
Cet itinéraire balisé traverse la belle vallée de la Broye et longe ses lacs. Il permet de découvrir les sites historiques comme Payerne et son abbatiale romane, Avenches et ses vestiges romains sans oublier la ville médiévale d’Estavayer-le-Lac.
Au départ de Payerne, nous prenons la direction de Corcelles-près-Payerne pour rallier par monts et par vaux Avenches. Tout au long du chemin, nous admirons la vallée de la Broye et les alpes fribourgeoises en toile de fond. Au loin se dessinent les lacs de Morat et de Neuchâtel. A Donatyre nous faisons un tout petit crochet pour aller visiter l’église romane (une des rares à abside unique du canton de Vaud).
Nous traversons ensuite Avenches et rejoignons Salavaux, en longeant le bord du lac de Morat.
Au Cotterd nous quittons l’itinéraire 480 pour prendre pendant quelques kilomètres le 480 (“Tour du Lac de Morat”) jusqu’à Vallamand- Dessus. Là nous bifurquons sur la gauche pour prendre la direction de Cudrefin et du lac de Neuchâtel. Au bord de l’eau nous profitons d’un banc pour nous reposer un moment.
Pour retrouver le 481 un petit peu avant Chabrey nous “longeons” le lac de Neuchâtel sur l’itinéraire n°5.
La “route” jusqu’à Estavayer-le-Lac traverse ensuite les villages de Portalban, Chevroux et Forel. Quand nous arrivons enfin dans la ville médiévale d’Estavayer nous ne prenons pas directement la direction de Payerne mais profitons pour faire un petit tour dans la jolie petite ville
Puis, par des chemins de remaniements nous revenons à Payerne.
Toutes les photos ici.
carte interactive de la région
altitude de départ: 450 m
altitude d’arrivée: 450 m
altitude minimale: 430 m
altitude maximale: 646 m
dénivelé positif: +840 m
dénivelé négatif: -840 m
temps de parcours: 4 h 20
distance totale: 70 km
Payerne :

Les premières traces d’occupation de la colline au cœur de la ville de Payerne remontent aux IIe – IIIe siècles. À l’écart de la grande ville d’Aventicum, alors capitale de l’Helvétie romaine, une famille influente y fait construire une grande villa, un riche établissement rural. Cette famille des Paterni donnera plus tard son nom à la ville : Paterniacum. Le 24 juin 587, l’évêque Marius d’Avenches y fonde une première église qui deviendra l’église paroissiale. Selon des découvertes archéologiques réalisées en 2016, une seconde église aurait été fondée au VII^e siècle à un jet de pierre de la première, sous l’abbatiale actuelle. Il s’agit peut-être du cœur d’une première abbaye. Arrivés à Payerne au X^e siècle, les moines de Cluny y construisent un nouveau monastère sur cet emplacement. Celui-ci deviendra l’abbatiale, de style roman pourvue d’un clocher gothique. C’est grâce aux dons de sa mère, la reine Berthe de Souabe (907-966), dite Berthe la filandiaire, que l’impératrice Adélaïde de Bourgogne (épouse d’Otton Ier du Saint-Empire) fit fonder ce monastère. Le 1er mars 1127, le comte palatin de Bourgogne Guillaume III l’Enfant est assassiné dans l’église de Payerne. En 1240, le comte Pierre II de Savoie (1203-1268) accorda à Payerne sa franchise municipale. Payerne, illustrée par les souverains bourguignons et surtout par Berthe de Souabe, est l’une des plus anciennes villes de Suisse.
L’abbatiale de Payerne ou église abbatiale Notre-Dame de Payerne est un édifice religieux situé dans la ville de Payerne, dans le canton de Vaud, en Suisse. Construite au XIe siècle, elle était l’église abbatiale d’un monastère bénédictin clunisien, fermé lors de la Réforme protestante. Classé monument historique, l’édifice a été restauré et transformé en musée consacré à l’histoire et à l’architecture de l’abbatiale. Dès le milieu du XIe siècle et sur le même emplacement, on y construit une seconde église, l’élément de base de l’abbatiale qui est visible en 2020. Deux incendies la ravagent en 1235 et en 1420, mais à chaque fois, elle est reconstruite. Les rois de Bourgogne puis les empereurs germaniques y feront de nombreux dons. Le site monastique de Payerne est alors un prieuré clunisien d’importance, disposant de nombreuses dépendances et autour duquel se développe un bourg médiéval. Cet attachement à l’abbaye de Cluny prend fin en 1444, quand le prieuré est élevé au rang d’abbaye. Les Bernois imposent la Réforme à l’abbaye de Payerne en 1536. Le sort du monastère est dès lors entre les mains des représentants des villes de Fribourg et de Berne qui le ferment en 1565. Les moines sont en fait sommés de quitter les lieux et de se convertir. L’abbatiale est alors transformée en grenier, fonderie de cloches, cantonnement militaire, prison, puis local des pompes. Les Bernois détruisent le cloître ainsi qu’une partie des bâtiments abbatiaux. Seules l’abbatiale Notre-Dame, la salle capitulaire et une aile de l’abbaye (le dormitorium) subsistent.
Corcelles-sur-Payerne :

Corcelles apparaît pour la première fois au Moyen Âge sous plusieurs formes, dont Corsales ou encore Corsalis, au XII^e siècle, et signifie « petit domaine ». Il apparaît pour la première fois par écrit en 1148, lorsque le pape Eugène III confirme l’attribution de l’église Saint-Nicolas à la commune au monastère de Payerne. En 1542, le village est détruit par un grand incendie qui consume une grande partie des constructions. À la suite de la révolution vaudoise de 1798, le 27 mai 1801, les habitants de Corcelles s’adressent au Petit Conseil du canton du Léman pour obtenir leur indépendance de Payerne. Le 23 septembre 1801, un décret accorde leur demande. Toutefois, la séparation ne prend effet que le 2 juillet 1808. Sous l’occupation bernoise, le tabac y est introduit en 1719. Cette plante y est toujours cultivée de manière intensive dans la commune jusqu’au XXI^e siècle. L’élevage chevalin est également une activité importante dans le village au XVIII^e siècle. Au début du XX^e siècle, la Broye est endiguée. Cela permet l’exploitation agricole de la plaine.
Prieuré Saint-Pierre de Corcelles : Au moment de la fondation du prieuré de Corcelles, en 1092, une église existait, propriété d’un personnage important, nommé Humbert, disposant de grands biens. Désireux de sauver son âme et celles d’êtres chers, il fait don à l’abbé de Cluny Hugues de Semur de l’église, de toutes ses dépendances, de l’usage des forêts et terres agricoles, et même d’un droit de levée des filets dans le lac. A cette liste s’ajoutent l’église de Coffrane et ses terres ainsi qu’une liste de serfs. Durant plus de quatre siècles, les prieurs se succèdent à la tête d’un petit état monastique, fonctionnant en tant que maîtres de l’église et administrateurs de leurs biens. Parmi eux, il convient de citer Pierre de Gléresse, qui fit bâtir l’église de Cornaux (début du XIVe s.), ou Rood de Benoît, également abbé de l’Ile de Saint-Jean, qui dut affronter les réformateurs conduits par Guillaume Farel. C’est en 1530 que cesse l’activité du prieuré, géré par les bénédictins de Cluny pendant 438 ans. Les bâtiments religieux comprenaient l’église et la maison du prieur, qui, vraisemblablement, se trouvait à l’emplacement de la cure actuelle. Le cimetière entourait ces demeures, qui hébergeaient un prieur et sans doute une dizaine de moines. Outre les services religieux de Corcelles, Coffrane et Cornaux, l’activité agraire, ou artisanale, et les œuvres envers les malades, ignorants ou miséreux constituaient l’activité principale des moines. A l’époque où les Clunisiens quittèrent le prieuré, la nef, le chœur, la chapelle sud et la tour du clocher existaient encore. Les fonts baptismaux, de style roman, ainsi que la pierre encastrée armoriée de la famille de Lavigny, de laquelle sont issus les prieurs Jean ou Pierre de Lavigny, rappellent l’époque clunisienne à Corcelles.
Donatyre :

La première mention de la commune apparaît en 1228 sous le nom de Donnatieri. On rencontre ensuite les formes Domna Thecla (1343), Dompna Thecla alias Donatiere (1453), Donnatyre (1584) et Donatire (1849). Le nom du lieu renvoie à la martyre sainte Thècle (Domina Thecla), à qui une chapelle romane inscrite comme bien culturel suisse d’importance nationale est dédiée.
La première mention de la commune apparaît en 1228 sous le nom de Donnatieri. On rencontre ensuite les formes Domna Thecla (1343), Dompna Thecla alias Donatiere (1453), Donnatyre (1584) et Donatire (1849). Le nom du lieu renvoie à la martyre sainte Thècle (Domina Thecla), à qui une chapelle romane inscrite comme bien culturel suisse d’importance nationale est dédiée.
Le village de Donatyre fut très probablement construit à l’endroit où s’élevait la porte nord de l’enceinte romaine d’Avenches, qui traverse le village de part en part. Tout au long du Moyen Âge, Donatyre appartient à l’évêque de Lausanne ; la noblesse d’Avenches possédant également des biens sur la commune. Durant l’occupation bernoise du pays de Vaud en 1536, le village passe sous la juridiction de la commune d’Avenches. Puis, à la disparition de l’Ancien régime en 1798, Donatyre est rattachée brièvement, pendant la République helvétique, au canton de Fribourg. L’Acte de Médiation de 1803 rendit le village, ainsi que l’ensemble du district d’Avenches, au canton de Vaud, formant ainsi une enclave dans le canton de Fribourg.
Église anc. St-Thècle, puis St-Etienne (Donatyre) : Église romane avec nef prolongée d’une abside semi-circulaire. Arc du choeur surmonté d’un clocherarcade. Transf. aux XVe et XVIe s. (baies et rosace à l’ext. de l’abside). A l’int., peintures murales du XVe s., fragment d’Annonciation, croix de consécration. Dans l’abside, peintures montrant le Christ en Majesté et les Apôtres, copiées de celles de l’église de Montcherand en 1907 par Ernest Correvon. Vitrail de l’oculus aux armes de Berne, daté 1712. Au N, vitrail armorié portant l’inscr. « de Scheiterberg » et daté 1907. Cloche du XVe s. Rest. en 1906-07, 1977-78.
Montet :

Dépendant de la seigneurie d’Estavayer au Moyen Âge, Montet fut rattaché au bailliage d’Estavayer de 1536 à 1798, puis au district d’Estavayer-le-Lac de 1798 à 1848. Avant la bataille de Morat en 1476, Charles le Téméraire y avait établi son camp militaire. Ce fut une propriété des familles Lanthen-Heid au XVII^e siècle, puis Praroman jusqu’à la fin du XVIII^e siècle. Montet se sépara de la paroisse de Cugy en 1675 et forma une paroisse avec Frasses de 1701 à 1901 et Seiry de 1734 à 1900, grâce à la requête d’Anne-Marie Lanthen-Heid. En 2000, Montet comptait six exploitations agricoles (élevage et culture).
L’église Sainte-Trinité (Au Village 8) abrite de remarquables retables baroques datant de 1660-1663, restaurés en 1996-1998. Elle est inscrite aux biens culturels d’importance nationale du canton de Fribourg. Le château de Montet (n° 11, Au Village) accueillit une communauté de la Société du Sacré-Cœur de 1831 à 1847, l’orphelinat de l’institut Marini de 1882 à 1961, un institut d’enseignement secondaire tenu par les salvatoriens de 1961 à 1978, puis le Centre de rencontre et de formation du mouvement des Focolari depuis 1981.
Estavayer-le-Lac :

Bien que les fouilles archéologiques soient très peu nombreuses, il peut être établi que le territoire de la commune a connu l’occupation humaine en tout cas dès le Mésolithique (8000 – 5500 avant Jésus-Christ). L’occupation des rives est dense durant le Néolithique et la fin de l’âge du bronze. Durant les autres périodes, le niveau du lac a repoussé l’implantation des habitats sur les hauteurs. Les sondages de l’autoroute A1 révèlent de nombreuses traces d’occupation protohistorique et plusieurs habitats. Des tombes furent exhumées et leur mobilier atteste peut-être d’un établissement du haut Moyen Âge. Le patronyme de la paroisse, Saint-Laurent, suggère la création d’un lieu de culte déjà à cette époque.

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