Jour 1 :
Nous voilà partis pour 4 jours de visite en Suisse orientale.
Après un petit arrêt à Winterthur, nous prenons la direction des chutes du Rhin. Nous commençons la visite par la rive zurichoise et le château Laufen. Une série d’escaliers nous amènent progressivement au bord du Rhin en longeant les chutes. Nous prenons un billet de bateau pour aller sur l’autre rive et pour aller sur le rocher au milieu des chutes. La vue est sympa mais ne vaut certainement pas les 20.- qui sont demandés pour y aller. Nous revenons à la voiture en longeant la rive schaffhousoise puis en traversant le pont du train.
Une fois arrivé à Schaffhouse nous déposons nos bagages à l’hôtel puis ressortons pour un petit tour dans la vieille ville.
Jour 2 :
Comme chaque fois que nous sommes en vacances en famille, je profite, avant le petit-déjeuner, de me balader seul une petite heure. Comme la vieille ville est petite, j’ai vite fait d’en faire le tour. Avant de retourner à l’hôtel je passe par le bord du Rhin.
Tous ensembles nous refaisons une balade dans la vieille ville et montons ensuite à la citadelle du Munot. De là nous avons une vue à 360° sur la ville et ses environs.
Un peu avant midi nous prenons la route de Stein am Rhein, autre petit cité moyenâgeuse sise au bord du Rhin. Considérée par certains comme étant l’un des plus beaux villages du pays et l’un des mieux conservés, Stein am Rhein vaut vraiment le détour. C’est son vieux centre-ville, très bien conservé avec de superbes maisons à colombages, encorbellements et à façades peintes qui nous charment.
Pour rejoindre St-Gall, nous longeons le lac de Constance jusqu’à Romanshorn. Au bord de la route nous nous arrêtons pour acheter des cerises absolument délicieuses. Un régal absolu.
C’est déjà la fin d’après midi quand nous nous posons nos valises à l’hôtel.
Jour 3 :
Nous passons une belle matinée ensoleillée à déambuler dans les rues de la vieille ville de St-Gall, à visiter l’abbaye et sa bibliothèque. L’exposition organisée est superbe : de nombreux manuscrits enluminés sont exposés dans des vitrines.
En début d’après-midi nous prenons la route d’Appenzell. Mais plutôt que de prendre la route directe, nous faisons plusieurs détours pour découvrir la campagne appenzelloise. Le contraste entre les villes que nous avons visitées et toute cette verdure est saisissant. C’est la première fois que je viens ici et c’est vraiment ce à quoi je m’attendais. Un paysage de “carte postale” : des petites collines verdoyantes, des fermes disséminées un peu partout, des troupeaux de vaches et au loin des sommets rocheux.

A Urnäsch nous faisons un achat de fromage dans la fromagerie du locale.
En milieu d’après-midi nous arrivons enfin à Appenzel
l. C’est vraiment une toute petite ville ! Nous avons rapidement fait le tour des principales curiosités locales. Je fais rapidement un détour par la distillerie de whisky locale.
En toute fin d’après midi je ressors un moment pour aller voir la campagne environnante. Dans la lumière du soir les paysages sont vraiment superbes.
Jour 4 :
Ce matin encore, je fais ma petite balade matinale avant le déjeuner. Les cloches de l’église juste à côté de notre hôtel m’ont réveillées à 6 h !!
Sur le chemin du retour à Lausanne nous faisons un arrêt à Soleure.
toutes les photos ici
Schaffhouse : La ville de Schaffhouse est située dans le coin le plus septentrional de Suisse, sur un coude du Rhin de Suisse orientale à la frontière de l’Allemagne. C’est le Rhin qui lui a donné naissance La cité est née ici car le transport de marchandises nécessitait un lieu de déchargement et de stockage pour contourner les rapides du Rhin, infranchissables pour les bateaux.
Avec ses nombreux oriels et ses façades magnifiquement peintes, la ville piétonnière de Schaffhouse est considérée comme l’une des plus pittoresques de Suisse. De nombreuses maisons de corporation et maisons bourgeoises datent de l’époque gothique ou baroque. La vieille ville, très animée, offre de nombreuses possibilités de shopping. Le marché des rues, dans l’actuel Vordergasse, était le cœur de la ville. C’est ici également que se dresse l’église gothique Saint-Jean avec son acoustique extraordinaire.
La forteresse de Munot, véritable emblème de la ville, est visible de loin. Le donjon circulaire fut édifié entre 1564 et 1589 selon un concept d’Albrecht Dürer. Des créneaux, vous pourrez admirer une magnifique vue. Tous les soirs à 21 h, le garde qui vit dans la tour sonne la cloche, ce qui signalait autrefois la fermeture des portes de la ville et des auberges.
Chutes du Rhin : (site) Il y a plus de 15’000 ans, le Rhin, dévié de son cours par des mouvements tectoniques, a dû se tailler un nouveau passage. Les chutes du Rhin se sont formées à la frontière entre une couche de calcaire dur et une zone de cailloutis. Plusieurs centaines de mètres cubes d’eau par seconde se précipitent en mugissant d’une hauteur de 23 mètres sur une largeur de 150 mètres.
Stein-am-Rhein : La petite cité moyenâgeuse de Stein am Rhein, à moins de 20 kilomètres de Schaffhouse, vaut le détour. Comme si le temps s’était arrêté, ce joyau médiéval est l’un des plus beaux villages du pays et l’un des mieux conservés. Petite ville animée et pleine de charme, Stein am Rhein est implantée à l’emplacement où le lac de Constance se rétrécit pour former le Rhin. Son vieux centre-ville, très bien conservé avec de superbes maisons à colombages, encorbellements et à façades peintes, lui a valu de recevoir le premier prix Wakker en 1972. On se croirait dans un vrai décor de conte ! Stein am Rhein abrite le couvent de Saint-Georges, un des ensembles de la fin du Moyen Age les mieux conservés, le Musée Lindwurm, qui présente un intérieur bourgeois du XIXe siècle et ses dépendances agricoles, ainsi que la zone de loisirs de proximité des îles de Werd. Construit en 1225, le château fort de Klingen domine la ville, témoin de son histoire mouvementée. Enfin, Stein am Rhein abrite le plus ancien lieu de culte du canton de Schaffhouse : une église dédiée à saint Jean-Baptiste au cœur des vestiges de la forteresse romaine de Tasgetium, érigée au IIIe siècle.
Saint-Gall :
- Abbaye de Saint-Gall : Ce remarquable ensemble architectural qui vit le jour en 747 se compose de plusieurs bâtiments regroupés autour de la place du couvent, dont les principales composantes sont la magnifique cathédrale baroque et l’ancien cloître, dont les ailes abritent la bibliothèque abbatiale, l’une des plus anciennes du monde. Illustration parfaite du grand monastère carolingien, l’ensemble est depuis 1983 l’un des douze sites suisses inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.
- Cathédrale de Saint-Gall : Trônant au milieu de la cour, elle constitue un bel exemple de baroque tardif, de style Bodensee Barok, le baroque du lac de Constance. La première partie est particulièrement jolie, avec ses deux tours, mais la seconde a dû subir une restauration (1961-1967) qui lui a fait perdre le charme de l’ancien. Bâtie en 1755 sur un plan de Peter Thumb, la cathédrale est richement décorée de figures, fresques, sculptures et tableaux d’autel illustrant l’histoire de l’abbaye, notamment à travers les figures de Gallus et d’Otmar. Les éléments les plus remarquables sont certainement les confessionnaux, la chaire rococo et le jubé. Parmi les artistes ayant travaillé à ces décors, citons le peintre Joseph Wannenmacher, les stucateurs Johann Georg et Mathias Gil de Wessobrunn et les sculpteurs sur bois Fidel Sporer et Gabriel Loser. Egalement remarquable, d’un style différent du reste du bâtiment, le maître-autel (1808-1810) est de style rococo tardif. A noter : les nombreuses roses sculptées dans le bois des confessionnaux, la rose étant la fleur des secrets. Autre détail intéressant pour les Français : la petite taille de la porte d’entrée de la cathédrale aurait eu pour but d’empêcher Napoléon d’entrer avec son cheval !
- Bibliothèque abbatiale : (site) Le portail de la salle porte l’inscription Psyches latreion (pharmacie de l’âme), empruntée à la bibliothèque de Ramsès II. Construite entre 1758 et 1767, cette bibliothèque est la plus belle réalisation de style baroque profane du pays. L’architecture de la salle, due à Peter Thumb, est baroque, et la décoration, très riche (notamment les magnifiques boiseries de Gabriel Loser), rococo. Les peintures du plafond sont de Joseph Wannenmacher et représentent les quatre conciles (Nicée, Constantinople, Ephèse et Chalcédoine). Sous chacune de ces fresques, le parquet, lui aussi superbe, s’orne d’une étoile. Les colonnes sont surmontées d’angelots en différentes tenues ; ils servaient à indiquer les différentes catégories d’ouvrages par spécialités (angelot musicien, angelot astronome, etc.), avant le classement alphabétique (lettres sur fond bleu). Trois des colonnes sont mobiles et dévoilent la liste des ouvrages qui étaient contenus dans les vitrines afférentes. Au-delà de la beauté de « l’emballage », la bibliothèque de Saint-Gall, qui n’est pas un simple musée, est surtout un trésor pour les médiévistes, avec une impressionnante collection de manuscrits originaux. Une partie est exposée dans la salle principale en une exposition renouvelée tous les ans ; le reste est soigneusement conservé dans les étages. Au total, la bibliothèque conserve plus de 160 000 ouvrages. Dans un coin de la bibliothèque sont exposés une maquette de l’abbatiale (Gabriel Loser, 1752), un plan de l’ancienne abbaye (820, le plus ancien existant) et un cadeau rapporté de France par le maire lors de la fondation du canton de Saint-Gall : une momie héritée des campagnes napoléoniennes d’Egypte. Madame n’en ayant pas voulu chez elle, la momie est conservée à la bibliothèque avec le sarcophage.
Urnäsch : Cette petite commune de deux localités est connue pour sa coutume des Silvesterkläuse d’Urnäsch, pratiquée depuis plus de deux siècles. Les Kläuse portent de nos jours des costumes et des masques qui sont le fruit d’un gros travail. La fête se déroule pour la Saint-Sylvestre et le 13 janvier, et met en avant les Schöne (les beaux) et les Wüeschte (les vilains), habillés de matériaux naturels, tels que brindilles de sapin, mousses, etc. et, dissimulés derrière des masques terrifiants, se déplacent en petits groupes, visitant les maisons et souhaitant la bonne année aux familles. Tous portent de grosses cloches et des grelots. Jodels et tintement accompagnent leur périple. Les Wiiber (femmes) portent de hautes coiffures ornées de figurines, les Mannevölcher (hommes), eux, de larges couvre-chefs peints et sculptés, représentant sur un fond plat des scènes de la vie rurale. Urnäsch abrite un musée des traditions appen-zelloises où l’on découvre la vie et les coutumes des Appenzellois d’autrefois : rites de la Saint-Sylvestre, cortèges traditionnels, travail des vachers, char et cabane d’alpage, artisanat ancien, atelier d’un tonnelier, sellerie, salle de musique, habitations d’autrefois, costumes traditionnels, broderies, peintures rustiques des débuts à l’époque moderne et expositions temporaires. Une escale ethnologique à la recherche des racines locales…
Appenzell : Forte de 7 000 habitants, Appenzell est le centre politique, économique et culturel du plus petit canton suisse (Appenzell Rhodes-Intérieures). Dans le centre piétonnier, les charmantes ruelles avec leur maisons aux façades peintes typiques et leurs nombreuses boutiques invitent à la flânerie et au shopping. Le Musée d’Appenzell, installé dans l’Hôtel de ville, permet de découvrir l’histoire et la culture régionales.
Station des cigognes d’Altreu : (site) La colonie de cigognes de Selzach est un centre de soins et de reproduction des cigognes blanches connu dans le monde entier. Les animaux vivent aujourd’hui en liberté, se sont implantés naturellement et se nourrissent seuls. Le visiteur observe de nombreux couples nicheurs et pourra, avec un peu de chance voir des cigogneaux. Le «Centre d’information Witi» situé à Altreu est dédié aux sites naturels et aux paysages de la plaine de l’Aar entre Granges/Büren et Soleure, et fournit des informations sur la cigogne et sa réintégration à Altreu et en Suisse. Un film et des visites permettent au visiteur de se familiariser avec le sujet.

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