Comme chaque année (ou presque) on se fait une dernière sortie en peaux de phoque avec Sylvain et Cédric. L’année passée on avait dû renoncer car les conditions étaient catastrophiques. Notre projet était d’aller faire un tour du côté du col du Simplon pour découvrir d’autres sommets.
Cette année nous n’avons pas hésité longtemps et avons repris notre idée du Simplon.
Ce Vendredi Saint départ donc très tôt de Prilly pour être vers 8h30 au col. Le temps est magnifique, Une belle journée en perspective.
Pour se remettre en jambes nous avons décidé de grimper au sommet du Spitzhorli. Arrivé au col du Simplon on constate que les quantités de neige ne sont pas importantes. D’habitude à cette saison tout est encore très blanc. Mais cette année ce n’est pas le cas, on se dirait plutôt en plein mois de mai. Mais on n’est pas là pour se plaindre et on s’équipe. On galère un peu pour trouver le bon chemin de montée. Finalement on décide de rejoindre la pente sous le Straffulgrat (on y aperçoit des traces). Il nous faut donc commencer par descendre. C’est déjà passablement pénible. Il nous faut porter les skis, traverser des ruisseaux, … Enfin au fond du vallon on peut remettre les skis aux pieds. Il fait déjà chaud. La première partie de la montée est assez laborieuse. Il faut faire la trace dans une neige qui est déjà bien molle. A un moment il nous faut même enlever les skis et grimper sur quelques dizaines de mètres dans les rhododendrons. Finalement, après avoir bien transpiré et laissé passablement d’énergie nous rejoignons le chemin de montée classique (à 2300 m). A partir de là nous n’avons plus qu’à suivre la trace qui nous conduit dans un premier temps jusqu’au col (Üsseri Nanzlicke : 2602 m), puis jusqu’au sommet 130 m plus haut. A partir du col, le vent est fort et la neige assez rare. On trouve quand même de quoi se frayer un passage.
Au sommet, on ne s’attarde pas. Premièrement il fait froid et il y a beaucoup de monde, et deuxièmement il est déjà tard et les pentes finales de la descente sont plein sud et la neige doit y être terriblement transformée.
Après avoir hésité à prendre le parcours classique nous nous décidons de redescendre par notre chemin de montée. La première partie de la descente est très sympa car la neige est molle mais pas trop. Par contre dans les dernières pentes on s’enfonce beaucoup mais ça passe quand même. Nous terminons notre descente, les skis sur l’épaule, il n’y a vraiment plus de neige.
La remontée à pied jusqu’au col est pénible. On est fatigué et il fait vraiment chaud.
On reprend la voiture pour rejoindre l’hôtel. Une petite sieste, une petite douche, un petit verre de Malvoisie et on est de nouveau d’attaque.
On va faire un petit repérage pour la journée du lendemain.
Pour le deuxième jour nous allons rester du même côté de la vallée et monter au sommet du Galehorn. Le petit repérage dans l’après midi de hier nous a permis de voir que les conditions de neige, dans les pentes nord du début de la montée, on l’air meilleures que celles de hier.
Ce matin il nous faut aussi porter un peu les skis avant de pouvoir les chausser, mais vraiment rien de comparable à ce que nous avons vécu hier. Dans la montée on aperçoit déjà pas mal de monde. Rien d’étonnant car le début du parcours est commun à pas mal de courses (Galehorn, Sirwoltehorn, Wyssbodenhorn, Böshorn, notamment). La neige est dure voire même glacée, mais on accroche facilement. Arrivé au premier replat nous mettons les couteaux pour pouvoir passer sereinement le couloir vers 2200m. Bien nous en a pris car sans ça le passage aurait été passablement galère.
La suite de la montée se fait nettement plus sereinement. Il y a toujours passablement de monde, mais notre progression nous permet de rattraper pas mal de groupe. Quand nous arrivons au Sirwoltesattel, nous distinguons le sommet du Galehorn dans le brouillard. Comme hier le versant sur lequel nous devons passer est peu fourni en neige et comme hier le vent souffle assez fort. Il fait même plus froid que hier. Après avoir entamé la montée à flanc de montagne et passé quelque petits pierriers sans neige, nous apercevons enfin le sommet. Impossible de le rater: un relais de télécommunication y a été installé.
Nous ne nous attardons au sommet en entamons rapidement la descente qui, comme hier, se fait par le même itinéraire qu’à la montée. Sans grandes difficultés et dans des conditions de neige relativement correctes nous nous retrouvons en haut du couloir à 2200m. Il passe facilement, malgré le fait qu’il soit relativement étroit. La dernière partie de la descente est nettement moins agréable car la neige y est toujours très dure (voire même glacée) et les très nombreuses traces la rende difficile à skier.
A 11h50 nous sommes de retour à la voiture.
Magnifique weekend de peaux de phoque dans une région que je ne connaissais pas. A continuer de découvrir. Mais c’est vrai que pour une journée c’est quand même loin.
1er jour (Spitzhorli):
carte interactive de la région, carte du parcours
altitude de départ: 1997 m
altitude d’arrivée: 1997 m
altitude minimale: 1910 m
altitude maximale: 2737 m
dénivelé positif: +960 m
dénivelé négatif: -960 m
temps de parcours: 4 h 30
distance totale: 11800 m
2ème jour (Galehorn)
carte interactive de la région, carte du parcours, parcours gps
altitude de départ: 1799 m
altitude d’arrivée: 1799 m
altitude minimale: 1799 m
altitude maximale: 2796 m
dénivelé positif: +1010 m
dénivelé négatif: -1010 m
temps de parcours: 3 h 40 (montée 2 h 40, pause 20 min, descente 40 min)
distance totale: 8800 m

Deux bien belles journées, on a eu de la chance avec le temps – malgré le vent…
Effectivement, belle région; à refaire !
Merci au photographe!