Ce long récit a tous les traits d’une saga légendaire en quatre épisodes avec une introduction. Il est passionnant en raison des survivances païennes (sans doute) qu’il nous livre et qui remontent certainement à bien avant sa date de rédaction, vers la fin du XIIIe siècle. Géants, nains, objets magiques, voyages merveilleux, notamment dans l’autre monde, paradis et enfer, violation de tertres funéraires : tout un bric-à-brac merveilleux nous est livré ici. La, règle de l’intertextualité joue également à plein : de Saxo Grammaticus à l’Edda de Snorri Sturluson, sans parler d’autres pættir comme celui de Helgi Þorisson, toute une littérature semble avoir été exploitée par l’auteur inconnu comme toujours. Les influe1:ces païennes et chrétiennes· se sont exercées également sur ce texte, qui, d’autre part, se souvient probablement de faits celtiques.
traduction française dans “les Sagas Miniatures” de Régis Boyer (les Belles Lettres 1999) : Le Dit de Þorsteins passe-maison (pages 297 à 317) ou ici en version extraite du livre.
une autre version (bilingue) se trouve dans “4 sagas légendaires d’Islande” par A. R. Magnusdottir – UGA Editions. Ou en version extraite ici.