Point de chocolat sur le Sentier des Toblerones. Il s’agit en effet d’un sentier didactique historique qui suit une ligne de fortifications édifiée durant la Deuxième Guerre mondiale entre les crêtes du Jura et le lac Léman. Ces 3000 barrages antichars triangulaires rappellent les pointes de Toblerone, d’où leur nom.
Un peu d’histoire : La ligne de la Promenthouse aujourd’hui fameuse grâce au « sentier des toblerones » fait partie elle aussi des fortifications dites de frontière. Il s’agit même de la ligne la plus occidentale de tout le dispositif qui, en arc de cercle, se développe le long du Rhin jusqu’à Sargans. Les reconnaissances détaillées entreprises dès 1936 débouchent dès 1937 sur les premiers renforcements ; des unités du génie battent des rails pour renforcer les berges du cours d’eau qui offre déjà une certaine forme de résistance aux forces mécanisées et blindées. En octobre 1939 les premiers contrats pour la construction des fortins sont signés avec les entrepreneurs de génie-civil. Durant les périodes de mobilisation, la ligne est constamment renforcée et améliorée par les officiers du génie de la Brigade frontière 1. Aujourd’hui, une douzaine de fortins et une vingtaine de barricades et obstacles antichars sont encore en possession de la Confédération. Parmi les éléments les plus remarquables il faut mentionner les camouflages de la Villa Rose et de la Villa Verte ainsi que les nombreuses caponnières établies le long du tracé des blocs antichars.
Nous laissons la voiture à la gare de Nyon et prenons le train Nyon – La Cure pour aller jusqu’à Bassins, le point de départ de ce fameux sentier des Toblerones. Le chemin commence par descendre vers le ruisseau de la Combe. C’est à partir de Begnins que le sentier suit vraiment la ligne de la Promenthouse et les fameux blocs de béton.
A Vich l’itinéraire quitte un tout petit moment les toblerones pour passer dans le centre du village. Nous visitons rapidement l’église avant de reprendre notre chemin le long de la rivière et la suite de la ligne de la Promenthouse.
Nous passons sous l’autoroute et rejoignons enfin la rivière qui a donné son nom à la ligne de fortifications. Nous sommes obligés d’abandonner un moment les toblerones au niveau de la route nationale 1. La suite de la ligne traverse le golf du Domaine Impérial … Mais c’est aussi là que se trouve les deux fortins transformés en “villas”. La Verte se trouve au milieu d’un champ. Mais la Rose est vraiment au bord de la route ! Elle se caractérise par sa valeur architecturale et par la qualité exceptionnelle de son camouflage sous forme de villa aux fenêtres en trompe-l’œil.
Nous poursuivons le sentier en contournant le golf. Finalement nous arrivons au bord du lac. Un dernier bloc de béton est posé quasiment au bord de l’eau ! L’endroit est parfait pour un pic-nic.
Le retour à Nyon se fait d’abord en zigzaguant dans le golf, puis en passant par Prangins et son château. Le dernier kilomètre du sentier des toblerones n’est pas le plus agréable ! Il longe la voie de chemin de fer jusqu’à la gare de Nyon …
Belle découverte que cet itinéraire n°114.
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carte interactive de la région
altitude de départ: 753 m
altitude d’arrivée: 410 m
altitude minimale: 374 m
altitude maximale: 753 m
dénivelé positif: +180 m
dénivelé négatif: -520 m
temps de parcours: 4 h 10
distance totale: 18900 m
itinéraire Suisse Mobile n°114
le site de l’itinéraire : toblerones.ch
Histoire

La ligne de la Promenthouse, aujourd’hui fameuse grâce au “Sentier des toblerones”, fait partie elle aussi des fortifications dites de frontière. Il s’agit même de la ligne la plus occidentale de tout le dispositif qui, en arc de cercle, se développe de Sargans par la Limmat, le Rhin et la chaîne du Jura jusqu’à la Versoix.
Les reconnaissances détaillées entreprises dès 1936 débouchent dès 1937 sur les premiers renforcements du terrain. Des unités du génie enfoncent des rails dans les berges des cours d’eau qui offrent déjà une certaine forme de résistance aux forces blindées.
En octobre 1939, les premiers contrats pour la construction des fortins sont signés avec les entrepreneurs de génie civil. Durant les périodes de mobilisation, la ligne est constamment renforcée et améliorée par les soldats de la Brigade frontière 1 et deux bataillons de sapeurs appelés en renfort.
Dès 1941, on remplace les rails par des toblerones et on mine les ponts. Aujourd’hui, une douzaine de fortins et une vingtaine de barricades et obstacles antichars sont encore en possession de la Confédération. Parmi les éléments les plus remarquables, il faut mentionner les camouflages de la Villa Rose et de la Villa Verte, ainsi que les nombreuses positions de tir établies le long du tracé des blocs antichars.
Construction de la ligne
1944: Construction de la ligne de défense de la Dullive.
1937: Début du battage (enfoncement) des rails de chemin de fer comme obstacles pour les chars blindés. (5464 pièces en tout sur env. 18 km)
1938: Construction des murs antichars le long de la Serine à Vich et à Pont Farbel.
1940: Coulage des logements de rails dans des dalles en béton comme barrages antichars sur certains sentiers, routes et ponts.
1940-41: Construction des fortins (remise définitive de la “Villa Rose” à la troupe le 14.10.1942).
1940-42: Construction des tétraèdres, dits « toblerones » (2700 pièces sur 8 km) qui remplacent les rails. Mur antichar bordant la route de Bassins à Arzier.
1943: Constructions des ouvrages d’infanterie au nord de Bassins.

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