Rossstock (octobre 2024)

25 Oct 2024 | 0 commentaires

Deuxième jour dans le canton d’Uri. Initailalement nous avions prévu de faire l’Oberbauenstock au-dessus d’Emetten. L’intérêt de ce sommet est, à mon avis, de pouvoir admirer le lac des Quatre-Cantons. Mais ce matin tout le plateau suisse et notamment la région de Lucerne est sous le brouillard. Nous changeons donc nos plans.

Après notre petite balade de hier dans la partie inférieure du Schächental (voir ici) nous projetons de grimper au sommet du Rossstock qui se trouve à la frontière entre le Schächental et le Riemenstaldner Tal. La météo n’est pas géniale quand nous nous mettons en route. De plus les informations fournies par l’application de MeteoSuisse changent toutes les 30 minutes (à chaque mise à jour !). Parfois une période pluie est annoncée et 30 minutes plus tard ce n’est plus le cas.

Finalement nous avons arrêter de regarder les prévisions et nous sommes mis en route. Nous laissons la voiture au pied du téléphérique de Biel-Kinzig et montons dans le téléphérique bleu.

Depuis la station de la télécabine de Biel Kinzig, le chemin monte tout d’abord de près de 500 mètres pour arriver au sommet à 2073 mètres. Cette ascension à travers un paysage de haute montagne en vaut la peine, car elle réserve de superbes points de vue sur la vallée de la Schächen et le Clariden. 

Il y a quatre mille ans, des hommes s’aventuraient déjà sur le Chinzig Chulm. Cependant, l’histoire récente de ce sommet a commencé avec le général Souvarov, qui a franchi le col avec 20’000 soldats depuis la vallée de la Schächen.

Le ciel qui était bien couvert quand nous sommes partis de Biel commence gentiment à se dégagé et le soleil commence à percer les nuages. Nous faisons une petite pause à l’abri du vent froid qui souffle assez fort, puis nous dirigeons sur un chemin “bleu-blanc” vers le plateau de Frutt au pieds du Rossstock, du Fülen et, un petit peu plus loin, du Chaiserstock.

Pour passer sur l’autre versant il y a deux itinéraires possibles : passer par le Rossstock Lücke ou par le Linderner Plänggeli. Nous ne voyons personne sur le deuxième col. Nous optons pour le passage par le premier.

La montée est courte, mais raide. Sur le début des marches sont aménagées pour faciliter la montée dans le pierrier. La dernière partie est nettement plus scabreuse. Il faut vraiment s’aider des mains pour “escalader” les dix derniers mètres. Heureusement que nous ne descendrons par là !

Au loin on aperçoit le Gross Mythen et l’arête célébrée sur Instagram entre le Chlingensotck et le Fronalpstock …

Avant de monter au sommet du Rossstock, nous contournons la base du Fülen pour rejoindre le col que nous avons hésité à faire. L’aller et retour nous prend environ trois quart d’heure. Mais le détour en vau la peine. D’en haut le col à l’air moins difficile que l’autre mais nous ne voyons pas toute la montée …

De retour au Rossstock Lücke nous prenons cette fois la direction du Rossstock. Hormis un tout petit passage équipé de chaînes l’ascension est facile. De ce sommet panoramique la vue est incroyable. La lumière d’automne et le jeu d’ombre et lumière proposés par le soleil et les nuages rendent encore plus belle la vue.

Malgré la vue à couper le souffle nous ne nous attardons quand pas trop longtemps au sommet parce qu’il est déjà presque 15h et la dernière course du téléphérique de Gitschen est à 16h30.

La descente vers la Lindernenhütte est assez facile mais nous prend presque une heure et quart. Il reste encore une dizaine de minutes pour arriver à Gitschen.

C’est finalement avec 10 minutes de marge que nous parvenons à destination. Le téléphérique assez rustique nous permet de descendre à Käppeliberg, un peu au-dessus de Riemenstalden.

Nous avons une trentaine de minutes à patienter pour prendre le bus qui va nous descendre à Sisikon où nous prendrons le train pour Altdorf. Un bus nous ramènera alors jusqu’à Bürglen-Brügg où nous avons laisser la voiture.

Pendant que nous attendons, une voiture s’arrête pour nous demander si nous voulons descendre juqu’à Sisikon. Nous acceptons en pensant que nous pourrions gagner du temps. Mais en fait, plutôt que d’attendre 30 minutes en haut de la vallée au soleil, nous nous retrouvons à attendre 45 minutes dans le brouillard et dans le froid au bord du lac d’Uri. Si nous avions regardé les horaires …. Pas dramatique quand même.

Chaque fois que nous venons dans le Schächental nous découvrons de nouvelles choses à faire et à découvrir. C’est une région géniale …

Toutes les photos ici.

carte interactive de la région

altitude de départ: 1617 m

altitude d’arrivée: 1718 m

altitude minimale: 1617 m

altitude maximale: 2461 m

dénivelé positif: +1120 m

dénivelé négatif: -1020 m

temps de parcours: 5 h 35

distance totale: 12850 m

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