Islande – routes et passage de gués

23 Mai 2024

Les routes en Islande


Classification des routes


La classification des routes en Islande s’établit comme suit :

Attention, cette classification de présume pas de l’état de la route. Il y a des routes à trois chiffres qui sont goudronnées et des routes à deux chiffres qui sont gravillonnées, certaines pouvant être en mauvais état (la 35 par exemple). C’est pour cette raison que, même si elles sont à deux ou trois chiffres, l’accès des routes 35 (Kjölur) et 550 (Kalidalur) restent interdites par les agences de locations aux véhicules 2WD.

Ensuite, il y a les routes classées « F » pour « Fjall » qui signifie montagne. Ces routes sont en fait des pistes plus ou moins difficiles (parfois jonchées de cailloux, de nids-de-poule, …), pouvant comporter des franchissements de rivières. Elles sont accessibles uniquement en 4×4. Elles sont généralement fermées en hiver.

Il existe également un certain nombre de pistes secondaires qui ne sont pas numérotées mais qui ont pour la plupart un nom officiel. Ces pistes, peu entretenue peuvent présenter de nombreuses difficultés. Les contrats de location ne couvrent pas la circulation sur ce type de pistes.

Listes des routes en Islande

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Les “routes F”


“cotation” des pistes :

Ne pas oublier que les conditions météorologiques peuvent changer rapidement. Il faut toujours aborder un gué avec prudence. Un gué facile un jour peut s’avérer plus difficile un autre.

Ne pas oublier qu’il n’y a pas de couverture d’assurance en cas de passage d’un gué !

Pour chacune des pistes ci-dessous il y a une carte avec le parcours et les gués à passer (la liste de ces derniers n’est pas exhaustive, seuls les principaux sont indiqués).

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Le site de Vegagerðin (en français “bâtisseurs de routes”) est une mine d’informations sur l’état des routes en Islande. C’est un établissement public islandais dont la mission est de construire, d’entretenir et de gérer les routes et les infrastructures terrestres ou maritimes dans les zones rurales comme entre les zones urbaines. Vegagerðin dépend du Ministère de l’Intérieur, qui non seulement est propriétaire des routes mais qui est aussi la seule autorité pouvant décider de la construction d’infrastructures en Islande.

Sur le site on retrouve notamment :


Pleins d’autres informations sur le site : https://safetravel.is/


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Quelques autres routes intéressantes

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Passages de gués

Il n’existe aucune méthode standard pour le passage en 4×4 des rivières à gué. Certaines règles de bases sont tout de même à respecter, que notre savoir-faire et notre expérience nous permettent de vous communiquer. Il faut en tout état de cause savoir que si certains gués sont faciles à passer, d’autres peuvent présenter de grosses difficultés au moment où vous les abordez, en raison du niveau de l’eau ou de la force du courant, qui peuvent varier de façon importante, et naturellement de la configuration du lit du cours d’eau. Vous serez dans tous les cas seul juge au moment de vous engager pour une traversée, le risque étant que le moteur cale ou que la voiture soit emportée par le courant… Si le moteur cale, il ne faut jamais tenter de le redémarrer, mais attendre les secours et faire venir un garagiste pour qu’il vidange le moteur de l’eau éventuellement infiltrée. Ne vous fiez pas aux conseils de personnes rencontrées qui vous diront qu’il suffit d’attendre une heure ou deux.

De manière générale, arrêtez-vous avant de franchir le gué et évaluez le niveau de l‘eau et la force du courant avant de traverser, quitte à devoir enlever vos chaussures et à faire quelques pas dans l‘eau pour tester le fond de la rivière (à moins bien sûr qu‘il soit évident à l‘œil nu que vous risquez d‘être emporté par le courant!). Sélectionnez le rapport de vitesse le plus bas et traversez le passage à gué lentement, sans vous arrêter ni accélérer.

Attention : Si une intervention technique et un remorquage sont nécessaires, ils seront entièrement à votre charge, quelques soient les assurances que vous aurez contractées. Si le gué vous paraît particulièrement difficile le jour où vous vous présentez, il faudra mieux renoncer. Mais au final, vous serez le seul responsable de votre décision si vous vous engagez dans un passage à gué.


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Nýidalur (F26) : Sur la piste de Sprengisandur, juste à côté du refuge de Nýidalur, le passage à gué alimenté par la fonte du glacier Tungnafelssjökull peut s‘avérer très délicat lors qu‘il fait très doux ou qu‘il pleut beaucoup. Le cas échéant, il est préférable d‘attendre le lendemain matin avant de passer ce gué (le courant est à son minimum aux petites heures du matin), quitte à dormir sur place et à chambouler votre itinéraire. Dans le doute, demandez conseil au gardien du refuge mais pas nécessairement aux autres chauffeurs qui auront peut-être un véhicule plus surélevé que le vôtre et qui vous diront qu‘il n‘y a aucun problème… Les passages à gué au sud-ouest de Nýidalur en direction de Landmannalaugar sont moins problématiques mais il faut les traverser avec la prudence d’usage.

Askja (F88) : Sur la piste F88 qui va à Askja, vous rencontrerez trois gués. Avant votre départ, demandez les conditions météorologiques à votre hébergement ou à l’Office de Tourisme. Vous rencontrerez peut-être quelques difficultés sur le deuxième gué, mais si vous avez le moindre doute, vous êtes sur une piste fréquentée, n’hésitez pas à demander de l’aide ou un conseil à une voiture de passage. En cas de conditions vraiment difficiles, il est toujours possible d’accéder à Askja par la piste 901 puis F905 et F910. Même chose pour le retour.

N.B. : Quoiqu’il arrive, ne prenez pas la piste F910 qui continue après le refuge d’Askja en direction de l’ouest. Elle est impraticable pour les véhicules de location et les dommages causés sur un véhicule empruntant cette portion de la piste ne sont pas couverts par les assurances.

Laki (F206) : Vous êtes sur une piste à plusieurs gués. Vous devez prendre la même route à l’aller et au retour. Vous serez sur une piste peu fréquentée, donc en cas de doute faites simplement demi-tour. Si le gué est déjà difficile à l’aller cela peut être pire, voire impossible, à votre retour. En effet, la pluie ou la fonte due à la chaleur sur le glacier sont des facteurs qui grossissent les eaux de la rivière. Dans le doute, rebroussez chemin.

Entre Eldgjá et Landmannalaugar (F208) : Les passages à gué sont très nombreux, une vingtaine en tout. Leur profondeur et la force du courant varie en fonction des précipitations. L’un des gués de la Skuggafjallakvísl, dans la cuvette au sud-ouest de Skuggafjöll, près de l’embranchement avec la piste F235 à quelques kilomètres au nord d’Eldgjá, semble un simple ruisseau ne demandant pas de ralentir, mais coule en fait calmement dans une rigole de près de 60 cm de profondeur !

Prenez donc tous ces gués doucement, sans accélérer, si vous voulez éviter la casse dans le train avant.

Landmannalaugar : Avant le dernier gué, vous trouverez un espace pour garer votre voiture et vous pouvez prendre le petit pont sur la droite pour vous rendre au refuge à pied sec si la rivière est trop difficile à passer.

Entre Landmannalaugar et Hekla (F225) : Quelques passages à gué sur la piste F225 dans le secteur de Landmannahellir. Même s’il ne s’agit que de simples ruisseaux, leur fond peut être sablonneux et cacher des trous d’eau! Prenez ces gués doucement, sans accélérer, si vous voulez éviter la casse dans le train avant ou l’enlisement.

Veidivötn (F228) : Un gué assez difficile à passer avec un lit de cendre et profond. Rentrez dans l’eau avec un régime constant mais soutenu, sans exagérer. Ne comptez pas trop sur le passage d‘autres voitures pour vous indiquer le chemin, mais si par hasard vous rencontrez certains Islandais qui viennent pêcher dans la région, ce sont des personnes expérimentées qui vous aideront si vous leur demandez. Le courant y est plutôt faible. Plus loin dans cette zone vous pourrez être amené à en franchir un autre du même genre.

À l’ouest de Hvolsvöllur et Fljótshlíd (F261) : Au nord de la rivière Markafljót (F261), en direction de l’est et du désert de Mælifellssandur, le premier gué est délicat (N.B. : ce sera le dernier si vous venez de l’est). Vous débouchez soudainement sur une vaste plaine alluviale. L’ancienne piste longe le versant légèrement en amont mais n’est plus entretenue. Surtout n’empruntez pas cette ancienne piste car d’autres gués se trouvent plus loin, bien plus difficiles que celui qui se trouve en face de vous. Ce gué est surtout large mais la piste est bien visible de l’autre côté. Roulez doucement, d’autant plus que vous êtes en bonne partie à contre-courant. Au final, plus impressionnant que difficile… à condition d’être prudent.

Désert de Mælifellssandur (F210) : Plusieurs gués anodins en route aux abords de la montagne Mælifell. Attention toutefois, pas mal de pierres sortent du fond. Pensez au bas de caisse et allez-y doucement, comme d’habitude. L’eau est claire et normalement vous verrez les obstacles. En fin de journée, les étendues de sable peuvent également être humides du fait de la fonte du glacier en amont pendant la journée. Le cas échéant, avancez de façon décidée à travers ces passages humides (sans nécessairement rouler vite mais surtout, sans vous arrêter ou ralentir de trop dans les zones humides).

Aux abords d’Öldufell (F232) : Attention au bas de caisse en entrant dans la rivière. Entrez aussi lentement que possible.

Concernant les gués ci-dessous, un conseil est simple : NE FRANCHISSEZ JAMAIS CES RIVIÈRES

Hólmsá (F233) : Située à la sortie du désert de Mælifellssandur, et malgré la faible force de son courant, la rivière Hólmsá est souvent très profonde et son lit très sablonneux. Le passage à gué à proximité du lac d’Alftavötn et des plaines d’Álftavatnskrókur un peu plus à l’est en direction d’Eldgjá est également très vicieux, le fond la rivière étant parsemé de trous profonds. Bref, n’empruntez pas la F233 entre Mælifellssandur à l’ouest et Eldgjá à l’est.

Krossá (F249) : Située dans la vallée de Thórsmörk, cette rivière glaciaire est célèbre pour les nombreux véhicules qu’elle noie chaque année. Elle vous barre le chemin pour aller aux campings de Langidalur et Húsadalur. Son bassin versant est très important et son débit peut changer d’une heure à l’autre. Le courant est toujours puissant. Le lit de la rivière constitué de détritus morainiques est particulièrement instable. Les autres passages à gué plus bas dans la vallée (les premiers que l’on rencontre quand on vient de la route n°1) sont également au mieux très difficiles, voire carrément infranchissables parfois pour des véhicules dont le bas de caisse n’est pas très surélevé. Quoi que vous lisiez dans les livres, n’empruntez pas la route F249 qui va à Thórsmörk. Des excursions en bus ou guidées en super-jeep sont organisées vers la vallée en été, donc privilégiez cette solution plutôt que de gâcher vos vacances !

Kaldaklofskvísl (F210) : Située dans la région de Fjallabak. La piste qui traverse ce cours d’eau relie les refuges de Hvanngil au sud et Álftavatn au nord. Son bassin versant est très important et son débit peut changer brusquement. Le lit de la rivière est recouvert de grosses pierres qui peuvent vous coincer et/ou endommager le bas de caisse. La rivière s’encaisse ensuite dans un étroit canyon.

Markafljót (F210) : Située dans la région de Fjallabak, ce fleuve est un puissant cours d’eau dont le débit varie beaucoup dans la journée. Ne jamais essayer de la traverser à gué. Notamment les gués au nord et au sud du volcan Laufafell dont les pistes mènent respectivement aux refuges de Hrafntinnusker et de Hvanngil par l’ouest.

Rappel : Toutes les pistes qui ne sont pas numérotées et apparaissent en pointillés sur la carte routière que nous vous remettons sont interdites d’accès aux véhicules de location, même 4×4.

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