Zoug – Einsiedeln (août 2025)

11 Août 2025 | 0 commentaires

Le trajet débute à Zoug à travers la vieille ville romantique et les paysages charmants jusqu’à Unterägeri. Au-dessus du lac d’Ägeri, le parcours offre une vue splendide sur les montagnes. Ensuite, le haut-marais de Rothenturn, qui est unique en son genre. Le col du Chatzenstrick et son panorama exceptionnel, ainsi que le célèbre monastère d’Einsiedeln, complètent cette étape dignement.

A Einsiedeln, les cloches de l’abbaye sonnent toutes les heures. Mais elles retentissent aussi pendant un quart d’heure (« sonneries par séries» (Reihenlauten) pour les marines (5h 15) et les vêpres (16h 15) ! L’après-midi c’est plutôt “pittoresque”, mais le matin c’est plutôt désagréable. Surtout que notre hôtel se trouvait tout près de l’abbaye … Mais malgré ça nous sommes en pleine forme pour entamer cette journée de vélo.

Nous prenons le train pour rejoindre Zoug. Je devrais plutôt dire nous prenons trois trains pour rejoindre Zoug. A Wädenswil nous n’avons que 2 minutes pour débarquer, pour changer de quai et pour remonter dans le deuxième train ! A Thalwil c’est plus tranquille pour le changement mais plus difficile pour l’embarquement. L’espace réservé pour les vélos se trouvent dans un wagon qui n’est pas de plein pied avec le quai ! Pas génial …

Finalement, après presque une heure de transports publics nous arrivons à Zoug et pouvons commencer notre balade. Nous allons suivre en grande partie l’étape 8 de la route du Cœur.

Le trajet débute à travers la vieille ville puis rapidement la route prend de l’altitude. A Blasenberg nous quittons l’itinéraire n°99 pour rejoindre le Zugerberg, la montagne emblématique au-dessus de Zoug, et le Walchwilerberg. Nous faisons ce détour pour pouvoir profiter d’une vue incroyable sur le lac de Zoug, A loin, dans la brume de cette journée caniculaire, nous entrevoyons même une partie du lac des Quatre-Cantons.

C’est un petit peu au-dessus de lac d’Ägeri («terrain planté d’érables au bord de l’eau») que nous retrouvons le 99. Maintenant nous nous le quitterons plus jusqu’à Einsielden.

Un petit passage au bord du lac et la route s’élève à nouveau. Pour rejoindre Alosen au-dessus d’Oberägeri nous faisons le tour du Gubel. Depuis Schneit nous avons une vue plongeante sur le lac. Nous restons à flanc de colline jusqu’à Grindelegg. Un dernier coup d’œil sur la lac et nous continuons en direction de la forêt marécageuse d’Ägeriried. La petite rivière Biber serpente ici de manière amusante à travers la zone alluviale. Le 6 décembre 1987, le paysage marécageux quasi intact de Rothenthurm est entré dans l’histoire: le peuple suisse a accepté l’initiative de Rothenthurm à 57,8 pour cent des voix. Cette initiative a empêché l’agrandissement de la place d’armes et a inscrit la protection des marais dans la Constitution !

Le Chatzenstrick n’est plus qu’à quelques pas mais presque 200 m plus haut ! Situé à 1053 mètres d’altitude et peu fréquenté, ce col offre une vue imprenable sur les Alpes schwyzoises et glaronnaises. Enfin, la descente vers Einsiedeln est un pur plaisir, même si les virages peuvent s’avérer difficiles.

Un petit détour par le lac de Sihl pour faire trempette et nous voici de retour à l’hôtel.

Belle balade à vélo sur les hauteurs de deux lacs. Malgré la chaleur nous avons beaucoup apprécié.

Toutes les photos ici.

carte interactive de la région

altitude de départ: 430 m

altitude d’arrivée: 895 m

altitude minimale: 416 m

altitude maximale: 1054 m

dénivelé positif: +1676 m

dénivelé négatif: -1195 m

temps de parcours: 4 h

distance totale: 56 km

Sonneries” de l’Abbaye d’Einsiedeln

Le règlement des sonneries de l’église abbatiale bénédictine d’Einsiedeln s’ap­puie depuis 1992 sur un système de commande électronique des cloches. Il est base sur un manuel dactylographie de 80 pages de l’année 1941 qui, par la quantité des traditions campanaires décrites et !’admirable ordonnance de sa présentation, représente un document unique. Ce règlement et sa mise en œuvre par des sonneries automatisées sont l’œuvre du Père Rupert Ruhstaller (1917-1996) qui, pendant toute la du­rée de sa vie monastique, s’est engage pour la conservation et l’entretien de la sonnerie des 12 cloches et des traditions campanaires de l’abbaye d’Einsiedeln.

Une particularité de ce lieu sont les « sonneries par séries» (Reihenlauten), lesquelles retentissent pendant un quart d’heure pour les marines (5h 15) et les vêpres (16h 15). En effet, les cloches pour le jour en question – dont le nom­bre et la taille sont déterminés par le rang liturgique des diverses célébra­tions – sont sonnées successivement des plus petites aux plus grandes (par pai­res lors des fêtes). Puis, juste avant le commencement de·l’office, toutes ces cloches sonnent brièvement ensemble. Lors des fêtes importances, les sonne­ries des matines et des vêpres commen­cent déjà par une volée de plusieurs clo­ches, et pour les grandes fêtes, leur durée est étendue a une demi-heure.

La structure de base de cette manière de sonner se trouve déjà décrite dans les Consuetudines Einsidlenses datant du Xe siecle et correspond à ce qui est connu des sonneries au monastère de Cluny. Les sonneries consécutives symbolisent en quelque sorte la marche des moines vers l’église : les novices précédent la génération moyenne, qui est elle-même suivie par les anciens.

En Suisse, plusieurs règlements de sonnerie baroques provenant de monastères bénédictins ont été préservés. Ils sont très proches les uns des autres et connaissent tous les « sonneries par séries». Presque partout ailleurs cette tra­ditions’est perdue au cours des siècles; à Einsiedeln, elle a survécu jusqu’à nos jours dans son état original.

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