Les routes en Islande
Classification des routes
La classification des routes en Islande s’établit comme suit :
- un chiffre : il n’y en a qu’une, n’est la n°1 encore appelée route circulaire (Hringvegur)
- deux chiffres : ce sont les routes principales
- trois chiffres : ce sont les routes secondaires
- quatre chiffres : routes parfois goudronnées, parfois pas …. souvent “cul de sac” qui mène à une ferme, un hôtel, …
Attention, cette classification de présume pas de l’état de la route. Il y a des routes à trois chiffres qui sont goudronnées et des routes à deux chiffres qui sont gravillonnées, certaines pouvant être en mauvais état (la 35 par exemple). C’est pour cette raison que, même si elles sont à deux ou trois chiffres, l’accès des routes 35 (Kjölur) et 550 (Kalidalur) restent interdites par les agences de locations aux véhicules 2WD.
Ensuite, il y a les routes classées « F » pour « Fjall » qui signifie montagne. Ces routes sont en fait des pistes plus ou moins difficiles (parfois jonchées de cailloux, de nids-de-poule, …), pouvant comporter des franchissements de rivières. Elles sont accessibles uniquement en 4×4. Elles sont généralement fermées en hiver.
Il existe également un certain nombre de pistes secondaires qui ne sont pas numérotées mais qui ont pour la plupart un nom officiel. Ces pistes, peu entretenue peuvent présenter de nombreuses difficultés. Les contrats de location ne couvrent pas la circulation sur ce type de pistes.
Les “routes F”
“cotation” des pistes :
- Piste facile : il s’agit d’une piste gravillonée, sans gué à franchir, sans difficulté particulière et ne requérant pas une trop grande garde au sol. Un conducteur sans expérience du 4×4 n’aura pas de problème à la parcourir avec n’importe quel véhicule 4×4.
- Piste intermédiaire : Ces pistes présentent un peu plus d’exigences dans la conduite, elles sont un peu plus accidentées et peuvent présenter des gués de 20 à 40 centimètres de profondeur. Une première expérience sur des pistes faciles est recommandée ainsi que l’utilisation d’un 4×4 de taille moyenne.
- Piste intermédiaire à difficile : Ces pistes requièrent un peu d’expérience en conduite 4×4, elles sont plus accidentées, peuvent présenter des montées raides et/ou des gués de 40 à 60 centimètres de profondeur. Une première expérience sur des pistes intermédiaires est recommandée ainsi que l’utilisation d’un 4×4 avec une garde au sol d’au moins 20 cm.
- Piste difficile : ces pistes requièrent une bonne expérience en conduite 4×4, elles sont sur des terrains exigeants et/ou peuvent présenter des gués supérieurs à 60 centimètres de profondeur. L’utilisation d’un 4×4 robuste avec une garde au sol d’au moins 25 cm est recommandée.
- Piste très difficile : certaines pistes requièrent une très bonne expérience en conduite 4×4, présentant des difficultés particulières ou des traversées de gués supérieurs à 70 centimètres de profondeur. elles sont réservées aux conducteurs chevronnés et requièrent l’utilisation d’un 4×4 préparé de type Super Jeep.
Ne pas oublier que les conditions météorologiques peuvent changer rapidement. Il faut toujours aborder un gué avec prudence. Un gué facile un jour peut s’avérer plus difficile un autre.
Ne pas oublier qu’il n’y a pas de couverture d’assurance en cas de passage d’un gué !
Pour chacune des pistes ci-dessous il y a une carte avec le parcours et les gués à passer (la liste de ces derniers n’est pas exhaustive, seuls les principaux sont indiqués).
- F26 – Sprengisandsleið
- F35 – Kjalvegur
- F66 – Kollafjarðarheiði
- F88 – Öskjuleið (la “cotation” dépend du niveau de la Lindaá)
- F206 – Lakavegur
- F207 – Lakagigavegur
- F208 – Fjallabaksleið Nyrðri – nord
- F208 – Fjallabaksleið Nyrðri – sud
- F210 – Fjallabaksleið syðri
- F223 – Eldgjárvegur
- F224 – Landmannalaugavegur
- F225 – Landmannaleið
- F228 – Veiðivatnaleið
- F229 – Jökulheimaleið
- F232 – Öldufellsleið
- F233 – Álftavatnskrókur
- F235 – Langisjór
- F249 – Þórsmerkurvegur
- F261 – Emstruleið
- F333 – Haukadalsvegur
- F335 – Hagavatnsvegur
- F337 – Hlöðuvallavegur
- F338 – Skjaldbreiðarvegur
- F347 – Kerlingafjallavegur
- F349 – Kerlingarfjöll old
- F508 – Skorradalsvegur
- F550 – Kaldidalsvegur (sur certaines cartes on trouve que 550)
- F551 – Langjökulsvegur (sur certaines cartes on trouve que 551)
- F570 – Jökulshálsvegur (reclassée en “570” ces dernières années, en raison d’aménagements routiers. Google Maps l’indique toujours comme F570)
- F575 – Eysteinsdalsleið
- F578 – Arnarvatnsvegur
- F586 – Haukadalsskarðsvegur
- F622 – Svalvogavegur
- F649 – Ófeigsfjarðarvegur
- F734 – Svörtutungur / old Kjölur
- F735 – Þjófadalavegur
- F752 – Skagafjarðarleið
- F821 – Eyjafjarðarleið
- F839 – Leirdalsheiðarvegur
- F881 – Dragaleið
- F894 – Öskjuvatnsvegur
- F899 – Flateyjardalsvegur
- F902 – Kverkfjallaleið
- F903 – Hvannalindavegur
- F905 – Arnardalsleið
- F907 – Brúarvegur : La route F907 a été reclassée en “907” au cours des dernières années, en raison d’améliorations routières. Google Maps l’indique toujours comme F907.
- F909 – Snæfellsleið
- F910 – Austurleið – est
- F910 – Dyngjufjallaleið – ouest
- F923 – Jökuldalsvegur
- F936 – Þórdalsheiðarvegur
- F946 – Loðmundarfjarðarvegur
- F959 – Viðfjarðarvegur
- F980 – Kollumúlavegur
- F985 – Jökulvegur
Ouverture et autres informations sur les “routes F”

Le site de Vegagerðin (en français “bâtisseurs de routes”) est une mine d’informations sur l’état des routes en Islande. C’est un établissement public islandais dont la mission est de construire, d’entretenir et de gérer les routes et les infrastructures terrestres ou maritimes dans les zones rurales comme entre les zones urbaines. Vegagerðin dépend du Ministère de l’Intérieur, qui non seulement est propriétaire des routes mais qui est aussi la seule autorité pouvant décider de la construction d’infrastructures en Islande.
Sur le site on retrouve notamment :
- l’état des routes presque en direct : “Traffic Info” (on trouve même une situation détaillée des derniers développements).
- “Road condition definitions” : une “définition” de l’état des routes, de l’état du trafic et de la météo (température, vitesse et direction du vent)
Facilement praticable : Surface de la route non glissante ou au moins une voie de roue libre de glace dans chaque voie et si peu de neige et de glace sur d’autres parties de la route que les conducteurs ne sont pas en danger.
Plaques de glace : Chaussée glissante avec de la glace ou de la neige tassée jusqu’à 20 % du tronçon de route en question.
Glissante : Chaussée glissante couverte de glace dure ou de neige sur plus de 20 % du tronçon de route en question.
Extrêmement glissante : Glace (couche de glace transparente) ou chaussée recouverte de glace humide ou de neige mouillée sur plus de 20 % du tronçon de route en question.
Neige mouillée : Surface de la route partiellement ou totalement recouverte d’une couche de glace ou de neige mouillée ou peu tassée d’une épaisseur maximale de 10 cm.
Conduite difficile : Chaussée partiellement ou totalement recouverte d’une couche de 10 à 20 cm de neige molle ou légèrement tassée et/ou de petites congères occasionnelles et conditions routières dangereuses pour tous, à l’exception des véhicules à quatre roues motrices.
Conditions routières difficiles : Surface de la route recouverte d’une couche de neige de plus de 20 cm d’épaisseur et/ou de congères occasionnelles. L’état des routes n’est pas sûr, sauf pour les jeeps et les gros véhicules.
Impraticable/fermée : Couverture neigeuse suffisamment épaisse pour rendre la route impraticable pour les véhicules normaux. Cette description est également valable lorsqu’une route est impraticable pour d’autres raisons, telles que des glissements de terrain, des inondations, etc. Pas de surveillance hivernale de l’état des routes. Après les premières chutes de neige de l’automne, l’état des routes est défini comme « impraticable/fermé ». La conduite sur des routes dans de telles conditions nécessite des véhicules spéciaux et des connaissances locales. L’accès est à vos risques et périls et peut entraîner des frais personnels en cas d’urgence.
Pas de service hivernal : Pas de service hivernal sur cette route. Pas de contrôle régulier de l’état des routes.
En service hivernal et conditions inconnues : La route est en service hivernal et les conditions de la route sont inconnues en dehors des services hivernaux programmés.
- Station météo / compteur de trafic : Une boîte pour les informations provenant de la station météorologique et du compteur de trafic.
- La première ligne contient des informations sur la température, la vitesse et la direction du vent. Le premier chiffre est la température en centigrades. Le nombre suivant est la vitesse du vent en m/s, multiplié par 2,2 pour les miles/h et par 1,9 pour les nœuds. Si la rafale de vent est de 15 m/s (34 mph / 29 nœuds) ou plus, la ligne indiquera / avec la rafale de vent comme troisième chiffre souligné en rouge. La flèche indique la direction du vent ; elle est le plus souvent noire mais devient rouge si la rafale de vent est de 15 m/s ou plus.
- La deuxième ligne indique le trafic cumulé dans les deux sens pour les 10 dernières minutes et depuis minuit.Les informations contenues dans ces cases datent le plus souvent de 2 à 15 minutes, mais peuvent aller jusqu’à 95 minutes pour certaines stations météorologiques. Les cases n’afficheront pas les informations plus anciennes et peuvent apparaître vides sur la carte. En cliquant sur la case, une nouvelle page web affichera le nom de la station météorologique, l’heure exacte de l’information et d’autres informations sur cette station météorologique.
- “Condition and Opening of Mountain Roads” (puis cliquer sur “Mountain Roads”) : Les premières semaines de l’été sont marquées par la publication d’une carte de l’état des routes de montagne. Les routes de montagne ouvrent à des moments très différents selon l’endroit, et à des moments très différents chaque année. Il peut y avoir une différence de plus d’un mois entier en fonction du temps et de la rapidité avec laquelle la neige disparaît et, plus important encore, de la rapidité avec laquelle les routes sèchent et peuvent donc être empruntées sans être endommagées par le trafic.
- Ouverture de routes de montagne en Islande : L’Administration islandaise des routes et du littoral publie chaque année une brochure destinée aux voyageurs étrangers, intitulée « Mountain roads » (2023) (en version française ici). Cette brochure contient des informations sur les dates approximatives d’ouverture des routes de montagne en Islande.
Pleins d’autres informations sur le site : https://safetravel.is/
Quelques autres routes intéressantes
- 214 – Kerlingardalvegur
- 558 – Berserkjahraunsvegur
- 612 – Örlygshafnarvegur
- 614 – Rauðasandsvegur
- 624 – Ingjaldssandsvegur
- 630 – Skálavíkurvegur
- 635 – Snæfjallastrandarvegur
- 643 – Strandavegur
- 832 – Vaðlaheiðarvegur
- 917 – Hlíðarvegur
- 939 – Öxi
- 953 – Mjóafjarðarheiði
Passages de gués
“marche à suivre”

Il n’existe aucune méthode standard pour le passage en 4×4 des rivières à gué. Certaines règles de bases sont tout de même à respecter, que notre savoir-faire et notre expérience nous permettent de vous communiquer. Il faut en tout état de cause savoir que si certains gués sont faciles à passer, d’autres peuvent présenter de grosses difficultés au moment où vous les abordez, en raison du niveau de l’eau ou de la force du courant, qui peuvent varier de façon importante, et naturellement de la configuration du lit du cours d’eau. Vous serez dans tous les cas seul juge au moment de vous engager pour une traversée, le risque étant que le moteur cale ou que la voiture soit emportée par le courant… Si le moteur cale, il ne faut jamais tenter de le redémarrer, mais attendre les secours et faire venir un garagiste pour qu’il vidange le moteur de l’eau éventuellement infiltrée. Ne vous fiez pas aux conseils de personnes rencontrées qui vous diront qu’il suffit d’attendre une heure ou deux.

De manière générale, arrêtez-vous avant de franchir le gué et évaluez le niveau de l‘eau et la force du courant avant de traverser, quitte à devoir enlever vos chaussures et à faire quelques pas dans l‘eau pour tester le fond de la rivière (à moins bien sûr qu‘il soit évident à l‘œil nu que vous risquez d‘être emporté par le courant!). Sélectionnez le rapport de vitesse le plus bas et traversez le passage à gué lentement, sans vous arrêter ni accélérer.
Attention : Si une intervention technique et un remorquage sont nécessaires, ils seront entièrement à votre charge, quelques soient les assurances que vous aurez contractées. Si le gué vous paraît particulièrement difficile le jour où vous vous présentez, il faudra mieux renoncer. Mais au final, vous serez le seul responsable de votre décision si vous vous engagez dans un passage à gué.
Liste des principaux gués
Nýidalur (F26) : Sur la piste de Sprengisandur, juste à côté du refuge de Nýidalur, le passage à gué alimenté par la fonte du glacier Tungnafelssjökull peut s‘avérer très délicat lors qu‘il fait très doux ou qu‘il pleut beaucoup. Le cas échéant, il est préférable d‘attendre le lendemain matin avant de passer ce gué (le courant est à son minimum aux petites heures du matin), quitte à dormir sur place et à chambouler votre itinéraire. Dans le doute, demandez conseil au gardien du refuge mais pas nécessairement aux autres chauffeurs qui auront peut-être un véhicule plus surélevé que le vôtre et qui vous diront qu‘il n‘y a aucun problème… Les passages à gué au sud-ouest de Nýidalur en direction de Landmannalaugar sont moins problématiques mais il faut les traverser avec la prudence d’usage.
Askja (F88) : Sur la piste F88 qui va à Askja, vous rencontrerez trois gués. Avant votre départ, demandez les conditions météorologiques à votre hébergement ou à l’Office de Tourisme. Vous rencontrerez peut-être quelques difficultés sur le deuxième gué, mais si vous avez le moindre doute, vous êtes sur une piste fréquentée, n’hésitez pas à demander de l’aide ou un conseil à une voiture de passage. En cas de conditions vraiment difficiles, il est toujours possible d’accéder à Askja par la piste 901 puis F905 et F910. Même chose pour le retour.
N.B. : Quoiqu’il arrive, ne prenez pas la piste F910 qui continue après le refuge d’Askja en direction de l’ouest. Elle est impraticable pour les véhicules de location et les dommages causés sur un véhicule empruntant cette portion de la piste ne sont pas couverts par les assurances.
Laki (F206) : Vous êtes sur une piste à plusieurs gués. Vous devez prendre la même route à l’aller et au retour. Vous serez sur une piste peu fréquentée, donc en cas de doute faites simplement demi-tour. Si le gué est déjà difficile à l’aller cela peut être pire, voire impossible, à votre retour. En effet, la pluie ou la fonte due à la chaleur sur le glacier sont des facteurs qui grossissent les eaux de la rivière. Dans le doute, rebroussez chemin.
Entre Eldgjá et Landmannalaugar (F208) : Les passages à gué sont très nombreux, une vingtaine en tout. Leur profondeur et la force du courant varie en fonction des précipitations. L’un des gués de la Skuggafjallakvísl, dans la cuvette au sud-ouest de Skuggafjöll, près de l’embranchement avec la piste F235 à quelques kilomètres au nord d’Eldgjá, semble un simple ruisseau ne demandant pas de ralentir, mais coule en fait calmement dans une rigole de près de 60 cm de profondeur !
Prenez donc tous ces gués doucement, sans accélérer, si vous voulez éviter la casse dans le train avant.
Landmannalaugar : Avant le dernier gué, vous trouverez un espace pour garer votre voiture et vous pouvez prendre le petit pont sur la droite pour vous rendre au refuge à pied sec si la rivière est trop difficile à passer.
Entre Landmannalaugar et Hekla (F225) : Quelques passages à gué sur la piste F225 dans le secteur de Landmannahellir. Même s’il ne s’agit que de simples ruisseaux, leur fond peut être sablonneux et cacher des trous d’eau! Prenez ces gués doucement, sans accélérer, si vous voulez éviter la casse dans le train avant ou l’enlisement.
Veidivötn (F228) : Un gué assez difficile à passer avec un lit de cendre et profond. Rentrez dans l’eau avec un régime constant mais soutenu, sans exagérer. Ne comptez pas trop sur le passage d‘autres voitures pour vous indiquer le chemin, mais si par hasard vous rencontrez certains Islandais qui viennent pêcher dans la région, ce sont des personnes expérimentées qui vous aideront si vous leur demandez. Le courant y est plutôt faible. Plus loin dans cette zone vous pourrez être amené à en franchir un autre du même genre.
À l’ouest de Hvolsvöllur et Fljótshlíd (F261) : Au nord de la rivière Markafljót (F261), en direction de l’est et du désert de Mælifellssandur, le premier gué est délicat (N.B. : ce sera le dernier si vous venez de l’est). Vous débouchez soudainement sur une vaste plaine alluviale. L’ancienne piste longe le versant légèrement en amont mais n’est plus entretenue. Surtout n’empruntez pas cette ancienne piste car d’autres gués se trouvent plus loin, bien plus difficiles que celui qui se trouve en face de vous. Ce gué est surtout large mais la piste est bien visible de l’autre côté. Roulez doucement, d’autant plus que vous êtes en bonne partie à contre-courant. Au final, plus impressionnant que difficile… à condition d’être prudent.
Désert de Mælifellssandur (F210) : Plusieurs gués anodins en route aux abords de la montagne Mælifell. Attention toutefois, pas mal de pierres sortent du fond. Pensez au bas de caisse et allez-y doucement, comme d’habitude. L’eau est claire et normalement vous verrez les obstacles. En fin de journée, les étendues de sable peuvent également être humides du fait de la fonte du glacier en amont pendant la journée. Le cas échéant, avancez de façon décidée à travers ces passages humides (sans nécessairement rouler vite mais surtout, sans vous arrêter ou ralentir de trop dans les zones humides).
Aux abords d’Öldufell (F232) : Attention au bas de caisse en entrant dans la rivière. Entrez aussi lentement que possible.
Concernant les gués ci-dessous, un conseil est simple : NE FRANCHISSEZ JAMAIS CES RIVIÈRES
Hólmsá (F233) : Située à la sortie du désert de Mælifellssandur, et malgré la faible force de son courant, la rivière Hólmsá est souvent très profonde et son lit très sablonneux. Le passage à gué à proximité du lac d’Alftavötn et des plaines d’Álftavatnskrókur un peu plus à l’est en direction d’Eldgjá est également très vicieux, le fond la rivière étant parsemé de trous profonds. Bref, n’empruntez pas la F233 entre Mælifellssandur à l’ouest et Eldgjá à l’est.
Krossá (F249) : Située dans la vallée de Thórsmörk, cette rivière glaciaire est célèbre pour les nombreux véhicules qu’elle noie chaque année. Elle vous barre le chemin pour aller aux campings de Langidalur et Húsadalur. Son bassin versant est très important et son débit peut changer d’une heure à l’autre. Le courant est toujours puissant. Le lit de la rivière constitué de détritus morainiques est particulièrement instable. Les autres passages à gué plus bas dans la vallée (les premiers que l’on rencontre quand on vient de la route n°1) sont également au mieux très difficiles, voire carrément infranchissables parfois pour des véhicules dont le bas de caisse n’est pas très surélevé. Quoi que vous lisiez dans les livres, n’empruntez pas la route F249 qui va à Thórsmörk. Des excursions en bus ou guidées en super-jeep sont organisées vers la vallée en été, donc privilégiez cette solution plutôt que de gâcher vos vacances !
Kaldaklofskvísl (F210) : Située dans la région de Fjallabak. La piste qui traverse ce cours d’eau relie les refuges de Hvanngil au sud et Álftavatn au nord. Son bassin versant est très important et son débit peut changer brusquement. Le lit de la rivière est recouvert de grosses pierres qui peuvent vous coincer et/ou endommager le bas de caisse. La rivière s’encaisse ensuite dans un étroit canyon.
Markafljót (F210) : Située dans la région de Fjallabak, ce fleuve est un puissant cours d’eau dont le débit varie beaucoup dans la journée. Ne jamais essayer de la traverser à gué. Notamment les gués au nord et au sud du volcan Laufafell dont les pistes mènent respectivement aux refuges de Hrafntinnusker et de Hvanngil par l’ouest.
Rappel : Toutes les pistes qui ne sont pas numérotées et apparaissent en pointillés sur la carte routière que nous vous remettons sont interdites d’accès aux véhicules de location, même 4×4.
