Brienzer Rothorn – Sörenberg (juillet 2024)

9 Juil 2024 | 0 commentaires

Après 2020, nous revoilà au sommet du Brienzer Rothorn. Il y a quatre ans nous étions monté ici en empruntant le fameux train à vapeur qui part de Brienz. Cette fois nous sommes arrivé depuis l’autre côté, avec la télécabine qui part de Sörenberg.

Notre but aujourd’hui c’est de suivre un moment le Brienzergrat (appelé aussi Hardergrat), la fameuse arête d’une vingtaine de kilomètres qui relie le Breinzer Rothorn à Harder Kulm au-dessus d’Interlaken. En fait nous la suivrons sur la partie “balisée” en itinéraire pédestre et même un petit peu plus loin. En fait nous irons jusqu’au Chruterepass avant de descendre sur Sörenberg.

Directement depuis le téléphérique un sentier nous mène en direction du Schongütsch que nous contournons ce sommet pour atteindre l’arête du Brienzergrat. C’est un début de randonnée facile, qui offre déjà des vues à couper le souffle et un bon aperçu du chemin que nous devrions emprunter si nous voulions faire toute l’arête ! Le trajet est assez simple et il faut compter environ 20 à 30 minutes pour atteindre le sommet des escaliers du Lättgässli depuis le point de départ. Là on passe sur le versant nord de l’arête. C’est là aussi que l’on trouve la première descente importante. Elle n’est pas forcément difficile, mais elle est raide. Au pied de d’une série d’escaliers nous constatons que le sentier est encore partiellement recouvert par un névé. Il nous faut donc descendre dans la caillasse pour “couper les virages impraticables. Depuis la fin de cette descente, le sentier serpente et remonte jusqu’à un portail (Chruterepass) où on retrouve le versant sud. Là le sentier se sépare d’une part en direction de Planalp et éventuellement de Brienz, et d’autre part en montant (à droite) vers l’arête en direction de Briefehörnli.

Nous descendons sur une centaine de mètres sur le chemin en direction de Planalp avant de remonter au col et de revenir un peu en arrière pour retrouver le chemin qui descend dans la face nord en direction de Sörenberg. Le chemin est raide mais bien aménagé. Tout au long de la descente nous avons devant nous la Schratteflue (ou Schrattenfluh) célèbre pour ses formations karstiques, notamment ses lapiaz. Nous l’avions parcourue en partie en juillet 2021.

Après une heure de descente nous arrivons à Blattenegg. Ici, la pente s’adoucit fortement et nous retrouvons enfin des routes d’alpages. Pour revenir au départ de la télécabine nous ne prenons pas le chemin le plus court mais contournons le Schwarzeneggchnubel. La “route” serpente dans les marais et hautes tourbières qui font la renommée de la région.

Quand nous passons à Rossweid, nous regardons l’horaire des bus qui partent de la inférieure de la télécabine en direction du téléphérique du Brienzer Rothorn. Il est dans 5 minutes ! Donc impossible de la l’attraper. Plutôt que d’attendre une heure le prochain bus nous nous décidons pour la descente à pied. La route traverse de belles prairies qui sont en train d’être fauchées.

Toutes les photos ici.

carte interactive de la région

altitude de départ: 2293 m

altitude d’arrivée: 1239 m

altitude minimale: 1239 m

altitude maximale: 2293 m

dénivelé positif: +311 m

dénivelé négatif: -1365 m

temps de parcours: 5 h

distance totale: 13050 m

Inventaire des transports de montagne en été

Brienzergrat (aussi appelé Hardergrat) : il s’agit en fait de trois arêtes : Brienzergrat (de Brienzer Rothorn à Ällgäulücke), Riedergrat jusqu’à Augstmatthorn et Hardergrat (le reste de l’arête jusqu’à Harder Kulm / Interlaken). Elle est considérée comme l’une des plus difficiles et l’une des plus belles de Suisse. Il n’est possible que vers la fin du printemps, en été et au début de l’automne. La plupart des sommets le long du sentier et de nombreux tronçons difficiles sont couverts de neige ou de glace de novembre à fin mai, ce qui les rend extrêmement dangereux ou impraticables. Les champs de neige persistants dans les zones d’ombre persistent jusqu’au début du mois de juillet. Certains d’entre eux, en particulier au col de Chruterepass sur le versant nord de la crête, sont très difficiles et très dangereux à éviter.

La carte ci-dessous montre le chemin complet entre Harder Kulm et Brienzer Rothorn. Les sections rouges et bleues sont des chemins de randonnée officiels suisses. La partie noire est non officielle et non surveillée.

Difficulté : Classé T3-T4 avec de brèves sections de difficulté T5 (système d’évaluation du Club Alpin Suisse). Certaines parties du sentier sont marquées en “bleu-blanc” et environ 1/4 du sentier n’est pas marqué mais clairement défini le long de la crête. De nombreux tronçons de ce sentier nécessitent de grimper, sur certaines des nombreuses ascensions de la chaîne. Au moins quatre ou cinq des neuf sommets nécessitent de brèves sections d’escalade. Ils ne sont pas particulièrement difficiles, mais ils sont nombreux, ce qui surprend parfois certains randonneurs et coureurs. Ne pas tenter l’expérience après ou par forte pluie, ou si des orages ou des vents violents sont prévus.

De Brienzer Rothorn à Chruterepass : Directement depuis le téléphérique, descendez vers la gare du train à vapeur. Là, un sentier mène au sommet du Schongütsch et l’autre contourne ce sommet pour atteindre l’arête du Brienzergrat. C’est un début de randonnée facile, qui offre déjà des vues à couper le souffle et un bon aperçu du chemin que vous emprunterez tout au long de l’arête. Le trajet est assez simple et il faut compter environ 20 à 30 minutes pour atteindre le sommet des escaliers du Lättgässli depuis le point de départ. Là on passe sur le versant nord de l’arête. C’est là aussi que l’on trouve la première descente importante est un escalier taillé dans la pierre. Elle n’est pas difficile, mais elle est raide. Au pied de l’escalier, en début de saison, le sentier est souvent recouvert de neige et, plus tard dans la saison, il est constitué de schiste meuble sur une pente raide, d’où la nécessité d’être prudent à cet endroit. Depuis la base de l’escalier, le sentier serpente et remonte jusqu’à un portail (Chruterepass) où on retrouve le versant sud. Là le sentier se sépare d’une part en direction de Planalp et éventuellement de Brienz, et d’autre part en montant (à droite) vers l’arête en direction de Briefehörnli.

Vers le Briefehörnli : Le chemin vers le Briefehörnli est une belle montée graduelle, étroite et exposée par endroits. Du sommet du Briefehörnli, vous aurez un premier aperçu de la montée au Tannhorn depuis Balmi. Le sommet du Briefehörnli se trouve à environ une heure de marche du Brienzer Rothorn.

Un endroit spectaculaire : À peu près à mi-chemin entre Chruterepass et Tannhorn se trouve un endroit spectaculaire. Après une période de marche le long de la ligne de crête, le sentier descend rapidement jusqu’à un très court pas de rocher, d’environ trois mètres de long, qui comble la brèche à un tournant du sentier. Le rocher est étroit et présente des dénivelés importants de part et d’autre, ce qui ne poserait pas de problème majeur si ce n’est que pour y accéder, le sentier s’enfonce dans de grandes marches de pierre qui n’offrent pas beaucoup d’autre choix que de descendre à quatre pattes jusqu’à ce que l’on atteigne le rocher. Une fois la marche franchie, une courte montée raide vous ramène à des sections de marche relativement faciles.

De Balmi à Tannhorn : Le tronçon de crête entre Balmi et Tannhorn est spectaculaire. Cette section conduit le long d’une crête qui s’amincit vers la première grande ascension de la randonnée. Une partie de l’ascension vers Balmi se fait sur le flanc ouest de l’arête et à l’ombre du soleil. Elle peut donc être glacée ou boueuse selon la saison et c’est la première section qui nécessite un peu d’escalade. Juste avant la montée au Balmi (au Wannepass) il y a une “sortie” vers Planalp (c’est la dernière avant Ällgaulücke) — où l’on peut aussi contourner Tannhorn si les conditions sont trop dangereuses et marcher jusqu’à Ällgaulücke par le sentier inférieur.

Approche de Tannhorn : Le sentier serpente le long de cette même crête pendant un certain temps, ce qui laisse le temps d’envisager l’étape suivante, à savoir atteindre le sommet du Tannhorn.

La montée au Tannhorn : C’est le plus haut sommet de l’itinéraire et pour y accéder, il faut grimper sur un court affleurement rocheux classé T5. Une partie de cette ascension est équipée d’un câble métallique qui est moins utile pour s’accrocher que pour indiquer l’endroit où l’on peut grimper en toute sécurité. L’escalade n’est pas très difficile, mais elle est très raide. Le reste de l’ascension vers le sommet du Tannhorn, le long de sa longue “colonne vertébrale”, est la section la plus exposée et la plus étroite du sentier. Elle est raide, étroite, précaire et très inquiétante. Il n’y a que vous et la crête, et tant que vous l’abordez avec prudence et en respectant les dangers qu’elle peut présenter, c’est à couper le souffle. Il n’y a pas de place pour croiser sur ce tronçon !!

De Tannhorn à Ällgäulücke : Après Tannhorn, la crête et le sentier descendent de façon spectaculaire, puis montent et descendent à nouveau au-dessus d’Ällgäuwhören jusqu’à Ällgäulücke, qui semble être un endroit populaire pour rejoindre Oberried am Brienzersee sur le lac et Kemmeriboden de l’autre côté de la crête. Certaines de ces descentes sont raides, difficiles et peuvent être boueuses. Une fois de plus, certaines parties de ces descentes nécessitent de poser les mains et les pieds sur les rochers pour négocier les sections les plus raides et les plus rocheuses. Un pas après l’autre.

De Ällgäulücke à Schnierenhireli : La descente vers Ällgäulücke est raide et nécessite quelques précautions si elle est boueuse. La remontée vers Schnierenhireli est également difficile, suivie de Gummhoren, où il est recommandé de se reposer avant d’entamer le dernier tronçon vers Blasenhubel et Augstmatthorn. Chacune de ces trois dernières ascensions (Schnierenhireli, Gummhoren et Augstmatthorn) comporte un bon nombre de sections d’escalade, de sorte que les bâtons de randonnée devront probablement être rangés au profit de vos mains pour franchir ces montées délicates.

De Schnierenhireli à Gummhoren : C’est un tronçon pas trop difficile. Mais le temps déjà passé sur l’arête peut le rendre plus compliqué.

De Gummhoren à Blasenhubel : Blasenhubel offre une autre sortie de l’arête, descendant abruptement au bord du lac jusqu’à Oberried am Brienzersee. Il s’agit d’une randonnée populaire depuis Harder Kulm jusqu’à Augstmatthorn, puis jusqu’à Blasenhubel pour redescendre vers le lac, ou vice versa. Il s’agit d’une randonnée convenable lorsque la fenêtre météorologique est trop courte pour parcourir l’ensemble de la crête et d’un excellent choix de sortie si le mauvais temps se rapproche.

L’Augstmatthorn : Une escalade de niveau T5 vous fait face à un peu plus de la moitié de l’ascension. Elle est sécurisée par des chaînes, mais c’est un travail difficile. Cette dernière ascension est en quelque sorte une arme à double tranchant. Elle est dure, longue et intimidante, mais c’est la dernière grande montée du sentier !

Vers la Suggiture : Juste après le sommet de l’Augstmatthorn se trouve le sommet tout aussi spectaculaire de Suggiture, après quoi une descente raide vous ramène sur le segment relativement facile du sentier à travers les alpages et la forêt jusqu’à Horet, puis jusqu’à Harder Kulm. Par temps clair, les sommets de l’Augstmatthorn et de la Suggiture offrent une vue imprenable sur l’ensemble du sentier de crête, depuis le point de départ à Brienzer Rothorn jusqu’à la partie boisée de la crête qui descend vers Harder Kulm et Interlaken. L’Augstmatthorn et le Suggiture peuvent être très fréquentés lors des journées chaudes de la saison de randonnée, mais il y a de nombreux endroits pour se reposer et admirer les sommets avant de redescendre du Suggiture.

Descente de la Suggiture : Le sentier qui descend de “l’épine dorsale” de Suggiture est raide et un peu précaire en raison des rochers détachés et des escaliers usés par les intempéries. Il faut se ménager. Après une longue journée, ces descentes commencent à faire mal. Juste après la descente de Suggiture, il y a deux autres sorties ou entrées sur la crête, l’une menant au bord du lac jusqu’à Niederried, l’autre traversant les pentes ouest de Suggiture et de l’Augstmatthorn jusqu’à Lombachalp et la destination accueillante du restaurant Jagerstübli.

Jusqu’à la forêt : Entre la fin de la descente de la Suggiture et l’entrée dans la forêt avant Roteflue il n’y a plus aucune difficulté. Le sentier passe dans des pâturages

Dans la forêt : En entrant dans la partie boisée de la crête, vous commencerez à voir beaucoup plus de racines d’arbres traversant le sentier. C’est un peu dangereux et cela demande de la concentration. Ce n’est pas une section difficile, mais après une longue randonnée …

Harder Kulm : Fin du sentier. Sauf si vous décidez de continuer à marcher jusqu’à Interlaken West ou East. Cela ajoutera environ une heure et demie à votre randonnée, et environ 750 mètres de descente supplémentaires, mais c’est une belle promenade, toujours à l’ombre la plupart du temps.

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