travaux à la lueur de petites lampes à huile, un membre de la famille les distrayaient en lisant les sagas ou récitant des poèmes.
A l’heure du coucher, les habitants, encore partiellement habillés, tiraient sur eux des couvertures de laine et des édredons confectionnes par eux-mêmes et les coinçaient grâce aux « rúmfjöl » (planches de lit). Le jour, elle demeurait contre le mur sur le lit et la nuit elle maintenait la literie. Lorsque le « rúmfjöl » est mis en place, la prière gravée dessus est murmurée. « Veille sur moi avec ta bénédiction éternelle. Que les Anges de Dieu s’assoient en cercle au-dessus de mon lit ».
Dans un logement aussi encombre et limite, une friction entre les gens pouvait généralement être évitée par des règles de bonne conduite basées sur le respect de la vie privée de chacun : ce que l’on gardait sous son oreiller était à l’abri de tout furetage, comme dans un coffre-fort.
La baðstofa n’était pas chauffée. Ceci était possible grâce aux excellentes propriétés isolantes de la tourbe islandaise qui conserve la chaleur générée, mais aussi parce que chacun était vêtu de laine. Il n’était donc pas nécessaire de chauffer la pièce. La baðstofa était divisée en trois sections. La section Nord (n°6) comprend deux lits ainsi qu’un lit superpose pour les enfants. Dans la section centrale, faites attention à l’instrument de musique : un authentique « langspil » islandais (appartenant à la famille des violons) ainsi que les différents équipements pour la fabrication de laine : rouets, peignes a cardes, etc. Les vêtements en laine sont exportes depuis plusieurs siècles et cette industrie domestique est le travail principal des femmes dans les fermes durant les longs hivers. Le fermier et sa femme dormaient dans la chambre direction Sud (n° 8).
9- la “porte sud” : Par cette porte, on apportait l’eau et on sortait les cendres. C’était également une sortie d’urgence en cas d’incendie dans la partie avant de la ferme. On remarque les meules pour broyer les grains et les colliers d’os pour attacher les vaches.
10 – le long garde-manger : C’est le bâtiment Je plus ancien de la ferme, identique depuis le XVIIème siècle. Les barils dans cette pièce contenaient le « slatur » (boudins, viande de tête de mouton pressées, petit lait tourné, etc.) et le « skyr » (fromage blanc maigre et épais) tourné. Dans cette pièce la température était toujours fraîche.
11- la laiterie : Le lait frais était versé dans des auges. Au bout de 36 heures, la crème était séparée et l’on faisait couler le lait écrémé du dessous de la crème. Après barattage, la crème donnait le beurre et avec une partie du lait écrémé, on préparait le « skyr ». Les auges étaientz nettoyées à l’aide de brosses en cirns de cheval.
12 – chambre d’amis : Ce bâtiment et le grenier au-dessus datent de 1879 et ont remplacé la pièce de l’autre côté du couloir (n° 2) comme chambre d’amis principale. Les portraits sur les murs représentent d’éminentes personnalités de Skagarfjörður des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
13 et 14 – remises : Entrepôts pour outils extérieurs. Des outils agricoles se trouvent le long du mur de l’entrepôt Nord. Parmi eux se trouvent des pelles coupantes et des haches, des scies à bois, des épandeurs de crottin en bois ainsi que des cordes. Sur les étagères du dessus sur le mur de gauche se trouvent des bâts, des coffrets en bois à lamelles ou des paniers utilisés pour transporter le fumier et le crottin. Certains ont des fonds articulés afin de libérer son contenu en selle. Egalement, un fourreau à faux utilisé pour faucher les zones humides. L’herbe était tondue et ratissée simultanément. Contre le mur du fond, il y a un grand coffre à grains avec un bât dessus. Accroché au plafond, de gauche a droite, il y a une faux, un râteau et un ramasse-foin.
Contre le mur de droite de l’entrepôt Sud se trouve un moulin à crottin maintenant hors d’usage. Ce moulin servait à broyer le crottin avant de l’étaler dans les champs. Les deux tonneaux servaient à conserver la viande fumée (salée). Sur le tonneau de droite, il y a une auge à crottin qui servait à répartir le crottin dans les champs à la main. Au plafond, il y a un traineau fabriqué à partir de côtes de baleines et de longues perches entre lesquelles étaient étalées les peaux et jutes utilisées pour transporter, à cheval, le foin humide jusqu’aux enclos.
15 – la forge : Autrefois, toutes les fermes possédaient leur propre forge, nécessaire pour l’aiguisage des faux, des fers à cheval et autres outils utilisés à la ferme.
16 – entrepôt de carburant : fermée !
jour 7 (28 juin) : Sauðárkrókur – Sandgerði
Dernier jour de notre séjour en Islande. Ce soir nous dormons près de l’aéroport parce que demain matin nous devons rendre la voiture à 5h. Ce matin le temps est maussade sur le nord du pays.. Mais il paraît que dans le sud il va faire chaud et relativement beau. A voir … Si l’on excepte hier, ous n’aurons pas été gâté par les conditions météorologiques.
Pour rejoindre la côte sud nous traverserons le pays en passant par le “désert” central ( Kjölur) en empruntant la fameuse F35 (Kjalvegur), la deuxième grande piste traversant les hautes terres d’Islande. Mais avant de retrouver le début de la piste nous passons à Viđimýrarkirkja une des rares églises au toit en tourbe d’Islande (c’est la troisième que nous voyons).
Le début de la piste se fait dans le brouillard ! Mais on voit qu’au Sud le ciel est nettement plus clair. Pendant presque une heure nous ne croisons aucune voiture. Ce n’est qu’en arrivant près de Hveravellir que nous voyons un petit peu de monde. Nous faisons le petit détour pour y aller et nous dégourdir les jambes.
Au moment de reprendre la route il se met de nouveau à pleuviner.
Les nuages bas laissent quant même apparaître les montagnes devant nous, notamment celles du massif des Kerlingarfjöll (« montagnes de la vieille dame »). Un temps j’avais imaginé y faire un détour, mais le timing aurait été trop serré. Et en plus aujourd’hui cela n’aurait pas été possible car, sur le site qui donne les conditions de circulation en Islande, la deuxième partie de la F347 (entre le “camp” de Kerlingarfjöll et Hveradalir (la fameuse zone de rhyolite et de sources chaudes) est impraticable … Et de plus il semble y avoir encore passablement de neige sur les sommets …
Il est bientôt midi et le soleil commence à se faire une belle place dans le ciel. Pour notre picnic, plutôt que de nous arrêter juste au bord de la F35, nous la quittons un petit moment pour rejoindre la Gíslaskáli, un des quelques refuges qui se trouvent dans les abords de la piste principale.
Puis nous revenons sur la F35 et continuons vers le Sud. Plus on avance, plus le ciel se dégage. Les glaciers se montrent de plus en plus. Derrière nous le Hofsjökull et devant nous, sur la droite, le Langjökull.
Nous sommes presque au bout de la piste quand nous traversons le pont sur la Hvítá. Encore une vingtaine de kilomètres et nous retrouvons la route asphaltée. Après presque 4 heures de piste quand même très caillouteuse par endroit cela fait du bien de ne plus être secoués dans tous les sens.
Nous ne nous arrêtons pas à Gulfoss mais faisons un rapide petit stop à Geysir. Après les routes du Nord et une journée de piste nous nous retrouvons à nouveau entourés par plein de monde. Il faut se frayer un chemin pour pouvoir accéder au fameux geyser ! C’est de moins en moins fait pour moi tout ça !
A Selfoss, nous faisons nos derniers achats (notamment le fameux requin fermenté (le hákarl) et piquons encore vers le sud pour rejoindre Keflavik en longeant la côte par la 427.
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Perspectives météorologiques
Vent du nord ou variable de 5 à 13 m/s aujourd’hui. Bruine ou pluie dans le nord et l’est de l’Islande avec des températures comprises entre 6 et 12 °C. Partiellement nuageux ailleurs, pluie légère par endroits et températures comprises entre 10 et 17 °C, mais averses dans le sud de l’Islande dans l’après-midi.
Vent plus faible demain. Nuageux et quelques pluies légères, mais averses dans le sud. Températures de 6 à 14 °C, plus douces dans le sud.
Prévisions météorologiques pour les prochains jours
Dimanche et lundi : Vent du nord ou variable de 3 à 10 m/s. Nuageux dans le nord et précipitations par endroits, mais averses de pluie généralisées dans le sud. Températures de 6 °C sur la côte nord à 14 °C dans le sud.
Mardi : Vent du nord-ouest ou variable de 3 à 8. Partiellement nuageux et quelques précipitations par endroits, mais averses de pluie dans le sud. Températures similaires.
Mercredi : Vent du sud de 5 à 10 et précipitations intermittentes, mais averses de pluie par endroits dans le nord du pays. Températures de 8 à 14 °C.
Jeudi : Vent d’ouest ou variable et pluie intermittente. Températures de 8 à 15 °C, plus douces dans l’est.
Vendredi : Vent du nord-ouest. Quelques précipitations et températures plus fraîches, mais temps sec et doux dans le sud.









État des routes

xx


Cozy 2 room apartment
en italique ce qu’il y a à voir en chemin mais que nous n’avons pas vu …
Viđimýrarkirkja: Une première église fut probablement construite à Víðimýri peu après l’adoption du christianisme. Selon l’inventaire dressé en 1318, cette église était dédiée à Marie Mère de Dieu et à l’apôtre Pierre.
L’église actuelle, un des joyaux de l’architecture islandaise, fut érigée en 1834 par le charpentier Jón Samsonarson de Keldudalur, qui était également député. Si, comme il se doit, la tourbe herbeuse est renouvelée régulièrement, en revanche le lambris intérieur et une partie du bardage extérieur sont d’origine. Du type à colombages, l’ossature des murs est lambrissée, à l’intérieur, de planches non peintes. Les voliges verticales du toit sont suppor-tées par des pannes. L’ameublement de cette église illustre bien l’ordonnance immuable des places assignées dans les églises islandaises après la Réforme. Les hommes étaient assis côté sud, les femmes côté nord; les notables respectivement dans le chœur et en stalle. Certains objets anciens proviennent d’églises antérieures. Daté de 1616 et probablement d’origine danoise, le retable représente la Cène sur son panneau central. Il est souligné par une citation des Écritures: Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jus-qu’à ce qu’il vienne. (Corinthiens I, 11:26). La chaire est vraisemblablement du XVIIe siècle. Ses panneaux peints, qui ont mal résisté à l’épreuve du temps, représentent le Christ au centre et les Évangélistes sur les côtés. Au nord du chœur, un panneau commémoratif au cadre d’acajou sculpté est consacré au bachelier Thorsteinn Jónsson (1754–1827) et à son épouse Margrét Magnúsdóttir (1761–1828). Lustres, fonts baptismaux et nappes d’autel sont du XXe siècle, l’argenterie liturgique des XIXe et XXe siècles. La porte du cimetière date de 1936; en revanche, les deux cloches remontent à l’an 1630. Les objets les plus anciens ont été transférés au Musée national, qui a pris l’église en charge en 1936.
Þingvellir signifie littéralement « plaine du parlement » en islandais. Il s’agit de l’un des sites les plus extraordinaires du pays, combinant beautés naturelles et intérêt historique, et c’est fort logiquement qu’il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Géologiquement, Þingvellir est situé sur la dorsale médio-atlantique marquée céans par un réseau de failles et un fossé d’effondrement (graben), orienté nord-est/sud-ouest et large de 7 km. On peut donc, en quelques minutes de voiture (ou à pied), passer de la plaque nord-américaine à sa voisine eurasiatique ; ces deux plaques tectoniques divergent ici de 2 cm/an ! Þingvellir est le site de l’ancien parlement national islandais, l’Althing, fondé en l’an 930. On peut y voir une belle chute d’eau (Öxarárfoss), de nombreuses failles dont Almannagjá, faille d’effondrement large de plus de 60 m par endroit et dont les parois s’élèvent jusqu’à 40m de hauteur. En haut de cette faille principale dominée par une paroi rocheuse, vous trouverez de très beaux points de vue sur la vallée et le lac Thingvallavatn, le plus grand lac naturel d’Islande.
- Althing : De 930 à la fin du XVIIIe siècle, l’Althing (« assemblée plénière ») se réunissait deux semaines par an à Þingvellir. Ce parlement à ciel ouvert promulguait des lois, conçues comme une sorte de contrat social entre hommes libres, et apaisait les discordes. Les prérogatives législatives de l’Althing furent graduellement rognées à compter du milieu XVIIe siècle et l’Althing fut transféré à Reykjavík à la fin du siècle suivant. Pourtant, Þingvellir a gardé son aura, et est encore considéré de beaucoup comme le lieu de l’âme et de l’esprit de la nation islandaise.
- Öxarárfoss : Cette belle chute d’eau se jette de la haute muraille naturelle de l’Almannagjá, la « gorge des anciens ». La rivière Öxará se déverse dans le lac Þingvallavatn en passant par un bassin profond dans lequel, au Moyen Âge, on noyait sorcières et femmes infidèles. D’autres torrents aux eaux claires et glacées coulent dans les fissures de la plaine, comme le ravin Flosagjá, à côté de l’église de Þingvellir.
- Þingvallavatn: C’est le lac qui se situe au sud du site de Þingvellir. Il s’agit du plus grand lac naturel d’Islande (84km2). Il est situé à une altitude de 100m mais le fond du lac, situé 114m plus bas, est en-dessous du niveau de la mer. La vallée que le lac a comblée est en fait un ancien fjord apparu à la fin de la dernière ère glaciaire il y a environ 10000 ans de cela. Depuis, l’embouchure du fjord a été coupée en plusieurs endroits par des coulées de lave successive, permettant ainsi la formation du lac. Le lac est en partie alimenté par la petite rivière qui coule à Thingvellir mais la vaste majorité des eaux arrivent jusqu’au lac par le nord, via un réseau de failles souterraines, alimentées par l’infiltration naturelle et la fonte du glacier Langjökull situé plus au nord. Les eaux du lac sont donc très froides, même en été, la température ne dépassant jamais 2 à 4°C.
Laugarvatn : Le lac des sources chaudes désigne à la fois le lac lui-même et la minuscule localité qui flanque sa rive ouest. Son nom résume ce que les Islandais viennent y chercher : le calme et la baignade. Hormis de vastes bâtiments scolaires, le village se limite à quelques habitations, pour la plupart des résidences secondaires isolées parmi les résineux et les bouleaux miniatures de la rive.
Vígðulaug : Encore plus épaisses par temps de pluie, les fumées s’élevant de cette source ont attiré les colons sur les berges du lac dès le Moyen Âge. Après l’adoption du christianisme, on y pratiquait les baptêmes. Rien ou presque ne traduit cette fréquentation très ancienne des sources géothermiques. Une légende raconte qu’ici fut lavé le corps de Jón Arason, le dernier évêque catholique du pays, exécuté avec ses fils en 1550 à Skálholt.
Dans la vallée de Haukadalur, haut lieu culturel au Moyen Âge, Geysir est de loin la zone géothermique la plus fréquentée du pays. Sur plus de 3 km2, au pied de la colline rhyolitique de Laugarfjall, elle présente une panoplie complète : des sources d’eau chaude, des cristaux multicolores, des volutes de fumée qui s’échappent des fissures en sifflant comme des Cocottes-minutes, des mares de boue bouillonnante, grises, beiges, blanches, mais aussi une discrète végétation propre aux abords des sources chaudes. Pourtant, les visiteurs chaque année plus nombreux les remarquent à peine, filant droit vers l’attraction du lieu, les geysers. Le verbe islandais gjosa (« jaillir ») a donné son nom à ce spectaculaire phénomène que seuls la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, le Chili ou le Japon peuvent annoncer sur leurs portails de promotions touristiques.
- Grand Geysir : Des deux geysers vedettes, le grand Geysir est le plus impressionnant. Il jaillit à nouveau depuis 2000, après plusieurs décennies d’un sommeil forcé, et projette une colonne d’eau haute de 15 à 25 m – malheureusement à un rythme très irrégulier (au mieux quelques fois par an). Impressionnant !… mais poussif au regard de ce qu’il était au summum de sa forme, de sa première mention en 1294 à 1950, quand il s’élevait à 60 voire 80 m de hauteur. Une hauteur de 122 m a néanmoins été enregistrée en 2000 suite à un séisme.
- Strokkur : Voisin du grand Geysir, le geyser dit « gazeux » de Strokkur (« baratte ») est bien plus fiable ! Mentionné à partir de 1789, il se donne en spectacle toutes les 10mn environ en giclant à 15-20 m de hauteur. Le processus en crescendo est fascinant. On s’approche d’abord de l’évent du geyser, sorte de couronne de dépôt siliceux d’une belle couleur grise. Des battements qui évoquent ceux du cœur font soudain vibrer le sol qui, on le comprend un peu mieux maintenant, vit. Une bulle énorme et d’un bleu hypnotisant se forme avant d’exploser violemment à la verticale. Le jet droit ou dévié par le vent retombe en une fine pluie d’eau brûlante qu’on prendra soin d’éviter.
Gullfoss : Gullfoss (Golden Waterfall) est une chute d’eau emblématique de l’Islande qui offre une vue spectaculaire sur les forces et la beauté d’une nature intacte. Gullfoss fait partie du circuit du Cercle d’or, situé dans le sud de l’Islande, sur la rivière Hvítá (blanche) qui est alimentée par le deuxième plus grand glacier d’Islande, le Langjökull. L’eau descend de 32 mètres en deux étapes dans un canyon accidenté dont les parois atteignent jusqu’à 70 mètres de hauteur. Par temps ensoleillé, un arc-en-ciel scintillant est souvent observé au-dessus des chutes. Gullfoss est plus qu’une jolie chute d’eau ; elle a une histoire à raconter. Au début du XXe siècle, des investisseurs étrangers ont voulu exploiter la puissance de Gullfoss pour produire de l’électricité. En 1907, l’Anglais Howells a voulu acheter Gullfoss à Tómas Tómasson, un fermier qui était propriétaire de Gullfoss à l’époque. Tómas déclina l’offre de Howells d’acheter la chute d’eau, mais plus tard il la lui loua. La fille du fermier, Sigríður Tómasdóttir, qui a grandi dans la ferme d’élevage de moutons de son père, a cherché à faire annuler le contrat de location. Sigriður a utilisé ses économies pour engager un avocat à Reykjavik afin de défendre sa cause. Le procès a duré des années, et Sigriður s’est rendue plusieurs fois pieds nus sur un terrain traître à Reykjavik pour suivre l’évolution de son dossier. Elle a même menacé de se jeter dans la cascade si les travaux commençaient. Ses tentatives ont échoué devant les tribunaux, mais avant que la chute d’eau ne soit endommagée, le contrat a été résilié en raison du non-paiement du loyer. La lutte de Sigríður pour préserver la chute d’eau a attiré l’attention des gens sur l’importance de la protection de la nature, ce qui lui vaut d’être considérée comme la première écologiste d’Islande. En 1940, Einar Guðmundsson, le frère de Sigríðar, a racheté la cascade au père de Sigríður et l’a ensuite vendue au gouvernement islandais. Gullfoss et ses environs ont été désignés comme réserve naturelle en 1979 afin de protéger de manière permanente la chute d’eau et de permettre au public de profiter de cette région unique.
Grindavik
jour 8 (29 juin) : Sandgerði – Keflavik – Suisse
Il est 4h25 quand nous nous réveillons. Nous rendons la voiture à 5h.
La dépose des bagages et le contrôle des douanes est étonnamanent rapide de matin. Nous avons donc un assez long moment à “tuer” avant d’embarquer.
Nous sommes partis d’Islande il faisait 10°C, nous sommes arrivés en Suisse il faisait 34°C ! C’est un peu le choc …
Malgré les conditions météo peu favorables nous avons eu beaucoup de plaisir à parcourir ce pays. Il reste toujours aussi magique à mes yeux …



notes :
- Comment le lupin s’est-il retrouvé en Islande ? En 1945, le lupin a été volontairement implanté dans le paysage islandais. La raison de son introduction remonte à environ 1000 ans : lorsque les Vikings sont arrivés sur les terres islandaises, ils ont rapidement adopté un mode de vie agricole. Or, ce qu’ils ne savaient pas, c’est que le sol islandais n’est pas résistant à la culture intensive. Il est très sensible à l’érosion, le rendant totalement différent du sol d’Europe continentale. À cause de cette mauvaise gestion, l’Islande est rapidement devenue la terre la plus endommagée d’Europe. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, pendant que le reste de l’Europe était occupé à se reconstruire, la priorité de l’Islande était tout autre : redonner au paysage sa splendeur d’antan. Différentes essences de plantes et d’arbres ont été collectées au cours d’une mission en Alaska afin de sélectionner les variétés les plus résistantes. Le lupin faisait donc partie de cet échantillon. Au départ, le lupin était donc considéré comme la couverture idéale pour les terres érodées. Au fil du temps, la plante s’est implantée durablement dans le paysage islandais. Le lupin fleurit en mai/juin et sert principalement à lutter contre l’érosion et à améliorer la qualité des sols. Souvent, les touristes apprécient le spectacle fantastique qu’offrent les vastes étendues colorées par le lupin. En revanche, les Islandais trouvent le phénomène moins agréable, car le lupin occupe une large partie du paysage. D’un autre côté, certains agriculteurs locaux s’y sont bien adaptés, trouvant plusieurs avantages à la plante. En effet, autrefois, de nombreuses tempêtes de sable entraînaient la fermeture des routes et empêchaient les véhicules de circuler. Le lupin ayant recouvert une grande partie du paysage, le problème a disparu. En outre, les agriculteurs peuvent à présent laisser paître leurs moutons sur les terres enrichies par le lupin. Le lupin de Nootka, originaire d’Amérique du Nord, a non seulement stoppé l’érosion mais a également fait office d’engrais naturel à moindre coût. La plante contient des bactéries qui captent l’azote de l’air, transfèrent le gaz vers les nodules des racines et fournissent des nutriments aux plantes qui suivent. Le lupin permet donc de bien amender le sol. En revanche, il constitue une menace pour d’autres plantes, comme la mousse d’Islande. Encouragé par le réchauffement de l’atmosphère, le lupin se répand vers l’intérieur du pays, que l’on pensait autrefois trop sec et trop froid pour cette plante. Selon les prévisions actuelles du changement climatique, le lupin pourrait coloniser une partie importante des hautes terres d’ici 30 ans. Ce phénomène pourrait avoir un impact majeur sur la flore locale. ↩︎
- Le terme « tuya » provient du champ volcanique de Tuya situé en Colombie-Britannique, au Canada, et où se concentrent un grand nombre de ces montagnes à proximité du lac Tuya. Un tuya est reconnaissable à certaines caractéristiques qui sont un sommet plat, des pentes très raides formant souvent des falaises et une forme grossièrement cylindrique. La structure d’un tuya est généralement triple : un cœur de laves en coussins est recouvert de hyaloclastites chapeautés par des coulées de lave horizontales lorsque les dernières éruptions se font à l’air libre. Un tuya se forme lors d’éruptions sous-glaciaires au cours desquelles les matériaux émis, des laves basaltiques fluides, ne peuvent s’étendre et donnent à ces volcans leur forme grossièrement cylindrique dictée par les parois des inlandsis ou des calottes glaciaires qui les recouvren. Leur mode de formation fait que les tuyas sont relativement rares sur terre, d’autant qu’ils peuvent être recouverts ensuite par les produits éruptifs rejetés une fois que les glaces se sont retirées, et ainsi ne plus être visibles. ↩︎
- A partir du XIIe siècle des marchands venus des villes du nord de l’Allemagne vivifient les anciennes routes maritimes des mers du Nord. Ils tissent progressivement une toile allant de la Russie à l’Écosse, en passant par le stratégique détroit de l’Öresund, qui verrouille l’accès à la Baltique et à la mer du Nord, dont ils s’assurent le contrôle et qui forme le coeur de la Hanse. Sur ces routes de mieux en mieux connectées avec celles du continent circulent des marchandises de toutes natures, plus ou moins précieuses et, surtout, les informations, qui sont une des clés du succès des marchands hanséatiques. A ces derniers l’archipel de comptoirs ménage des solidarités sur place, un lieu de vie temporaire et un cadre propice aux négociations. Jusqu’au XVIIe siècle, ces réseaux et la flexibilité de leur organisation politique leur procurent richesse et puissance. Cette Hanse a fini par former une culture commune de longue durée. ↩︎

Quel plaisir de voyager avec tes indications précises, de revoir des lieux visités, d’en découvrir d’autres ! Merci pour ces belles photos et cette immersion dans votre périple. Immense travail de recherche et de documentation, merci!