
Après avoir pas mal hésité, nous avons décidé aujourd’hui de parcourir en partie la deuxième étape du “Chemin du Soleil” (l’itinéraire n°61 de SuisseMobile) entre Loèche-les-Bains et Jeizinen. Nous avions déjà repéré ce parcours il y a pas mal de temps mais nous n’avions pas envie de le faire en plein été. Il doit vraiment faire trop chaud quand on parcourt ce sentier en surplomb de la vallée du Rhône sous un soleil de plomb.
Le bus nous mène de Leuk Stadt à Leukerbad. C’est là que commence l’étape 2 de l’itinéraire 61. Le début de la randonnée.
Pendant la première demie-heure nous marchons à flanc de montagne sur un chemin bien large. Nous arrivons enfin au pied des fameuses échelles d’Albinen. Au début du chemin un panneau averti que cette section est “seulement pour les personnes non sujettes au vertige”. Le premier passage un peu plus raide a été équipé d’un câble. En levant la tête on ne comprends pas vraiment où sont ces fameuses échelles, mais elle se trouvent bien dans la face rocheuse au-dessus de nous ! Une série d’escaliers pour bien nous chauffer les mollets et on arrive au pied de la première échelle. Il y en a huit en tout.
Les échelles sont en bois, tout comme les échelons. Certains bougent un petit peu. Pas toujours très rassurants.





Les premières échelles s’enchaînent très rapidement. Avant d’arriver à la dernière, le chemin monte vraiment fort à travers la forêt et les rocher. La plupart du temps un câble permet de sécuriser la montée.
Au bout des échelles d’Albinen, on arrive enfin à la station inférieure de la télécabine de Flaschen. A partir d’ici plus de difficultés. Tout le reste du chemin va se faire à flanc de montagne, à travers des pâturages et des forêts. Nous traverserons aussi quelques petits villages ou hameaux …
Le premier que nous “explorons” est celui d’Albinen. Il fait partie des plus beaux villages de Suisse. On se dirait presque dans un musée à ciel ouvert. Les maisons avec leurs façades en bois brûlées par le soleil donne l’impression d’un voyage dans des temps révolus. Les vieilles maisons en bois de ce village en terrasses datent du 17e siècle.
C’est aussi ici que nous sommes au point le plus bas de notre randonnée. Depuis le village d’Albinen nous remontons pour arriver au point 1464 qui marque pour nous “l’entrée” dans la vallée du Rhône. Nous arrivons aussi ici dans la forêt qui a brûlé en 2003. Durant cet été caniculaire près de 300 hectares de forêt de montagne sont partis en fumée. Les stigmates sont encore visibles, mais la nature a repris ses droits.
Jusqu’au hameau de Bräntschu notre marche se fait en partie dans des prairies sèches et en partie dans la forêt.
A partir de là nous continuons jusqu’à Engersch puis Jeizinen sur un sentier tracé dans la prairie. Quand nous arrivons finalement à Jeizinen le soleil est déjà bien bas sur l’horizon. Il n’est que 16h20 mais à mi-novembre les jours sont déjà bien court.
Le téléphérique nous permet de rejoindre rapidement Gampel où nous prenons un bus pour revenir à Leuk Stadt.
Hormis les échelles du début toute la randonnée était tranquille. C’est une belle région à découvrir au printemps ou en automne quand le soleil ne brûle pas les prairies sèches.
Toutes les photos ici.
carte interactive de la région
altitude de départ: 1400 m
altitude d’arrivée: 1519 m
altitude minimale: 1277 m
altitude maximale: 1614 m
dénivelé positif: +942 m
dénivelé négatif: -803 m
temps de parcours: 5 h 35
distance totale: 17730 m


Luftseilbahn Gampel ⇄ Jeizinen
Inventaire des transports de montagne en été
Albinen, le beau village sur le versant sud à l’entrée du Dalatal. La route la relie à Leukerbad, riche en sources thermales, et au village de Leuk. Parmi les lieux d’intérêt à Albinen, on trouve de nombreuses fermes de montagne et granges valaisannes préservées. L’église du village, cependant, est construite dans un style moderne après que la vieille église ait été détruite par un tremblement de terre.
En 1226, “Albinen” est mentionné pour la première fois dans un document. Les noms des camps sont presque exclusivement d’origine romane ; la langue allemande n’a été acceptée qu’à la fin du Moyen Âge. Selon le Lexique géographique de la Suisse, en 1902, il n’y avait ni auberge, ni magasin, ni salière à Albinen. À cette époque, 380 personnes vivaient dans le village, le plus haut niveau dans l’histoire de la municipalité. Depuis les années 1940, le nombre d’habitants n’a cessé de diminuer, un développement que la route ouverte dans les années 1960 ne pouvait pas arrêter. Cependant, la nouvelle route a modifié la structure des moyens de subsistance de la population et a fait du village agricole un lieu de villégiature. Alors qu’en 1960, plus des deux tiers des salariés travaillaient dans l’agriculture, dix ans plus tard, ils n’étaient plus que 33 % et en 1990, seulement 3 %, pour une population de 242 habitants. Sur le plan ecclésiastique, le village appartenait à Leuk avant d’être élevé au rang de paroisse en 1737 et de recevoir sa propre église. Jusqu’au XXe siècle, la population montagnarde vivait en grande partie en autarcie. Le village ne pouvait être atteint que par des chemins escarpés. Les maisons en bois sont disposées en quinconce le long de la pente dans un mélange régional typique de bâtiments résidentiels et de services. La puissante église, crépie de couleurs vives, est située au centre du groupe fermé de colonies et, avec son toit en tôle cintré et ses intéressantes tours, elle domine les toits environnants. On y trouve des maisons étonnamment bien conservées des XVIIe et XVIIIe siècles. Comme les frontons de tous les bâtiments résidentiels font face à la vallée, l’aspect extérieur du village présente une uniformité remarquable.
Huit échelles pour saisir le Valais (“passé simple 01.2015)




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