Bergsveinn Birgisson est né en 1971. Titulaire d’un doctorat en littérature médiévale scandinave, il porte la mémoire des histoires que lui racontait son grand-père, lui-même éleveur et pêcheur dans le nord-ouest de l’Islande.
- Landslag er aldrei asnalegt (2003) Du temps qu’il fait : Du temps qu’il fait nous emmène dans un fjord isolé et oublié de Dieu, à l’extrême nord-ouest de l’Islande. Là, quelques âmes esseulées vivent de la pêche, soumises aux caprices de la météo, des technocrates de la capitale et des poissons. Parmi elles, Halldor, un jeune pêcheur, met à profit les jours de relâche pour écrire un journal intime. Avec humour et poésie, il chronique un quotidien fait de labeur et de simplicité, de chamailleries et d’élans d’amitié. À travers ses rencontres – avec Dieu, la philosophie, le fantôme d’un proche disparu en mer, un prêtre au seuil de la folie, les morues, mais aussi l’amour – il ne livre rien moins que l’histoire de sa vie et celle d’un monde en voie d’extinction.
- Handbók um hugarfar kúa – skáldfræðisaga (2009)
- Svar við bréfi Helgu (2010) – Lettre à Helga : « Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible.Et c’est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l’âpre existence qui fut la sienne tout au long d’un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gíslason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave, pétri de poésie et d’attention émerveillée à la nature sauvage.Ce beau et puissant roman se lit d’une traite, tant on est troublé par l’étrange confession amoureuse d’un éleveur de brebis islandais, d’un homme qui s’est lui-même spolié de l’amour de sa vie.
- Soga om vêret (2014)
- Geirmundar saga heljarskinns
- Íslenzkt fornrit (2015)
- Lifandilífslækur (2018)
- Kolbeinsey (2021) – Déperdition de la chaleur humaine : Deux amis d’enfance cabossés par la vie se lancent à travers les grandes étendues islandaises à la recherche des sentiments perdus. L’un d’eux s’est évadé d’un hôpital psychiatrique, l’autre se remet difficilement d’une divorce douloureux et ne ressent plus rien.Ce road trip salutaire devrait leur permettre de faire le point, peut-être même de retrouver le sens de l’existence. Mais très vite, les deux hommes réalisent que leur fugue n’est pas passée inaperçue. L’infirmière endiablée en charge du patient dépressif est à leur poursuite, bien décidée à ramener le “malade” au bercail et à mettre fin à leur expédition. Et rien ne saura la faire fléchir… Portrait touchant de la dépression et critique acerbe d’un monde en perdition, Déperdition de la chaleur humaine est un hymne aussi poétique que politique à l’amitié et à la solidarité. A l’heure du changement climatique, Bergsveinn Birgisson nous invite à réfléchir aux métamorphoses qui s’opèrent dans le coeur de l’être humain et signe un roman divertissant qui, sous des faux airs d’aventure rocambolesque, touche les cordes les plus sensibles.
