
Avec environ 1400 hectares de vignes et une production annuelle de plus de 13 millions de litres, Genève est le troisième canton viticole de Suisse. Le Chasselas, cépage vieux de plusieurs milliers d’année, est particulièrement répandu ici. La région est également réputée pour ses vins blancs, comme l’Aligoté ou le Viognier, moins connus en Suisse. Les cépages rouges sont dominés par le Gamay. Ce tour à vélo traverse une partie des deux régions viticoles genevoises «Le Mandement» et «Entre Arve et Rhône». Au départ de la gare de La Plaine, le circuit parcourt dans le sens des aiguilles d’une montre les vignobles de Dardagny, des Baillets, Peissy et Peney, ainsi que les régions viticoles de Bernex, Laconnex et Soral.
Vendredi Saint. Le soleil brille après quelques jours de mauvais temps … Nous nous mettons en route pour la campagne genevoise. Nous laissons la voiture à La Plaine et enfourchons nous vélos pour parcourir “la route du vignoble genevois”.
De longues rangées de vignes bordent les chemins et petites routes autour du village viticole de Dardagny (un des plus beau village de Suisse). Après avoir traversé l’Allondon nous retrouvons les vignes qui entourent le village de Pessy. C’est ensuite une descente en direction du Rhône que nous traversons sur la passerelle de Chèvre.
Au niveau de Loëx nous quittons un moment l’itinéraire 172 pour aller faire un petit tour dans le quartier du Lignon (ensemble urbanistique homogène construit à partir des années 1960, au nord du village d’Aïre, sur une ancienne plaine agricole dominant le Rhône). L’année passée nous étions déjà passé près de ce quartier lorsque nous avions fait “le Sentier du Rhône”. Mais nous n’avions pas traverser le Rhône pour aller déambuler au pieds des tours.
De retour sur l’itinéraire nous prenons la direction de Bernex puis de la la colline le Signal de Bernex. On peut y accéder à vélo, mais la montée est assez raide et rocailleuse. Le détour en vaut néanmoins la peine: arrivé en haut, un large panorama s’ouvre sur la région genevoise. Situé à 509 mètres d’altitude, ce point de vue est le deuxième point le plus élevé du canton de Genève !
Le retour à La Plaine se fait en serpentant dans les vignes et les petits villages de la rive gauche du Rhône.
Cet itinéraire est assez agréable à faire un jour férié parce que, contrairement aux autres tours en vélo que nous avons faits, il emprunte pas mal de “grande route”.
carte interactive de la région
altitude de départ: 356 m
altitude d’arrivée: 356 m
altitude minimale: 351 m
altitude maximale: 498 m
dénivelé positif: +652 m
dénivelé négatif: -652 m
temps de parcours: 2 h 30
distance totale: 42 km
Le Lignon
La cité constitue un évènement urbanistique par son gigantisme et son modernisme. Le Lignon est composé de 84 allées au total. Emblèmes du quartier, ses deux tours sont constituées de 26 et 30 étages. En dehors des tours, les allées sont composées de 15 étages. La plus haute tour est équipée de deux piscines situées sur le toit et destinées aux habitants. Culminant à 91 mètres de hauteur, elle est le plus haut bâtiment du canton de Genève et le sixième plus haut de Suisse.
Les architectes dirigés par Georges Addor ont imaginé un bâtiment d’un seul tenant formant une ligne brisée de 1 065 mètres de long et composé d’appartements traversants. Bien qu’il soit construit en forme de « Y », ce bâtiment a figuré dans une édition du livre Guinness des records comment étant le bâtiment le plus long du monde. On notera que trois arrêts de bus ont été installés pour ce seul bâtiment. Sa structure semi-linéaire permet d’offrir un maximum d’ensoleillement aux habitants grâce à la double orientation de chaque appartement. Ce concept limite également la superficie bâtie (seulement 8 % de la superficie de la cité).
- Historique de la Cité du Lignon : Ce domaine fut primitivement appelé Gourbattes, puis Grebattes du nom du Nant qui le traversait. En 1791, Francis d’Ivernois acquit cette campagne et lui donna le nom du Lignon en souvenir du roman pastoral “L’Astrée” d’Honoré d’Urfé qui évoque le Lignon, petite rivière du Forez (France). C’est en 1962 que l’État décida de construire, sur le domaine agricole du Lignon d’une superficie de 360 000 m2, une nouvelle Cité aux lignes futuristes. De loin, on aperçoit ses deux tours de 26 et 30 étages, ainsi que la barre d’immeubles de 15 étages aux lignes brisées et d’une longueur de 1 060 mètres. Avec ses 2780 logements, la Cité abrite actuellement environ 6500 habitants de 103 nationalités. Réalisation d’un ensemble urbain de grandeur conforme pour 10000 habitants (1963 – 1971)
- Urbanisation : Les impératifs pour l’implantation sont :
- la densité d’habitation, en raison des directives des autorités, devait se rapprocher le plus possible de 1, c’est à dire : 1 m2 de surface de plancher = 1 m2 de terrain. Cette densité offre le maximum d’avantages au point de vue économique, viabilités, équipement, transports publics, écoles, entretien, service de voirie, gaz, électricité, etc.
- La forme du terrain, le site, la pente, la verdure les plantations existantes et la vue, se prêtent parfaitement à la réalisation envisagée.
- Le terrain est grevé d’une servitude de hauteur en raison des plafonds aériens imposés par l’Office fédéral de l’air pour la plupart des régions du Canton de Genève.
- Recherche pour l’homme d’un centre familial dans une collectivité.
- Implantation : La solution adoptée est une implantation des bâtiments en ordre contigu, donnant à chaque foyer la double orientation, sans aucune construction limitant la vue et lui permettant ainsi de profiter du soleil au maximum. Il s’agit d’une composition architecturale où la recherche des volumes a joué un rôle primordial. Cette implantation représente une très faible surface bâtie puisqu’elle n’excède pas 20 000 m2 pour un terrain total de 280 000 m2 bruts, ce qui correspond à environ 8% de la surface totale du terrain. Les garages sont prévus de manière à réduire au minimum le parking destiné aux visiteurs et aux livreurs, afin de diminuer le bruit des moteurs, l’odeur, le claquement des portes et, surtout, d’empêcher que les gens garent leur voiture à l’extérieur afin de ne pas transformer le parc en dépôt de véhicules peu souhaitable.
- Construction
- La période de construction
- 1ère étape : Septembre 1963 – Septembre 1967 – 1 846 appartements
- Entrée des premiers locataires : décembre 1965
- Moyenne d’entrée par mois : 84 locataires, par jour 4 locataires
- 2ème étape : De 1967 à 1971
- Le système de construction : L’infrastructure est traditionnelle. Le système adopté pour la structure consiste à fabriquer en tôle d’acier le moule d’une unité d’habitation (1 appartement), puis de couler le béton pour les murs et les parois d’une seule fois après avoir disposé l’armature en forme de treillis, fabriqué spécialement aux dimensions et exigences de la construction. Après la prise de béton, le moule est extrait en 3 pièces et réemployé, les 3 pièces permettent un étayage après l’extrait de la 1ère pièce et assurent un décoffrage après une semaine. Le système offre les mêmes avantages que la préfabrication : les parois et plafonds, une fois démoulés, peuvent recevoir (sans crépissage) sur simple enduit la tapisserie ou la peinture. De plus, il offre l’avantage d’une réduction de la main d’œuvre et permet une construction monolithique sans joint, de bâtiments jusqu’à 30 étages. Cette construction en béton armé isole dans de bonnes conditions, chaque appartement (murs épais de 20 cm, dalle de 18 pleine). Séparations intérieures en plaques de plâtre.
- Les façades : Afin de diminuer dans une très large mesure l’entretien de la façade dans l’avenir, cette dernière est construite et profilée d’aluminium et de verre sécurisé monté sur châssis en bois. Fenêtres à double vitrage avec stores vénitiens entre deux. Les éléments arrivent sur le chantier entièrement terminés.
- Les installations : Chauffage, électricité, sanitaires, ventilation et ascenseurs, sont normalisées et permettent à chaque entreprise de préfabriquer en usine sur gabarit. Seuls le montage et l’assemblage sont exécutés sur place. Les revêtements de sols sont posés directement sur dalle de béton armé avec une couche de liège d’env. 2 mm. Les cuisines, WC et salles de bains sont ventilés mécaniquement par extraction d’air. Tous les appartements sont traversants ce qui permet de profiter d’un ensoleillement maximum et assure une ventilation naturelle transversale. Revêtement de toiture traditionnel, multicouche et isolation de 4 cm de liège, avec protection de béton caverneux et gravier.
- La période de construction
- Organisation : Les rez-de-chaussée des immeubles ne comportent que les entrées des différentes cages d’escalier et sont utilisées comme cheminement couvert pour les piétons. Tous les 4 niveaux, une galerie couverte permet une liaison et donne accès à plusieurs monte-charge et aux buanderies qui sont installés dans ces étages. Ces liaisons servent également de chemins de fuite en cas d’incendie. Les liaisons verticales sont assurées par des ascenseurs donnant accès à 2 appartements par palier, soit 82 ascenseurs. Toutes ces installations sont sélectives à la descente et calculées pour 6 à 8 personnes. Les 9 monte-charges sont utilisés pour le transport des objets encombrants.



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