
Ce circuit balisé traverse un haut plateau du Jura tabulaire en passant par de jolis villages, des magasins à la ferme et des bâtiments chargés d’histoire. En chemin, on découvre la diversité des produits régionaux et on jouit d’une vue panoramique sur les collines boisées du Jura et la Forêt-Noire. Ce circuit varié est une excursion qui vaut la peine d’être faite en toute saison. Les perspectives sont particulièrement belles au printemps, lorsque les cerisiers en fleurs de la région de Bâle s’épanouissent dans toute leur splendeur.
Nous profitons cette belle journée ensoleillée pour aller faire une balade en vélo dans le canton de Bâle Campagne. En ce début avril les cerisiers sont en fleurs et nous avions envie de retourner dans cette région pour aller les admirer. L’année passée, à la même époque nous étions déjà venu par ici pour marcher un petit peu. Nous avions trouvé incroyable les vergers en fleurs…
Nous entamons notre tour à Sissach. Nous avons laisser la voiture à la gare. Nous traversons la vieille ville et prenons la direction de Gelterkinden. Le tronçon entre ces deux localités n’est pas le plus beau du parcours … Mais il faut bien passer par là.
A la sortie de Gelterkinden nous quittons la “vallée” pour grimper, à travers la forêt, vers le plateau “Berg” où se trouve le village de Rünenberg. On poursuit ensuite jusqu’à Kilchberg, la plus petite commune de Bâle-Campagne. L’église Saint-Martin est considérée comme le dernier monument significatif de l’architecture religieuse néogothique dans le canton. C’est ensuite la descente vers Zeglingen. Peu après, une courte montée mène au joli village d’Oltingen. L’année passée nous étions déjà passés ici pour voir les cerisiers en fleurs. Aujourd’hui certains des arbres sont encore sans fleurs. Nous sommes un petits peu trop haut en altitude. Dommage …
L’itinéraire monte ensuite, via Anwil et le domaine de Baregg, en direction de Farnsberg. Cette colline boisée du Jura possède une flore et une faune variées. Des prairies maigres fleuries, des rangées de haies et des forêts clairsemées bordent le chemin. Nous faisons un petit détour par les ruines de Farnsburg Le vaste château fort a été construit en 1330. Les imposants vestiges du mur-bouclier, des tours, des bâtiments historiques et du mur d’enceinte bien conservé permettent de se plonger dans l’époque des Habsbourg. La vue sur les Alpes et la Forêt-Noire est particulièrement impressionnante par beau temps.
Depuis les ruines du château, nous poursuivons notre route en direction de Rickenbach. Là les cerisiers sont bien en fleurs !!! Magnifique. C’est là que nous quittons le 113 pour rejoindre Wintersingen.
Ici nous empruntons un petit moment le 115 jusqu’à Nusshof. Puis reprenons la route de Sissach. Sur le haut de la petite ville les vergers sont complètement en fleurs.
Toutes les photos ici.
carte interactive de la région
altitude de départ: 370 m
altitude d’arrivée: 370 m
altitude minimale: 366 m
altitude maximale: 732 m
dénivelé positif: +1790 m
dénivelé négatif: -1790 m
temps de parcours: 4h
distance totale: 60 km
itinéraire SuisseMobile 113 : Baselbieter Hof-Route
itinéraire SuisseMobile 115: Baselbieter Reben-Route
Cerisiers à Bâle Campagne :
- site répertoriant les meilleurs endroits pour voir les cerisiers : ici : Quand on pense à la campagne de Bâle-Campagne, on ne peut pas ne pas penser aux cerisiers. Le tableau qui se présente certaines années dès la fin mars, d’autres seulement début mai, est véritablement onirique. Les fruits qui mûrissent sous le soleil des cerisiers de Bâle-Campagne sont aussi sucrés qu’ils peuvent être consommés sous différentes formes : frais, en conserve ou distillés : Le point culminant de l’année des cerises, du moins pour les yeux, est la floraison.
- site pour savoir où et quand voir les cerisiers en fleurs : ici
Kilchberg : Au début du Moyen-Âge, une église Saint-Martin a été érigée dans le village en tant qu’église mère pour les localités de Kilchberg, Rünenberg et Zeglingen. En 1226, le village a été appelé Chilperch d’après cette église. Kilchberg appartenait probablement à l’évêché de Bâle et devint plus tard la propriété des comtes de Frohburg. Ceux-ci transmirent la localité à une famille qui prit le nom de Kilchberg ; depuis 1376, les comtes de Thierstein sont mentionnés comme propriétaires de l’agglomération. Entre 1400 et 1870, le couvent des chanoines de Rheinfelden détenait le patronage de l’église Saint-Martin, puis ce droit passa à la ville de Bâle, qui était en possession de Kilchberg depuis 1461.
Farnsburg : Le château est fondé vers 1330 par les comtes de Thierstein. Il constitue alors le centre d’une seigneurie qui inclut les villages d’Arisdorf, Buus, Diepflingen, Gelterkinden, Hemmiken, Kilchberg, Maisprach, Ormalingen, Rickenbach, Rünenberg, Tecknau, Wenslingen, Wintersingen et Zeglingen. Il est alors connu sous les noms de Varsperg ou Varnsberg. Après la disparition de la famille Thierstein, le château devint vers 1350 la résidence de la branche Thierstein-Farnsburg puis, après 1418, celle des barons de Falkenstein. Hans et Thomas de Falkenstein rejoignent la famille des Habsbourg d’Autriche en 1440 et prennent activement part à leur côté à l’ancienne guerre de Zurich le 22 juillet 1443. En particulier, les Falkenstein prennent la ville de Brugg et y mettent le feu. En représailles, en 1444, une troupe de Confédérés assiège en vain le château avant de se faire anéantir à la bataille de Saint-Jacques-sur-la-Birse. La guerre menée par Bâle contre les nobles soutenant les Habsbourg conduit progressivement à la ruine politique et économique de la famille des Falkenstein qui, en 1641, doit vendre le château et la seigneurie à la ville de Bâle, qui les transforme en bailliage. Aux XVe et XVIe siècles, ce bailliage, initialement identique à la seigneurie, s’étend aux villages de Zunzgen, Sissach, Böckten, Tenniken, Diegten, Eptingen et Itingen. C’est à cette époque seulement qu’il prend le nom de Farnsburg. Après que le dernier bailli a évacué le château, il est incendié par les paysans locaux en 1798 avant de servir de carrière.
En simplifiant, on peut diviser la Suisse en quatre unités du nord au sud :
- Jura tabulaire et Jura plissé dans le nord et le nord-ouest, composés de calcaires, de marnes (roche mixte composée de calcaire et d’argile), d’argiles et d’anhydrite/gypse
- Plateau suisse avec bassin molassique; ce dernier, rempli de débris d’érosion des montagnes, est constitué de grès, de nagelfluh, de silt et de marnes
- Alpes du nord avec l’Helvétique, constitué essentiellement de sédiments calcaires et marneux datant du Mésozoïque
- Alpes centrales et du sud avec socle cristallin, constitué essentiellement de granites et de gneiss, résultant de la recristallisation du fait de la solidification de magma dans le sous-sol


Jura plissé et Jura tabulaire
Les roches constituant le Jura tabulaire et le Jura plissé sont essentiellement des calcaires, des marnes, des argiles et des gypses/anhydrites. Le Jura tabulaire s’étend du nord-ouest de la Suisse à la région de Schaffhouse et forme, en raison des propriétés d’érodabilité des différents types de roches, un paysage dit de cuestas (relief de côtes). L’érodabilité indique si une roche s’érode plus ou moins facilement ou difficilement.
Dans le nord-ouest de la Suisse surtout, les strates sont en plus divisées en compartiments par des zones de failles orientées nord-sud. Cette structure de surface typique du Jura tabulaire est constitué de vallées et de hauts plateaux. Elle s’est formée en même temps que le fossé rhénan au Tertiaire, il y a environ 40 millions d’années. Les failles sont des plans de rupture dans des couches rocheuses, celles-ci étant déplacées de quelques centimètres à plusieurs kilomètres.
Le Jura plissé décrit un arc de cercle qui s’étend de la région de Genève et de la France voisine à l’ouest jusqu’à Baden à l’est. Dans le Jura plissé, les roches sédimentaires ont été comprimées lors de l’orogenèse alpine, ce qui a entraîné leur plissement. Les épais dépôts de calcaire sont bien visibles au Creux du Van (NE) par exemple. Le Jura plissé n’est coupé qu’à peu d’endroits par d’étroites vallées transversales, appelées cluses. Celles-ci sont fréquemment parcourues par une route; en l’absence de cluse, les voies de communication doivent passer par un tunnel ou par un col.

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