Bisse de Lens (août 2021)

19 Août 2021 | 0 commentaires

Aujourd’hui nous faisons une petite balade tranquille autour de la colline du Châtelard en suivant le bisse de Lens.

Nous laissons la voiture à côté de l’église de Lens, puis descendons du côté d’Icogne pour rejoindre le grand bisse de Lens. Nous allons le suivre pendant presque  1 h 30. D’abord dans la forêt, puis dans les falaises de la colline du Châtelard, puis, une fois passer l’intersection montant à la fameuse statue du Christ-Roi, dans la pinède, sur le versant sud de la colline.

Le retour à Lens se fait sur en partie sur la route et en partie sur des petits chemins.

Nous terminons notre balade par une visite de l’église et du vieux village.

Ce n’est pas la première fois que je viens ici mais j’aime bien faire découvrir de jolis endroits.

toutes les photos ici.

carte interactive de la région

altitude de départ: 1133 m

altitude d’arrivée: 1133 m

altitude minimale: 953 m

altitude maximale: 1133 m

dénivelé positif: +210 m

dénivelé négatif: -210 m

temps de parcours: 2 h 15

distance totale: 8410 m

Bisse de Lens

Le Grand Bisse de Lens a été construit au milieu du XVe siècle. Il prélève l’eau de la Lienne, à proximité du lieu-dit « Les Barmes » (alt. 1100 m), passe à travers le village d’Icogne, tourne autour du Châtelard et aboutit dans le Grand Torrent au-dessus de Chermignon d’en Bas (alt. 980 m). Il représente un élément historique et patrimonial important dans la région, ainsi qu’un élément indispensable pour assurer l’irrigation des prés, des vignes et des forêts. Le Grand Bisse de Lens suit un parcours escarpé, taillé dans les falaises d’Icogne jusqu’à la sortie de la vallée de la Lienne, où le tracé est aérien et vertigineux dans des falaises verticales. Il poursuit après quelques centaines de mètres sur le flanc de la vallée du Rhône où la pente est plus douce et majoritairement à l’abri de la pinède. En 1984, le tronçon autour de la colline du Châtelard avait été remplacé par un tunnel entre Sarmona et Cambouchic. Les motifs qui avaient conduit à la construction de cet ouvrage étaient les déperditions d’eau ainsi que les éboulements qui caractérisaient le tronçon asséché.

Église de Lens : Historiquement (Dictionnaire hist. de la Suisse), l’évêque de Sion y possédait de nombreux fiefs. La justice était rendue par un officier (le châtelain) nommé par l’évêque, puis élu par les communiers. La confrérie du Saint-Esprit fut fondée en 1300. Dès le XIVe s., Lens devint une communauté autonome composée, outre le village principal, des quartiers d’Icogne, de Chermignon et de Montana. Si les procureurs (conseillers) géraient les intérêts de la “louable communauté de Lens”, les quatre entités gardaient une large autonomie. Au début du XIIe siècle, une chapelle est déjà mentionnée à Lens. Une première église est citée en 1177, remplacée par une deuxième en 1402 puis une troisième en 1737. L’imposante église paroissiale de Lens est bâtie dès 1843 sur le site des trois édifices précédents selon les plans du père jésuite Etienne Elaerts (1795-1853). De style piémontais, son plan typique d’un seul rectangle fait penser aux églises postérieures au Concile de Trente. Elle s’apparente aux églises de l’Italie du Nord, plus sobres et moins mouvementées que les monuments baroques romains des Jésuites. Le clocher, construit par Ulrich Ruffiner en 1535, abrite un carillon de vingt-quatre cloches. L’église actuelle a été consacrée par Mgr Pierre-Joseph de Preux le 31 juillet 1852. Elle possède des orgues de 1903 manufacturés par la maison Kuhn de Männedorf (ZH). L’église de Lens a été restaurée entre 1968 et 1974 et de nouveaux travaux de conservation sont entrepris en 2010.

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