Jökuls þáttur Búasonar est en relations avec la Kjalnesinga saga, une œuvre relativement récente (tard dans le XIVe siècle), qu’il complète. Il date lui-même du XVe siècle, sans doute, ce qui situe sa valeur. C’est un horrifique mélange d’histoires de sorcières, de trolls et de voyages en pays merveilleux comme l’inévitable Serkland. L’intérêt tient au fait que l’auteur a notoirement entendu sacrifier, dans la forme courte qui est le propre des prettir, à la fois au genre des sagas légendaires (fornaldarsögur) et à celui des sagas dites de chevaliers (riddarasögur), c’est-à-dire celles qui s’inspirent de très près de la littérature courtoise française, anglaise ou allemande. Un certain type, rare, de burlesque ou.de grotesque assure à ce récit une place à part dans l’ensemble des pættir.
traduction française dans “les Sagas Miniatures” de Régis Boyer (les Belles Lettres 1999) : Le dit de Jökull fils de Búi (pages 431 à 442) ou ici en version extraite du livre.