Écrivains médiévaux islandais

18 Mai 2022

Styrmir Kárason dit Styrmir le Savant, né vers 1170 et mort le 20 février 1245, est un lögsögumaður (littéralement « Celui qui dit la loi »), scalde et écrivain islandais. Il est l’auteur du Styrmisbók, un manuscrit rédigé d’après le Landnámabók, basé également sur d’autres sources écrites et orales.

 

Haukr Erlendsson (en islandais : Haukur Erlendsson), né au XIIIe siècle, mort le , est un (littéralement « Celui qui dit la loi ») et écrivain islandais, auteur du Hauksbók (Livre de Haukr en vieux norrois).

 

Kolskeggr Ásbjarnarsson, dit Kolskeggr le Sage est un islandais du XIIe siècle, généralement reconnu comme étant le rédacteur, en collaboration avec Ari Þorgilsson, auteur de l’Íslendingabók, du Landnámabók (le « Livre de la Colonisation »), une œuvre littéraire retraçant l’histoire de la colonisation de l’Islande, et constituant l’Íslendingabók les deux principales sources sur cette période.

 

Snorri Markússon est un juriste islandais du Moyen Âge, vivant dans la région de Breiðafjörður. Il est l’auteur du Melabók. Il est également personnage de la Saga des Sturlungar et de la Þórðar saga hreðu.

 

Sturla Thórðarson est le petit-fils de Hvamm-Sturla, le neveu de Snorri Sturluson et le frère de Óláfr Þórðarson. Né le et mort le , il a été l’auteur de plusieurs sagas de références comme la Íslendinga saga ou la Landnámabók. Il a aussi collaboré à l’écriture de La saga des Sturlungar (Sturlunga saga) dont est tiré la Íslendinga saga. Il a aussi écrit l’histoire de deux rois norvégiens : la Saga de Håkon Haakonarsson (Håkon IV Haakonarsson l’Ancien) et la Saga de Magnus Lagaboetis (Magnus VI de Norvège Lagabøte) ainsi qu’une version du Livre de la colonisation de l’Islande (la Sturlubók) – écrite entre 1275 et 1280 -, de Resensannáll, la Saga de la christianisation (Kristni Saga) et la Saga de Gettir Ásmundarson dans l’Islendingasögur. Il a exploité toutes sortes de sources, orales et écrites, grâce notamment à des documents cours (document juridique et administratif, inventaire) et à des bréf dont il aurait disposé. Sturla Þórðarson a aussi utilisé des sources non nordiques, telles que, les Disciplina clericalis de Pierre Alphonse ou le Decameron de Boccace. Il était attentif à son style et surtout à la composition de ses œuvres, il tenait une réflexion politique lucide sur les causes de la fin de l’indépendance de l’Islande et sur les ambitions à court terme et le manque à l’esprit de la culture qui ont conduit à cette perte d’indépendance.

C’est grâce aux travaux du collecteur et analyste des vieux documents éparpillés sur toute l’île Árni Magnússon (savant islandais qui a donné son nom à l’Institut Árni Magnússon. ), qu’autant d’œuvres historiques ont été certifiés comme étant le travail de Sturla Thórðarson. Il fut un historien très important de son époque, ses écrits ont permis de connaître ce qu’il se passait en Islande au Moyen Âge aussi bien en termes de chronologie d’évènements historiques, comme en termes de sources littéraires et culturelles. Il est une des grandes figures islandaises encore aujourd’hui.

 

Óláfr Þórðarson est né aux environs de 1210 et est mort en 1259. Il est généralement appelé Óláfr hvítaskáld (« Olaf Skald blanc ») par opposition à un contemporain appelé Óláfr svartaskáld (« Olaf Skald le noir »). Óláfr était le neveu paternel de Snorri Sturluson et a passé sa jeunesse dans la maison de Snorri, où il a fait une partie importante de son enseignement universitaire. Il était aussi le frère de Sturla Thórðarson. Après la mort de son père, en 1237, il s’est rendu en Norvège, où il est resté auprès du roi Håkon IV de Norvège et de Jarl Skule, avant de se rendre au Danemark et de rester auprès du roi Valdemar Ier du Danemark. Il a probablement aussi rendu visite au roi de Suède Éric XI. En 1240, il a servi le roi Håkon IV de Norvège dans la bataille d’Oslo. De retour en Islande, il s’est rendu sur une île de 1252 à 1256. Il est devenu célèbre grâce à la composition de ses poèmes sur les trois rois scandinaves, qui sont partiellement incluses dans la Knýtlinga saga, qu’il a probablement écrit au Danemark.

 

Þjóðólfr ór Hvíni est un scalde norvégien qui vécut à la fin du IXe et au début du Xe siècle. Il est l’auteur de l’Ynglingatal et de la Haustlöng, deux des plus anciennes sources de la mythologie nordique.

Þjóðólfr est sans doute originaire, ainsi que son nom l’indique, des Hvínir, région située autour du fjord qui porte aujourd’hui le nom de Fedafjord, sur le territoire de la commune de Kvinesdal, au sud de la Norvège. Il fut l’un des scaldes du roi de Norvège Haraldr hinn hárfagri, mais aussi « un ami cher » du roi (Haralds saga hins hárfagra, ch. 26), au point d’être chargé d’élever son fils Guðröðr ljómi. Þjóðólfr est l’auteur de l’Ynglingatal (« Dénombrement des Ynglingar »), généalogie versifiée de la dynastie royale suédoise des Ynglingar. Le poème évoque vingt-sept ancêtres du roi Rögnvaldr heiðumhæri, cousin de Haraldr hinn hárfagri et roi du Vestfold. Pour chacun est évoqué la façon dont il mourut et le lieu de sa sépulture.

Þjóðólfr a aussi composé la Haustlöng (« Longueur d’automne »), qui décrit des scènes mythologiques représentées sur un bouclier offert au scalde par Þorleifr spaki. Le poème évoque l’enlèvement d’Iðunn par Þjazi puis le combat de Þórr contre Hrungnir. Dans son Edda (Gylfaginning, ch. 2 et Skáldskaparmál, ch. 2), Snorri attribue aussi à Þjóðólfr deux strophes aujourd’hui considérées comme faisant partie de la Haraldskvæði ou Hrafnsmál, œuvre d’un autre scalde du roi Haraldr, Þorbjörn hornklofi.