col de Barberine (juillet 2023)

20 Juil 2023 | 0 commentaires

Aujourd’hui nous avons décidé d’aller nous balader dans la vallée du Trient. Nous laissons la voiture à la gare des Marécottes et montons à pieds prendre la cabine qui nous permet d’arriver facilement à la Creusaz.

De là nous prenons la direction de l’alpage d’Emaney. D’abord à flanc de montagne, le sentier fini par rejoindre, un peu en-dessus de la Tinde, la route de l’alpage. Nous la suivons pendant une demi-heure et arrivons finalement Emaney. Cet alpage nous rappelle de bons souvenirs. Il y une quinzaine d’années, nous y venions voir la fabrication du fromage …

Le sentier continue en direction du fond de la combe. Une fois arrivé presque aux pieds des d’Aboillon, nous prenons le chemin à gauche, qui monte en direction du col de Barberine. Nous sommes étonnés de voir qu’il y a encore pas mal de névés !

La montée, en grande partie dans un pierrier, est rude. A la limite de la paroi rocheuse, nous apercevons cinq bouquetins mâles, couchés sur un névé.

Juste en dessous du col, au moment de traverser un petit névé, nous apercevons une femelle bouquetin en train de “brouter” les rares herbes présentes ici. Pour ne pas effaroucher, nous montons directement dans les rochers en direction du col.

Ici, le vent souffle fort. Lorsque nous nous retournons nous voyons le Luisin et le col d’Emaney. De l’autre du col, le Mont Blanc se laisse apercevoir. Tout au fond on voit bien le lac d’Emosson. La vue sur celui-ci sera une constante jusqu’à la fin de notre balade.

Le début de la descente est pénible. Les cailloux roulent sous nos pieds … Ce n’est que vers 2300 m que nous retrouvons finalement un chemin plus agréable, dans les pâturages.

Après une heure et un peu plus de 500 m de descente, nous arrivons finalement sur la “route” qui longe le lac. Il ne reste plus qu’à la suivre pour arriver au barrage.

Plus on s’approche du barrage, mais avant d’entrer dans la galerie, plus la vue se dégage sur les hauts sommets français de la région du Mont-Blanc : Aiguille d’Argentière, Aiguille du Tour, Aiguille Verte, pour ne citer que les principales.

Pour revenir aux Marécottes, nous prenons d’abord le bus qui part du col de la Geulaz (au niveau du barrage) et qui descend à Finhaut. Puis le train qui revient aux Marécottes.

Jolie balade dans la vallée du Trient. La montée au col est toutefois assez pénible et parfois un peu scabreuse. Je n’avais pas souvenirs d’un chemin avec autant de pierriers et de névés à traverser quand j’avais déjà fait cette balade en août 2015 (voir ici). C’est vrai qu’il y avait nettement moins de névés …

Toutes les photos ici.

carte interactive de la région

altitude de départ: 1777 m

altitude d’arrivée: 1932 m

altitude minimale: 1723 m

altitude maximale: 2482 m

dénivelé positif: +1017 m

dénivelé négatif: -817 m

temps de parcours: 5 h

distance totale: 12920 m

TéléMarécottes

Inventaire des transports de montagne en été

Barrage d’Emosson : Avec ses 225 mio m3 d’eau, le lac d’Emosson est la 2e plus grande retenue artificielle de Suisse ! Le barrage d’Emosson, construit entre 1969 et 1973, est la clé de voûte d’un important complexe hydroélectrique à cheval entre la Suisse et la France, au col de la Gueulaz. Deux centrales hydroélectriques fournissent près de 3% de l’électricité produite en Suisse. La hauteur vertigineuse de 180m du mur vous garantit de belles sensations fortes.

Barrage de Barberine : Le barrage de Barberine a été construit en 1925. Il est souvent méconnu car lorsque le barrage d’Emosson est plein, la retenue d’eau submerge de 42 mètres l’ancien barrage de Barberine. Pour admirer le mur du barrage de Barberine, rendez-vous à Emosson au printemps, lorsque le niveau d’eau est encore bas. Le lac se remplit ensuite progressivement pour atteindre sa capacité maximale annuelle vers la fin septembre.

Barrage du Vieux-Emosson : Le barrage du Vieux-Emosson a été construit en 1955 par les CFF. En parallèle de la construction de la centrale hydroélectrique de pompage-turbinage Nant-de-Drance, il a été surélevé de 20 mètres afin de doubler la capacité de la retenue d’eau. Actuellement, sa hauteur est donc de 65 mètres pour un volume d’eau maximal de 25 millions de m3.

Nant de Drance : La centrale de pompage-turbinage de Nant de Drance se situe 600 mètres sous terre, dans une caverne entre les lacs de retenue d’Emosson et du Vieux Emosson en Valais. La centrale fonctionne telle une immense batterie : elle est conçue pour produire de l’électricité durant les pics de consommation et stocker la production d’électricité excédentaire issue des nouvelles énergies renouvelables intermittentes.

1920
1925
1960
1964
1975
2020

toutes les cartes ci-dessus sont des captures d’écran du site https://map.geo.admin.ch. Dans le menu à gauche, dans “cartes affichées”, il faut cocher “voyage dans le temps – Cartes” et choisir la région et l’année.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.