Pour notre première sortie de l’année en Suisse centrale nous avons décidé de prendre le train du Pilates et de faire deux petits tours depuis le sommet.

Pour prendre ce train à crémaillère (le plus raide du monde) nous avons pris nos billets en ligne pendant le trajet. En plus de payer le prix du billet il est indispensable de réserver (moyennant un surcoût bien entendu) les heures auxquelles on veut monter et descendre. Sans réservation je pense que c’est peine perdue que de vouloir monter dans le train !
Quand nous arrivons dans la région de Lucerne nous constatons que la région du Pilates est un peu prise dans le brouillard. Grr ! Nous n’avons pas regarder les webcams avant d’acheter nos billets. Erreur de débutants …..
A 10h20 nous faisons la queue pour monter dans le train et à 10h35 précise il se met en route. C’est vrai que la pente est forte mais on ne la ressent pas vraiment. Par contre en regardant dehors on se rend bien compte de celle-ci.
Comme la météo n’est pas géniale nous n’aurons pas vraiment la possibilité de nous évader de la foule qui “stagne” sur la plateforme à la sortie du train.
Comme première petite balade nous nous rendons au sommet du Tomlishorn (1 h aller et retour et +/- 130 m de dénivelé). Sur le chemin il y a pas mal de monde et au sommet on retrouve les instagrameurs et instagrameuses qui nous vanteront les mérites de cette randonnée alpine … En fait tout ce qui m’énerve … Hormis ça la randonnée est assez sympa.
Le but de notre seconde petite balade est la Klimsenkapelle au pied du Klimsenhorn. Cette petite randonnée est un peu plus difficile parce que cette fois le chemin est clairement un chemin “alpin” contrairement à celui du Tomlishorn qui est super facile. Pourtant les deux sont cotés “rouge-blanc”.
Malgré le brouillard qui est bien monté et qui atteint maintenant presque le sommet du Pilates (sur le versant nord” nous faisons l’aller et retour jusqu’à la petite chapelle.
Nous terminons notre journée assez déçus. C’est vrai que la météo n’a pas rendu la chose agréable, mais le train n’était non plus pas à la hauteur de nos attentes. Mais la chose qui nous retiendra de revenir ici c’est l’impression d’être pris pour du bétail quand pendant 15 minutes, nous sommes encolonnés avec notre billet en main avant de prendre le train … plus que bondé …
Toutes les photos ici.
carte interactive de la région (Tomlishorn)
altitude de départ: 2067 m
altitude d’arrivée: 2067 m
altitude minimale: 2038 m
altitude maximale: 2128 m
dénivelé positif: +131 m
dénivelé négatif: -131 m
temps de parcours: 1 h
distance totale: 3120 m
carte interactive de la région (Klimsenkapelle)
altitude de départ: 2067 m
altitude d’arrivée: 2067 m
altitude minimale: 1864 m
altitude maximale: 2074 m
dénivelé positif: +232 m
dénivelé négatif: -232 m
temps de parcours: 1 h 10
distance totale: 2320 m
Inventaire des transports de montagne en été
Au 19ème siècle, l’ingénieur Eduard Locher eut l’idée de construire un train menant au sommet du Pilate. Beaucoup de ses contemporains le prenaient pour un fou. Cependant, en 1889, le trajet d’une longueur de 4618 mètres d’Alpnachstad à Pilatus Kulm fut ouvert. Avec une déclivité de 48%, c’est le train à crémaillère le plus raide du monde. Cela n’a pas changé depuis son ouverture. Pour qu’un train puisse avancer à une telle déclivité, il faut une technique très sophistiquée. La construction géniale au moyen de deux roues dentées horizontales a rendu cet exploit possible. Ce coup de maître a été présenté à l’exposition mondiale de 1889 à Paris.
Depuis bien plus d’un siècle, les motrices du Pilatusbahn grimpent jusqu’au sommet de la montagne imposante qu’est le Pilate, en empruntant le trajet de train à crémaillère le plus audacieux du monde. Avec une déclivité maximale de 48 %, il s’agit du train à crémaillère le plus raide du monde, unique dans son genre. Cette déclivité extraordinaire comportait le risque que les dents motrices des systèmes de trains à crémaillère traditionnels de l’époque seraient inefficaces. Les constructeurs ont donc dû créer un système doté d’une crémaillère spéciale.
Jusqu’en 1937, le trajet de 70 à 80 minutes sur une longueur de 4618 mètres était parcouru avec onze voitures motrices à vapeur, en passant par la station à eau et de déviation Ämsigen (à présent un arrêt du train) la station de Mattalp, puis le long de l’Eselwand jusqu’à Pilatus Kulm.
Dès 1905 déjà, les possibilités d’un changement du service vapeur en un service ferroviaire électriques étaient à l’étude. Cependant, le projet d’électrification était reporté à cause des coûts exorbitants à l’époque. À partir de 1931, les responsables de la société Pilatus-Bahn se sont penchés à nouveau sur la problématique de l’électrification du service ferroviaire; cette fois ils étaient motivés par le degré d’usure démesuré des véhicules. Le 15 mai 1937, le service ferroviaire électrique avec les nouvelles motrices fut inauguré officiellement. Deux des anciennes motrices à vapeur ont été conservées jusqu’à ce jour. Elles sont exposées en Suisse, au musée des transports à Lucerne et en Allemagne, dans le Deutsche Museum à Munich.
Après le 125e anniversaire du chemin de fer à crémaillère le plus raide du monde, le temps était venu de faire entrer cet héritage historique dans une nouvelle ère et de le préparer ainsi pour les prochaines décennies. Avec la nouvelle conception du chemin de fer à crémaillère, environ 55 millions de francs ont été investis dans huit nouvelles automotrices voyageurs, une nouvelle automotrice matériel ainsi que dans d’autres optimisations. L’objectif prioritaire du projet d’investissement était de préserver le bien culturel unique qu’Eduard Locher et son équipe ont créé il y a plus de 130 ans. Grâce au système pionnier de crémaillère, le chemin de fer à crémaillère maîtrise depuis 1889 la montée record de 480 pour mille – une prouesse inégalée à ce jour dans le monde entier. Après toutes ces années, le système ne montre pratiquement aucun signe d’usure et reste pratiquement inchangé.
Outre la pièce maîtresse de la rénovation, les nouvelles automotrices voyageurs et matériel, trois nouveaux inverseurs de voies fabriqués sur mesure ont été mis en place à Alpnachstad et un deuxième quai a été construit. La station intermédiaire d’Ämsigen et la station amont de Pilatus Kulm ont également été optimisées. Toutes ces mesures de construction permettent une exploitation plus efficace du chemin de fer à crémaillère le plus raide du monde.
Le 5 juin 2023, le train à crémaillère a démarré pour la première fois la nouvelle saison avec une flotte entièrement renouvelée.








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