L’Aar, avant de traverser la ville d’Olten, se fraie un chemin à travers un premier contrefort du Jura. En regardant la carte, on a l’impression d’être en présence d’une cluse. Sur la rive gauche de celle-ci se trouve le Born et sur la droite, la montagne de Engelberg. Cette première colline présente une face abrupte dominant l’Aar et la bourgade d’Aarburg.
Quelques itinéraires permettent de grimper sur le Born, dont le fameux chemin des 1000 marches (1150 pour être précis). Ce chemin des 1000 marches est en réalité une relique datant de l’époque où une conduite forcée descendait du Born pour alimenter l’usine électrique de Ruppoldingen. Il fallait alors pouvoir inspecter régulièrement la conduite.
Ici, nous avons suivi le sentier montant directement depuis Aarburg, car le chemin des 1000 marches se trouve juste au-dessus de l’autoroute. On souffre donc passablement du bruit. Là, le chemin, après avoir franchi l’Aar, monte de manière raide vers le Höfli et continue dans les sous-bois pour atteindre le pied de la paroi de rochers. Un petit passage aménagé avec des marches, permet de traverser les rochers et atteindre le plateau sommital.
Depuis cet endroit, nous avons suivi le sentier balisé descendant en pente assez douce en direction d’Olten. Ce faisant, on suit le bord de la paroi et on a une vue sur l’Aar et les quartiers se trouvant entre Aarburg et Olten.
Arrivé à Olten, l’itinéraire balisé suggère de traverser l’Aar sur une passerelle près du pont ferroviaire. Il est toutefois beaucoup plus pittoresque de continuer le long de la rivière et contourner la piscine. Ce faisant, après avoir traversé la Dünnern, on peut traverser le vieux bourg d’Olten et emprunter le magnifique pont couvert en bois.
carte interactive de la région
altitude de départ: 396 m
altitude d’arrivée: 396 m
altitude minimale: 396 m
altitude maximale: 719 m
dénivelé positif: +420 m
dénivelé négatif: -420 m
temps de parcours: 3 h
distance totale: 8200 m
Depuis 1896, la centrale hydroélectrique de Ruppoldingen produit de l’électricité 24 heures sur 24. Cependant, la consommation d’électricité n’est pas aussi régulière que le débit de l’Aar. À l’époque, il n’existait pas encore de réseau tel que celui dont nous disposons aujourd’hui dans toute l’Europe pour compenser les pics et les creux de la demande en électricité…
C’est pourquoi la première centrale à accumulation par pompage de Suisse, Ruppoldingen-Born, a été construite en 1904. Dans une conduite forcée, la centrale pompait l’eau de l’Aar dans le bassin de stockage du Born à l’aide de l’électricité excédentaire. Pour couvrir les pics de consommation, l’eau était ensuite rejetée dans l’Aar. Elle actionnait alors une turbine qui produisait de l’électricité via un générateur. Pour contrôler la conduite forcée et les installations situées sur le Born, un escalier droit de 1150 marches, surmontant un dénivelé de 300 mètres, a été construit. Il ne reste aujourd’hui que des fragments de la conduite forcée, qui a été en service jusqu’en 1960. L’escalier II est aujourd’hui un parcours d’entraînement très apprécié des sportifs d’endurance.
Dans le cadre de la transition énergétique, les techniques de stockage de l’énergie sont très demandées. En effet, l’électricité n’est pas seulement nécessaire lorsque le soleil brille ou que le vent souffle. Même si les centrales à accumulation par pompage ne sont actuellement pas encore rentables, leur rendement est sans égal : seul un cinquième de l’énergie est perdu.

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