Ce matin, pour profiter peut-être d’une dernière sortie avant une mise en quarantaine possible pour endiguer la pandémie de Covid-19, nous prenons la route direction Bourg-St-Pierre, Patrick, Grégoire et moi. Vers 7 h 50, nous quittons le parking de Bourg-St-Bernard (1929 m) pour prendre la route du col jusqu’à Maringo. Juste après le pont qui traverse la Dranse d’Entremont, nous descendons à gauche en contre bas pour entrer dans la combe de Drône. La neige est très dure, voir gelée par endroits. La trace est bien faite. Il n’est pas nécessaire de mettre les couteaux.
Jusqu’à 2250 m d’altitude nous suivons l’itinéraire qui mène au Telliers. Là nous tirons à droite pour aborder les pentes sous les pointes de Godegotte et de Tenou et surtout sous les Dents du Grand Lé. Le soleil commence à bien réchauffer la neige. Je commence à croire que nous sommes partis un peu tard. La montée juste sous le sommet et le début de la descente vont me donner raison.
La montée est bien régulière et rapidement nous prenons de l’altitude. Sur le petit replat vers 2600 m nous faisons une petite pause avant d’aborder la montée finale. Devant nous il y a déjà un groupe de 3 personnes qui arrivent presque au sommet.
Vers 2700 m la pente se redresse (presque 40° par endroit) et se rétréci. La dernière partie devient pénible. La trace devient instable. La couche supérieure de neige n’adhère pas vraiment bien aux couches plus profondes, qui sont beaucoup plus dures. Les 4 dernières conversions sont limites.
Mais après 2h35 de montée j’arrive au sommet. Grégoire et Patrick ont abandonné un tout petit peu plus bas (à 50 m du sommet). Les mauvaises conditions de neige et le manque de stabilité de celle-ci ont eu raison d’eux.
Pendant que nous abordions la toute dernière partie de la montée, les 3 randonneurs, qui étaient arrivés au sommet avant nous, ont commencé leur descente. Au premier virage du premier skieur, une plaque de neige s’est mise à glisser. Elle n’est pas passée très loin de nous. Ils auraient au moins pu avoir la décence d’attendre ou alors ne pas descendre jusque au-dessus de nous !
La première partie de ma descente depuis le sommet n’était pas vraiment top non plus. Pas moyen de faire un virage sans déclencher une coulée de neige. Au moins comme ça le couloir était purgé ! En chemin j’ai récupéré mes compagnons de balade (qui ont dû faire quelques “manœuvres” peu agréables dans la pente pour enlever les peaux et se mettre en mode descente !).
Une fois revenu vers 2600 m, les conditions de neige deviennent nettement plus agréable : poudreuse puis petite couche de neige molle sur une couche dure. Le rêve.
Sur la fin de la randonnée, nous retrouvons de la neige très dure. Et un vent très fort. Le foehn s’est levé ! La différence de température entre le bas de l’itinéraire et le haut est saisissante. En fait sur la route du col, il fait même plus froid que ce matin.
Belle découverte que ce sommet. A refaire dans des conditions sommitales meilleures. Nous aurions vraiment dû nous lever plus tôt.
carte interactive de la région, carte du parcours
altitude de départ: 1930 m
altitude d’arrivée: 1930 m
altitude minimale: 1930 m
altitude maximale: 2884 m
dénivelé positif: +970 m
dénivelé négatif: -970 m
temps de parcours: 4 h
distance totale: 7900 m

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