
Pour la première balade de la saison, nous avons choisi de parcourir le pays d’EnHaut sur le “Chemin de la Sarine” qui part de Rougemont et qui se termine à Rossinière.
Pour nous mettre en jambe avant cette balade de 4 h, nous nous arrêtons un moment à Saanen pour visiter l’église Saint-Maurice et visiter un peu le “vieux village”.
Nous laissons la voiture à la gare de Rougemont et, avant de partir pour Rossinière, nous faisons un petit tour dans le village. Tout comme à Saanen, nous pouvons admirer de belles maisons (ou plutôt des chalets) qui arbore tous les éléments traditionnels de ce type de construction. On peut y retrouver la date de construction au sommet de la façade, un texte biblique ainsi que, souvent, les noms du propriétaire et du charpentier gravés dans le bois.
La balade proprement dite commence par la visite de l’église de Rougemont, un des éléments incontournables de la région. Puis, après un petit coup d’œil sur le château (privé) attenant à l’église, nous nous mettons vraiment en route. Jusqu’à Gerignoz, nous marchons tantôt sur des chemins carrossables, tantôt dans les champs. La partie entre les Plans et les Combes est la moins jolie du parcours.
Un peu après Gérignoz, l’itinéraire quitte une petite route pour descendre au bord de la Sarine. Nous suivons la rivière jusqu’au pont suspendu (pont Turrian) qui nous permet de retraverser la rivière.
Il nous faut maintenant remonter jusqu’à l’église de Château-d’Oex qui est perchée sur une petite colline.
Nous continuons ensuite en direction de Rossinière. L’itinéraire évite les Moulins et reste sur la rive droite de la Sarine jusqu’à la Chaudanne. Là nous traversons la rivière sur le pont routier et continuons jusqu’à Rossinière. Comme nous avons du temps avant de prendre le train qui va nous ramener jusqu’à Rougemont, nous en profitons pour faire le tour du Grand-Chalet Balthus.
Cet itinéraire, qui traverse tout le pays d’Enhaut et une balade agréable. Elle permet de découvrir de beaux chalets bien conservés et de belles églises.
Toutes les photos ici.
carte interactive de la région
altitude de départ: 1000 m
altitude d’arrivée: 890 m
altitude minimale: 871 m
altitude maximale: 1034 m
dénivelé positif: +415 m
dénivelé négatif: -515 m
temps de parcours: 4 h 00
distance totale: 15500 m
Parc Naturel Gruyère – Pays d’Enhaut
L’Église St Maurice de Saanen (Gessenay) se trouve sur une petite hauteur avec sa tour en pierre. Son beffroi en bois caractéristique contient les cloches, il est couvert d’un toit hexagonal. L’église est mentionnée pour la première fois dans un document en 1228, fondation probable des Comtes de Gruyères, dédiée à Saint Maurice au Moyen Âge et reconstruite dans le style gothique tardif entre 1444 et 1447. Église réformée à l’époque bernoise dès 1555. Peintures murales du chœur datant d’environ 1470 représentant des scènes de l’Ancien Testament, de la vie de Marie et de la légende de Saint Maurice et de la Légion thébaine. Clocher foudroyé et détruit avec les cloches par le feu en 1940, reconstruit avec de nouvelles cloches en 1942-43.
L’Église de Rougemont fait partie des éléments incontournables de la région du Pays-d’Enhaut. De petite taille, l’édifice vaut assurément le détour pour son histoire, mais aussi pour la beauté de ses peintures et de ses vitraux. Construite au 11ème siècle par les moines de l’Abbaye de Cluny (F) sur la demande du comte de Gruyère Guillaume 1e, elle est le premier et seul couvent des Alpes vaudoises. De style roman, elle a la forme d’une croix latine, tournée vers l’est. A ses origines, l’église est dédiée à Saint-Nicolas de Myre, patron des enfants et martyre du 4ème siècle. Suite à la faillite du Comte de Gruyère, la région est remise aux Bernois, qui impose la réforme protestante en 1555. L’église devient donc un temple dédié au culte protestant. Le château attenant à l’édifice, actuellement propriété privée, est érigé une dizaine d’années plus tard sur les fondations du monastère détruit, afin de loger le bailli bernois. Un joyau architectural Ce dernier fait transformer le corps de bâtiment. Le chœur est agrandi. Dès l’origine, la nef est séparée des bas-côtés par douze piliers massifs représentant les 12 apôtres, que l’on peut admirer encore aujourd’hui. Une importante restauration menée de 1919 à 1926 redonne ses lettres de noblesse à l’édifice. Elle fait ressortir la pierre de l’édifice, recouverte alors de cinq couches de plâtre. Le plafond de la nef est refait en voûte de bois. Les peintures sont exécutées par le peintre Correvon, d’après les motifs du 13ème siècle. Le temple est aujourd’hui inscrit comme bien culturel suisse d’importance nationale. Des concerts et des représentations y sont régulièrement organisés, en particulier lors du festival de musique ancienne La Folia, mis sur pied chaque année durant le week-end de la Pentecôte.
Construit en 1883, le Pont Turrian est le plus ancien pont suspendu de Suisse romande et l’un des derniers encore existants. Accessible à pied depuis Château-d’Œx, il traverse la Sarine et marque l’entrée dans la zone alluviale du Ramaclé, connue notamment pour la beauté de sa cascade.
Inventaire des ponts suspendus de Suisse.
Le temple de Château-d’Oex : Reconstruite en 1802, après le troisième grand incendie de Château-d’Oex, son clocher contient quatre cloches. Son orgue a été entièrement rénové en 2012. Elle domine le village, perchée sur une colline, vestige d’un verrou glaciaire. L’église de Château-d’Oex fut sans doute la première de toute l’ancienne Gruyère, soit de la haute vallée de la Sarine en amont de Broc. Une première église paroissiale existait vers 1073 sous le vocable de Saint Donat. Elle dépendait du prieuré de Rougemont. Située apparemment près de la Villa-d’Oex, l’église fut reconstruite au début du XVe siècle sur la motte de l’ancien château comtal. Son affectation au culte réformé remonte à 1555. Épargné par deux autres incendies qui ravagèrent le village en 1664 et 1741, en juillet 1800 le temple est atteint par le grand incendie qui détruisit le bourg. Toutes les parties en bois sont consumées, la charpente et les galeries intérieures doivent être entièrement reconstruites. Reconstruit de 1801 à 1802, le temple est inauguré sur sa colline en décembre 1802, grâce au remarquable travail des tailleurs de pierre venus d’Italie. L’ancienne flèche est remplacée par un nouveau clocher de forme baroque tel que nous le connaissons aujourd’hui.

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