Cerisiers soleurois (avril 2026)

9 Avr 2026 | 0 commentaires

En ce début avril (et comme les deux années précédentes) nous venons nous promener dans le Jura bâlois et soleurois pour venir admirer les vergers de cerisiers en fleurs. Avec la forte hausse des températures de ces 5 derniers jours, les arbres se sont parés de leur manteau de fleurs. Nous avons contrôlé sur le site “Bluescht-Live-Ticker” pour voir l’avancement de la floraison des cerisiers dans les différentes régions du Jura bâlois et soleurois. Dans la plupart des endroits le point culminant de la floraison est de mise.

Nous allons faire un tour de différents “spots” en vélo. C’est le moyen le plus agréable pour ce genre de randonnée.

Nous laissons la voiture à Liestal et prenons une petite route pour rejoindre Nuglar, le premier endroit que nous allons explorer. En sortant de la forêt nous apercevons une multitude de taches blanches dans les prairies entourant le village.

Nous passons plus d’une heure à tournicoter entre les centaines d’arbres.

Puis nous prenons la direction du village de Büren. Là encore nous ne savons plus où donner de la tête. Partout il y a des cerisiers couverts de fleurs blanches. Le village de Büren est au fond d’une sorte de petit cirque naturel. Les cerisiers sont plantés entre la lisière de la forêt et le village. Nous faisons le tour de ce cirque. En nous arrêtant très souvent …

Cela fait presque trois heures que nous avons quitté Liestal et nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres. C’est vrai qu’en prenant des photos à tout bout de champ nous n’avançons guère. Mais ce n’est pas grave.

Entre Büren et Aesch nous roulons d’abord sur la route qui mène à Seewen. Puis nous suivons pendant quelques kilomètres l’itinéraire 71. A la sortie d’Hochwald nous reprenons la route “principale”. Une longue descente nous amène finalement à Dornach.

Nous avons vu sur le site “Bluescht-Live-Ticker” qu’à Aesch les arbres sont aussi bien en fleurs. Nous faisons donc un petit détour par aller les voir. Il y a en effet deux belles rangées de cerisiers. Mais franchement nous aurions pu nous passer du détour. C’est n’est en rien comparable à ce que nous avons vu à Nuglar et à Büren.

Nous revenons donc en arrière jusqu’à Dornach. Comme nous somme sur place nous faisons un détour par le fameux Gotheanum, bâtiment érigé sur la colline de Dornach. Il constitue le siège de la Société anthroposophique universelle et de l’École Libre de Science de l’Esprit fondées par Rudolf Steiner qui lui a donné ce nom en référence aux travaux de Johann Wolfgang von Goethe. Le Gotheanum est un immense bâtiment construit en béton brut. C’est le premier bâtiment de taille monumentale (85 m × 91 m à la base pour une hauteur de 37 m) à être construit avec ce matériau !

En quittant Dornach et avant de continuer notre découverte des vergers soleurois, nous passons voir la cathédrale d’Arlesheim. Avec les anciennes maisons des chanoines, elle forme un ensemble imposant qui respire la calme.

Après cette pause culturelle nous nous dirigeons vers les vergers de Schönmatt. C’est une montée bien raide qui nous attend. Mais nous sommes récompensés de nos efforts. A la sortie de la forêt un immense verger tout blanc nous tend les bras. Nous déposons les vélos et marchons sous les arbres. Ici, contrairement à Nuglar et à Büren, les arbres sont bien alignés et pas disposés un peu n’importe comment. C’est magique de se promener dans ce verger.

Nous remontons sur nos vélos pour finir la montée. Le point culminant du notre tour se trouve juste en dessus de Gempen. Une longue descente nous ramène ensuite du côté de Nuglar puis, finalement, vers Liestal.

C’est la troisième année que nous venons dans cette région à cette période et c’est chaque fois le même émerveillement devant ces vergers tous blancs !

Toutes les photos ici.

carte interactive de la région

altitude de départ: 323 m

altitude d’arrivée: 323 m

altitude minimale: 299 m

altitude maximale: 719 m

dénivelé positif: +1438 m

dénivelé négatif: -1438 m

temps de parcours: 4h

distance totale: 53 km

Cerisiers à Bâle Campagne :

site répertoriant les meilleurs endroits pour voir les cerisiers : ici : Quand on pense à la campagne de Bâle-Campagne, on ne peut pas ne pas penser aux cerisiers. Le tableau qui se présente certaines années dès la fin mars, d’autres seulement début mai, est véritablement onirique. Les fruits qui mûrissent sous le soleil des cerisiers de Bâle-Campagne sont aussi sucrés qu’ils peuvent être consommés sous différentes formes : frais, en conserve ou distillés : Le point culminant de l’année des cerises, du moins pour les yeux, est la floraison.

site pour savoir où et quand voir les cerisiers en fleurs : ici

Gotheanum

Le Gotheanum est un bâtiment érigé sur la colline de Dornach, à 10 km au sud de Bâle. Il constitue le siège de la Société anthroposophique universelle et de l’École Libre de Science de l’Esprit fondées par Rudolf Steiner qui lui a donné ce nom en référence aux travaux de Johann Wolfgang von Goethe.

Dans ce bâtiment construit autour d’une grande salle de théâtre, sont encore données des représentations intégrales du Faust de Goethe. On y donne encore régulièrement des concerts et des spectacles d’eurythmie. En outre, plusieurs congrès s’y tiennent chaque année.

Le Goetheanum comporte une vaste bibliothèque publique, une librairie, des salles de cours et de conférences. On peut aussi y voir des vitraux obtenus par la technique du dessin hachuré, ainsi que le groupe sculpté du Représentant de l’humanité, qui échappa à l’incendie du premier Goetheanum, car il n’était pas encore en place.

Le premier Goetheanum (1913-1922)

Dans les premiers temps du mouvement anthroposophique, les représentations théâtrales étaient données dans des salles louées, notamment à Munich entre 1910 et 1913. Ce fut le cas pour les Drames-Mystères de Rudolf Steiner et pour certaines pièces d’Édouard Schuré. Les membres envisageaient de construire un théâtre et centre d’activités qui leur fut propre à Munich. Bien que les esquisses et préparatifs d’une telle construction fussent déjà bien avancés en 1911, il ne fut pas possible de construire un tel bâtiment à Munich pour des raisons urbanistiques et administratives. Certains membres de la Société anthroposophique offrirent à Rudolf Steiner un terrain situé sur une colline à Dornach. Le projet de Munich fut alors adapté à son nouvel environnement et la première pierre fut posée le 20 septembre 1913 sur la colline de Dornach. C’était une construction en bois à coupole double, ornée de sculptures et de peintures. En pleine guerre, les membres de dix-sept nations ennemies œuvrèrent ensemble à son édification. Il fut inauguré en septembre 1920 par un congrès bien qu’il ne fût pas complètement achevé intérieurement. Une trentaine d’orateurs furent conviés à y prendre la parole à cette occasion. Cet édifice d’une taille respectable (80 m × 60 m au sol pour une hauteur de 34 m) avait été conçu pour accueillir neuf cents spectateurs environ.

Dans ce premier Goetheanum, il y avait neuf fenêtres munies de vitraux colorés disposés en triptyque. Rudolf Steiner fit construire un atelier spécial (Das Glashaus) à proximité pour la fabrication de ces vitraux, qui furent gravés au moyen de meules au carborundum. La technique de gravure consistait à faire naître le motif en faisant varier l’épaisseur du verre coloré. L’impression de relief était obtenue par les variations de la profondeur de gravure qui modulaient le passage de la lumière. Il fut détruit par un incendie criminel dans la nuit de la Saint-Sylvestre 1922-1923. Au matin du Nouvel-An 1923, il était consumé : seules demeuraient les fondations en béton. Une place spéciale avait été réservée à une sculpture haute de neuf mètres cinquante réalisée par Edith Maryon et Rudolf Steiner. Cette sculpture monumentale, de quelque vingt tonnes, que Steiner nommait « Le représentant de l’humanité », échappa à l’incendie car elle était en cours d’achèvement dans un atelier attenant à la menuiserie.

Le second Goetheanum (1925)

En mars 1924, Rudolf Steiner réalisa des esquisses et la maquette du second Goethéanum, qui fut construit en béton armé entre 1925 et 1928. Toutefois pour des raisons urbanistiques, certaines modifications durent être faites au projet initial. L’édifice fut de la sorte un peu moins élevé qu’initialement prévu. C’était le premier bâtiment de taille monumentale (85 m × 91 m à la base pour une hauteur de 37 m) à être construit avec ce matériau. En 1928, on inaugurait un bâtiment encore à l’état brut et, dans les 70 années suivantes jusqu’en 1998, la construction fut poursuivie par étapes sur l’emplacement même du premier bâtiment. Ce nouveau Goetheanum devait, outre une salle de spectacle pour 1000 personnes, contenir des locaux pour les diverses activités : ateliers, salles de conférences, bureaux, etc. Une petite salle de spectacle, non prévue à l’origine, fut ajoutée au rez-de-chaussée, la « Grundsteinsaal » (salle de la pierre de fondation). Elle peut accueillir 450 personnes.

La grande salle de spectacle, qui se trouve à l’étage supérieur, resta inachevée jusqu’en 1957. Les vitraux, qui ornent cette grande salle, et le grand hall de l’entrée principale située du côté ouest, furent cette fois réalisés au moyen d’une autre technique de gravure. Steiner demanda à Assia Tourgueniev d’exécuter toutes les gravures selon la technique du dessin hachuré. Dans la partie sud de l’étage supérieur, un emplacement fut aussi réservé dans un local distinct pour le groupe en bois d’orme sculpté par Steiner et Edith Marion. En août 1996 des travaux importants furent entrepris pour remodeler la grande salle dont l’architecture laissait à désirer pour satisfaire aux principes de l’architecture organique particulière de Steiner. Les plafonds furent à cette occasion ornés de fresques dont les sujets sont empruntés à « La science de l’occulte » et au processus initiatique moderne. La Grande salle fut inaugurée lors d’un congrès à Pâques 1998.

Cathédrale et Ermitage d’Arlesheim

Expulsé de la ville de Bâle lors de la Réforme protestante en 1529, le prince-évêque s’enfuit d’abord à Altkirch, puis à Porrentruy. De son côté, le chapitre de chanoines décide de transférer sa résidence de Fribourg-en-Brisgau à Arlesheim en 1679 et non à Porrentruy, alors part du diocèse de Besançon et non de celui de Bâle.

La collégiale fut bâtie sur les plans de Franz Demess de 1679 à 1681 puis entourée, entre 1680 et 1687, par plusieurs maisons de maîtres occupées par les chanoines. 80 plus tard déjà, le bâtiment doit être totalement restauré et agrandi ; ces travaux seront menés par Giacomo Angelini. En 1761, l’église reçoit un orgue de Jean-André Silbermann, rendu fameux en particulier par l’enregistrement de l’intégrale de Johann Sebastian Bach qui y sera fait par Lionel Rogg.

La ville connait à cette époque un rapide développement qui s’interrompt à la Révolution française, lorsque le prince-évêque Sigismond de Roggenbach doit quitter les lieux et s’exiler à Constance, puis retourner à Fribourg en 1793. Les bâtiments et leurs contenus sont alors vendus aux enchères, la cathédrale servant successivement de cellier, puis d’écurie. Elle redevient un bâtiment religieux en 1812, et fut alors consacrée comme église paroissiale de la paroisse d’Arlesheim. Elle est depuis inscrite comme bien culturel d’importance nationale.

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