Sur le compte des grands héros du Nord, Sigurðr meurtrier-de-Fáfnir; Ragnarr aux braies velues qui est censé avoir été son gendre, il existe toute une littérature, tant en vers (Edda poétique) qu’en prose (Volsunga saga, Ragnars saga Loðbrókar). Il est clair que toutes sortes de légendes, plus ou moins accréditées par l’Histoire, ont couru sur leur compte comme sur celui de leurs descendants. C’est pourquoi figure dans la compilation (début du XIVe siècle) du Hauksbók le pattr que l’on va lire. C’est un centon de réminiscences à caractère historique, de légendes héroïques passablement stéréotypées dont le but est peut-être de démontrer la grande noblesse et l’illustre ascendance du célèbre roi norvégien Haraldr harfagri (à la belle chevelure) qui s’imposa le premier comme souverain absolu, à la « méridionale », de son pays, la Norvège. Il est certain que les redoutables fils de Ragnarr aux braies velues se sont rendus tristement célèbres en Angleterre et en France, notamment. Leurs prouesses ont .contribué à l’édification de ce que l’on est convenu d’appeler« le mythe viking».
traduction française dans :
« Sagas légendaires islandaises » de Régis Boyer et Jean Renaud, Anarcharsis 2012 (p. 183 à 258) ou ici en version extraite du livre (fait partie de Ragnars saga Loðbrókar – Saga de Ragnarr aux Braies Velues)
et dans
« les Sagas Miniatures » de Régis Boyer (les Belles Lettres 1999) : Le dit des fils de Ragnarr (pages 355 à 3370) ou ici en version extraite du livre.
