Je profite de ce beau samedi qui s’annonce pour encore faire une sortie avant de reprendre le travail. La météo s’annonce radieuse. A 7 heures je pars de la maison. Direction Anzère.
A 8 h 30 je prend la cabine qui m’amène au Pas de Maimbré. Je pars à gauche pendant quelques minutes jusqu’à une petite échelle qui franchit un ressaut rocheux descendant de l’arête du Chamossaire : c’est le Pas de Maimbré proprement dit. Suit un long dévers vers le nord, facile car avec peu de variations d’altitude, à travers un très beau cirque naturel.
Entre Sex Rouge et Sex Noir – les biens nommés, car les roches de l’un sont effectivement noires et celles de l’autre rouges – je me dirige vers le col de La Selle, 2709 m. Lors de la montée du premier palier, un sentier de randonnée balisé rouge/blanc a remplacé l’ancien sentier marqué blanc/bleu. Après environ 1 h, je passe le cairn qui marque la fin de cette première ascension et je découvre des roches polies (lapiaz) à perte de vue.
Encore ½ heure à travers des éboulis ocres et j’arrive à la Selle. A gauche, le glacier des Diablerets. Devant soi le Mont Pucel et le glacier du Wildhorn. Depuis ce col, je rejoins le sommet du Sex Rouge en une vingtaine de minutes. L’ascension se fait absolument sans problème.
Du sommet, à partir du cairn, la vue est magnifique : un 360° sur les Alpes valaisannes, le Mont Blanc, les Préalpes du Chablais et les Alpes vaudoises, ainsi que d’une étonnante vue plongeante sur Sion et la vallée du Rhône ! Dommage qu’un banc de brouillard tenace s’accroche à la Motte et à la pointe d’Hérémence.
Je redescend par le par le même chemin et à la Selle je suis le chemin qui va à la cabane des Audannes, quant à elle, est donnée distante de 40 minutes. Le chemin n’est pas très bien tracé (difficile de tracer un sentier dans cette zone complétement minérale). De temps à autre on distingue des flèches bleues ou des points rouges peints sur les rochers.
Depuis la cabane, la descente en direction d’Anzère (le panneau indique 3 h 40) commence par une section plane à travers d’autres lapiaz, avant de plonger dans la combe des Andins, endroit austère s’il en est. Quelques cordes pour rassurer. Puis, des panneaux adossés à la falaise proposent 2 variantes: le Chemin de la Conduite (Serin, Les Rousses, Anzère) ou le Chemin des Andins. La première variante est affublée d’un signe de danger.
C’est le chemin le plus court et c’est celui que, dans un premier temps, j’avais envie de prendre. Mais, avant de rejoindre l’intersection j’ai vu et entendu plusieurs chutes de pierres dévalant les parois de la pointe d’Hérémence. Je me suis donc résigné à prendre la 2ème variante.
De toute façon les deux chemins se rejoignent à Poédasson. Ici je retrouve un environnement plus hospitalier. En contrebas à Serin demeurent des traces d’un énorme éboulement survenu en 1946. Finalement, 2 h après avoir quitté le refuge, je rejoins une route forestière.
En suivant les indications pour Anzère, on alterne entre large route forestière et sentier pédestre. Une carte peut s’avérer utile ici car les sentes sont nombreuses.
Si vous avez souri à l’idée de gambader entre des sommets tels que Sex Noir, Sex Rouge, Mont Pucel ou La Motte, c’est que vous avez l’esprit mal tourné. Les termes “sex”, “scex” ou “six” désignent un rocher (latin saxium) et leur “x” ne se prononce pas !!!
sur les Alpes valaisannes, le Mont Blanc, les Préalpes du Chablais et les Alpes vaudoises, ainsi que d’une étonnante vue plongeante sur Sion et la vallée du Rhône.
Toutes les photos ici.
carte interactive de la région
altitude de départ: 2360 m
altitude d’arrivée: 1550 m
altitude minimale: 1550 m
altitude maximale: 2890 m
dénivelé positif: +900 m
dénivelé négatif: -1700 m
temps de parcours: 7 h
distance totale: 18200 m

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